Les moments forts des « open living lab days 2019 » à Thessalonique.

Arrivée matinale. Passage devant la Tour emblématique de la ville. Ici, c’est la Macédoine !
La découpe laser a tourné à plein régime, pour illustrer nos modes de transport en triangle pour co-créer des solutions de mobilité urbaine dans les centres villes pour l’expérience du « Last mile » de demain.
Métamorphose de la table de ma chambre en « fablab éphémère »: carte, ficelle, scotch, et bien sûr Icosahedrons, qui ne me quittent plus.
Une version collector de notre Icosahedron
Avant d’animer l’atelier sur le « futur de la mobilité des centres urbains » pour de vrai, on le teste avec nos amis des francophonies Living Lab.
Restaurants, bar, terrasse, c’est dehors que cela se passe à Thessalonique !

Notre papier de recherche, co-rédigé avec Isis Gouédard, a été sélectionné, notre présentation a permis de proposer à notre audience de considérer que l’on peut être sérieux tout en utilisant les mécanismes des jeux.

Collaborer, mythe ou réalité ?

Peut on collaborer sur tout ? Oui, on peut collaborer sur tout, mais pas avec n’importe qui (clin d’oeil évidemment à Coluche, on a les références qu’on peut).

De pair à pair ? Ok, mais pas avec toi !

Tout le monde parle de l’économie collaborative au niveau « macro », c’est certain, cela va être un carton, oui mais personne ne nous a vraiment bien expliqué comment collaborer au niveau « micro ».

A l’heure où l’on voit bien que nous allons devoir collaborer de plus en plus plutôt que d’entrer en compétition systématique, où l’on se rend compte que les modèles économiques qui reposaient sur une asymétrie de l’information, ou un accès privilégié aux ressources naturelles, doivent se réinventer, et où intelligence artificielle, blockchain, automatisme et objets connectés prennent une place grandissante dans notre vie, comment faire pour bien s’entourer ? Avec qui allons-nous être compatible, complémentaire et avec qui allons nous avoir envie et plaisir à collaborer ?

Qui es-tu bel(le) inconnu(e) ? Es-tu compatible et complémentaire avec moi ?

Jusqu’à présent, il était clairement établi que l’on ne choisissait pas les personnes avec qui on travaille, ni son chef, ni ses collègues, ni ses clients. Il faut faire avec. Mais, cela, c’était avant !

Désormais, nous tendons vers une société où nous serons toutes et tous, à la fois plus indépendants, plus résilients, mais vraisemblablement moins fidèles à nos employeurs, car moins fidélisés.

Dès lors, trouver les bons associés, les bons amis, les bons partenaires devient encore plus important.

Comment faire pour trouver les bons et les garder ?

Comment les chercher, comment les trouver, comment se mettre d’accord et comment durer ensemble pour former une belle équipe d’associés.

Vaste question, large débat.

Les modèles d’association et autre pacte d’actionnaire existent depuis bien longtemps, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit.

Pour que l’économie soit collaborative, il faut trouver les bonnes personnes avec qui on peut collaborer.

Ce n’est pas uniquement une question de proximité. Ce n’est pas uniquement la fréquentation d’un même lieu qui va tout faire et qui va permettre la collaboration. Les lieux, aussi agréables soient-ils, ont par ailleurs aussi des hauts et des bas, voir ce qui arrive à WeWork. Nous pensions qu’ils allaient manger tout cru tous les espaces sympas de coworking, il y a quelques mois, et les voilà en difficulté.

Alors les réseaux sociaux peut-être? Le monde virtuel créateur de lien. Et bien, non. N’importe qui contacte n’importe qui d’autre pour tout un tas de mauvaise raisons, notamment pour leur vendre ce qu’ils n’ont pas vraiment demandé. Il suffit de payer un peu pour pouvoir envoyer un message direct à quasiment n’importe quelle personne cible dans LinkedIN. Sans présentation, sans intermédiaire, sans briser la glace, sans même devoir prendre un café !!!

C’est sans doute beaucoup plus subtile que cela. Trouver les bonnes personnes (de préférence) avant de s’associer, c’est en fait un travail de longue aleine. C’est de plus en plus complexe et multi-dimensions et c’est précisemment pour cela que cela devient intéressant.

Etre 100% nomade et sans attache alors ? Et bien, non plus. Voir les mésaventures de The Shared Brain, uberisateur uberisé ? pourtant super prometteur à leurs débuts.

