Prototypage : L’Art de l’Innovation Rapide

Quand le ruban adhésif sauvage rencontre la révolution

Imaginez : vous avez l’Idée du Siècle. Une invention si géniale qu’elle va vous faire gagner un Prix Nobel… ou au moins vous faire passer sur CNews. Vous êtes prêt à engager des ingénieurs, à louer une usine, à commander des tonnes de matériaux brillants.

STOP ! Respirez. Avant de dépenser votre fonds de retraite pour un gadget qui pourrait bien finir comme presse-papier, parlons du prototypage.


Le Prototype : Votre idée en mode brouillon

Le prototype, c’est l’étape où votre idée quitte la chaleur douillette de votre cerveau pour affronter la dure réalité. C’est votre premier essai, votre brouillon en 3D, souvent assemblé avec des bouts de carton, du papier toilette et une bonne dose d’espoir.

Pensez à votre premier vélo : plein de roues d’entraînement, de bosses et de genoux écorchés. Le prototype est pareil, mais pour l’innovation. Il n’a pas besoin d’être beau, il doit juste exister assez longtemps pour que vous puissiez lui hurler dessus (gentiment) et apprendre de ses (nombreux) défauts.


Pourquoi Prototyper est Crucial (et Hilarant)

1. Tuer les idées stupides rapidement (et à faible coût)

Le prototypage, c’est la version « coupe-gorge » de l’innovation.

Il vous permet de découvrir que votre « génial » gant de cuisine-chaussette est en fait une catastrophe ergonomique avant d’en avoir produit 10 000. Mieux vaut gaspiller un rouleau de papier aluminium qu’un million de dollars, n’est-ce pas ? Chaque prototype raté est une victoire masquée.

C’est l’univers qui vous dit : « Non, pas ça. Essaie encore, mon chou. »

2. Parler avec les mains (et éviter les réunions sans fin)

Combien de fois avez-vous assisté à une réunion où tout le monde parlait d’une « interface utilisateur élégante et intuitive » sans jamais se mettre d’accord sur ce que ça signifiait réellement ?

Un prototype met tout le monde d’accord. Même le plus simple des croquis ou un modèle en Lego force la discussion à devenir concrète. Au lieu de parler du « bouton magique », vous le montrez. Et si l’utilisateur essaie de cliquer sur le côté au lieu du centre, c’est une information en or ! Le prototype est le traducteur universel du jargon d’innovation.

3. Célébrer l’échec (avec une petite fête)

L’échec n’est pas une option. C’est la seule option.

Le but du prototypage n’est pas de réussir du premier coup, mais d’échouer le plus rapidement possible. Considérez votre prototype comme un enfant têtu. Vous le testez, il tombe, il se brise, il vous dit que votre idée est « complètement nulle ». Et c’est fantastique ! Vous venez d’apprendre quelque chose.

Alors, la prochaine fois que votre prototype prend feu, se désintègre ou ne fait absolument rien de ce qu’il est censé faire, ne pleurez pas.

Prenez-le en photo, appelez-le « V1.0 – L’Apprentissage » et organisez un petit goûter pour fêter l’échec. Vous êtes sur le point d’innover !


En Conclusion : prototyper est un Art

Le prototypage est un art subtil. Il exige un équilibre parfait entre l’enthousiasme d’un enfant jouant avec de la pâte à modeler et la froide logique d’un scientifique.

Alors, abandonnez la quête de la Perfection Initiale. Prenez ce carton, ce marqueur, cette ficelle et cette punaise. Votre première version sera moche, bizarre et peut-être même dangereuse, mais elle sera réelle.

Et c’est dans ce désordre imparfait que naît la véritable innovation.

Alors, quel bout de scotch allez-vous utiliser pour changer le monde aujourd’hui ?

Pour aller plus passer de l’idée au succès :

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Cercle de Médiation : L’Art de Se Connecter

La nouvelle ère du réseautage : au-delà des cartes de visite


Si l’art de la réussite consiste à s’entourer des meilleur.e.s, alors le réseautage ne se limite plus à une simple accumulation de contacts. L’art de se connecter évolue. Aujourd’hui, on ne cherche plus seulement un réseau, mais une communauté. Une tribu. Et au cœur de cette transformation se trouvent les concepts de cercles de médiation, de communautés d’usage, d’intérêt et de valeur.

Ces notions ne sont pas de simples mots à la mode. Elles représentent un changement profond dans la manière dont nous bâtissons nos relations professionnelles et personnelles.

Qu’est-ce qu’un cercle de médiation ?

C’est un espace, physique ou virtuel, où les interactions ne sont pas directes. Elles passent par une tierce personne ou un sujet commun. La plateforme d’innovation ouverte de Syntezia Sàrl en est un excellent exemple avec ses 9 cercles de médiation. C’est l’activité partagée qui crée le lien, qui permet aux participants de se découvrir, de se connecter et de s’entraider naturellement, sans la pression d’un « réseautage » classique où chacun.e se présente avec un pitch.

Ces cercles sont d’une puissance incroyable pour des entrepreneurs ou des créateurs. C’est l’endroit parfait pour des collaborations inattendues, parce que les échanges se font de manière authentique, sans masque. On ne se présente pas comme « directeur de » ou « fondatrice de », mais simplement comme un être humain qui partage une passion.

Au-delà de l’usage : créer du lien et des valeurs

Le réseautage tel qu’on le connaît se concentre souvent sur l’usage. Je me connecte à cette personne parce que j’ai besoin de son expertise, ou parce qu’elle peut m’ouvrir une porte. C’est transactionnel. Utile, certes, mais limité.

Mais la véritable magie opère quand on passe aux communautés d’intérêt et de valeur.

  • Une communauté d’intérêt est construite autour d’un sujet commun. La communauté AgileNetup et ses groupes technologiques en sont une parfaite illustration. C’est un groupe d’individus qui partagent un même intérêt, le désir de s’entraider et d’évoluer ensemble.
  • Et au sommet se trouve la communauté de valeur. Là, ce n’est plus seulement l’intérêt qui nous unit, mais un ensemble de valeurs et de principes fondamentaux. C’est le sens que l’on donne à nos activités professionnelles. Dans un monde qui bouge vite, ces communautés de valeur offrent un ancrage, une raison d’être qui dépasse les succès individuels, comme c’est le cas pour la communauté des sustainable shapers de Hack Your Style qui promeut la mode et le luxe durable.

Êtes-vous prêt.e à passer du réseautage transactionnel à la connexion authentique ?

Le jardinage écologique du futur

L’Aquaponie : La révolution verte qui a la pêche !

Vous cherchez le jardinage du futur, mais vous êtes fatigué de vous battre contre les mauvaises herbes, le manque d’eau et les limaces qui font la fête sur vos salades ? J’ai la solution : l’aquaponie. Et non, ce n’est pas un nouveau sport nautique. Préparez-vous à plonger dans le monde fascinant où le jardinage rencontre l’aquaculture.

C’est quoi ce truc de fou ?

Imaginez un circuit fermé où des poissons travaillent main dans la main avec des plantes. C’est le principe de l’aquaponie, un mariage parfait entre l’hydroponie (la culture de plantes hors-sol) et l’aquaculture (l’élevage de poissons).

C’est un peu comme une colocation idéale. Les poissons font ce qu’ils font de mieux : ils produisent des déchets riches en nutriments. Ces déchets, pleins de bonne matière organique, sont ensuite transformés par des bactéries en nitrates, un super-engrais que les plantes adorent. Et les plantes, en échange, filtrent l’eau, la rendant propre et saine pour nos amis à écailles. Tout le monde y gagne ! Les poissons ont une eau cristalline, les plantes poussent à une vitesse folle sans aucun produit chimique, et vous, vous devenez le maître d’un écosystème autosuffisant.

Les avantages : Une botte secrète dans votre jardin

  • Moins de corvées, plus de récoltes ! Adieu le désherbage et l’arrosage intensif ! Le système utilise jusqu’à 90 % moins d’eau que l’agriculture traditionnelle. L’eau ne s’évapore pas, elle est recyclée en permanence. Vos vacances sont sauves, vous pouvez partir l’esprit tranquille !
  • C’est une explosion de saveurs. Les plantes cultivées en aquaponie peuvent pousser deux fois plus vite qu’en pleine terre. De plus, comme elles reçoivent un flux constant de nutriments naturels, le résultat est souvent plus savoureux et plus nutritif. Préparez-vous à impressionner vos amis avec des tomates et des herbes aromatiques dignes d’un chef étoilé.
  • Une solution super durable. C’est un pas de géant pour la planète. Vous réduisez votre empreinte écologique, évitez les produits chimiques et consommez des aliments ultra-locaux. Bref, vous devenez un héros écologique du quotidien.

Par où commencer ? Le petit guide du débutant

Vous rêvez déjà de votre propre mini-ferme aquaponique dans le salon ? Voici quelques conseils pour vous lancer.

  1. Choisissez vos poissons. Le plus souvent, on commence avec des poissons rouges ou des tilapias. Ils sont robustes et s’adaptent bien. On pourrait dire qu’ils sont les poissons de la première rencontre.
  2. Choisissez vos plantes. Les légumes-feuilles (laitues, épinards, etc.), les herbes aromatiques et les fraises sont d’excellents choix pour débuter. Les plantes gourmandes comme les tomates ou les courgettes peuvent venir plus tard, quand vous serez un pro.
  3. Montez votre système. Il existe des kits complets pour débutants, ou vous pouvez construire le vôtre avec quelques bacs, une pompe et un peu de matériel. N’ayez pas peur de vous salir les mains !

L’aquaponie, c’est plus qu’une simple technique de jardinage, c’est une façon de repenser notre rapport à la nourriture et à la nature. Alors, si vous avez envie de cultiver vos propres légumes tout en regardant des poissons nager paisiblement, il est temps de vous jeter à l’eau !


Prêt à commencer votre propre aventure aquaponique ?

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et sur les certifications dans l’alimentaire.

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From community hubs to sustainable enterprises

FabLabs: Finding Your Viable Business Model

FabLabs, those vibrant hubs of digital fabrication, creativity, and community, have exploded in popularity worldwide. Born from MIT’s vision to democratize access to tools for invention, they offer a unique space where ideas blossom into tangible prototypes, and learning happens through doing. But beyond the buzz of 3D printers and laser cutters, a crucial question remains for many: how does a FabLab become financially sustainable?

The answer isn’t always straightforward, as the very essence of a FabLab often blends social mission with practical application. However, by strategically approaching their operations, FabLabs can absolutely find viable business models. Here’s how:

The FabLab Ethos: Balancing Openness and Revenue

At their core, FabLabs are about open access, knowledge sharing, and empowering individuals to « make almost anything. » This commitment to public good is enshrined in the Fab Charter. However, providing state-of-the-art equipment, maintaining the space, and supporting a team all come with costs. The key lies in finding the sweet spot where accessibility and community engagement can coexist with diverse revenue streams.

