Les FabLabs : Levier discret mais puissant de la réindustrialisation européenne
Alors que l’Europe cherche à regagner sa souveraineté industrielle et à décarboner son économie, une révolution silencieuse s’opère dans des ateliers partagés : les FabLabs (Laboratoires de fabrication).
Longtemps perçus comme des repaires de « geeks » ou de bricoleurs du dimanche, ces espaces sont devenus les maillons essentiels d’une nouvelle architecture industrielle plus agile, locale et durable.
1. De l’idée au prototype : Accélérer l’innovation
Le principal frein à la réindustrialisation est souvent le coût d’entrée de la R&D. Les FabLabs brisent cette barrière en offrant un accès démocratisé à des outils de pointe :
Impression 3D haute précision
Découpe laser et fraiseuses CNC
Stations de prototypage électronique
En permettant aux ingénieurs, designers et entrepreneurs de tester des concepts en quelques heures plutôt qu’en quelques semaines, les FabLabs réduisent drastiquement le « time-to-market ». C’est ici que naissent les pépites de la DeepTech européenne.
2. Relocaliser grâce à la fabrication distribuée
Le modèle industriel classique repose sur de gigantesques usines centralisées et des chaînes logistiques mondiales fragiles. Les FabLabs proposent un changement de paradigme : la production distribuée.
L’idée est simple : « Envoyer les données, pas les objets ». Un produit conçu à Berlin peut être fabriqué localement à Lyon ou Varsovie dans un FabLab, limitant ainsi l’empreinte carbone liée au transport et renforçant la résilience des territoires.
3. Un vivier de compétences pour l’industrie 4.0
La réindustrialisation ne se fera pas sans talents. Les FabLabs jouent un rôle crucial dans la formation continue et l’acculturation aux outils numériques.
Apprentissage par l’action (Learning by doing) : On y apprend à piloter des machines complexes de manière intuitive.
Hybridation des profils : Ils favorisent la rencontre entre l’artisanat traditionnel et la fabrication numérique.
Attractivité : Ils redonnent une image moderne et créative aux métiers de l’industrie auprès des jeunes générations.
4. L’économie circulaire comme moteur
La réindustrialisation européenne doit être verte. Les FabLabs sont des champions de l’économie circulaire via :
La réparation : Grâce à la fabrication de pièces détachées introuvables.
L’upcycling : Transformer des déchets industriels en nouveaux produits grâce au design paramétrique.
L’Open Source : Partager les plans de machines ou d’objets pour éviter de réinventer la roue et optimiser les ressources.
L’avis de l’expert : « Le FabLab n’a pas vocation à remplacer l’usine, mais à en être l’antichambre et le partenaire agile. C’est là que l’on teste l’industrie de demain : plus petite, plus propre et plus proche des citoyens. »
Conclusion : Un enjeu politique et économique
Pour que l’Europe réussisse sa mutation, les FabLabs doivent être intégrés aux politiques publiques de développement industriel. Ils ne sont plus de simples tiers-lieux culturels, mais de véritables infrastructures productives de proximité.
En soutenant ces réseaux, l’Union Européenne investit dans une souveraineté technologique qui part de la base : celle des créateurs et des faiseurs.
Quand l’intelligence artificielle devient un levier de transition écologique
L’intelligence artificielle s’impose aujourd’hui comme un levier majeur pour accélérer la transition écologique, à condition d’être pensée de manière responsable et frugale. Entre promesses de performance et risques d’explosion de l’empreinte carbone numérique, la question n’est plus de savoir si l’IA va transformer les greentechs, mais comment.
De quoi parle-t-on : IA, GreenTech et Green AI
La GreenTech regroupe l’ensemble des technologies qui visent à réduire l’impact environnemental, optimiser l’usage des ressources et accompagner la transition vers une économie bas carbone. L’IA, elle, permet d’analyser des volumes massifs de données, d’identifier des patterns invisibles à l’œil humain et d’optimiser en continu des systèmes complexes (réseaux énergétiques, mobilité, production industrielle, gestion de l’eau, etc.).
On parle de plus en plus de Green AI pour désigner deux mouvements complémentaires :
Une IA au service de l’environnement : réduire les consommations d’énergie, optimiser les réseaux, préserver la biodiversité, améliorer la planification territoriale.