Il doit bien y a quelques pistes intéressantes pour ne pas se tromper. Je pense notamment à The Slicing Pie pour proposer une méthode fair et équitable pour s’associer.

Ah oui, en plus de trouver les bonnes personnes, il faut aussi que le modèle collaboratif (contribution & rétribution) soit équitable, sinon, personne n’a envie d’être le dindon de la farce. Ensuite il faut se mettre d’accord sur les rôles, les responsabilités. Après cela ne fonctionne quasiment jamais comme prévu…

Bref, tout cela pour dire que je n’ai pas encore trouvé la solution. En design thinking, j’ai appris que ce n’est pas grave, et que l’essentiel, c’est de passer plus de temps dans la phase d’empathie. Finalement, cette phase d’empathie est plutôt agréable, voire carrément très agréable.

On rencontre des personnes toutes plus intéressantes les unes que les autres. C’est en tout cas ce qui m’arrive en 2019, et c’est super agréable !

Notamment en cette période de rentrée avec notamment notre petit groupe de réflection sur les communautés d’intérêt, et de valeurs, la mise en place de la SBA Suisse, l’organisation du Global Goals Jam à Genève, le déplacement à Thessalonique pour les Open Living Lab Days, l’initiative Isynnov, le Living Lab de Mobilité Douce SnailMobLab, le hackaton, le défilé de mode éthique et responsable, la célébration du bicentenaire de l’ESCP à Genève, et tous nos petits groupes de travail secrets. Bref, un belle liste d’expériences magnifiques et de rencontres inspirantes. Pourvu que cela dure !

Et si le bon modèle, c’était chacun chez soi et on se rencontre quand on en a besoin ?

Tous indépendants ? tous autonomes ? tous interdépendants ? C’est probablement ce vers quoi nous nous dirigeons dans notre merveilleux monde des MeetUps, des start-ups, des scale-ups et des entrepreneurs (« wannabe », « dontwannabe » et « nottoosureyet » entrepreneurs).

Des associations de petits groupes à géométrie variable, le temps d’un projet qui se passe bien. Sans doute pas plus. Nous nous dirigerions donc vraisemblablement vers de nouvelles formes de collaboration. Finies les réunions inutiles et interminables (tant mieux), et découvrons ces milles endroits où nous allons réinventer le monde !

Une mauvaise expérience ? Arrêtons tout de suite et plus jamais cela.

Un ego surdimensionné, un mauvais payeur, un incompétent ? Aujourd’hui cela se sait très vite. Savoir qui éviter, c’est devenu aussi très important.

Evidemment que lorsque l’on croise quelqu’un et que cela se passe mal, on a désormais beaucoup plus de latitude pour ne plus jamais perdre de temps avec cette personne. (évidemment cela ne vaut que si ce n’est pas votre chef ou votre client principal), mais disons à minimum que nous pouvons chercher plus facilement des alternatives.

Une bonne expérience ? Cela donne envie de recommencer et d’aller plus loin dans la collaboration.

Alors que retenir de tout cela ? Faisons quelques hypothèses prospectives.

  • Peut-être que les nouvelles formes de gouvernance, plus horizontales, moins centralisées, plus participatives, plus simples, vont elles-aussi se développer et trouver leurs places. A condition que cela n’empêche pas d’avancer. N’a t-on pas trop entendu l’adage : « Tout seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Peut-être mais cela dépend aussi avec qui ? Aucune envie d’aller plus loin plus longtemps avec des personnes qui ne sont même pas drôles !!! C’est un peu comme choisir avec qui on va passer nos prochaines vacances. Vaut mieux bien s’entendre.
  • Peut-être que les communautés de valeur et d’intérêt vont se faire et se défaire plus rapidement, au fur et à mesure que l’on clarifie les visions que l’on croyait partagées, et que l’on explicite les divergences émergentes.
  • Peut-être aussi que les espaces d’innovation vont se remplir et se vider encore plus rapidement que ce que nous pensions.

Avant, nous travaillons pour un employeur toute sa vie, et on travaillait avec les mêmes collègues toute sa vie. Il fallait faire avec les bons et les moins bons ! Je ne sais pas si c’était la panacée, mais c’était en tout cas relativement stable et prévisible. Nous avions le temps de les évaluer, de es apprivoiser, de créer la relation de confiance et de trouver nos affinités dans le temps long.

Aujourd’hui, et sans doute encore plus demain, nous devons nous préparer à collaborer avec beaucoup plus de personnes différentes dans des temps beaucoup plus courts.