Diversifying Your Income Streams: More Than Just Memberships

Relying solely on membership fees or donations often isn’t enough for long-term sustainability. Successful FabLabs typically employ a multi-faceted approach:

  1. Membership Tiers & Access Fees:
    • Tiered Memberships: Offer different levels of access, machine time, and support based on membership fees. This could range from basic access for hobbyists to premium plans for entrepreneurs needing dedicated time and advanced training.
    • Pay-per-use: For casual users, a system where they pay for machine time or material usage can be effective.
    • Corporate Memberships: Businesses can pay for access for their employees, using the FabLab for R&D, prototyping, or team-building workshops.
  2. Workshops & Training Programs:
    • Skill-building Workshops: Teach foundational skills in 3D printing, laser cutting, CNC milling, electronics, and design software. These can be priced individually or bundled into courses.
    • Specialized Training: Offer advanced or industry-specific training for professionals looking to upskill or incorporate digital fabrication into their work.
    • Educational Partnerships: Collaborate with schools, universities, and vocational programs to offer hands-on learning experiences and curricula. This provides a steady stream of participants and can often secure grant funding.
  3. Prototyping & Production Services:
    • Custom Fabrication: Offer design and fabrication services to individuals, startups, and small businesses who need prototypes or small-batch production but don’t have the equipment or expertise themselves.
    • Consultancy: Leverage the expertise of your lab managers and skilled members to offer consulting services on product development, design for manufacturing, or material selection.
    • « Made in FabLab » Products: Develop and sell unique products designed and manufactured within the FabLab, showcasing the capabilities of the space and generating revenue. This could include bespoke items, educational kits, or locally-sourced goods.
  4. Grants & Public Funding:
    • Government & Municipal Support: Many local, regional, and national governments recognize the value of FabLabs in fostering innovation, education, and local economies. Explore grants for community development, technology education, or entrepreneurship.
    • Research & Development Grants: Partner with universities or research institutions on projects that align with the FabLab’s capabilities.
    • Cultural & Social Impact Grants: Position the FabLab as a force for social good, offering access to marginalized communities or addressing local challenges.
  5. Corporate Partnerships & Sponsorships:
    • Equipment Sponsorship: Hardware and software companies might sponsor equipment in exchange for visibility or use as a testing ground for new technologies.
    • Program Sponsorship: Companies can sponsor specific workshops, events, or outreach programs.
    • Innovation Challenges: Collaborate with businesses to host innovation challenges, where the FabLab provides the tools and expertise for participants to develop solutions.

Key Considerations for Success:

  • Define Your Niche: While FabLabs are designed to « make almost anything, » identifying a specific focus (e.g., sustainable design, robotics, textile innovation, community engagement) can help attract a dedicated user base and funding.
  • Strong Leadership and Management: A passionate and skilled team is crucial for both technical support and community building.
  • Community Engagement: Foster a vibrant and supportive community. Engaged members are more likely to utilize services, recommend the FabLab, and even contribute their own skills.
  • Strategic Location: Accessibility is key. Consider proximity to educational institutions, business incubators, or residential areas.
  • Clear Value Proposition: Articulate what makes your FabLab unique and valuable to different user segments.
  • Transparent Costing: Be clear about pricing for services, memberships, and materials.

Case Studies in Sustainability:

  • Embedded FabLabs: Many successful FabLabs are embedded within larger organizations like universities (e.g., Fab Lab Barcelona at IAAC), libraries, or science parks. This often provides a stable infrastructure and administrative support.
  • Social Enterprises: Some FabLabs operate as social enterprises, balancing their social mission with generating revenue to sustain operations, often through services for local businesses or educational programs.
  • Collaborative Models: FabLabs forming co-ops or partnerships with local businesses (like Fablab013 in the Netherlands) can create a shared ownership model that bridges non-profit and for-profit structures.

Finding a viable business model for a FabLab is an iterative process. It requires creativity, adaptability, and a deep understanding of your community’s needs and the broader market.

By embracing diverse revenue streams, fostering a strong community, and continuously demonstrating your value, your FabLab can not only survive but thrive, becoming a powerful engine for innovation and empowerment in your region.

I share with you more examples to help your fablab become viable in this ebook.

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Living Labs et Objets Frontières : Un Duo Gagnant

Dans l’environnement de recherche dynamique d’aujourd’hui, notamment en ce qui concerne les ateliers interactifs et les Living Labs, la notion d’« objets frontières » joue un rôle de plus en plus crucial.

Il s’agit d’un concept qui peut sembler académique à première vue, mais dont l’application pratique est profonde. Cet article de blog explore ce que sont les objets frontières et comment ils facilitent la collaboration et l’innovation dans ces espaces.

Objets frontières : des catalyseurs pour la collaboration

Que sont les objets frontières ?

Le concept d’objets frontières a été introduit pour la première fois par la sociologue des sciences Susan Leigh Star. Essentiellement, un objet frontière est quelque chose qui est à la fois assez robuste pour maintenir son identité à travers différents mondes sociaux et suffisamment malléable pour être adaptable aux besoins locaux de chacun. En d’autres termes, ce sont des artefacts qui peuvent être interprétés différemment par divers groupes, tout en conservant une signification ou une structure centrale qui permet la communication et la coordination entre ces groupes.

Pensez-y comme à un langage commun ou un point de référence partagé qui transcende les jargons spécifiques à une discipline, les hypothèses et les objectifs. Il peut s’agir de :

  • Représentations visuelles : cartes, diagrammes, prototypes, modèles 3D.
  • Documents : rapports, plans de projet, fiches techniques.
  • Objets physiques : maquettes, outils, spécimens.
  • Systèmes numériques : tableaux de bord, bases de données, plateformes logicielles.

Pourquoi sont-ils si importants dans les ateliers interactifs ?

Les ateliers interactifs, par leur nature même, réunissent des personnes issues de diverses disciplines, avec des expertises variées et des perspectives différentes. Qu’il s’agisse de concepteurs, d’ingénieurs, de scientifiques, d’utilisateurs finaux ou de décideurs, chacun arrive avec son propre « monde » de compréhension. Sans un mécanisme pour combler ces lacunes, la communication peut s’enliser dans des malentendus ou des impasses.

C’est là que les objets frontières brillent :

  • Faciliter la compréhension mutuelle : Un prototype physique, par exemple, permet à un ingénieur de discuter de sa faisabilité technique, à un concepteur d’évaluer son ergonomie, et à un utilisateur potentiel de visualiser son application, le tout à partir du même point de référence.
  • Ancrer la discussion : Au lieu de débats abstraits, les objets frontières offrent un point d’ancrage concret. Ils aident à concentrer la conversation, à identifier les points d’accord et de désaccord, et à faire avancer le travail.
  • Favoriser la co-création : Les objets frontières sont souvent des outils que les participants peuvent manipuler, modifier ou annoter ensemble, favorisant ainsi un sentiment de propriété et de co-création.
  • Documenter le processus : Ils servent également de documentation vivante du processus de collaboration, enregistrant l’évolution des idées et des décisions.

Le rôle des objets frontières dans les Living Labs

Les Living Labs sont des environnements de recherche et d’innovation réels, où les utilisateurs finaux sont impliqués dans tout le cycle d’innovation, de la co-création à l’expérimentation et à l’évaluation. La complexité des Living Labs réside dans la multiplicité des acteurs (entreprises, universités, organismes publics, citoyens) et la nature évolutive des problèmes abordés.

Dans ce contexte, les objets frontières deviennent encore plus critiques :

  • Naviguer la complexité et l’incertitude : Les Living Labs opèrent souvent dans des situations floues et complexes. Un objet frontière, comme une carte de flux de services ou un scénario d’utilisation, peut aider à visualiser les interdépendances et à gérer l’incertitude.
  • Construire des ponts entre la recherche et la pratique : Ils permettent aux chercheurs de traduire leurs découvertes en quelque chose de compréhensible et d’utilisable par les praticiens, et aux praticiens de communiquer leurs besoins et leurs observations aux chercheurs.
  • Engager les utilisateurs : En Living Labs, les objets frontières peuvent être des outils d’engagement puissants. Des maquettes interactives ou des prototypes à petite échelle peuvent permettre aux utilisateurs finaux de tester, de commenter et de façonner activement les solutions.
  • Soutenir l’expérimentation itérative : Les objets frontières sont parfaits pour les cycles d’expérimentation rapides et itératifs. Un prototype peut être rapidement modifié en fonction des retours d’expérience, puis testé à nouveau, alimentant ainsi un processus d’amélioration continue.

Mettre en œuvre les objets frontières dans votre pratique

Pour tirer parti de la puissance des objets frontières dans vos ateliers et Living Labs, considérez les points suivants :

  • Identifiez les lacunes de communication : Où les différents groupes ont-ils du mal à se comprendre ? C’est là qu’un objet frontière pourrait être le plus utile.
  • Concevez l’objet frontière avec soin : Il doit être suffisamment flexible pour différentes interprétations, mais assez stable pour maintenir sa signification centrale.
  • Encouragez l’interaction : Les objets frontières ne sont pas statiques ; ils sont destinés à être manipulés, discutés et modifiés.
  • Soyez conscient de leurs limites : Si les objets frontières sont de puissants facilitateurs, ils ne remplacent pas une communication claire et une confiance mutuelle.

En conclusion, les objets frontières sont des outils indispensables pour naviguer dans la complexité de la collaboration multidisciplinaire. En les utilisant stratégiquement dans les ateliers interactifs et les Living Labs, nous pouvons non seulement améliorer la communication, mais aussi stimuler une innovation plus significative et plus pertinente. C’est en reconnaissant et en exploitant le pouvoir de ces artefacts partagés que nous pouvons véritablement construire des ponts entre les idées, les personnes et les mondes.

Pour aller plus loin :

Les objets frontières : catalyseurs de l’innovation collaborative

Dans un monde où l’innovation collaborative devient une nécessité, je vous invite à explorer une approche fascinante dans son ouvrage unique : le rôle des objets frontières.

Ces artefacts, qu’ils soient concrets ou symboliques, ont le pouvoir de connecter des mondes différents, de faciliter la collaboration et de donner vie à des idées au sein des Living Labs.

Voici pourquoi ce livre est un incontournable pour quiconque souhaite repenser ses pratiques de co-création et de codesign.

Pourquoi ce livre est-il utile ?

Collaborer pour innover n’est pas une mince affaire. Entre visions divergentes, langages variés et objectifs parfois flous, les projets collaboratifs peuvent vite devenir complexes.

Ce guide pratique et inspirant propose une solution : les objets frontières, des outils capables de structurer, clarifier et dynamiser les démarches de co-création.

Que vous soyez facilitateur, chercheur, designer, élu ou citoyen engagé, ce livre vous équipe pour transformer vos pratiques et maximiser l’impact de vos collaborations.

