Un apprentissage de 5 ans

2014-2019, ça y est! Cinq ans déjà depuis le jour où j’ai décidé de devenir entrepreneur indépendant. Alors que nous nous préparons à changer de décennie, et à plonger dans 2020, c’est une page de ma vie professionnelle qui se tourne, et sans doute le bon moment de faire le point: Après ces cinq dernières années, quels enseignements s’imposent pour bien aborder les cinq prochaines ? Quelques éléments de réflexion que je partage ici avec ceux qui sont tentés par l’aventure.

Du salariat à l’entrepreneuriat.

Le parcours de chaque entrepreneur est unique, évidemment. Les joies, les peines. Les bonnes et les mauvaises surprises. Les opportunités inespérées, et celles que l’on rate. Les relations de confiance et les trahisons. De quoi sans doute écrire un jour un roman !!!

  • Que retenir de mon petit parcours de « quadra » entrepreneur ?
  • Qu’est ce que j’ai vraiment appris en entreprenant ?
  • Existe-t-il des éléments d’expérience utiles à partager pour toutes celles et tous ceux qui se demandent si elles doivent franchir le pas vers une activité indépendante ?

Encore seul ?

Avant de créer, j’avais sollicité de nombreux avis de sages, de gourous et de « serial entrepreneurs« , et tous les avis convergeaient pour recommander de ne pas créer de structure seul:  » Pour durer, il faut s’entourer des bonnes personnes« , « c’est l’équipe qui fait la différence« , « il faut démarrer à 2 ou 3 »

Commencer à deux ? A trois ? A cinq ? Les avis divergent.

Finalement, j’ai démarré avec une structure unipersonnelle, tout en me laissant toute latitude qu’avec le temps elle évolue. Ce n’est pas faute d’avoir tenté des initiatives à plusieurs. Souvent, cela a été particulièrement enrichissant et cela a abouti à de très belles collaborations et partenariats.

Seul et très bien accompagné !

C’est sans doute ce qui résume le mieux ma situation cinq ans après la création de mon activité. La qualité des personnes qui m’entourent est évidemment décisive. Chaque réussite a été co-construite avec d’autres. Chaque avancée majeure, chaque nouveau service, chaque nouveau produit m’a permis d’apprendre au contact de mes partenaires. Ce sont aussi ces moments de co-création et de co-construction que j’ai le plus appréciés, et que je compte privilégier à l’avenir. Aujourd’hui, mon niveau de confiance envers les personnes qui m’entourent, a considérablement augmenté. C’est sans doute l’acquis essentiel de ces cinq années. J’ai appris à connaître et à découvrir les valeurs, les centres d’intérêt d’un grand nombre de personnes. Cela m’aide désormais à me positionner.

Autour de moi gravitent des talents incroyables !!! C’est ma grande chance.

Au départ, on se dit qu’être indépendant, c’est être à la fois rouge, bleu, vert et jaune, à la fois fourmi, araignée, abeille et papillon (pour faire référence au livre de Kattell Bosser, Blooming People), à la fois financier, juriste, comptable, vendeur et visionnaire. Et puis, avec le temps, on se rend compte que non, et que d’autres sont tellement meilleurs dans tellement de domaines que ce serait fou de ne pas leur faire confiance !

Quelques grosses déceptions, quand même

A plusieurs reprises, je me suis senti naïf par rapport au monde de l’entrepreneuriat, en pensant que la relation de confiance, la charte éthique, une clarté sur les valeurs, et quelques principes simples et le contrat psychologique suffisaient à faire en sorte que tout se passe bien. Je pensais avoir un peu de bouteille et ne plus être un « perdreau de l’année ». Le temps m’a démontré le contraire. Problèmes de paiements, désaccords, mauvaise foi, mensonges… on croise aussi parfois des personnes qui ne fonctionnent pas comme nous, ou qui ont une « philosophie » divergente de la nôtre. Cela n’en fait pas forcément de mauvais bougres dans l’absolu, mais cela rend la collaboration moins agréable, et en général, la vie fait que la collaboration parfois s’arrête.

« Le plus triste dans une trahison, c’est que cela ne vient jamais de vos ennemis« . « Déception = Espérance / Réalité« .

Ces difficultés et quelques déceptions m’ont permis d’apprendre beaucoup et de me développer personnellement.

Des opportunités passionnantes aussi

C’est la bonne nouvelle de ce bilan de mon quinquennat. Chemin faisant, des opportunités passent. La première n’est pas toujours la meilleure. Il faut faire des choix. J’ai dû en rater un certain nombre, mais j’en ai saisi quelques unes aussi. Avec le temps, j’apprends à ne pas toutes les traiter.

Mes moments inoubliables

Un des conseils que j’ai retenu lorsque j’ai effectué ma transition de « salarié » à « entrepreneur », c’est ne « raisonne pas en terme de job, raisonne en terme d’expérience ». Je me souviens même avoir rédigé ma bucket list des 10 expériences que je souhaite vivre avant d’être mort. Il parait que les cimetières sont remplis de personnes qui ont remis à plus tard leurs rêves.