Alors comment choisir, comment filtrer, comment sélectionner ?

Les hard-skills ? CEO/CFO/CTO… ? Mouais. C’est bien mais cela ne suffit pas pour constituer une équipe de rock-stars. Cela implique que nous devons déveloper nos aptitudes de flexibilité et notre capacité à accorder sa confiance et à tolérer l’autre beaucoup plus vite, voire instantanément et a priori.

Là encore, pas certain que nous y soyons toutes et tous bien préparés.

Existe-t-il des canaux, des formations, des livres pour ne pas se tromper, pour faire les bons choix ? Plus important que du recrutement, plus important que de la prospection commerciale. Comment trouver l’oiseau rare, en qui avoir confiance ?

Et toi, quel est ton pipeline d’associés potentiels ?

Si choisir ses associés, c’est au moins aussi important que trouver son prochain client, comment mettre en place une veille active pour faire appel aux bonnes personnes au bon moment ?

Je rêve de trouver celles et ceux qui me font avancer, qui me font aller plus loin, et que je peux aider et soutenir. Et vous, comment vous y arrivez comment ? 🙂

Encore un hackaton, encore un week-end pour rien ?

Sur un jour, sur 6 semaines ou sur un week-end. Dans un lieu sympa, par vidéoconférence ou dans une friche à réinventer. Le hackaton à toutes les sauces, est devenu un format populaire pour faire émerger toute sorte d’innovation.

  • Que se passe-t-il le jour d’après ?
  • L’équipe était super sympa, mais nous reverrons nous ?
  • Que deviendra cette belle idée que nous avions co-créé ?

Viens ça a l’air sympa !

Si le hackaton a de nombreux avantages, permet souvent de faire de belles rencontres, de brainstormer avec beaucoup de liberté et utilise à merveille toutes les ficelles des motivations des volontaires, certains détracteurs des hackatons posent des vraies questions sur sa réelle utilité, en dehors de son contexte initial technologique (un hackaton avec des développeurs, des designers a été un format qui a fonctionné dans de nombreux contextes, notamment de développement logiciel).

Alors que penser de ce format ? Quelle est la promesse faite aux participants ? Est-elle tenue ? Faut-il le recommender aux entreprises qui souhaitent innover, quelque soit leur secteur ? Est-ce vraiment la solution en or à tous les problèmes ?

En bon praticien de l’innovation ouverte, je me suis dit que la meilleure façon de me faire ma propre idée, c’est de participer ! Un peu comme la fameuse phrase du Baron de Coubertin. 🙂

Pour avoir participé à de nombreux évènements, en tant que simple participant, coach, mentor, jury ou autre expert, lorsque ces évènements se déclarent être des hackatons (The Port, Open Geneva, Sustainable Fashion Hackaton, Made in ESCP, StartUp Week end…), je me pose les questions suivantes :

  • Qu’est ce qui fonctionne vraiment ? Quels sont les pièges à éviter ?
  • Est-ce par définition une expérience éphémère sans lendemain ?
  • Est-ce le début de grands projets ?

Format génial ou arnaque masquée ? Qu’est ce qui fonctionne vraiment ?

Les hackatons laissent généralement de la place à la rencontre, à des jeux pour briser la glace, et des temps de networking dans une super ambiance. Et cela, ce n’est pas rien. Ce moment est toujours apprécié et me semble incontournable. On discute, c’est sympa, on boit un verre, on rencontre de nouvelles personnes, c’est mieux que de rester à la maison devant la télé. Soit. Mais est-ce que tout cela en vaut vraiment la chandelle ? Est-ce un bon usage de mon temps et de mes compétences ? Combien vaut mon samedi ? Combien vaut ton dimanche ?

Une fois qu’on a participé au hackaton pour les pauvres, à celui pour sauver la planète, à l’autre pour le climat, une fois que l’on a passé son dimanche sur un hackaton blockchain ou intelligence artificielle, qu’est-ce que cela a changé dans notre vie ? Qu’y a t-il à y chercher ou à y trouver ?

Quels sont les pièges à éviter pour les organisateurs ?

C’est un peu comme dans les dîners, si on a de a chance, on tombe sur une table sympa, et on passe une super soirée. Pour un hackaton, parfois on ne connait personne ou quasiment personne, et on est donc pas du tout sûr de bien s’entendre. Plusieurs équipes « explosent en vol » rapidement. Des membres d’équipe changent d’équipe ou de projet, voire rentrent chez eux.