Ce que vous allez découvrir dans cet ouvrage est bien plus qu’un simple manuel : c’est une véritable boîte à outils pour les acteurs de l’innovation.

Voici un aperçu de ce qui vous attend :

  • 100 objets frontières : Classés par phase du processus d’innovation (vision, prototypage, évaluation, engagement), ces artefacts sont des leviers pour structurer et enrichir vos projets.
  • Exemples concrets : Des outils visuels, cartes, prototypes, rituels d’animation et méthodes d’expérimentation, tous issus de pratiques réelles en Living Labs. Comme celui-ci.
  • Conseils pratiques : Des techniques d’animation éprouvées, accompagnées de questions puissantes pour stimuler le dialogue et approfondir la compréhension mutuelle.
  • Approche inspirante : Une méthodologie nourrie par des années d’expérience terrain, à la croisée de la théorie et de la pratique.

À qui s’adresse ce livre ? Ce livre-outil s’adresse à un large public, notamment :

  • Animateurs de communautés d’innovation cherchant à dynamiser leurs ateliers.
  • Designers de politiques publiques ou de services souhaitant intégrer des méthodes collaboratives.
  • Acteurs de l’innovation sociale, durable ou technologique en quête d’outils pour fédérer des équipes pluridisciplinaires.
  • Formateurs, enseignants et chercheurs en co-construction, désireux d’enrichir leurs approches pédagogiques.

Un livre, trois dimensions. Ce livre se distingue par sa polyvalence. Il est à la fois :

  • Un livre-outil : Pratique, il propose des solutions directement applicables pour structurer vos démarches.
  • Un livre-miroir : Il invite à réfléchir sur vos pratiques et à identifier les leviers d’amélioration.
  • Un livre-passerelle : Il crée des ponts entre disciplines, cultures et perspectives pour une collaboration fluide et créative.

Pour faciliter son utilisation, le livre inclut :

  • Une table des matières interactive pour naviguer facilement entre les sections.
  • Des fiches de synthèse prêtes à l’emploi pour appliquer les concepts dans vos projets.

Prêt à transformer vos espaces de co-création ?

Avec cet ouvrage, Yves Zieba vous donne les clés pour donner forme à l’invisible et faire dialoguer les mondes.

Que vous souhaitiez activer la créativité collective, clarifier des idées complexes ou engager des parties prenantes variées, ce livre sera votre allié.

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Emplois verts et bleus : clés de la transition écologique

Le programme « Just Transition » vise à promouvoir une transition équitable vers une économie durable, en mettant l’accent sur la création d’emplois « verts » et « bleus ».

Commençons par quelques définitions pour bien comprendre le périmètre et la différence entre ces deux couleurs d’emplois.

1. Green Jobs (Emplois Verts)

Les emplois verts se concentrent sur des secteurs qui contribuent à la protection de l’environnement. Cela inclut :

  • Énergies renouvelables : Installation et maintenance de panneaux solaires, éoliennes.
  • Efficacité énergétique : Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.
  • Agriculture durable : Pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
  • Gestion des déchets : Recyclage et réduction des déchets.

2. Blue Jobs (Emplois Bleus)

Les emplois bleus sont liés à la gestion et à la préservation des ressources maritimes et aquatiques. Cela comprend :

  • Pêche durable : Pratiques de pêche qui préservent les stocks et l’écosystème.
  • Tourisme durable : Activités touristiques respectueuses des environnements aquatiques.
  • Gestion des écosystèmes aquatiques : Protection des habitats marins et des rivières.

De façon pragmatique, quel plan d’actions peut se mettre en place pour une région comme Auvergne Rhône Alpes ou un canton comme celui de Genève ?

Auvergne-Rhône-Alpes

  1. Formation et éducation : Développer des programmes de formation axés sur les compétences nécessaires pour les emplois verts (énergies renouvelables, agriculture durable).
  2. Soutien aux startups : Encourager les entreprises innovantes dans le secteur des technologies vertes et durables.
  3. Projets de rénovation énergétique : Lancer des initiatives de rénovation des bâtiments pour améliorer leur efficacité énergétique.

Canton de Genève

  1. Politique de pêche durable : Mettre en place des régulations pour promouvoir des pratiques de pêche durables sur le lac Léman.
  2. Tourisme écoresponsable : Développer des initiatives pour un tourisme qui préserve les ressources naturelles, comme des sentiers écologiques autour du lac.
  3. Collaboration interrégionale : Établir des partenariats avec d’autres régions pour partager des meilleures pratiques en matière d’emplois verts et bleus.

En s’inspirant des principes du programme « Just Transition », ces régions peuvent non seulement favoriser la création d’emplois durables, mais aussi contribuer à la protection de l’environnement et à la résilience économique.

Avec l’entreprise Syntezia Sàrl, et avec nos partenaires qui partagent nos valeurs, nous facilitons cette transition vers des emplois verts et bleus, depuis de nombreuses années, notamment à travers des actions de sensibilisation, information, à travers nos analyses des besoins du marché en terme de compétences et d’emplois, dans le contenu de nos curriculums de formation continue et dans nos activités d’outplacement vers ces métiers de la transition juste.

Nous sommes également très actifs au niveau de l’accompagnement des startups greentech et des projets innovants de l’économie bleue.

Pour découvrir ces nouveaux métiers, identifier les compétences utiles qui permettent d’y accéder ou tout simplement pour en discuter, je vous invite à me contacter.

Excellent week end !

Aïe !!! mon espace est vide et n’intéresse plus personne…

Les visites se succèdent, on a viré x fois nos commerciaux, mais rien n’y fait, plus personne ne veut venir dans nos bureaux…

Comment booster l’attractivité d’un espace vide ?

Comment attirer puis fidéliser la GenZ à venir voir puis à rester ?

Comment rester dans le coup et anticiper les tendances quand on est propriétaire des murs ?

Depuis la crise du COVID19, de nombreux employés ne sont pas retournés à 100% sur leur lieu de travail. Désormais, leurs attentes ont énormément changé.

N’est-ce pas cool de changer de bureaux (devrais-je dire lieu ?) tous les jours ?

C’est très agréable comme style de vie, mais cela a des conséquences (risque d’isolement, instabilité, absence de relations sociales régulières…). Et puis, quand on commence un nouveau projet ambitieux, on a envie d’un bel endroit pour se poser avec son équipe.

Ce nomadisme des slashers a pour conséquence l’augmentation des surfaces de bureaux peu ou pas occupées. Cela challenge le modèle économique des acteurs de l’immobilier commercial.

La plupart des employeurs visent le retour des employés (mais ils rament), et les promoteurs s’emploient à remplir de nouveau les surfaces de bureau, mais aujourd’hui, une table, des chaises, le wifi et du café, sont devenus des « commodités banales » que l’on trouve partout ou presque, autrement dit nécessaire, mais pas suffisant ni différentiant pour attirer les personnes, et encore moins les bons projets.

S’improviser « fablab » ou « makerspace » ou « hackerspace » avec une imprimante 3D dans un coin de la cave. cela ne fonctionne plus vraiment (à part pour les quelques puristes du Do It Yourself (DIY) et de la culture libre). Qui a envie de vivre au milieu des machines et de leurs fumées dans des zones industrielles insipides et reculées ou dans des vieux sous-sols sombres et humides ?

Même la proximité et le marketing de lieux ne suffisent plus, car les occupants sont devenus des cibles mobiles.

Deux grandes possibilités s’offrent aux promoteurs immobiliers : soit on métamorfose (en habitation) si c’est autorisé, soit on revoit sa copie pour proposer des espaces mieux positionnés, qui offrent une valeur ajouté.

Alors que faire pour muscler son genre et augmenter l’attractivité d’un lieu d’innovation, faciliter l’émergence de communauté de valeurs et d’intérêt, initier les échanges entre locataires des surfaces si on a des m2 vides (le chrono tourne et les loyers ne rentrent pas) ?

  1. Équipements Spécialisés vs. Polyvalence :
    • Ateliers Spécialisés : Si l’on cherche à attirer une expertise ou des équipements très spécifiques (comme des laboratoires de biotechnologie, des ateliers de haute couture technologique, ou des centres de recherche avancée en physique), ces lieux jouent alors sur la spécialisation et les technologies de pointe.
  2. Accessibilité et Communauté :
    • Makerspaces Commerciaux : Des endroits comme TechShop (avant sa faillite :-)) offraient des formations professionnelles et une accessibilité 24/7, le modèle reste intéressant si l’on valorise la capacité d’accès et la formation structurée.
    • Incubateurs et Accélérateurs : Pour les startups et innovateurs, des incubateurs qui fournissent non seulement un espace de travail mais aussi du mentoring, des réseaux, et du financement, peuvent être attrayants pour lever des fonds et recruter des équipes.
  3. Éducation et Formation :
    • Universités et Écoles Techniques : Si l’objectif est l’éducation formelle, les universités ou les écoles techniques avec des laboratoires intégrés offrent une structure éducative, des diplômes, et des ressources pédagogiques qui sont adaptés pour une formation académique ou professionnelle.
  4. Innovation et Recherche :
    • Centres de Recherche et Développement (R&D) : Pour les projets de recherche avancée ou l’innovation technologique, les centres de R&D avec des budgets substantiels pour la recherche permettent d’avoir une capacité d’innovation et de développement de prototypes très sophistiqués.
  5. Accessibilité et Coût :
    • Services d’Imprimantes 3D à la Demande : Pour des personnes ou des petites entreprises qui n’ont pas besoin d’un accès constant mais plutôt de services ponctuels, des services en ligne ou des boutiques qui offrent des impressions 3D ou d’autres fabrications sur demande peuvent être très économiques et pratiques.
  6. Flexibilité et Nomadisme :
    • Espaces de Travail Nomades : Avec l’avènement du travail à distance et de la technologie cloud, certains entrepreneurs pourraient trouver que des espaces de coworking avec un bar ou des bars avec un espace de coworking 🙂 selon la façon dont on voit les choses, sont suffisants et maximisent leur bonheur au travail. Des services à la demande de fabrication sur demande ou des espaces de fabrication mobile (comme des imprimantes 3D portables) adaptés à un mode de vie nomade ou très flexible.

Finalement, la clé dans tout cela, c’est d’anticiper les usages futurs, notamment ceux des nouvelles générations Z et Alpha.

Ma prédiction sur les communautés d’ « infidèles aux bureaux » semble se réaliser. Pour le moment, la GenZ veut surtout profiter de la vie et les vieux bureaux ne font pas partie de leurs plans.

Je fais le pari qu’ils voudront le meilleur des différents concepts et quelques playstations !!! On y travaille notamment avec AgileNetup et Syntezia Smart Building Automation 🙂

Et vous, quelles sont vos priorités quand vous choisissez vos lieux ?

Comment parvenez vous à garder vos surfaces bankables ?