Ce sont aussi et surtout ces moments inoubliables et rares que je souhaite garder à l’esprit, et partager avec vous. Evidemment ce n’a pas été exactement la même chose que ma bucket list, mais comment ne pas se réjouir d’avoir pu:

  • dîner avec le meilleur sommelier du monde dans la meilleure école hotelière du monde lors d’un concours de dégustation des meilleurs vins. (merci
  • croiser de près Miss Univers ! (plaisir des yeux :-))
  • discuter avec des champions olympiques de judo, d’escrime, de ski de bosses et de snowboard
  • survoler le Mont-Blanc en hélicopter
  • chercher des modèles économiques pour la permaculture
  • essayer la BMW i8 et la Tesla (model S, 3 et X)
  • organiser mon premier défilé de mode éthique et être invité à des défilés de mode
  • découvrir l’art japonais de plier le textile pour créer des vêtements sans chute de textile.
  • passer un dimanche dans le froid avec les personnes qui gèrent la réserve naturelle du haut jura.
  • écouter les pitchs d’un concours d’entrepreneuriat au féminin
  • organiser 2 fois un village des sciences localement
  • participer à la création de 3 associations, d’une fondation et voir de nombreuses start-ups se développer.
  • obtenir des interviews avec des personnalités que j’admire et qui m’inspire.
  • cotoyer et coacher des PDGs de Start-Ups et créateurs de PME incroyablement innovantes
  • co-créer un icosahédron pour les objectifs de développement durable, le mettre en creative commons et le voir faire le tour du monde.
  • proposer un business model canva bilingue et le mettre en open source.
  • être invité à parler publiquement des sujets qui me passionnent (l’innovation durable, les objectifs de développement durable, les fablabs, les objets connectés…)
  • rencontrer des talents incroyables le temps d’un hackathon ou d’un start up week end.
  • co-animer des ateliers ludique sur l’égalité femme homme pour des personnes venues des 4 coins du monde, et les voir initier un dialogue.
  • manger des pâtes pendant la saison des truffes à Turin ou des Pita au cochon à Thessaloniki
  • se réveiller à 6h pour une randonnée et voir la chaîne des Alpes depuis Crans-Montana.
  • co-rédiger des « innovations papers » et les voir acceptés et publiés.
  • voir une gamine de 10 ans se rouler par terre en pilotant un Sphero BB8.
  • revoir le marché de Noêl de l’Alexander Platz, à Berlin 20 ans après.
  • résumer Carol Dweck dans un pecha kucha de 5 minutes retransmis en 360 degrés dans un Facebook live !!!

Bref, je me dis que j’ai de la chance…. Tous ces moments-là, et les quelques autres que je vais garder bien secrètement pour moi, je me dois de les célébrer et de les apprécier à leur juste valeur.

Je « travaille pour moi » ! Vraiment ?

C’est comme cela que les anglosaxons en parlent, « working for yourself ». Ils se trompent. Je l’ai rapidement appris. Certes, je n’ai pas un chef direct pour m’approuver mes notes de frais, j’en ai plusieurs !!! Je ne travaille pas pour moi, je travaille pour mes clients, pour mes bénéficiaires. Dans mon type d’activité, trouver ses clients, c’est la clé. Au départ bien sûr, la tentation est forte de « se vendre soi », c’est d’ailleurs un peu gênant de parler de soi, et beaucoup plus confortables de parler des autres. Finalement, ce n’est pas très intéressant d’insister sur ses propres compétences (« mon bilan de softskills et de hardskills, parle pour moi, regardez comme je suis beau et fort« ) et sur son propre parcours (« Elle est pas belle ma carrière ? Ils sont pas beaux mes diplômes ?« ) et sur ses propres centres d’intérêts. C’est finalement assez logique, c’est notre zone de confiance. Nous savons que nous sommes forts sur ces sujets. Mais, le seul hic, c’est que le besoin des clients, ce n’est pas forcément (pour ne pas dire jamais) la même chose que nos compétences, ou nos centres d’intérêt. Il faut donc sortir légèrement de cette « zone de confort » pour trouver son marché.

Sortir de sa « zone de confort », sans sortir de sa « zone de compétences »

La nuance a son importance, et parfois cela ne tient qu’à un fil. Pour répondre au besoin du client, en voulant bien faire, il est tentant d’accepter assez facilement ses termes et conditions. « Disons d’abord oui au client et on trouvera ensuite un moyen de répondre aux « spécifications », quitte à déléguer ou outsourcer« .

La tentation de la distraction a toujours été forte pour moi.

Curieux de la prochaine rencontre, envie de découvrir la prochaine mission. J’ai dû parfois freiner un peu ! L’approche comporte des risques. Le principal risque, c’est de perdre la confiance du client, qui sait être prompt à nous rappeler qu’on ne peut pas être « bon dans tout ». Souvent à juste titre.

L’effort presales beaucoup plus conséquent que prévu

Chacun son ratio, chacun sait combien il doit consacrer à la prospection et à la vente, et combien consacrer à livrer ses mandats et ses missions. J’avais mes chiffres, et évidemment j’avais sous-estimé l’importance de la prospection et le coût d’acquisition des clients. C’est un classique, une des raisons de l’échec de nombreuses entreprises, qui ont pourtant de superbes compétences, services, produits ou solutions.

En quelques années, la vente s’est transformée, l’outil central (le téléphone) est devenu beaucoup moins accepté. Le social selling, les chatbots, les emojis, Snapchat, Instagram et le growth hacking sont arrivés. Il a fallu s’adapter chemin faisant.

La relation de confiance – le centre du réacteur pour nos métiers de service.

Dans nos métiers, sans confiance, la maîtrise n’est rien !

Une fois que l’on se trouve convié dans la bonne salle avec la bonne personne (en général le CEO et/ou le CFO), et que la relation de confiance est en place, alors tout se déroule comme prévu, je sais gérer !

Par contre, arriver dans cette salle avec la bonne personne, pour pouvoir initier le dialogue, c’est devenu beaucoup plus complexe. Un art, une science ! La force de la marque joue un gros rôle. La modification des relations B2B est en pleine transformation aussi. Le phygital est passé par là.