Une IA conçue de manière sobre : modèles plus légers, infrastructures moins énergivores, référentiels pour mesurer et réduire l’empreinte carbone des usages IA.
En France, un premier Référentiel général pour une IA frugale a d’ailleurs été publié avec l’Afnor pour donner des repères concrets aux organisations qui souhaitent aligner IA et durabilité.
Des cas d’usage concrets de l’IA dans les Greentechs
L’IA n’est plus un sujet théorique : elle est déjà à l’œuvre dans de nombreux projets au service de la transition écologique.
1. Énergie : smart grids et sobriété numérique
Dans le secteur de l’énergie, l’IA permet de piloter des réseaux électriques plus intelligents (smart grids) afin de mieux intégrer les énergies renouvelables et de réduire les pertes. Des algorithmes analysent en temps réel la production, la consommation et les prévisions météo pour ajuster la demande, stocker ou décharger l’énergie au bon moment.
Du côté des industriels, des solutions basées sur l’IA permettent d’identifier des gisements d’économies d’énergie significatifs, parfois jusqu’à 15 à 20% en moins d’un an, en optimisant les process et en détectant les dérives de consommation. En parallèle, la Green IT développe des algorithmes de sobriété numérique pour réduire l’empreinte carbone des infrastructures qui hébergent ces modèles d’IA eux‑mêmes.
2. Villes et territoires : données, mobilité et aménagement
Les territoires utilisent de plus en plus l’IA pour comprendre et orienter leurs politiques publiques : mobilité, occupation des sols, services urbains, résilience climatique. Des modèles analysent par exemple les flux de déplacements, la répartition des espèces, ou encore l’évolution de l’urbanisation afin de guider les décisions en matière de transport, de préservation des espaces naturels ou d’adaptation au changement climatique.
L’IGN met en œuvre des projets d’IA pour cartographier les forêts, suivre la biomasse, détecter automatiquement des cultures à partir d’images satellites ou encore mesurer le stockage de carbone dans la végétation. Ces données permettent ensuite d’orienter les politiques de gestion forestière, d’agriculture ou de protection de la biodiversité.
3. Agriculture et gestion de l’eau : vers une précision responsable
L’IA appliquée aux images satellites, drones ou capteurs au sol permet d’optimiser l’irrigation, d’ajuster les apports en intrants et de suivre l’état des cultures de manière fine. Des modèles de deep learning sont par exemple utilisés pour estimer la biomasse des cultures intermédiaires ou détecter les zones à risque, ce qui contribue à réduire l’usage de produits phytosanitaires et à mieux gérer la ressource en eau.
Combinée à l’IoT, cette approche de « smart agriculture » permet de déclencher des actions en temps réel (arrosage, ventilation, fertilisation) en fonction de données environnementales et météorologiques, tout en limitant les gaspillages.
4. Industrie et éco‑entreprises : optimiser sans greenwashing
Pour les éco‑entreprises comme pour les industriels plus traditionnels, l’IA est un formidable accélérateur de performance environnementale. Elle permet de :
Optimiser les chaînes de production et la logistique,
Réduire la consommation d’énergie et de matières premières,
Anticiper les pannes pour prolonger la durée de vie des équipements,
Mesurer et piloter les émissions de gaz à effet de serre.
Selon certaines études, une part significative des cadres dirigeants s’attend à réduire leurs émissions de plus de 10% dans les prochaines années grâce à des initiatives durables appuyées par l’IA, y compris générative. La clé, toutefois, est d’intégrer ces outils dans une stratégie globale de transition, et non comme un vernis technologique.
Le paradoxe : une IA très énergivore… qui peut aider à réduire les émissions
Parler d’IA et de GreenTech sans évoquer l’empreinte carbone du numérique serait trompeur. Le secteur numérique représente déjà plusieurs pourcents des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et cette part pourrait fortement augmenter si l’IA se développe sans contraintes. Les modèles de grande taille, en particulier pour l’IA générative, nécessitent d’énormes capacités de calcul, de stockage et de refroidissement, avec une consommation énergétique importante.