Gérer les déchets : une course perdue d’avance ?

Vous a-t-on déjà proposé de :

  • courir un marathon sans entraînement ?
  • sauter à la perche sans course d’élan ?
  • participer à un 1500 mètres avec 1400 mètres de retard au départ ?
  • lancer un javelot 10 fois plus lourd que vos concurrents directs ?
  • participer à un match de football contre une sélection brésilienne avec une équipe de coiffeurs ?
  • se battre à deux contre un ?

Si oui, j’imagine que vous avez évidemment choisi de ne pas participer.

Logiquement, nous savons qu’il faut choisir ses batailles, concentrer ses efforts sur les disciplines que nous maitrisons le mieux et se mobiliser sur les opportunités où l’on a le plus de chances de l’emporter…

Avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, j’observe que parfois, il y a des exceptions et qu’il existe des courses perdues d’avance, auxquelles il faut participer.

La devise du baron de Coubertin s’applique toujours, et pas uniquement dans les compétitions sportives.

Elle reste vraie pour tous les athlètes qui se battent avant tout contre eux-mêmes, repoussent leurs limites et améliorent leurs propres records. Les images et les parcours des athlètes de ces jeux paralympiques nous donnent de magnifiques illustrations. Pour d’autres causes aussi, il faut parfois courrir une course que l’on est « presque » certain de perdre.

Prenons la qualité de l’eau de la Seine pour exemple.

Les parisiens étaient très sceptiques sur la faisabilité de rendre la Seine baignable. Et pour cause, ils ne savent que trop « tout ce qui a été jeté dedans… ».

Nous savons désormais que le jour où la Ministre s’est baigné, la qualité de l’eau était insuffisante pour y nager en toute sécurité.

Si certaines épreuves ont pu se dérouler comme prévu, d’autres comme le triathlon paralympique doivent être repoussées et risque d’être déplacées.

Nous voyons bien que ce pari un peu fou de rendre la Seine baignable (nous ne parlons pas de potable) était pour le moins très ambitieux, et que c’est en fait probablement une de ces rares courses perdues d’avance à laquelle il faut participer.

Si nous ne parvenons pas à nettoyer convenablement le fleuve de la capitale avec tous les moyens financiers de jeux olympiques et de leurs sponsors, avec toute l’attention des médias du monde, avec tous les intérêts touristiques des 10 prochaines années en jeu, avec toute la motivation et la mobilisation de volontaires, de supporters, quand y parviendrons-nous en tant que société ?

Parfois, la volonté ou le volontarisme ne suffit pas, tellement le défi est colossal.

Ceux qui me connaissent, savent que je ne souhaite pas avoir un récit pessimiste, même si j’ai conscience des défis environnementaux considérables qui nous attendent.

Pour moi, cette course pour nettoyer la Seine, vaut la peine d’être courue, elle est essentielle même. Cette bataille vaut la peine d’être menée et il nous faut trouver une façon de la « reframer » pour que ce soit une victoire. Cette victoire consiste à nous faire prendre conscience de la taille de ce défi, et de la complexité de cette course folle et infinie entre pollution et nettoyage, entre ceux qui polluent et contribuent au problème, et ceux qui nettoient et contribuent à la solution.

C’est un match que nous ne sommes pas certains de gagner, loin de là. Mais il faut le jouer. On ne va quand même pas se défiler.

J’entends souvent dire que les jeunes générations ne sont pas si écolo que cela, qu’ils trainent des pieds pour trier leurs déchets, consommer responsable ou participer aux actions de nettoyage.

Ne faisons-nous pas fausse route collectivement ?

Ne sommes-nous pas en train de leur proposer des courses perdues d’avance ? (et ils le savent).

Si on veut avoir une chance de franchir la ligne d’arrivée, encore faut-il partir dans la bonne direction.

En terme de gestion des déchets et de préservation de la ressource en eau, j’observe que les initiatives pleines de bonne volonté se multiplient.

  • Ici, une journée d’entreprise pour nettoyer une partie de la montagne
  • Là, deux heures un samedi pour mobiliser des bénévoles pour nettoyer les rives d’un lac, en échange d’un verre de vin et d’un sandwich au saucisson
  • ou encore, une classe de neige où on skie le matin et on ramasse les déchets l’après-midi

Le problème avec ces initiatives de bénévolat, c’est celui de la justice.

Déjà que ce n’est pas un thème intrinsèquement sexy ou glamour. Si en plus nous demandons aux bonnes âmes charitables de « nettoyer » les m… et les déchets que d’autres ont jeté sauvagement, allons nous vraiment gagner cette course ?

Est-ce vraiment juste et motivant à long terme pour des bénévoles ? Chaque année, ils reviennent et il y a de plus en plus de déchets.

N’est-ce pas un « appel d’air » pour continuer à avoir toujours plus de pollueurs sauvages impunis et qui ne payent rien ?

Ne sommes nous pas en train d’épuiser et d’écœurer celles et ceux qui se mobilisent pour la protection de la nature ?

Allons-nous sérieusement leur demander de nettoyer tous les ans, puis tous les mois, puis tous les jours jusqu’à se rendre compte que cela reste insuffisant par rapport aux volumes de déchets en jeu ???

L’humanité génère près de deux milliards de tonnes de déchets solides municipaux chaque année, soit suffisamment pour remplir 822 000 piscines olympiques.

Que ce soit pour la Seine, pour les glaciers, les océans, les montagnes, pour la rivière ou pour le lac près de chez vous, comment s’y prendre pour gérer les déchets ?

Se mobiliser chacun à son rythme et à son échelle sera-t-il suffisant ?

Comme beaucoup d’autres, je tente de faire plus, plus vite et mieux pour la nature et pour l’environnement. A mon niveau, je cherche des alternatives aux plastiques (en évaluant des projets soumis dans le cadre de « plastic revolution » makeathon), j’investis dans des initiatives comme « Time for the Planet« , je soutiens les projets à impact ESG des amis et des connaissances (Too Good to Go, Zero Waste Switzerland, DIY Zerowaste), je rédige des demandes de financement pour des projets de décarbonation, de réindustrialisation, j’apprends la 3D, je fais la promotion des acteurs de la mode durable avec Hack Your Style, je coache des entreprises innovantes dans l’économie bleue via le dispositif européen BlueInvest, je m’intéresse aux matériaux avancés, aux matériaux immergés, je fais des fresques, je cherche des réponses aux problèmes des îlots de chaleur, mange moins de viande de ruminants, je prends le train plutôt que l’avion, je tente de prendre des engagements et des décisions responsables à chaque occasion…

Tout cela me comble, et c’est super, car je ne me lasse pas de découvrir des coins de nature propre.

Malgré tout, j’entends aussi les pessimistes et les sceptiques me dire « c’est trop tard », « c’est impossible », « on ne peut rien faire pour ces déchets », « les filières sont opaques et mafieuses », « il n’y a que des coups à prendre »… je me dis fréquemment que tout ce qui est fait est très insuffisant par rapport aux enjeux et que seul un changement de paradigme nous permettra d’avoir un impact d’une amplitude qui correspond aux enjeux.

C’est un peu « ma course perdue d’avance que je cours quand même » en ce moment, et j’aimerais beaucoup la gagner, ne serait-ce que pour battre les sceptiques à plate couture lors de la prochaine compét’ !

Et vous, comment vous préparez-vous mentalement quand le défi est colossal, quand la montagne semble insurmontable, quand la partie semble perdue d’avance ?

Pour aller plus loin :

https://www.ladepeche.fr/2024/03/29/huit-chiffres-a-connaitre-sur-notre-production-de-dechets-dans-le-monde-11858852.php

https://fr.statista.com/infographie/27143/quantite-de-dechets-municipaux-generee-par-habitant-par-pays/

IA et fablab peuvent-ils faire bon ménage ?

Entre démocratisation de l’accès, amour du lowtech et accélération de l’IA, comment trouver les bons équilibres dans votre fablab ?

Faut-il foncer sans trop réfléchir pour saisir les opportunités de l’IA ou plutôt attendre le temps de bien cerner les risques ?

L’intelligence artificielle (IA) est une technologie en plein essor qui a le potentiel de révolutionner de nombreux domaines, dont celui de la fabrication numérique. Dans un fablab, l’IA peut être utilisée pour améliorer la productivité, la créativité et l’innovation.

Améliorer la productivité

L’IA peut être utilisée pour automatiser des tâches répétitives et chronophages, telles que la conception, la fabrication et le contrôle qualité. Cela peut libérer les utilisateurs du fablab pour se concentrer sur des tâches plus créatives et stratégiques.

Par exemple, un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des modèles 3D à partir de descriptions textuelles, ce qui peut réduire le temps nécessaire à la conception d’un objet. Une machine à commande numérique (CNC) peut être équipée d’un système d’IA pour suivre automatiquement les contours d’un objet, ce qui permet d’éliminer les erreurs de découpe. Un système de vision artificielle peut être utilisé pour contrôler la qualité des produits fabriqués, ce qui permet de détecter les défauts et de les corriger rapidement.

Favoriser la créativité

L’IA peut être utilisée pour aider les utilisateurs du fablab à explorer de nouvelles idées et à créer des objets plus innovants.

Par exemple, un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des suggestions de design, en fonction des préférences de l’utilisateur ou des contraintes techniques. Un système d’IA peut être utilisé pour analyser des données historiques afin de trouver des tendances ou des corrélations qui peuvent inspirer de nouveaux projets. Une plateforme d’IA peut être utilisée pour permettre aux utilisateurs de partager leurs créations et d’obtenir des commentaires des autres.

Développer l’innovation

L’IA peut être utilisée pour aider les utilisateurs du fablab à résoudre des problèmes complexes et à développer de nouvelles technologies.

Par exemple, un logiciel d’IA peut être utilisé pour simuler le comportement de matériaux ou de systèmes, ce qui peut aider les utilisateurs à concevoir des objets plus performants. Un système d’IA peut être utilisé pour rechercher de nouvelles solutions à des problèmes techniques, en explorant un espace de solutions plus vaste que ce que les humains pourraient faire seuls. Une communauté d’IA peut être utilisée pour fédérer des experts de différents domaines afin de collaborer sur des projets innovants.

Les différentes applications de l’IA dans un fablab

L’IA peut être utilisée dans de nombreux domaines différents dans un fablab, notamment :

  • La conception : l’IA peut être utilisée pour générer des modèles 3D, concevoir des circuits électroniques, ou créer des prototypes de produits.
  • La fabrication : l’IA peut être utilisée pour automatiser des tâches de fabrication, telles que la découpe, le soudage ou le collage.
  • Le contrôle qualité : l’IA peut être utilisée pour détecter les défauts de fabrication ou pour assurer la conformité des produits aux normes.
  • La maintenance : l’IA peut être utilisée pour diagnostiquer les pannes d’équipement ou pour proposer des solutions d’optimisation.
  • La gestion : l’IA peut être utilisée pour suivre les stocks, gérer les commandes ou analyser les données.