Lors de la dernière remise de diplôme du programme MRHC, le programme de MAS RH, dans lequel j’ai le plaisir d’intervenir, j’ai appris que cette relation de confiance, cette base éthique à partir de laquelle, on peut envisager de collaborer sereinement, et bien cela porte un nom, et qu’il s’agissait du contrat psychologique. Il est parfois mis à rude épreuve. A l’inverse, lorsque l’on a la chance d’avoir cette relation de confiance bien en place, la performance est au rendez vous.

Cette relation de confiance avec les clients, j’y crois, et c’est la base de toute mon activité. C’est ma base. C’est sur cela que je souhaite construire les cinq prochaines années.

Merci !

Comment finir ce petit post-bilan sans remercier toutes celles et tous ceux qui ont cru en moi. Parfois, je sais que ce n’était pas évident.

La réussite, je la mesure à la qualité des personnes qui m’entourent. Maintenant, vous le savez ! 😉

Je pense particulièrement à celles et ceux qui m’ont soutenu dans les moments difficiles, les traversées du désert (il y en a, cela fait partie du parcours), ou les moments de doute, de remise en question. La bonne question au bon moment. Le petit sourire. La petite tape sur l’épaule. Le petit mot de soutien, souvent discret. La petite attention. Cela n’a l’air de rien. Mais c’est grâce à cela que l’on persiste et que finalement cela décolle.

Merci donc à tous mes proches, à tous mes amis, à tous mes clients, à tous mes fournisseurs et à tous mes partenaires.

Chaque avis, chaque conseil, chaque mot de soutien m’ont permis d’aborder 2020-2025 avec sérénité, motivation et détermination.

En 2025, mon fils aura 20 ans, ma fille en aura 15, j’espère qu’ils auront envie d’entreprendre et d’innover et qu’ils auront la force de réaliser leurs rêves. Au delà d’eux, espérons surtout que ce sera toute une génération d’entrepreneurs éthiques et responsables qui va émerger pour s’attaquer aux challenges environnementaux et sociétaux qui se trouvent devant nous.

Joyeuses fêtes de fin d’année à toutes et à tous.

Yves.

Une aventure palpitante, une obsession pour l’innovation et un exemple de management.

  • Comment innover dans le secteur de la propreté et de l’environnement ?
  • Comment gérer les phases de croissance et le passage à l’échelle ?
  • Pourquoi les meilleures pratiques de management ont elles un effet sur la performance de l’organisation d’une PME ?
Christian Lange, CEO de Glutton, Manager de l'année dans Trends Manager.

De passage en Wallonie, dans la région de Namur, pour visiter l’usine ultra moderne de la société Glutton®, j’ai pu découvrir l’ambiance d’équipe de toute l’équipe de cette entreprise innovante dans le secteur du nettoyage, de la propreté et de la sécurité dans les hyper-centres urbains.

Cette visite m’a permis de découvrir le lieu bien sûr, mais surtout les méthodes de management, la vision et les valeurs de cette entreprise, basée à Andenne, située entre Bruxelles, Charleroi et Liège.

Parmi les atouts de Glutton, j’ai pu apprécier la modernité de l’architecture, l’originalité de l’architecture intérieure, le bon usage des écrans digitaux et aussi l’existence de la salle de détente.

Architecture intérieure des espaces de travail

Toutes les fonctions de l’entreprise cohabitent sur le site (R&D, Achats, Production, Test, Administration, Commercial et Marketing, Finance). C’est une des raisons du succès et de la rapide croissance de Glutton.

Visite de l’usine

J’ai eu le plaisir de rencontrer toute l’équipe et d’être accueilli chaleureusement par le fondateur et de CEO de Glutton®, Monsieur Christian Lange, qui a pu partager avec moi la genèse de l’entreprise, les valeurs qu’il a instauré, les rencontres régulières entre employés, et les succès commerciaux à répétition.

Nous avons pu échanger sur les meilleures méthodes commerciales pour lancer leur nouveau produit à moteur électrique: la balayeuse de voirie 100% électrique, le Glutton Zen, et sur l’organisation de l’entreprise centrée sur le client.

Monsieur Christian Lange participe au prestigieux concours du manager de l’année. Il fait partie des 10 sélectionnés, en très bonne compagnie, j’ai voté pour lui, et je vous invite également à le soutenir sur le site www.managerdelannee.be avant le premier décembre 2019.

Pour tout savoir sur Glutton®.

Les moments forts des « open living lab days 2019 » à Thessalonique.

Arrivée matinale. Passage devant la Tour emblématique de la ville. Ici, c’est la Macédoine !
La découpe laser a tourné à plein régime, pour illustrer nos modes de transport en triangle pour co-créer des solutions de mobilité urbaine dans les centres villes pour l’expérience du « Last mile » de demain.
Métamorphose de la table de ma chambre en « fablab éphémère »: carte, ficelle, scotch, et bien sûr Icosahedrons, qui ne me quittent plus.
Une version collector de notre Icosahedron
Avant d’animer l’atelier sur le « futur de la mobilité des centres urbains » pour de vrai, on le teste avec nos amis des francophonies Living Lab.
Restaurants, bar, terrasse, c’est dehors que cela se passe à Thessalonique !

Notre papier de recherche, co-rédigé avec Isis Gouédard, a été sélectionné, notre présentation a permis de proposer à notre audience de considérer que l’on peut être sérieux tout en utilisant les mécanismes des jeux.

Collaborer, mythe ou réalité ?

Peut on collaborer sur tout ? Oui, on peut collaborer sur tout, mais pas avec n’importe qui (clin d’oeil évidemment à Coluche, on a les références qu’on peut).

De pair à pair ? Ok, mais pas avec toi !