Dans certains hackatons, on revendique que la composition des équipes est une science et n’est pas laissé au hasard. On pourra par exemple, s’assurer d’avoir des personnes d’horizon différent, des novices et des habitués, des développeurs/codeurs, et des personnes plus « business ». Dans d’autres hackaton, on se contente de présenter un projet ou un challenge, et sur le simple « pitch », après de brefs échanges, les participants choisissent de rejoindre l’équipe qui les a le plus inspiré.

Est-ce par définition une expérience éphémère ?

Bien qu’à chaque fois, on y rencontre des talents motivés, des personalités inspirantes et des compétences intéressantes, même si à chaque fois, on découvre des envies de projets et des ambitions de création de business, ce n’est tout de même pas facile de transformer l’essai et de faire durer le projet au delà de la durée du hackaton. En général, les personnes rentrent chez elles, elles y ont consacré un week end ou un samedi, et c’est déjà pas mal. Ensuite, nous avons tous d’autres priorités, d’autres chats à fouetter, et le suivi n’est pas évident. Est-ce au dépend des idées et des projets ?

Ton samedi pour un coca, ton dimanche pour une soupe bio !

Finalement, toute cette énergie positive, toute cette motivation intrinsèque de personnes désintéressées, ne sont-elles pas gachées par le mythe d’un hackaton utile, qui ne serait finalement qu’un week-end perdu sans intérêt pour exploiter les bonnes âmes, un peu naïve ? Quel est le véritable retour sur investissement de tout ce temps homme et de tout ce temps femme investi ? On peut se poser la question. Alors, que faut il proposer ? Après les cafés, les bières ou les soupes bio, après la jolie photo de groupe, quel est le plan d’action ? A quoi tout cela mène ?

Est-ce le début d’un grand projet ? Faut-il une suite au hackaton ?

Si on veut se donner plus de chances de succès, si on veut que la belle aventure continue après ce week end mémorable, que faut-il mettre en place ?

  • Un accompagnement plus long, de type « accélérateur » sur plusieurs semaines voire plusieurs mois ?
  • De l’argent pour les équipes performantes pour entretenir la flamme ?
  • Un suivi, avec des coachs, des mentors, des ajouts à l’équipe pour qu’elle dure plus longtemps…

Ne sommes nous finalement pas arrivés au bout d’un modèle qui a certes permis de générer plein d’idées mais qui a aussi trouvé ces limites pour les réaliser dans des projets structurés, financés et réalistes ?

Qu’en pensez vous ?

Global Goals Jam arrive à Genève

Vous êtes intéressés par le Design Thinking ? Vous aimez jouer et faire des découvertes de manière ludique? Vous souhaitez vous mobiliser pour les Objectifs du Développement Durable de l’ONU (ODDs / SDGs) et améliorer la vie quotidienne des Genevois en imaginant des solutions concrètes pour Genève 2030 ?

Rejoignez-nous pour l’évènement Global Goals Jam à Genève! https://lnkd.in/gaB47s4 .

Le Global Goal Jam est une initiative lancée par United Nations Development Programme et Digital Society School qui a pour but de designer des solutions réalistes et pratiques localement pour progresser vers ces objectifs. Il a lieu simultanément dans plusieurs villes du monde le week-end du 20 au 22 septembre 2019.

Nous participons aussi à l’action #act4SDGshttps://www.act4sdgs.org/partner/isynnov

IsYnnov (Isis Gouédard et Yves Zieba), en partenariat avec Adélaïde Charrière, a le plaisir d’être l’organisateur de cet évènement à Genève. Il aura lieu le 21 septembre 2019 à l’espace de Concertation 3DD mis à disposition par l’Etat de Genève et sera également soutenu localement par LemonAid+ & ChariTea. #unitednations#play#innovation#collectiveintelligence#designthinking#act4sdgs#globalgoalsJam#sdg

Plusieurs communautés de valeurs et d’intérêts pour s’attaquer aux grands enjeux environnementaux de notre époque.

A l’occasion de la parution de cet interview par Le Dauphiné, j’en profite pour vous tenir informés de l’avancement des différents projets de création de communautés thématiques et des différentes initiatives qui se développent rapidement dans notre région.

Sauver la planète, ok mais comment s’y prendre ?

Tout d’abord, merci au Dauphiné pour ce portrait, et pour sa parution le 25 Juillet 2019. Très apprécié.