Ce paradoxe est au cœur des débats actuels : nous utilisons des technologies énergivores pour réduire nos émissions… à condition que les gains générés soient supérieurs à l’impact de ces mêmes technologies. C’est précisément là qu’interviennent les notions d’IA frugale et d’IA durable, qui visent à :
Mesurer l’empreinte carbone des modèles (entraînement, inférence, stockage),
Optimiser les architectures algorithmiques,
Choisir des infrastructures plus sobres et mieux refroidies,
Intégrer des critères environnementaux dans la gouvernance des projets IA.
Vers une IA durable : de la techno‑solution à la stratégie d’entreprise
Pour les acteurs de la GreenTech, la question n’est plus seulement « quelles solutions IA développer ? », mais « comment déployer une IA qui soit réellement alignée avec les objectifs de durabilité ». Plusieurs pistes émergent :
Penser “use case” avant “technologie” : partir des enjeux de terrain (eau, énergie, biodiversité, mobilité) et non de la dernière mode en matière de modèle d’IA.
Mesurer systématiquement l’impact environnemental : intégrer des indicateurs d’empreinte carbone dans les business cases et les tableaux de bord des projets.
Adopter les référentiels d’IA frugale : s’appuyer sur les guides et standards en cours d’élaboration (comme le référentiel français pour une IA frugale) pour structurer la démarche.
Former les équipes : sensibiliser les dirigeants, les métiers et les techs aux enjeux croisés IA / climat, pour éviter à la fois le greenwashing et l’IA-washing.
Construire des écosystèmes : associer startups greentech, laboratoires, territoires, grands groupes et pouvoirs publics pour expérimenter des démonstrateurs d’IA au service de la transition écologique.
Pour aller plus loin sur le sujet, voici mon dernier e-book
Conclusion ouverte : l’IA, catalyseur ou frein à la transition ?
L’IA peut être un formidable catalyseur de la transition écologique, à condition de la sortir du registre du gadget et de l’inscrire dans une stratégie globale de transformation. Elle ne remplacera ni les politiques publiques ambitieuses, ni les changements de comportement, ni les innovations low-tech, mais peut devenir un accélérateur décisif pour les organisations qui l’utilisent avec lucidité et responsabilité.
Pour les acteurs de la GreenTech, le véritable avantage compétitif ne viendra pas seulement de la maîtrise de l’IA, mais de leur capacité à inventer des modèles d’affaires où performance économique, impact environnemental et sobriété numérique ne sont plus contradictoires, mais alignés.
I’m thrilled to share some exciting news — Achiever Magazine has featured me among “The 10 Most Visionary Business Leaders Making Waves in Industry, 2026.”
This recognition is much more than a personal milestone. It reflects the incredible journey of Syntezia Sàrl and the communities of values AgileNetup and Hack Your Style that believes in blending innovation, human creativity, and sustainability to build a better business future.
Being acknowledged alongside such forward-thinking leaders is both humbling and energizing.
It’s a reminder of why purpose-driven innovation matters — not just for growth, but for shaping meaningful progress that benefits people and the planet.
A heartfelt thank you to the Achiever Magazine team for showcasing these inspiring stories and for giving a voice to entrepreneurs and leaders who are making a difference in their fields.
L’Orchestration Numérique : Vers une Création de Valeur Hybride pour 2026
Nous ne sommes plus à l’ère de la simple « transformation digitale ». Ce terme, usé jusqu’à la corde, suggérait une destination finale. Or, la réalité de 2026 se dessine différemment : nous sommes dans l’ère de l’orchestration continue.
La valeur ne réside plus dans l’adoption d’une technologie unique, mais dans l’art de composer une symphonie entre des acteurs locaux de confiance (Exoscale, Infomaniak), des géants globaux (AWS, Azure), le patrimoine existant (On-premise) et l’intelligence artificielle, le tout au service de l’humain (Modern Workplace).
1. L’Infrastructure : Du « Cloud First » au « Cloud Smart »
Pendant une décennie, le dogme était de tout migrer vers le cloud public. Aujourd’hui, la maturité nous impose une approche plus nuancée et stratégique. La valeur se crée dans l’équilibre.