Tout le monde parle de l’économie collaborative au niveau « macro », c’est certain, cela va être un carton, oui mais personne ne nous a vraiment bien expliqué comment collaborer au niveau « micro ».

A l’heure où l’on voit bien que nous allons devoir collaborer de plus en plus plutôt que d’entrer en compétition systématique, où l’on se rend compte que les modèles économiques qui reposaient sur une asymétrie de l’information, ou un accès privilégié aux ressources naturelles, doivent se réinventer, et où intelligence artificielle, blockchain, automatisme et objets connectés prennent une place grandissante dans notre vie, comment faire pour bien s’entourer ? Avec qui allons-nous être compatible, complémentaire et avec qui allons nous avoir envie et plaisir à collaborer ?

Qui es-tu bel(le) inconnu(e) ? Es-tu compatible et complémentaire avec moi ?

Jusqu’à présent, il était clairement établi que l’on ne choisissait pas les personnes avec qui on travaille, ni son chef, ni ses collègues, ni ses clients. Il faut faire avec. Mais, cela, c’était avant !

Désormais, nous tendons vers une société où nous serons toutes et tous, à la fois plus indépendants, plus résilients, mais vraisemblablement moins fidèles à nos employeurs, car moins fidélisés.

Dès lors, trouver les bons associés, les bons amis, les bons partenaires devient encore plus important.

Comment faire pour trouver les bons et les garder ?

Comment les chercher, comment les trouver, comment se mettre d’accord et comment durer ensemble pour former une belle équipe d’associés.

Vaste question, large débat.

Les modèles d’association et autre pacte d’actionnaire existent depuis bien longtemps, mais ce n’est pas de cela dont il s’agit.

Pour que l’économie soit collaborative, il faut trouver les bonnes personnes avec qui on peut collaborer.

Ce n’est pas uniquement une question de proximité. Ce n’est pas uniquement la fréquentation d’un même lieu qui va tout faire et qui va permettre la collaboration. Les lieux, aussi agréables soient-ils, ont par ailleurs aussi des hauts et des bas, voir ce qui arrive à WeWork. Nous pensions qu’ils allaient manger tout cru tous les espaces sympas de coworking, il y a quelques mois, et les voilà en difficulté.

Alors les réseaux sociaux peut-être? Le monde virtuel créateur de lien. Et bien, non. N’importe qui contacte n’importe qui d’autre pour tout un tas de mauvaise raisons, notamment pour leur vendre ce qu’ils n’ont pas vraiment demandé. Il suffit de payer un peu pour pouvoir envoyer un message direct à quasiment n’importe quelle personne cible dans LinkedIN. Sans présentation, sans intermédiaire, sans briser la glace, sans même devoir prendre un café !!!

C’est sans doute beaucoup plus subtile que cela. Trouver les bonnes personnes (de préférence) avant de s’associer, c’est en fait un travail de longue aleine. C’est de plus en plus complexe et multi-dimensions et c’est précisemment pour cela que cela devient intéressant.

Etre 100% nomade et sans attache alors ? Et bien, non plus. Voir les mésaventures de The Shared Brain, uberisateur uberisé ? pourtant super prometteur à leurs débuts.

Il doit bien y a quelques pistes intéressantes pour ne pas se tromper. Je pense notamment à The Slicing Pie pour proposer une méthode fair et équitable pour s’associer.

Ah oui, en plus de trouver les bonnes personnes, il faut aussi que le modèle collaboratif (contribution & rétribution) soit équitable, sinon, personne n’a envie d’être le dindon de la farce. Ensuite il faut se mettre d’accord sur les rôles, les responsabilités. Après cela ne fonctionne quasiment jamais comme prévu…

Bref, tout cela pour dire que je n’ai pas encore trouvé la solution. En design thinking, j’ai appris que ce n’est pas grave, et que l’essentiel, c’est de passer plus de temps dans la phase d’empathie. Finalement, cette phase d’empathie est plutôt agréable, voire carrément très agréable.

On rencontre des personnes toutes plus intéressantes les unes que les autres. C’est en tout cas ce qui m’arrive en 2019, et c’est super agréable !

Notamment en cette période de rentrée avec notamment notre petit groupe de réflection sur les communautés d’intérêt, et de valeurs, la mise en place de la SBA Suisse, l’organisation du Global Goals Jam à Genève, le déplacement à Thessalonique pour les Open Living Lab Days, l’initiative Isynnov, le Living Lab de Mobilité Douce SnailMobLab, le hackaton, le défilé de mode éthique et responsable, la célébration du bicentenaire de l’ESCP à Genève, et tous nos petits groupes de travail secrets. Bref, un belle liste d’expériences magnifiques et de rencontres inspirantes. Pourvu que cela dure !

Et si le bon modèle, c’était chacun chez soi et on se rencontre quand on en a besoin ?

Tous indépendants ? tous autonomes ? tous interdépendants ? C’est probablement ce vers quoi nous nous dirigeons dans notre merveilleux monde des MeetUps, des start-ups, des scale-ups et des entrepreneurs (« wannabe », « dontwannabe » et « nottoosureyet » entrepreneurs).

Des associations de petits groupes à géométrie variable, le temps d’un projet qui se passe bien. Sans doute pas plus. Nous nous dirigerions donc vraisemblablement vers de nouvelles formes de collaboration. Finies les réunions inutiles et interminables (tant mieux), et découvrons ces milles endroits où nous allons réinventer le monde !

Une mauvaise expérience ? Arrêtons tout de suite et plus jamais cela.

Un ego surdimensionné, un mauvais payeur, un incompétent ? Aujourd’hui cela se sait très vite. Savoir qui éviter, c’est devenu aussi très important.