Les avantages de l’utilisation de l’IA dans un fablab

L’utilisation de l’IA dans un fablab présente de nombreux avantages, notamment :

  • Une augmentation de la productivité : l’automatisation des tâches permet de libérer les utilisateurs pour se concentrer sur des tâches plus créatives et stratégiques.
  • Une amélioration de la créativité : l’IA peut aider les utilisateurs à explorer de nouvelles idées et à créer des objets plus innovants.
  • Un développement de l’innovation : l’IA peut aider les utilisateurs à résoudre des problèmes complexes et à développer de nouvelles technologies.

Les défis de l’utilisation de l’IA dans un fablab

L’utilisation de l’IA dans un fablab présente également quelques défis, notamment :

  • La complexité de l’IA : l’IA peut être une technologie complexe à maîtriser, ce qui peut nécessiter une formation et un accompagnement spécifiques.
  • La disponibilité des données : l’IA nécessite des données pour s’entraîner et fonctionner, ce qui peut être un défi dans certains cas.
  • L’éthique de l’IA : l’utilisation de l’IA soulève des questions éthiques, telles que la discrimination ou la sécurité.

L’IA est une technologie prometteuse qui a le potentiel de révolutionner la fabrication numérique. Dans un fablab, l’IA peut être utilisée pour améliorer la productivité, la créativité et l’innovation.

Le meilleur parc machines pour un fablab dépend de plusieurs facteurs, notamment de la taille du fablab, de ses objectifs et de son budget. Cependant, certains équipements sont essentiels à tout fablab, notamment :

  • Une imprimante 3D : l’imprimante 3D est l’équipement le plus populaire dans les fablabs. Elle permet de créer des objets en trois dimensions à partir d’un modèle numérique.
  • Une découpeuse laser : la découpeuse laser permet de couper et de graver des matériaux tels que le bois, le plastique, le cuir ou le tissu.
  • Une fraiseuse CNC : la fraiseuse CNC permet de fraiser et de percer des matériaux tels que le bois, le métal ou le plastique.
  • Un scanner 3D : le scanner 3D permet de numériser un objet physique en trois dimensions.

En plus de ces équipements essentiels, les fablabs peuvent également investir dans d’autres équipements, pour se distinguer et se différencier les uns des autres, tels que :

  • Une brodeuse : la brodeuse permet de broder des motifs sur des textiles.
  • Une découpeuse vinyle : la découpeuse vinyle permet de découper des motifs dans du vinyle autocollant.
  • Une table de découpe : la table de découpe permet de découper des matériaux tels que le papier, le carton ou le tissu.
  • Une imprimante 2D : l’imprimante 2D permet d’imprimer des documents et des images sur du papier, souvent grand format.

Le coût d’un parc machines pour un fablab varie en fonction de la taille et de la qualité des équipements. En général, le coût d’une imprimante 3D se situe entre 500 et 5 000 euros, celui d’une découpeuse laser entre 1 000 et 10 000 euros, et celui d’une fraiseuse CNC entre 5 000 et 50 000 euros.

Le coût des autres équipements est également variable.

Les investissements sont conséquents, les cas d’usage souvent à inventer, c’est pour cela que mutualiser les machines, les compétences et les ressources est clé pour réussir.

L’intelligence artificielle (IA) peut être utile dans un fablab de différentes manières, notamment :

  • Pour automatiser des tâches répétitives et chronophages, telles que la conception, la fabrication et le contrôle qualité. Cela peut libérer les utilisateurs du fablab pour se concentrer sur des tâches plus créatives et stratégiques.
  • Pour aider les utilisateurs à explorer de nouvelles idées et à créer des objets plus innovants. L’IA peut être utilisée pour générer des suggestions de design, analyser des données historiques ou encore fédérer des experts de différents domaines afin de collaborer sur des projets innovants.
  • Pour résoudre des problèmes complexes, telles que la conception de nouveaux matériaux ou de nouveaux systèmes. L’IA peut être utilisée pour simuler le comportement de matériaux ou de systèmes, ou encore pour rechercher de nouvelles solutions à des problèmes techniques.

Voici quelques exemples concrets d’applications de l’IA dans un fablab :

  • Un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des modèles 3D à partir de descriptions textuelles, ce qui peut réduire le temps nécessaire à la conception d’un objet.
  • Une machine à commande numérique (CNC) peut être équipée d’un système d’IA pour suivre automatiquement les contours d’un objet, ce qui permet d’éliminer les erreurs de découpe.
  • Un système de vision artificielle peut être utilisé pour contrôler la qualité des produits fabriqués, ce qui permet de détecter les défauts et de les corriger rapidement.
  • Un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des suggestions de design, en fonction des préférences de l’utilisateur ou des contraintes techniques.
  • Un système d’IA peut être utilisé pour analyser des données historiques afin de trouver des tendances ou des corrélations qui peuvent inspirer de nouveaux projets.
  • Une plateforme d’IA peut être utilisée pour permettre aux utilisateurs de partager leurs créations et d’obtenir des commentaires des autres.

Le choix de l’IA à utiliser dans un fablab dépend des besoins et des objectifs spécifiques du fablab. Cependant, les technologies d’IA qui sont les plus susceptibles d’être utiles dans un fablab sont celles qui peuvent automatiser des tâches, aider à la créativité et résoudre des problèmes complexes.

L’IA est déjà dans les fablabs.

Voici quelques exemples d’IA déjà utilisées dans les fablabs :

  • Autodesk Fusion 360 : un logiciel de conception 3D qui utilise l’IA pour générer des suggestions de design, détecter les erreurs de conception et améliorer la productivité.
  • Cura : un logiciel de tranchage pour imprimantes 3D qui utilise l’IA pour optimiser le temps d’impression et la qualité des impressions.
  • Slic3r : un autre logiciel de tranchage pour imprimantes 3D qui utilise l’IA pour les mêmes objectifs que Cura.
  • OpenCV : une bibliothèque de logiciels open source de vision artificielle qui peut être utilisée pour des tâches telles que le contrôle qualité, la reconnaissance de formes et la détection de mouvement.
  • TensorFlow : un framework de machine learning open source qui peut être utilisé pour développer des modèles d’IA personnalisés pour des tâches spécifiques.

Ces technologies sont déjà utilisées dans une variété de fablabs, à travers le monde. Elles sont notamment utilisées pour :

  • Automatiser la conception 3D
  • Améliorer la qualité des impressions 3D
  • Contrôler la qualité des produits fabriqués
  • Développer de nouveaux matériaux et systèmes

L’utilisation de l’IA dans les fablabs est en pleine croissance, et de nouvelles applications sont développées en permanence.

Et vous, comment votre communauté utilise-t-elle l’IA dans votre fablab ?

L’IA, l’interdire ou la démocratiser ?

C’est une des questions que nous avons explorées à l’occasion de la table ronde à l’Espace André Malraux de Nantua, un magnifique écrin, tout proche du lac, dans un des haut lieux de la gastronomie, de la nature et de la résistance, pendant une soirée débat dans le cadre du MAIF numérique éthique tour qui présentait des solutions pédagogiques et numériques pour les petits et pour les grands.

Le soleil était au rendez vous sur les rives du lac de Nantua et aux abords de la médiathèque et de l’espace André Malraux.

Il y avait foule pour découvrir les robots, les casques de réalités virtuelles, les stands de sensibilisation à la cyber sécurité, aux risques de harcèlement en ligne. Cette journée était une belle occasion de présenter les solutions de recyclage des appareils électroniques et les imprimantes 3D des fablabs voisins, mais aussi de mettre en valeur les filières et les matériaux naturels comme le bois local, et de trouver des alternatives pour sortir du plastique.

Très impressionné par le travail de préparation, d’animation, de sensibilisation des conseillers numériques de Haut Bugey Agglomération, et par la mobilisation des acteurs de l’écosystème de Nantua à cette occasion.

Le numérique éthique tour fédéré par la MAIF propose notamment d’aller de ville en ville avec un camion et des stands/présentoirs amovibles en bois très bien conçu. Une sorte de fablab itinérant pour aller à la rencontre des territoires et des citoyen.ne.s.

Ce tour faisait escale à Nantua cette semaine, et j’ai eu le plaisir de participer à la table ronde sur l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers d’aujourd’hui et de demain. Après avoir été chaleureusement accueilli par Monsieur le Maire de Nantua, Jean-Pascal Thomasset, nous avons pu explorer les nouveaux risques et les belles opportunités que l’intelligence artificielle créé, notamment du point de vue de l’avenir des métiers.

Ravi de revoir pour l’occasion, Pascal Minguet Deschamps, avec qui nous avons pu échanger lors de cette table ronde. Nos parcours se croisent décidemment lors de belles occasions, souvent sur les sujets de médias, de santé, de protection de la nature, de gastronomie, de tiers-lieux et de fablabs et j’apprends beaucoup à chacun de nos retours d’expérience !!!

A l’évidence, l’IA représente une opportunité à saisir pour l’avenir d’une ville de 4000 habitants, telle que Nantua et pour une agglomération telle que celle du Haut Bugey.

Les questions posées par le public ont porté sur les conséquences éthiques et sociétales de l’IA.

Ravi d’avoir pu soutenir cette belle initiative de sensibilisation à l’importance du numérique éthique et durable. Les sujets sont très proches de ceux que nous traitons dans les chartes et dans les labels de l’Institut du Numérique Responsable (INR / l’ISIT) en France ou en Suisse.

Je n’oublie pas que la MAIF avait déjà été il y a 10 ans notre premier assureur lorsque nous étions quelques pionniers à vouloir faire de l’innovation numérique dans des espaces ouverts et inclusifs, (des fablabs, des makers spaces ou des hackerspaces : anglicismes pour ateliers partagés et lieux de créativité et d’innovation ouverte), et dans des tiers-lieux et que leurs conseils nous ont sensibilisé aux risques à couvrir dans de tels espaces créatifs et à la responsabilité des dirigeants de tels lieux hybrides.

A l’époque, ils nous ont ouvert la porte et ont accepté de nous assurer quand d’autres assureurs ne comprenaient pas ce que voulait dire « fablab » ou refusait tout simplement de couvrir (comprendre?) un concept qui ne rentre pas dans leurs cases.

Notre format coordonné et animé de main de maître par Odile Verdure Labeille, (Conseillère Numérique France Services), sur l’intelligence artificielle et sur les métiers de demain, est désormais bien rodé !!!

Au plaisir de poursuivre les débats aux quatre coins de la Région Auvergne Rhône-Alpes, de la France ou sur les chemins de l’Europe ou de la francophonie 😉 !!!