Comme indiqué dans l’article, nous développons plusieurs marques, plusieurs initiatives concrêtes, plusieurs labs et plusieurs communautés autour des sujets suivants et des centres d’intérêt qui ont du sens, en ces temps de changement climatique:

  • Hack Your Style pour favoriser le développement de la mode éthique, consciente et durable. L’article évoque notamment notre dernier défilé en plein air.
  • Syntezia pour le développement des méthodes et des technologies de l’éducation, de l’apprentissage, et pour la dissémination des initiatives de qualité de la vie et d’intelligence collective autour des objectifs de développement durable.
  • SnailMob Lab avec Isis Gouédard et Isynnov pour le développement d’ateliers ludifiés permettant l’émergence de plans d’action et de services liés au futur de la mobilité douce, notamment pour les zones d’hypercentre et pour les zones péri-urbaines. Les prochains rendez vous se dérouleront à Thessalonique et à Genève.
  • AgileNetup pour les écosystèmes émergents (objets connectés, fablabs, wearables, transformation digitale)
  • La conception universelle qui apporte des solutions concrêtes et rapides pour mettre en place un leadership inclusif, qui favorise la créativité et l’innovation.
  • AgileNetup Gaming pour l’acquisition des compétences futures et la découverte des métiers liés à l’intelligence artificielle, la réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, ateliers de robotique, de cobotique, de création de jeux vidéos et d’initiation à la conception 3D.
Récent atelier d’intelligence collective d’IsYnnov sur les sujets de mobilité et d’égalité femme-homme.

D’autres initiatives associatives liées aux énergies durables, à l’hydrogène vert, aux communautés de tiers lieux, de consomm’acteurs, de makers/diy/fablabs et de beta-testeurs.

Nous préparons également des rassemblements de parties prenantes actives dans la mise en oeuvre de solutions innovantes liées à la ville et au bâtiment intelligent, solutions qui se mettent également en place depuis plusieurs mois. Nous aurons prochainement des nouvelles sur ces sujets.

Interview du Dauphiné Libéré. Crédits photo: Cathy Falquet. La plume ébouriffée.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous appeler au 0041795611054 ou à me contacter par email: yves.zieba@syntezia.com.

Les objets connectés

Gadgets ou progrès ?

De quoi parle-t-on ? Qui les utilise ? Pour quoi faire ?

Dans le cadre du cycle de conférences publiques sur la transition numérique, pour animer la Stratégie Transition Numérique 2018-2022, du Grand Annecy Agglomération, nous aurons l’occasion d’échanger sur ces sujets de manières interactives, en découvrant de nombreux exemples d’objets connectés, en comprenant pourquoi certains sont des succès commerciaux, et d’autres pas.

Nous aurons également l’occasion de comprendre ensemble les enjeux principaux de cet écosystème émergent.

Pourquoi un tel buzz ? Quelles sont les opportunités à saisir ? Quels sont les points de vigilance à garder à l’esprit ?

Comment faire les bons choix pour son quotidien ? Les objets connectés peuvent-ils nous aider à devenir des consommateurs plus responsables ? Comment ces objets nous aident à modifier nos comportements et à changer nos habitudes ?

Devenir de meilleurs consommateurs ?

Comment savoir si tel ou tel objet a un intérêt ?

Comment éviter les gadgets inutiles ou superflus (voire ridicules) ?

Quels les liens pouvons nous établir entre objets connectés et le « smart building » ou la « smart city » ?

Le Smart Building, concrètement pour mon quotidien, cela veut dire quoi ?

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le « Teaser » de cette soirée qui se déroulera le 21 Mai 2019 dès 20h à Annecy, et découvrir le programme en cliquant sur ce lien.

Lancement de communautés d’intérêt

Après avoir présidé le conseil d’administration de l’association Pangloss, et en avoir assuré la gouvernance, le développement et la pérenisation, c’est une nouvelle page qui se tourne. En effet, depuis les premières discussions en 2013, puis la création en novembre 2014 de la structure porteuse associative, nous avons métamorphosé un espace vide pour en faire un espace d’innovation ouverte doté d’un fablab écologique et d’un espace d’hyper-créativité regroupé en un seul site, sur deux étages, et avec 4 salles.

Avec les différentes personnes qui se sont succédées au sein de notre conseil d’administration, nous sommes parvenus à en assurer la pérénité pour de nombreuses années.

Le fablab et le coworking, ça c’est fait !