Evidemment que lorsque l’on croise quelqu’un et que cela se passe mal, on a désormais beaucoup plus de latitude pour ne plus jamais perdre de temps avec cette personne. (évidemment cela ne vaut que si ce n’est pas votre chef ou votre client principal), mais disons à minimum que nous pouvons chercher plus facilement des alternatives.

Une bonne expérience ? Cela donne envie de recommencer et d’aller plus loin dans la collaboration.

Alors que retenir de tout cela ? Faisons quelques hypothèses prospectives.

  • Peut-être que les nouvelles formes de gouvernance, plus horizontales, moins centralisées, plus participatives, plus simples, vont elles-aussi se développer et trouver leurs places. A condition que cela n’empêche pas d’avancer. N’a t-on pas trop entendu l’adage : « Tout seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin. » Peut-être mais cela dépend aussi avec qui ? Aucune envie d’aller plus loin plus longtemps avec des personnes qui ne sont même pas drôles !!! C’est un peu comme choisir avec qui on va passer nos prochaines vacances. Vaut mieux bien s’entendre.
  • Peut-être que les communautés de valeur et d’intérêt vont se faire et se défaire plus rapidement, au fur et à mesure que l’on clarifie les visions que l’on croyait partagées, et que l’on explicite les divergences émergentes.
  • Peut-être aussi que les espaces d’innovation vont se remplir et se vider encore plus rapidement que ce que nous pensions.

Avant, nous travaillons pour un employeur toute sa vie, et on travaillait avec les mêmes collègues toute sa vie. Il fallait faire avec les bons et les moins bons ! Je ne sais pas si c’était la panacée, mais c’était en tout cas relativement stable et prévisible. Nous avions le temps de les évaluer, de es apprivoiser, de créer la relation de confiance et de trouver nos affinités dans le temps long.

Aujourd’hui, et sans doute encore plus demain, nous devons nous préparer à collaborer avec beaucoup plus de personnes différentes dans des temps beaucoup plus courts.

Alors comment choisir, comment filtrer, comment sélectionner ?

Les hard-skills ? CEO/CFO/CTO… ? Mouais. C’est bien mais cela ne suffit pas pour constituer une équipe de rock-stars. Cela implique que nous devons déveloper nos aptitudes de flexibilité et notre capacité à accorder sa confiance et à tolérer l’autre beaucoup plus vite, voire instantanément et a priori.

Là encore, pas certain que nous y soyons toutes et tous bien préparés.

Existe-t-il des canaux, des formations, des livres pour ne pas se tromper, pour faire les bons choix ? Plus important que du recrutement, plus important que de la prospection commerciale. Comment trouver l’oiseau rare, en qui avoir confiance ?

Et toi, quel est ton pipeline d’associés potentiels ?

Si choisir ses associés, c’est au moins aussi important que trouver son prochain client, comment mettre en place une veille active pour faire appel aux bonnes personnes au bon moment ?

Je rêve de trouver celles et ceux qui me font avancer, qui me font aller plus loin, et que je peux aider et soutenir. Et vous, comment vous y arrivez comment ? 🙂

Encore un hackaton, encore un week-end pour rien ?

Sur un jour, sur 6 semaines ou sur un week-end. Dans un lieu sympa, par vidéoconférence ou dans une friche à réinventer. Le hackaton à toutes les sauces, est devenu un format populaire pour faire émerger toute sorte d’innovation.

  • Que se passe-t-il le jour d’après ?
  • L’équipe était super sympa, mais nous reverrons nous ?
  • Que deviendra cette belle idée que nous avions co-créé ?

Viens ça a l’air sympa !

Si le hackaton a de nombreux avantages, permet souvent de faire de belles rencontres, de brainstormer avec beaucoup de liberté et utilise à merveille toutes les ficelles des motivations des volontaires, certains détracteurs des hackatons posent des vraies questions sur sa réelle utilité, en dehors de son contexte initial technologique (un hackaton avec des développeurs, des designers a été un format qui a fonctionné dans de nombreux contextes, notamment de développement logiciel).

Alors que penser de ce format ? Quelle est la promesse faite aux participants ? Est-elle tenue ? Faut-il le recommender aux entreprises qui souhaitent innover, quelque soit leur secteur ? Est-ce vraiment la solution en or à tous les problèmes ?

En bon praticien de l’innovation ouverte, je me suis dit que la meilleure façon de me faire ma propre idée, c’est de participer ! Un peu comme la fameuse phrase du Baron de Coubertin. 🙂

Pour avoir participé à de nombreux évènements, en tant que simple participant, coach, mentor, jury ou autre expert, lorsque ces évènements se déclarent être des hackatons (The Port, Open Geneva, Sustainable Fashion Hackaton, Made in ESCP, StartUp Week end…), je me pose les questions suivantes :

  • Qu’est ce qui fonctionne vraiment ? Quels sont les pièges à éviter ?
  • Est-ce par définition une expérience éphémère sans lendemain ?
  • Est-ce le début de grands projets ?

Format génial ou arnaque masquée ? Qu’est ce qui fonctionne vraiment ?

Les hackatons laissent généralement de la place à la rencontre, à des jeux pour briser la glace, et des temps de networking dans une super ambiance. Et cela, ce n’est pas rien. Ce moment est toujours apprécié et me semble incontournable. On discute, c’est sympa, on boit un verre, on rencontre de nouvelles personnes, c’est mieux que de rester à la maison devant la télé. Soit. Mais est-ce que tout cela en vaut vraiment la chandelle ? Est-ce un bon usage de mon temps et de mes compétences ? Combien vaut mon samedi ? Combien vaut ton dimanche ?