Du plan climat à votre cahier d’idées

Urgence climatique, plan climat, loi pour le climat, journées mondiales diverses et variées, COP 25, 26, 27, 28, débat sur la transition énergétique ou l’économie bas carbone… ce ne sont pas les grands plans stratégiques et les grandes rencontres au sommet qui manquent, avec pour objectif commun la baisse des émissions de CO2 et de gaz à effets de serre. Fresque, jeux, colloques, votes, les initiatives s’enchaînent, il y a urgence. Malgré toutes ces bonnes volontés, on a parfois l’impression que rien ne bouge.

A l’autre bout de la chaîne, vous, moi, en train de nous demander ce que nous pourrions bien faire à notre humble niveau, dans nos habitudes ou comportements de tous les jours pour contribuer concrêtement à améliorer les choses, ou au moins à ne pas les empirer.

Entre ces approches macro (que certains critiqueront comme étant « hors sol », sans plan d’action et donc sans réel impact ou résultat), et votre cahier d’idées ou le mien sans moyen, comment trouver le bon chemin, celui qui consiste à avoir un impact plus grand qu’au niveau individuel, sans pour autant tomber dans les pièges de la réunionite qui n’avance pas et ne mène à rien ?

Dès lors, comment passer du « micro au macro » et du « macro au micro » sans se perdre ?

Ce « morceau du milieu » qui manque, je crois qu’il tient en fait, aux outils et aux méthodes qui permettent aux bonnes idées d’être testées et expérimentées à une plus grande échelle, et d’être facilement adaptable, réplicable, modifiable pour être déployées et adoptées par d’autres ailleurs. Comment faire pour que ce « mix & remix » de votre idée fonctionne ?

Très bien alors, admettons que nous ayons une bonne idée, avec un impact environnemental positif, par où commencer ?

C’est justement ce sur quoi nous travaillons avec les différents cercles de médiation de Syntezia sur des sujets tels que :

  • Le transport longue distance intense en carbone (comprendre pour ou contre l’hydrogène vert des bus, camions, bateaux, avions!)
  • Les nouvelles formes de mobilité urbaine décarbonnée (one-wheel, e-scooter, vélo électrique, trotinette, vélo cargo, EV…)
  • Le smart home, le smart building et le smart city (c’est bien gentil d’être smart à tous les niveaux, mais comment mesurer l’impact réel une fois que les usagers arrivent dans les murs !)
  • Les énergies décarbonnées du futur (hydrogène, batteries, micro-grid…)
  • L’économie circulaire (notamment dans le textile et la mode, que nous savons si problématique)
  • Les alternatives aux plastiques à usage unique
  • La protection de la biodiversité terrestre et marine
  • Les projets de digitalisation, objets connectés, intelligence artificielle, RPA, wearables, qualité de vie, blockchain ou crypto-monnaies (qui font beaucoup parler d’eux ces temps-ci)
  • Réduire les emballages (éco-conception, vrac…)

Nous participons avec nos idées et nos projets innovants à alimenter le dispositif suisse d’accélérateur d’innovation, qui permet un accompagnement méthodologique (par les fablabs et les living labs) et un financement des idées retenues mois après mois par un jury appelé « innovation committee ».

Concrêtement, qu’est-ce que cela permet de faire avec les bonnes idées ?

Vos idées peuvent être partagées publiquement sur une plateforme d’innovation ouverte afin de recevoir des commentaires d’autres acteurs de l’innovation. Il y a de la valeur dans l’échange, dans les commentaires, et c’est aussi parfois une bonne façon d’identifier un futur partenaire, qui cherche à faire sensiblement la même chose que vous ! Cela peut aussi permettre à un recruteur ou à des financiers de trouver des projets à impact.

Comment savoir si mon idée a le potentiel d’aller plus loin ?

Nous avons tout un processus pour cela, cela commence par la constitution d’une équipe de 2 personnes minimum (tout seul, c’est moins drôle!), l’ébauche d’une idée de décarbonation, vous pouvez ensuite la soumettre et vous rapprocher de nous pour étudier ensemble comment notre démarche de living lab (proche de celle du design thinking, avec une emphase particulière sur l’empathie et l’impact) va pouvoir vous aider à bien vous préparer avant de passer devant le jury et de savoir si votre équipe et si votre idée peuvent être accompagnées méthodologiquement et financées.

Si ça m’intéresse, et si j’ai une idée, je fais comment ?

Nous vous invitons simplement à vous faire connaître avec ce formulaire simple et nous vous contacterons très rapidement pour prendre rendez-vous, et discuter de la meilleure approche méthodologique pour se structurer.

Là tout de suite, je n’ai pas vraiment l’idée du siècle, mais le sujet m’intéresse, et je donnerais volontiers un coup de main, comment faire ?

Cela tombe bien, de nombreuses équipes émergentes cherchent des compétences, des co-financements et des partenaires de mise en oeuvre, et cela pourrait être vous !

Nous organisons des séances pour faciliter les rencontres, la mise en réseau par thème et les discussions.

Pour être tenu au courant de nos futurs match-making, vous pouvez nous envoyer un message (par mail à l’adresse yves.zieba@syntezia.com) et suivre nos pages LinkedIN pour ne rien manquer (digitalisation, mode et luxe durable, énergie renouvelable et hydrogène, mobilité décarbonnée, smart building & smart city, biodiversité terrestre et marine)

Qu’en pensez vous ?

Interview radio de notre campagne de financement sur Radio Cité Genève 92.2

A l’occasion de notre campagne de soutien et de financement pour les industries créatives et culturelles à Genève, j’ai eu le plaisir d’accorder un entretien à Radio Cité Genève sur 92.2.

Entretien qui sera diffusé aujourd’hui à 10h40, 12h40, 16h40 sur 92.2

En répondant aux questions de Karine Pollien, j’ai pu revenir sur la genèse du projet initié pendant le hackathon Resilience Hack d’open geneva, la recherche de partenaires, la sélection des meilleures solutions, la préparation de la campagne et la recherche des 20 récompenses (objets, ateliers, parcours, coaching en ligne, rencontres) que nous proposons en contreparties jusqu’au 7 novembre 2020 pour encourager les genevoises et les genevois à soutenir les créatrices et les créateurs de mode durable et de luxe durable.

Au delà de la campagne, notre objectif est de métamorphoser les genevoises et les genevois en consommactrices et en consammacteurs en leur faisant découvrir ou redécouvrir toute la qualité de ce qui existe localement, avec des circuits courts et sans déchet.

Vous pouvez nous aider de nombreuses façons, en nous présentant des designers, en nous aidant à trouver un espace, avec votre temps, vos compétences, vos machines ou vous pouvez nous aider financièrement en échange de récompenses.

Nous interviewons volontiers les consommatrices et les consommateurs qui ont déjà modifié leurs habitudes de consommation.

Nous cherchons également des partenaires technologiques, médias et financiers pour pouvoir mettre en oeuvre les solutions de résilience que nous avons préparé en réponse à la crise du COVID19.

Parce que les structures porteuses des designers sont parfois de petite taille, il est parfois facile de croire que peu d’emplois sont en jeu. Après nos entretiens, nous savons qu’au contraire, de nombreux emplois sont directement et indirectement concernés.

C’est pour cela que notre équipe se mobilise.

Découvrez les récompenses jusqu’au 7 Novembre 2020 sur ces liens :

En français : https://crowdsupport.opengeneva.org/product/hack-your-style-experience-mode-durable-a-geneve/

En anglais : https://crowdsupport.opengeneva.org/en/product/hack-your-style-experience-mode-durable-a-geneve/

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question sur hackyourstyle@syntezia.com

When it comes to changing the plastic industry, good ideas are rewarded

I have the great pleasure to participate in the jury of plastic revolution, which takes place this afternoon.

From 4pm live on Facebook Livestream, you will be able to discover the best ideas and the personalities that make up the jury.

With this award we celebrate
Young impact innovators!

We want to honour great ideas, people and initiatives that develop and implement strong ideas against the plastic insanity. We can no longer stand by and watch animals perish, our food become contaminated and our environment destroyed.

This afternoon, we will celebrate the shapers who actively initiate the Plastic Revolution in 9 main areas !

Here is the agenda for this afternoon.

Agenda:
4pm – welcome and intro
4pm15 – start of pitches (starting with ecopals)
each pitch maximum 5min + short recap+questions by jury

Ideas will be judged on how well your idea achieves the following results:

  1. Impact – How much plastic does your idea conserve?
  2. Reach – How many people will be affected by your idea?
  3. Implementation – What is the feasibility of your solution being implemented at global scale?
  4. Environmental – What is the overall environmental impact of your idea?

To join the Facebook Livestream, here is the direct link to the Plastic Revolution Now Page: https://www.facebook.com/plasticrevolutionnow/

3 raisons de se réjouir de l’arrivée du printemps

Le mois de mars arrive à grands pas, et avec lui le printemps. Nous vous avons préparé trois belles occasions de se rencontrer, et d’échanger, avec des séminaires à taille humaine pour pouvoir avoir des temps d’interaction privilégiés.

Pilotage avec Laurent & Hendrick

La première occasion, c’est la soirée des pilotes executifs à Genève.

Avec Laurent et Hendrick, nous vous avons préparé un programme pour parler de capital humain, de maturité financière et de cohérence stratégique. Le tarif préférentiel « Early Bird » est ouvert jusqu’au samedi 29 février, à 90- au lieu de 120- sur le lien suivant:

Pour tout savoir, et pour réserver votre place, voici le lien.

Sport et performance avec Angélique

La seconde occasion, nous vous la proposons avec Angélique Tefenkgi, avec une approche inédite de la performance et de l’état d’esprit, à travers des parallèles avec le sport de haut niveau.

Hackons la mode avec vous tous !

La troisième occasion, ce sera le samedi 21 Mars au Campus Biotech, le temps d’un hackathon sur la mode durable pendant le festival d’innovation ouverte Open Geneva. L’évènement est gratuit pour les participants, l’inscription est obligatoire sur ce lien, qui vous permettra de mettre en lumière votre profil et de découvrir les challenges que nous vous proposons de relever.

Vous pouvez aussi nous soutenir en devenant sponsor. Il suffit de me contacter pour en savoir plus.

Bref, un magnifique printemps en perspective, j’espère que nous pourrons nous voir lors de ces séminaires.

Les moments forts des « open living lab days 2019 » à Thessalonique.

Arrivée matinale. Passage devant la Tour emblématique de la ville. Ici, c’est la Macédoine !
La découpe laser a tourné à plein régime, pour illustrer nos modes de transport en triangle pour co-créer des solutions de mobilité urbaine dans les centres villes pour l’expérience du « Last mile » de demain.
Métamorphose de la table de ma chambre en « fablab éphémère »: carte, ficelle, scotch, et bien sûr Icosahedrons, qui ne me quittent plus.
Avant d’animer l’atelier sur le « futur de la mobilité des centres urbains » pour de vrai, on le teste avec nos amis des francophonies Living Lab.
Restaurants, bar, terrasse, c’est dehors que cela se passe à Thessalonique !