L’objet de la structure porteuse est atteint, les caisses sont bien pleines, le lieu est équipé et opérationnel pour les hobbyistes, retraités ou étudiants, qui souhaitent s’en servir.

C’est désormais le bon moment pour co-construire une activité économique locale et créatrice d’emplois en gardant à l’esprit tous les bons aspects de cette initiative, notamment la bonne humeur, l’envie d’apprendre et l’enthousiasme des rencontres avec de nouvelles personnes.

Quelles sont les recettes secrètes du succès ?

Alors que la plupart des structures similaires n’existent plus deux ou trois ans après avoir été créées, pourquoi notre association a-t-elle connu un tel succès ?

Les raisons derrière le succès sont nombreuses et variées. Parmi celles que je garde à l’esprit:

– notre ancrage local: nous avons choisi de rester à notre premier endroit pendant toutes ces années.

– l’équipe formée avant de bouger ensemble dans un nouvel espace. Inévitablement, les personnes vont et viennent dans ce genre d’espace (environ 30% à 40% se renouvellent d’année en année).

– notre centrage sur l’humain: quatre des huit membres fondateurs ont suivi le même cours au même moment sur l’innovation centrée sur l’humain (d‘IDEO).

– l’utilisation de la « pensée design » ou du design thinking: une semaine à peine, après avoir obtenu les clés de notre premier espace vide, nous avons décidé d’organiser un premier atelier de design thinking, ce qui nous a permis notamment de définir des personas et de partager un souhait commun de garder l’espace le plus modulaire possible.

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– la concentration de nos efforts sur un seul évènement principal par an, plutôt qu’une multitude d’évènements à faible audience. Grâce à ce choix, nous avons pu avoir un véritable succès avec l’organisation des deux dernières éditions de la fête de la science 2017, 2018, avec un programme complet de conférences, d’ateliers, d’animations et de stands, sur un seul jour (avec 1600 visiteurs participants, 28 référrents scientifiques mobilisés et l’aide très précieuse de nombreux bénévoles).

Quelles sont les leçons apprises de cet « objet éphémère » qu’était Pangloss ?

Il est désormais évident que la structure porteuse était nécessaire pour interfacer avec des acteurs publics et trouver un espace à bon marché pour démarrer, elle a aussi aidé à opérer et gérer le site.

L’espace a servi de catalyseur et de point de rencontre pour de nombreux apéros, petit-déjeuners, speed dating entrepreneur et paritaire, project party, panels ou autre « lunch de Noël ». La qualité de la relation à l’autre est au coeur du succès.

Des coopérations et des collaborations sont nées dans ce lieu d’ante-création d’entreprises, certaines se péreinisent et se développent vers des activités économiques, des signatures de contrats et de partenariats fructueux.

Ouvert à tous, comment cela fonctionne ?

Avec un espace ouvert à tous par définition, des affinités se créent au fil des rencontres, des parcours se croisent, et plusieurs personnes choisissent de s’associer le temps d’un projet ou d’un évènement pour voir ce qu’ils peuvent co-construire.

Cet « esprit entrepreneurial » et cette « capacité à collaborer très rapidement » en assemblant les bonnes compétences est devenu un véritable savoir-faire, que nous ne connaissions sans doute pas avant l’émergence de ces espaces d’innovation ouverte, tellement plus collaboratifs. C’est probablement ce que nous envient le plus les entreprises confrontées à une certaine morosité et une difficulté à se réinventer. C’est aussi pour cela qu’elles nous contactent.

Quelles sont les prochaines étapes pour cet objet éphémère ?

Difficile d’imaginer ce que cet objet éphémère va devenir. Certains projets vont probablement ne jamais trouver d’applications commerciales ou de modèles économiques, et resteront de simples gadgets inutiles. D’autres deviendront peut-être un jour viables ou se modifieront dans le temps pour se réorienter.

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L’émergence de nouvelles communautés passionnantes et apprenantes

Ce qui semble par contre acquis, c’est l’émergence de plusieurs « communautés d’intérêt, de pratiques et de valeurs ».

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Si les projets non-viables vont mourrir d’eux mêmes rapidement par la dure loi du marché, les initiatives plus prometteuses se structurent déjà sous la forme de communautés et d’écosystèmes, et vont muter vers différents types d’organisations (SA, SàrL bien sûr, mais aussi dans certains cas, des modèles de l’ESS, associations, SCOP, SCIC, fondations).