Une fois qu’on a participé au hackaton pour les pauvres, à celui pour sauver la planète, à l’autre pour le climat, une fois que l’on a passé son dimanche sur un hackaton blockchain ou intelligence artificielle, qu’est-ce que cela a changé dans notre vie ? Qu’y a t-il à y chercher ou à y trouver ?

Quels sont les pièges à éviter pour les organisateurs ?

C’est un peu comme dans les dîners, si on a de a chance, on tombe sur une table sympa, et on passe une super soirée. Pour un hackaton, parfois on ne connait personne ou quasiment personne, et on est donc pas du tout sûr de bien s’entendre. Plusieurs équipes « explosent en vol » rapidement. Des membres d’équipe changent d’équipe ou de projet, voire rentrent chez eux.

Dans certains hackatons, on revendique que la composition des équipes est une science et n’est pas laissé au hasard. On pourra par exemple, s’assurer d’avoir des personnes d’horizon différent, des novices et des habitués, des développeurs/codeurs, et des personnes plus « business ». Dans d’autres hackaton, on se contente de présenter un projet ou un challenge, et sur le simple « pitch », après de brefs échanges, les participants choisissent de rejoindre l’équipe qui les a le plus inspiré.

Est-ce par définition une expérience éphémère ?

Bien qu’à chaque fois, on y rencontre des talents motivés, des personalités inspirantes et des compétences intéressantes, même si à chaque fois, on découvre des envies de projets et des ambitions de création de business, ce n’est tout de même pas facile de transformer l’essai et de faire durer le projet au delà de la durée du hackaton. En général, les personnes rentrent chez elles, elles y ont consacré un week end ou un samedi, et c’est déjà pas mal. Ensuite, nous avons tous d’autres priorités, d’autres chats à fouetter, et le suivi n’est pas évident. Est-ce au dépend des idées et des projets ?

Ton samedi pour un coca, ton dimanche pour une soupe bio !

Finalement, toute cette énergie positive, toute cette motivation intrinsèque de personnes désintéressées, ne sont-elles pas gachées par le mythe d’un hackaton utile, qui ne serait finalement qu’un week-end perdu sans intérêt pour exploiter les bonnes âmes, un peu naïve ? Quel est le véritable retour sur investissement de tout ce temps homme et de tout ce temps femme investi ? On peut se poser la question. Alors, que faut il proposer ? Après les cafés, les bières ou les soupes bio, après la jolie photo de groupe, quel est le plan d’action ? A quoi tout cela mène ?

Est-ce le début d’un grand projet ? Faut-il une suite au hackaton ?

Si on veut se donner plus de chances de succès, si on veut que la belle aventure continue après ce week end mémorable, que faut-il mettre en place ?

  • Un accompagnement plus long, de type « accélérateur » sur plusieurs semaines voire plusieurs mois ?
  • De l’argent pour les équipes performantes pour entretenir la flamme ?
  • Un suivi, avec des coachs, des mentors, des ajouts à l’équipe pour qu’elle dure plus longtemps…

Ne sommes nous finalement pas arrivés au bout d’un modèle qui a certes permis de générer plein d’idées mais qui a aussi trouvé ces limites pour les réaliser dans des projets structurés, financés et réalistes ?

Qu’en pensez vous ?

Global Goals Jam arrive à Genève

Vous êtes intéressés par le Design Thinking ? Vous aimez jouer et faire des découvertes de manière ludique? Vous souhaitez vous mobiliser pour les Objectifs du Développement Durable de l’ONU (ODDs / SDGs) et améliorer la vie quotidienne des Genevois en imaginant des solutions concrètes pour Genève 2030 ?

Rejoignez-nous pour l’évènement Global Goals Jam à Genève! https://lnkd.in/gaB47s4 .

Le Global Goal Jam est une initiative lancée par United Nations Development Programme et Digital Society School qui a pour but de designer des solutions réalistes et pratiques localement pour progresser vers ces objectifs. Il a lieu simultanément dans plusieurs villes du monde le week-end du 20 au 22 septembre 2019.

Nous participons aussi à l’action #act4SDGshttps://www.act4sdgs.org/partner/isynnov

IsYnnov (Isis Gouédard et Yves Zieba), en partenariat avec Adélaïde Charrière, a le plaisir d’être l’organisateur de cet évènement à Genève. Il aura lieu le 21 septembre 2019 à l’espace de Concertation 3DD mis à disposition par l’Etat de Genève et sera également soutenu localement par LemonAid+ & ChariTea. #unitednations#play#innovation#collectiveintelligence#designthinking#act4sdgs#globalgoalsJam#sdg

Plusieurs communautés de valeurs et d’intérêts pour s’attaquer aux grands enjeux environnementaux de notre époque.

A l’occasion de la parution de cet interview par Le Dauphiné, j’en profite pour vous tenir informés de l’avancement des différents projets de création de communautés thématiques et des différentes initiatives qui se développent rapidement dans notre région.

Sauver la planète, ok mais comment s’y prendre ?

Tout d’abord, merci au Dauphiné pour ce portrait, et pour sa parution le 25 Juillet 2019. Très apprécié.