Notre papier de recherche, co-rédigé avec Isis Gouédard, a été sélectionné, notre présentation a permis de proposer à notre audience de considérer que l’on peut être sérieux tout en utilisant les mécanismes des jeux.

Collaborer, mythe ou réalité ?

Peut on collaborer sur tout ? Oui, on peut collaborer sur tout, mais pas avec n’importe qui (clin d’oeil évidemment à Coluche, on a les références qu’on peut).

De pair à pair ? Ok, mais pas avec toi !

Tout le monde parle de l’économie collaborative au niveau « macro », c’est certain, cela va être un carton, oui mais personne ne nous a vraiment bien expliqué comment collaborer au niveau « micro ».

A l’heure où l’on voit bien que nous allons devoir collaborer de plus en plus plutôt que d’entrer en compétition systématique, où l’on se rend compte que les modèles économiques qui reposaient sur une asymétrie de l’information, ou un accès privilégié aux ressources naturelles, doivent se réinventer, et où intelligence artificielle, blockchain, automatisme et objets connectés prennent une place grandissante dans notre vie, comment faire pour bien s’entourer ? Avec qui allons-nous être compatible, complémentaire et avec qui allons nous avoir envie et plaisir à collaborer ?

Qui es-tu bel(le) inconnu(e) ? Es-tu compatible et complémentaire avec moi ?

Jusqu’à présent, il était clairement établi que l’on ne choisissait pas les personnes avec qui on travaille, ni son chef, ni ses collègues, ni ses clients. Il faut faire avec. Mais, cela, c’était avant !

Désormais, nous tendons vers une société où nous serons toutes et tous, à la fois plus indépendants, plus résilients, mais vraisemblablement moins fidèles à nos employeurs, car moins fidélisés.

Dès lors, trouver les bons associés, les bons amis, les bons partenaires devient encore plus important.

Comment faire pour trouver les bons et les garder ?

Comment les chercher, comment les trouver, comment se mettre d’accord et comment durer ensemble pour former une belle équipe d’associés.

Vaste question, large débat.

Les modèles d’association et autre pacte d’actionnaire existent depuis bien longtemps, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit.

Pour que l’économie soit collaborative, il faut trouver les bonnes personnes avec qui on peut collaborer.

Ce n’est pas uniquement une question de proximité. Ce n’est pas uniquement la fréquentation d’un même lieu qui va tout faire et qui va permettre la collaboration. Les lieux, aussi agréables soient-ils, ont par ailleurs aussi des hauts et des bas, voir ce qui arrive à WeWork. Nous pensions qu’ils allaient manger tout cru tous les espaces sympas de coworking, il y a quelques mois, et les voilà en difficulté.

Alors les réseaux sociaux peut-être? Le monde virtuel créateur de lien. Et bien, non. N’importe qui contacte n’importe qui d’autre pour tout un tas de mauvaise raisons, notamment pour leur vendre ce qu’ils n’ont pas vraiment demandé. Il suffit de payer un peu pour pouvoir envoyer un message direct à quasiment n’importe quelle personne cible dans LinkedIN. Sans présentation, sans intermédiaire, sans briser la glace, sans même devoir prendre un café !!!

C’est sans doute beaucoup plus subtile que cela. Trouver les bonnes personnes (de préférence) avant de s’associer, c’est en fait un travail de longue aleine. C’est de plus en plus complexe et multi-dimensions et c’est précisemment pour cela que cela devient intéressant.

Etre 100% nomade et sans attache alors ? Et bien, non plus. Voir les mésaventures de The Shared Brain, uberisateur uberisé ? pourtant super prometteur à leurs débuts.

Il doit bien y a quelques pistes intéressantes pour ne pas se tromper. Je pense notamment à The Slicing Pie pour proposer une méthode fair et équitable pour s’associer.

Ah oui, en plus de trouver les bonnes personnes, il faut aussi que le modèle collaboratif (contribution & rétribution) soit équitable, sinon, personne n’a envie d’être le dindon de la farce. Ensuite il faut se mettre d’accord sur les rôles, les responsabilités. Après cela ne fonctionne quasiment jamais comme prévu…

Bref, tout cela pour dire que je n’ai pas encore trouvé la solution. En design thinking, j’ai appris que ce n’est pas grave, et que l’essentiel, c’est de passer plus de temps dans la phase d’empathie. Finalement, cette phase d’empathie est plutôt agréable, voire carrément très agréable.

On rencontre des personnes toutes plus intéressantes les unes que les autres. C’est en tout cas ce qui m’arrive en 2019, et c’est super agréable !

Notamment en cette période de rentrée avec notamment notre petit groupe de réflection sur les communautés d’intérêt, et de valeurs, la mise en place de la SBA Suisse, l’organisation du Global Goals Jam à Genève, le déplacement à Thessalonique pour les Open Living Lab Days, l’initiative Isynnov, le Living Lab de Mobilité Douce SnailMobLab, le hackaton, le défilé de mode éthique et responsable, la célébration du bicentenaire de l’ESCP à Genève, et tous nos petits groupes de travail secrets. Bref, un belle liste d’expériences magnifiques et de rencontres inspirantes. Pourvu que cela dure !

Et si le bon modèle, c’était chacun chez soi et on se rencontre quand on en a besoin ?

Tous indépendants ? tous autonomes ? tous interdépendants ? C’est probablement ce vers quoi nous nous dirigeons dans notre merveilleux monde des MeetUps, des start-ups, des scale-ups et des entrepreneurs (« wannabe », « dontwannabe » et « nottoosureyet » entrepreneurs).

Des associations de petits groupes à géométrie variable, le temps d’un projet qui se passe bien. Sans doute pas plus. Nous nous dirigerions donc vraisemblablement vers de nouvelles formes de collaboration. Finies les réunions inutiles et interminables (tant mieux), et découvrons ces milles endroits où nous allons réinventer le monde !

Une mauvaise expérience ? Arrêtons tout de suite et plus jamais cela.

Un ego surdimensionné, un mauvais payeur, un incompétent ? Aujourd’hui cela se sait très vite. Savoir qui éviter, c’est devenu aussi très important.

Evidemment que lorsque l’on croise quelqu’un et que cela se passe mal, on a désormais beaucoup plus de latitude pour ne plus jamais perdre de temps avec cette personne. (évidemment cela ne vaut que si ce n’est pas votre chef ou votre client principal), mais disons à minimum que nous pouvons chercher plus facilement des alternatives.

Une bonne expérience ? Cela donne envie de recommencer et d’aller plus loin dans la collaboration.

Alors que retenir de tout cela ? Faisons quelques hypothèses prospectives.

  • Peut-être que les nouvelles formes de gouvernance, plus horizontales, moins centralisées, plus participatives, plus simples, vont elles-aussi se développer et trouver leurs places. A condition que cela n’empêche pas d’avancer. N’a t-on pas trop entendu l’adage : « Tout seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Peut-être mais cela dépend aussi avec qui ? Aucune envie d’aller plus loin plus longtemps avec des personnes qui ne sont même pas drôles !!! C’est un peu comme choisir avec qui on va passer nos prochaines vacances. Vaut mieux bien s’entendre.
  • Peut-être que les communautés de valeur et d’intérêt vont se faire et se défaire plus rapidement, au fur et à mesure que l’on clarifie les visions que l’on croyait partagées, et que l’on explicite les divergences émergentes.
  • Peut-être aussi que les espaces d’innovation vont se remplir et se vider encore plus rapidement que ce que nous pensions.

Avant, nous travaillons pour un employeur toute sa vie, et on travaillait avec les mêmes collègues toute sa vie. Il fallait faire avec les bons et les moins bons ! Je ne sais pas si c’était la panacée, mais c’était en tout cas relativement stable et prévisible. Nous avions le temps de les évaluer, de es apprivoiser, de créer la relation de confiance et de trouver nos affinités dans le temps long.

Aujourd’hui, et sans doute encore plus demain, nous devons nous préparer à collaborer avec beaucoup plus de personnes différentes dans des temps beaucoup plus courts.

Alors comment choisir, comment filtrer, comment sélectionner ?

Les hard-skills ? CEO/CFO/CTO… ? Mouais. C’est bien mais cela ne suffit pas pour constituer une équipe de rock-stars. Cela implique que nous devons déveloper nos aptitudes de flexibilité et notre capacité à accorder sa confiance et à tolérer l’autre beaucoup plus vite, voire instantanément et a priori.

Là encore, pas certain que nous y soyons toutes et tous bien préparés.

Existe-t-il des canaux, des formations, des livres pour ne pas se tromper, pour faire les bons choix ? Plus important que du recrutement, plus important que de la prospection commerciale. Comment trouver l’oiseau rare, en qui avoir confiance ?

Et toi, quel est ton pipeline d’associés potentiels ?

Si choisir ses associés, c’est au moins aussi important que trouver son prochain client, comment mettre en place une veille active pour faire appel aux bonnes personnes au bon moment ?

Je rêve de trouver celles et ceux qui me font avancer, qui me font aller plus loin, et que je peux aider et soutenir. Et vous, comment vous y arrivez comment ? 🙂

Les objets connectés

Gadgets ou progrès ?

De quoi parle-t-on ? Qui les utilise ? Pour quoi faire ?

Dans le cadre du cycle de conférences publiques sur la transition numérique, pour animer la Stratégie Transition Numérique 2018-2022, du Grand Annecy Agglomération, nous aurons l’occasion d’échanger sur ces sujets de manières interactives, en découvrant de nombreux exemples d’objets connectés, en comprenant pourquoi certains sont des succès commerciaux, et d’autres pas.

Nous aurons également l’occasion de comprendre ensemble les enjeux principaux de cet écosystème émergent.

Pourquoi un tel buzz ? Quelles sont les opportunités à saisir ? Quels sont les points de vigilance à garder à l’esprit ?

Comment faire les bons choix pour son quotidien ? Les objets connectés peuvent-ils nous aider à devenir des consommateurs plus responsables ? Comment ces objets nous aident à modifier nos comportements et à changer nos habitudes ?

Devenir de meilleurs consommateurs ?

Comment savoir si tel ou tel objet a un intérêt ?

Comment éviter les gadgets inutiles ou superflus (voire ridicules) ?

Quels les liens pouvons nous établir entre objets connectés et le « smart building » ou la « smart city » ?

Le Smart Building, concrètement pour mon quotidien, cela veut dire quoi ?

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le « Teaser » de cette soirée qui se déroulera le 21 Mai 2019 dès 20h à Annecy, et découvrir le programme en cliquant sur ce lien.

Quels secteurs devraient s’intéresser au prototypage rapide et aux fablabs entrepreneuriaux ?

Le prototypage rapide a le vent en poupe en ce moment.