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Quelles sont les communautés qui ont le plus de chances de réussir ?

Les communautés qui mettent toutes les chances de leur coté ont trouvé leur raison d’être commune, leurs valeurs professionnelles communes. Elles ont trouvé leur vision, leur mission, leur proposition de valeur et leur positionnement stratégique, et elles ont en leur sein, des membres d’une équipe qui comprend ce que veut dire la co-construction et l’économie collaborative.

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C’est ce en quoi je crois le plus. Après avoir pris de la distance et de la hauteur par rapport à Pangloss, je me consacre désormais à 100% à la création et au développement de ces communautés d’intérêt, et de ces communautés de valeurs, regroupant des talents de plusieurs lieux d’innovation différents, qu’une communauté de valeurs, de pratiques et d’affinités ont rapproché.

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Voici celles dans lesquelles je vais m’investir en priorité :

– la transmission des savoirs et les technologies de l’éducation (Syntezia, VR / AR / Mixed Reality, MOOC, Robotique éducative, Gaming, Visualisation et création 3D, Intelligence Artificielle)

– le smart building, (BIM, Smart énergie, smart offce), la transformation des bâtiments existants, la conception universelle et la smart city.

– la transformation digitale et l’industrie 4.0 (AgileNetup, IIoT, objets connectés, Fablab, innovation ouverte, « wearables »)

– la mode éthique et durable et une nouvelle philosophie du luxe, qui protège l’environnement (Hack Your Style)

– la mobilité douce, la qualité de vie et les services autour de la mobilité (surprise, « coming soon » et ça va dépoter !…)

Ces nouvelles communautés ont pour point commun de se construire et se développer sur des valeurs de tolérance, d’ouverture, de mixité et de sincérité.

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Pour plus d’informations sur le lancement de nos communautés d’intérêt et de valeurs, vous pouvez suivre:

Sur Twitter: @syntezia, @hackyourstyle, @agilenetup

Sur LinkedIN: Syntezia, HackYourStyle, AgileNetup

Ou tout simplement nous contacter pour toute question.

La plateforme technologique du grand Genève

Merci au Dauphiné pour cet article sur notre plateforme technologique, et sur la possibilité de co-designer de nouveaux projets grâce à elle.

L’occasion de faire un retour sur les 3 dernières années d’activité de notre association, de nos principaux succès (la Fête de la Science, le bootcamp entrepreneurial, des cours de design thinking ou de découpe/gravure laser, nos campagnes de financement participatif, nos activités de création de jeux vidéos ou les initiations à la robotique), de nos différentes étapes vers la croissance, en utilisant les principes de l’innovation ouverte et aussi et surtout de remercier toute l’équipe qui a contribué à ce beau parcours collectif.

L’occasion aussi de faire un peu de prospective et d’inventer ensemble, en utilisant l’intelligence collective de notre groupe, comment nous allons faire émerger de nouveaux écosystèmes innovantes, en capitalisant sur les parcours de chacun et la combinaison de compétences pour aller vers de nouveaux succès.

Dauphine

Atelier de Design Thinking en Entreprise

Nous organisons le samedi 7 Avril 2018; un atelier de design thinking en entreprise; à Renens, près de Lausanne.

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Nous vous proposons de vous former au design thinking sur une journée et de vous donner la possibilité d’appliquer les principes à votre idée réelle.

A la fin de cette journée, avec le minimum de théorie et un maximum de pratique; vous aurez acquis les fondements et les principes du design thinking, vous aurez pu échanger avec d’autres professionnels et vous saurez comment appliquer le design thinking concrêtement à vos idées.

Il nous reste 5 places pour compléter notre atelier. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 Avril à minuit pour faciliter l’organisation.

Voici le lien pour vous inscrire.

Prévoir une bonne dose de bonne humeur et de bienveillance. On vous espère nombreux.

Pour toute question, contactez-moi. (yveszieba@gmail.com)

Faire d’une caresse, trois joues !

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Vous passez trop de temps sur les réseaux sociaux ? Vous n’êtes pas vraiment certain que c’est dans votre intérêt, vous entendez de plus en plus de personnes qui souhaitent sortir des GAFAs avant d’en être accro ? Vous n’avez pas vraiment envie d’un monde dans lequel des personnes que vous ne connaissez pas, connaissent tout de vous ? Vous avez aussi sans doute entendu parler des problèmes liés au respect de la vie privée, à la sécurité et à la propriété de vos données ?