Comme indiqué dans l’article, nous développons plusieurs marques, plusieurs initiatives concrêtes, plusieurs labs et plusieurs communautés autour des sujets suivants et des centres d’intérêt qui ont du sens, en ces temps de changement climatique:

  • Hack Your Style pour favoriser le développement de la mode éthique, consciente et durable. L’article évoque notamment notre dernier défilé en plein air.
  • Syntezia pour le développement des méthodes et des technologies de l’éducation, de l’apprentissage, et pour la dissémination des initiatives de qualité de la vie et d’intelligence collective autour des objectifs de développement durable.
  • SnailMob Lab avec Isis Gouédard et Isynnov pour le développement d’ateliers ludifiés permettant l’émergence de plans d’action et de services liés au futur de la mobilité douce, notamment pour les zones d’hypercentre et pour les zones péri-urbaines. Les prochains rendez vous se dérouleront à Thessalonique et à Genève.
  • AgileNetup pour les écosystèmes émergents (objets connectés, fablabs, wearables, transformation digitale)
  • La conception universelle qui apporte des solutions concrêtes et rapides pour mettre en place un leadership inclusif, qui favorise la créativité et l’innovation.
  • AgileNetup Gaming pour l’acquisition des compétences futures et la découverte des métiers liés à l’intelligence artificielle, la réalité augmentée, réalité mixte, réalité virtuelle, ateliers de robotique, de cobotique, de création de jeux vidéos et d’initiation à la conception 3D.
Récent atelier d’intelligence collective d’IsYnnov sur les sujets de mobilité et d’égalité femme-homme.

D’autres initiatives associatives liées aux énergies durables, à l’hydrogène vert, aux communautés de tiers lieux, de consomm’acteurs, de makers/diy/fablabs et de beta-testeurs.

Nous préparons également des rassemblements de parties prenantes actives dans la mise en oeuvre de solutions innovantes liées à la ville et au bâtiment intelligent, solutions qui se mettent également en place depuis plusieurs mois. Nous aurons prochainement des nouvelles sur ces sujets.

Interview du Dauphiné Libéré. Crédits photo: Cathy Falquet. La plume ébouriffée.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous appeler au 0041795611054 ou à me contacter par email: yves.zieba@syntezia.com.

Les objets connectés

Gadgets ou progrès ?

De quoi parle-t-on ? Qui les utilise ? Pour quoi faire ?

Dans le cadre du cycle de conférences publiques sur la transition numérique, pour animer la Stratégie Transition Numérique 2018-2022, du Grand Annecy Agglomération, nous aurons l’occasion d’échanger sur ces sujets de manières interactives, en découvrant de nombreux exemples d’objets connectés, en comprenant pourquoi certains sont des succès commerciaux, et d’autres pas.

Nous aurons également l’occasion de comprendre ensemble les enjeux principaux de cet écosystème émergent.

Pourquoi un tel buzz ? Quelles sont les opportunités à saisir ? Quels sont les points de vigilance à garder à l’esprit ?

Comment faire les bons choix pour son quotidien ? Les objets connectés peuvent-ils nous aider à devenir des consommateurs plus responsables ? Comment ces objets nous aident à modifier nos comportements et à changer nos habitudes ?

Devenir de meilleurs consommateurs ?

Comment savoir si tel ou tel objet a un intérêt ?

Comment éviter les gadgets inutiles ou superflus (voire ridicules) ?

Quels les liens pouvons nous établir entre objets connectés et le « smart building » ou la « smart city » ?

Le Smart Building, concrètement pour mon quotidien, cela veut dire quoi ?

Vous pouvez d’ores et déjà retrouver le « Teaser » de cette soirée qui se déroulera le 21 Mai 2019 dès 20h à Annecy, et découvrir le programme en cliquant sur ce lien.

Lancement de communautés d’intérêt

Après avoir présidé le conseil d’administration de l’association Pangloss, et en avoir assuré la gouvernance, le développement et la pérenisation, c’est une nouvelle page qui se tourne. En effet, depuis les premières discussions en 2013, puis la création en novembre 2014 de la structure porteuse associative, nous avons métamorphosé un espace vide pour en faire un espace d’innovation ouverte doté d’un fablab écologique et d’un espace d’hyper-créativité regroupé en un seul site, sur deux étages, et avec 4 salles.

Avec les différentes personnes qui se sont succédées au sein de notre conseil d’administration, nous sommes parvenus à en assurer la pérénité pour de nombreuses années.

Le fablab et le coworking, ça c’est fait !

L’objet de la structure porteuse est atteint, les caisses sont bien pleines, le lieu est équipé et opérationnel pour les hobbyistes, retraités ou étudiants, qui souhaitent s’en servir.

C’est désormais le bon moment pour co-construire une activité économique locale et créatrice d’emplois en gardant à l’esprit tous les bons aspects de cette initiative, notamment la bonne humeur, l’envie d’apprendre et l’enthousiasme des rencontres avec de nouvelles personnes.

Quelles sont les recettes secrètes du succès ?

Alors que la plupart des structures similaires n’existent plus deux ou trois ans après avoir été créées, pourquoi notre association a-t-elle connu un tel succès ?

Les raisons derrière le succès sont nombreuses et variées. Parmi celles que je garde à l’esprit:

– notre ancrage local: nous avons choisi de rester à notre premier endroit pendant toutes ces années.

– l’équipe formée avant de bouger ensemble dans un nouvel espace. Inévitablement, les personnes vont et viennent dans ce genre d’espace (environ 30% à 40% se renouvellent d’année en année).

– notre centrage sur l’humain: quatre des huit membres fondateurs ont suivi le même cours au même moment sur l’innovation centrée sur l’humain (d‘IDEO).

– l’utilisation de la « pensée design » ou du design thinking: une semaine à peine, après avoir obtenu les clés de notre premier espace vide, nous avons décidé d’organiser un premier atelier de design thinking, ce qui nous a permis notamment de définir des personas et de partager un souhait commun de garder l’espace le plus modulaire possible.