Pourquoi cela intéresse-t-il de plus en plus les départements d’innovation ? Dans quel secteur le prototypage rapide est pertinent ? Où trouver les acteurs et les compétences pour couvrir les besoins ?

Une opportunité pour recréer un écosystème local d’acteurs économiques innovants ?

Avec les turbulences économiques, de nombreuses entreprises doivent se réinventer, et pour se réinventer, elles se tournent vers l’innovation de services, de process et de produits. Une opportunité s’offre à elle dans cette nouvelle phase. Celle du prototypage rapide. En effet, il est désormais plus facile, plus rapide et souvent moins cher de prototyper, notamment en passant par un fablab, déjà équipé.

Besoin de valider une option parmi plusieurs ? Besoin de créer une petite série pour tester un concept, la barrière de l’achat de la machine, et de la mise en place de tout le dispositif 3D de production n’est plus une barrière. Vous pouvez désormais trouver tout ou presque tout dans un fablab.

Cela intéresse-t-il tout le monde dans tous les secteurs ?

Bien sûr, l’industrie, en général, et les entreprises qui produisent déjà des produits sont en première ligne. Automobile, aérospatial, énergie, industrie du bois, mais aussi produits de grande consommation et administrations publiques, y voient de plus en plus des opportunités d’achats locaux et responsables et redécouvrir l’intérêt de la proximité et de la discussion avec un fournisseur local.

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Comment savoir si cela a un intérêt pour mon entreprise ou si cela n’a d’intérêt que pour les autres ?

Nous avons préparé quelques questions pour vous aider à y voir plus clair et à articuler vos besoins. En quelques minutes, vous allez savoir si vous pouvez gagner du temps et de l’argent grâce au prototypage rapide, ou si c’est réservé aux autres ! Cliquez ici !

 

 

 

 

 

La 3D pour les nuls

Difficile de ne pas en avoir entendu parler, la 3D est partout, c’est le thème à la mode du moment. Essayons de comprendre le phénomène en le décomposant simplement.

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Dans un dispositif 3D, que cherchons nous à mettre en place ?

  • Comment choisir vos matériaux ?
  • Comment choisir vos machines ?
  • Comment y voir clair dans les différents procédés ?
  • Quel logiciel doit-on apprendre pour pouvoir maîtriser toute la chaîne des compétences clé ?

Nous ne sommes pas tous nés ingénieurs en science des matériaux. Par contre, il est facile de comprendre que selon les caractéristiques de votre objet, son contexte d’utilisation, qui va le manipuler, son usage, sa fonctionnalité, les propriétés que vous souhaitez que votre objet possède (solidité, résistance à la température, flexibilité, interaction avec d’autres matériaux…).  Très schématiquement, pour un prototype, vous pouvez partir sur du bois ou du plastique, c’est le plus simple, les métaux sont rapidement plus honéreux.

Quitte à réindustrialiser, faisons le en recyclant !

Il est aussi important de réfléchir au recyclage de votre objet, une fois qu’il aura accompli sa mission. Des matériaux recyclés et/ou recyclables vous proposent des possibilités très variés d’objets. Pensez y !

En général, dans un fablab, pour l’impression 3D, on commence avec les plastiques.

Une fois les plastiques maitrisés, on évolue vers les matières naturels, les composites (par exemple mélange fibre de bois et plastique). Pour vous aider à vous y retrouver, voici une classification des plastiques, pour que vous redécouvriez le plaisir d’apprendre à connaître ces matériaux.

Vous y voyez plus clair en terme de matériau ? Les thermoplastiques, les thermodurcissables et les polymers n’ont plus de secrets pour vous ? Alors passons aux machines. Comment bien choisir vos machines 3D ? Vos imprimantes 3D, vos scanners 3D, vos machines d’usinage 3D.

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Deux grands modèles s’offrent à vous. Le monde du libre et de l’open source d’une part, et le monde « Pro » d’autre part.

Le principe de toutes ces machines est le même: la machine produit bêtement ce que vous lui demander de produire. (typiquement l’imprimante 3D imprime le fichier .stl que vous lui demandez d’imprimer).

Comment avoir un bon fichier 3D ?

Vous pouvez concevoir chez vous, et réaliser votre pièce dans un fablab. Souvent on vous demande votre fichier .stl (souvent votre sésame, la garantie du succès de votre impression 3D) ?

.stl pour fichier de stéréolithographie. Pas de panique. La stéréolithographie n’est ni plus ni moins qu’un des procédés de l’impression 3D (un de ceux de la photopolymérisation en cuve). Les autres sont détaillés dans cette infographie (pour les plus curieux d’entre vous).

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Vous pouvez piocher dans les librairies d’objets que d’autres ont créé avant vous, si ils ont décidé de le mettre en accès libre.

Une source d’idées quasi infinie (pour Noël et pour toute l’année)

Le site Thingiverse est une vraie caverne d’Ali Baba, une mine d’information pour trouver des designs de bonne qualité réalisés par d’autres.

Le fin du fin, c’est quand même de faire soi-même.

C’est à dire de partir de la feuille blanche, d’imaginer l’objet à partir de rien (ou presque rien), et de le concevoir vous-même.

C’est là que le choix des logiciels prend toute son importance. Parmi les logiciels de modélisation tridimensionnelle (logiciels de conception assistée par ordinateur), vous avez plusieurs choix, selon que vous êtes débutant, amateur, semi-pro ou professionnels. Pour la modélisation tridimensionnelle, voici une première grille de lecture, pour pousser la porte des fablabs avec quelques billes.

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Il existe une multitude de logiciels de modélisation 3D. En voici quelques-uns :

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Nous, on aime bien Blender, SketchUp, Rhino3D, AutoCAD, Solidworks et Catia. On vous conseille d’utiliser les mêmes logiciels que vos amis, histoire de pouvoir avancer ensemble !

L’impression 3D n’est qu’un des nombreux outils que vous retrouverez dans les fablabs. Vous y verrez aussi des scanners 3D, des machines d’usinage (fraiseuse numérique/CNC), des drones.

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Bref, pas de limite, vous pouvez concevoir des objets, des sculptures, des personnages, des maisons, des villes, des bateaux, des avions… Rêvez grand, et ce sera réussi ! La 3D pour tous, c’est maintenant.

Alors voilà, il n’y a plus qu’à vous y mettre et de rejoindre le fablab le plus proche de chez vous pour vous aussi retrouver le goût d’innover et de réaliser vous même des dessins, de maitriser vous-même des logiciels de conception, et de repartir chez vous avec votre objet en pouvant dire:

C’est moi qui l’ai fait !

 

 

 

 

Ouvre-moi la porte de l’innovation

Dans cet article publié par Le Pôle Education, nous explorons plusieurs pistes qui permettent aux enfants et aux adolescents de se rendre compte du style de vie des entrepreneurs, de leurs contraintes, de leurs challenges, de leur réussite, et nous les emmenons dans les innovations d’usage et de processus, afin qu’ils se rendent compte de l’intérêt de ce qu’ils apprennent  à l’école, pour les métiers qu’ils devront inventer.

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Alors oui, plutôt que de les laisser passifs devant leurs écrans, invitons les dans les tiers-lieux, emmenons les dans les fablabs, dans les living labs les plus proches de chez vous. C’est sans doute en partie dans ces espaces que s’inventent aujourd’hui, les métiers qui seront les leurs demain.

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Une fois sur place, la diversité des projets et des compétences sur site, devrait les aider à éveiller leur curiosité suffisamment pour qu’ils souhaitent rapidement apprendre et développer leur propre projet de leur propre initiative, et retrouver le plaisir de réaliser quelque chose de concret, inventé, conçu et fabriqué de leurs propres mains.

Que ce soit pour les aider à s’orienter ou pour développer une de leur passion, cela va leur permettre de résoudre des problèmes, de travailler en équipe, de collaborer avec d’autres générations, et de « vivre la vie » des entrepreneurs proches d’eux.

Cela devrait les aider à prendre leur envol !!!

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Conférence lors du Carrefour des Créateurs

Retrouvez la vidéo de mon intervention lors du Carrefour des Créateurs de Genève, sur le thème:

« Innover dans le Grand Genève Français : filières et outils pour réussir l’éco-cité, le Grand Genève français ».

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L’émergence des fablabs, des makers space et des hackerspace. Comment analyser la situation actuelle avec quelques chiffres clés.

Selon l’étude de marché Fablab, il y aurait 634 fablabs dans le monde, 341 en Europe, 64 en France sont recensés par le MIT (plus de 10% du nombre de Fablab dans le monde. Dans le club restreint des fablabs, qui compte plus de 100 membres, on ne compte que 11 fablabs. Un seul a plus de 500 membres. A noter cependant que dans certains cas, l’adhésion est gratuite. La notion de membre est donc difficile comparable ! Elle se confond et se mélange parfois avec celle de « communauté ».

Parmi les 64 fablabs de France, on note un grand nombre de fablab peu fréquenté, c’est à dire qu’ils ont peu de visiteurs et peu de membres (par rapport aux mêmes statistiques dans le reste du monde). Y en a t-il déjà trop en France ?

Activité à but lucratif ?

70% des fablabs en France ont un statut associatif, les autres 30% sont des sociétés.

Qui fréquente les fablabs ?

Les fablabs sont fréquentés en moyenne, par des particuliers (54%), des entrepreneurs (16%) et des étudiants (30%).

45% de la population sait ce qu’est un fablab (55% n’en a aucune idée). Dans 65% des cas, la découverte du fablab s’est fait dans le cadre académique (Ecoles, universités, structures scolaires).

Acheter ou créer ?

37% préfèrent acheter, 63% préfèrent apprendre à faire eux-même. 24% des personnes interrogées ont déjà créé un objet elle-même.

Le cimetière des fablabs

Ceux qui ont commencé avec une grosse subvention, sans communauté, ou avec des prix dissuasifs, ont déjà rejoint le cimetière des fablabs. Un modèle économique pertinent, la puissance de la communauté et la qualité des formations (Arduino, 3D, Raspberry Pi, OpenScan…) dans la durée, fidélise les membres et permet de faire en sorte qu’ils viennent et reviennent. Cela est la condition sine-qua-none pour péreiniser la structure.

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Comment se positionner parmi les gagnants / les survivants ?

Par rapport au 63 autres fablabs de France, après 10 mois d’activité, notre communauté fablab/IoT/IA/cloud se positionne donc déjà dans le club restreint des fablabs avec une forte fréquentation, dans le Top 10.

Clairement plus orienté vers l’entrepreneuriat que nos confrères, notre communauté de makers agilenetup.com continue d’attirer entrepreneurs, particuliers, entreprises et indépendants de France et de Suisse Romande.

Créer une communauté d’intérêt prend du temps et beaucoup d’efforts marketing. Il est souvent plus judicieux et plus efficace d’en rejoindre une existante que d’en créer une à partir de zéro.

Bravo donc à toute l’équipe agilenetup !

FabLab