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Maintenant, imaginez qu’en une seule migration, vous puissiez vous téléporter dans le merveilleux monde du Web 3.0. A quoi cela ressemblerait ?

Finies les mauvaises habitudes

Vous passez trop de temps sur Facebook, Twitter, Google et les autres. En même temps, vous appréciez certains aspects et services que ces outils vous rendent. (veille, engagement, information, relations…). Comment avoir tout cela sans les dérives des systèmes centralisés ? Si j’arrête Facebook, Twitter, Google et les autres, je migre vers quoi pour ma detox ?

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RIP le web 2.0

Existe-t-il des alternatives à tout cela ? La réponse est simple: oui !

Le web 2.0 a été largement privatisé. Facebook, Uber ou Airbnb ont créé des réseaux privés pour des infrastructures publiques, qu’ils dominent. Est-ce vraiment aussi bien que mon ancienne vie avec mes ex (Facebook, Twitter, Google, Amazon, et tout et tout) ? Cela résoud-il vraiment tous mes problèmes, ou est-ce que je vais juste recréer les mêmes problèmes sur d’autres plateformes ? Si pour savoir, je dois lire tous les longs contrats ennuyeux et tous les termes et conditions de toutes ses plateformes, qui me piquent mes données, je ne suis pas sûr d’avoir le temps, le courage, et de m’y connaître assez.

Tentons tout de même l’expérience, listons toutes les drogues de web 2.0 dont nous voulons nous désintoxiqués. Rien de personnel, mais vous nous avez assez volé de données à l’insu de notre plein gré et vous en savez déjà trop sur nous !

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Comment un autre web pourrait fonctionner ?

Qu’on l’appelle 3.0, 4.0 ou 5.0 n’a pas vraiment d’importance. Ce qui compte, c’est les ingrédients que l’on veut dans la recette. Imaginons un réseau ouvert, décentralisé, non-monopolistique, respectueux des droits et des données privées de chacune et de chacun.

Un zest de vie privée mieux protégée, quelques grammes de transparence sur la propriété des données, une bonne dose de sécurité en plus, et une pincée de droit à l’oubli ! Si en plus, cela pouvait permettre à nos données personnelles de rester en Europe, pour savoir dans quelle juridiction un éventuel contentieux se règlerait, ce serait bien ! Imaginons un futur (pas si lointain) avec des téléphones cryptés, des VPN’s, du stockage décentralisé, des portefeuilles de crypto-devises, dans lequel nous serions tous.

Si au passage, on pouvait profiter de ce que la blockchain peut nous apporter, notamment le maintien de l’intégralité des données, si on le souhaite, ce serait chouette.

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Credit de cette image (MGZ) / Matteo Gianpietro Zago (article en anglais).

Alors à quoi cela ressemblerait ma nouvelle vie en Web 3.0 ?

  • Mon navigateur

Pour éviter Chrome ou Internet Explorer, nous avons Qwant, Brave ou Mozilla Firefox 

  • Mon moteur de recherche

Pour éviter Google ou Bing, ce serait Start Page

  • Mon stockage de documents

Au lieu de Google Drive et Dropbox, que nous connaissons tous, nous pourrions utiliser un stockage cloud décentralisé comme Storj, Sia, Filecoin ou la technologie IPFS pour stocker et partager des documents.

  • Ma messagerie instantanée, mon téléphone et ma vidéoconférence

Au lieu d’utiliser Skype ou Hangout, nous pourrions utiliser des plateformes comme Experty.io. A la place de WhatsApp et de Wechat, nous pouvons utiliser Status pour nos chats, nos paiements.

  • A la place des Operating Systems, tels que iOS et Android, et leur problème d’interopérabilité, qui force tous les développeurs à développer 2 fois, nous pourrions utiliser des frameworks comme Essentia ou EOS pour passer dans l’ère de ce nouveau web, et ainsi éviter les problèmes d’interopérabilité.
  • Plus besoin de Facebook, on peut migrer vers Akasha ou Steemit.
  • Et enfin pour trouver des clients, on quittera Upwork pour lui préférer Ethlance.

Plusieurs questions toutefois… qu’allons nous faire de ceux qui ont du mal avec le Web 1.0 ? Quelles nouvelles dépendances vont émerger ? Ce pari (basé largement sur Ethereum) est-il le bon ? Existe-t-il des équivalents francophones à toutes ces nouvelles solutions ?

Qu’en pensez vous ? Vers quoi allez vous migrer ?