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– la concentration de nos efforts sur un seul évènement principal par an, plutôt qu’une multitude d’évènements à faible audience. Grâce à ce choix, nous avons pu avoir un véritable succès avec l’organisation des deux dernières éditions de la fête de la science 2017, 2018, avec un programme complet de conférences, d’ateliers, d’animations et de stands, sur un seul jour (avec 1600 visiteurs participants, 28 référrents scientifiques mobilisés et l’aide très précieuse de nombreux bénévoles).

Quelles sont les leçons apprises de cet « objet éphémère » qu’était Pangloss ?

Il est désormais évident que la structure porteuse était nécessaire pour interfacer avec des acteurs publics et trouver un espace à bon marché pour démarrer, elle a aussi aidé à opérer et gérer le site.

L’espace a servi de catalyseur et de point de rencontre pour de nombreux apéros, petit-déjeuners, speed dating entrepreneur et paritaire, project party, panels ou autre « lunch de Noël ». La qualité de la relation à l’autre est au coeur du succès.

Des coopérations et des collaborations sont nées dans ce lieu d’ante-création d’entreprises, certaines se péreinisent et se développent vers des activités économiques, des signatures de contrats et de partenariats fructueux.

Ouvert à tous, comment cela fonctionne ?

Avec un espace ouvert à tous par définition, des affinités se créent au fil des rencontres, des parcours se croisent, et plusieurs personnes choisissent de s’associer le temps d’un projet ou d’un évènement pour voir ce qu’ils peuvent co-construire.

Cet « esprit entrepreneurial » et cette « capacité à collaborer très rapidement » en assemblant les bonnes compétences est devenu un véritable savoir-faire, que nous ne connaissions sans doute pas avant l’émergence de ces espaces d’innovation ouverte, tellement plus collaboratifs. C’est probablement ce que nous envient le plus les entreprises confrontées à une certaine morosité et une difficulté à se réinventer. C’est aussi pour cela qu’elles nous contactent.

Quelles sont les prochaines étapes pour cet objet éphémère ?

Difficile d’imaginer ce que cet objet éphémère va devenir. Certains projets vont probablement ne jamais trouver d’applications commerciales ou de modèles économiques, et resteront de simples gadgets inutiles. D’autres deviendront peut-être un jour viables ou se modifieront dans le temps pour se réorienter.

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L’émergence de nouvelles communautés passionnantes et apprenantes

Ce qui semble par contre acquis, c’est l’émergence de plusieurs « communautés d’intérêt, de pratiques et de valeurs ».

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Si les projets non-viables vont mourrir d’eux mêmes rapidement par la dure loi du marché, les initiatives plus prometteuses se structurent déjà sous la forme de communautés et d’écosystèmes, et vont muter vers différents types d’organisations (SA, SàrL bien sûr, mais aussi dans certains cas, des modèles de l’ESS, associations, SCOP, SCIC, fondations).

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Quelles sont les communautés qui ont le plus de chances de réussir ?

Les communautés qui mettent toutes les chances de leur coté ont trouvé leur raison d’être commune, leurs valeurs professionnelles communes. Elles ont trouvé leur vision, leur mission, leur proposition de valeur et leur positionnement stratégique, et elles ont en leur sein, des membres d’une équipe qui comprend ce que veut dire la co-construction et l’économie collaborative.

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C’est ce en quoi je crois le plus. Après avoir pris de la distance et de la hauteur par rapport à Pangloss, je me consacre désormais à 100% à la création et au développement de ces communautés d’intérêt, et de ces communautés de valeurs, regroupant des talents de plusieurs lieux d’innovation différents, qu’une communauté de valeurs, de pratiques et d’affinités ont rapproché.

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Voici celles dans lesquelles je vais m’investir en priorité :

– la transmission des savoirs et les technologies de l’éducation (Syntezia, VR / AR / Mixed Reality, MOOC, Robotique éducative, Gaming, Visualisation et création 3D, Intelligence Artificielle)

– le smart building, (BIM, Smart énergie, smart offce), la transformation des bâtiments existants, la conception universelle et la smart city.

– la transformation digitale et l’industrie 4.0 (AgileNetup, IIoT, objets connectés, Fablab, innovation ouverte, « wearables »)

– la mode éthique et durable et une nouvelle philosophie du luxe, qui protège l’environnement (Hack Your Style)

– la mobilité douce, la qualité de vie et les services autour de la mobilité (surprise, « coming soon » et ça va dépoter !…)

Ces nouvelles communautés ont pour point commun de se construire et se développer sur des valeurs de tolérance, d’ouverture, de mixité et de sincérité.

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Pour plus d’informations sur le lancement de nos communautés d’intérêt et de valeurs, vous pouvez suivre:

Sur Twitter: @syntezia, @hackyourstyle, @agilenetup

Sur LinkedIN: Syntezia, HackYourStyle, AgileNetup

Ou tout simplement nous contacter pour toute question.

La plateforme technologique du grand Genève

Merci au Dauphiné pour cet article sur notre plateforme technologique, et sur la possibilité de co-designer de nouveaux projets grâce à elle.

L’occasion de faire un retour sur les 3 dernières années d’activité de notre association, de nos principaux succès (la Fête de la Science, le bootcamp entrepreneurial, des cours de design thinking ou de découpe/gravure laser, nos campagnes de financement participatif, nos activités de création de jeux vidéos ou les initiations à la robotique), de nos différentes étapes vers la croissance, en utilisant les principes de l’innovation ouverte et aussi et surtout de remercier toute l’équipe qui a contribué à ce beau parcours collectif.

L’occasion aussi de faire un peu de prospective et d’inventer ensemble, en utilisant l’intelligence collective de notre groupe, comment nous allons faire émerger de nouveaux écosystèmes innovantes, en capitalisant sur les parcours de chacun et la combinaison de compétences pour aller vers de nouveaux succès.

Dauphine