La Souveraineté et la Proximité (Exoscale & Infomaniak)
Il existe une valeur inestimable dans la confiance et la conformité. Des acteurs comme Exoscale ou Infomaniak ne sont pas de simples alternatives ; ils sont les gardiens de vos données les plus sensibles.
La valeur créée : Une immunité juridique (conformité RGPD/nLPD), une latence réduite et une responsabilité écologique forte. Choisir ces acteurs, c’est choisir de bâtir sur un sol éthique et souverain.
La Puissance de Feu (AWS & Azure)
Lorsque le besoin de scalabilité mondiale ou de services cognitifs avancés se fait sentir, les hyperscalers comme AWS et Azure deviennent incontournables.
La valeur créée : Une capacité d’innovation instantanée. Ils sont le laboratoire R&D que vous n’avez pas besoin de construire. Ils permettent de tester, d’échouer et de réussir à une vitesse vertigineuse.
Le Gardien du Temple (On-Premise)
Loin d’être obsolète, le « On-premise » est devenu un choix de luxe pour la sécurité ultime ou la performance industrielle (Edge computing).
La valeur créée : Le contrôle absolu. Pour certains cœurs de métier, la valeur réside dans le fait de ne dépendre d’aucun tiers.
2. L’IA : Le Nouveau Système Nerveux
L’Intelligence Artificielle n’est plus une cerise sur le gâteau, c’est l’ingrédient principal de la pâte. Qu’elle soit hébergée chez un hyperscaler ou sur un cloud souverain, l’IA doit cesser d’être un gadget pour devenir un levier opérationnel.
Note stratégique : L’IA ne remplace pas l’expertise, elle la scale. Elle permet à vos équipes de passer de l’analyse du passé (reporting) à la prédiction du futur.
3. Modern Workplace : La Technologie au Service de l’Humain
Toute cette infrastructure ne sert à rien si l’expérience utilisateur finale est frictionnelle. Le Modern Workplace (et Workspace) est l’interface entre la puissance de calcul et la créativité humaine.
En 2026, un environnement de travail moderne ne se définit pas par les outils Microsoft 365 ou Google Workspace utilisés, mais par la fluidité qu’ils procurent.
L’objectif : Supprimer la « charge mentale numérique ». Permettre à un collaborateur de passer d’une tâche à l’autre, du bureau à la maison, d’un appareil à l’autre, sans couture.
Cap sur 2026 : Vos Priorités Stratégiques
Pour transformer ces technologies en valeur tangible, il ne faut pas chercher des réponses techniques, mais poser les bonnes questions stratégiques.
Voici la feuille de route des questions à vous poser dès aujourd’hui pour préparer 2026 :
Sur la Souveraineté et l’Infrastructure
Avons-nous classifié nos données pour savoir ce qui doit impérativement rester chez un acteur souverain (Exoscale/Infomaniak) et ce qui peut bénéficier de la puissance d’AWS/Azure ?
Notre architecture est-elle assez agile pour déplacer une charge de travail du Cloud vers le On-premise (et inversement) si le contexte économique ou géopolitique change en 2026 ?
Sur l’Intelligence Artificielle
Investissons-nous dans l’IA pour réduire les coûts (tactique) ou pour créer de nouveaux modèles d’affaires (stratégique) ?
Nos données sont-elles suffisamment propres et structurées pour nourrir une IA fiable, ou allons-nous simplement automatiser le chaos ?
Sur le Modern Workplace & l’Humain
Nos outils de Modern Workplace servent-ils à surveiller la productivité ou à libérer la créativité ?
Comment formons-nous nos collaborateurs non pas à « utiliser l’outil », mais à collaborer dans un monde hybride assisté par l’IA ?
Conclusion
La valeur créée en 2026 ne viendra pas d’une seule de ces solutions, mais de l’harmonie que vous créerez entre elles. Les leaders de demain seront ceux qui sauront utiliser la puissance d’Azure, la souveraineté d’Infomaniak et l’agilité du Modern Workplace pour bâtir une entreprise résiliente et humaine.
N’achetez pas de la technologie. Achetez de la valeur. Construisez l’avenir.
L’intelligence artificielle (IA) n’est plus une simple vision futuriste ; elle s’est immiscée dans notre quotidien, transformant la manière dont nous travaillons, communiquons et interagissons avec le monde. Des assistants vocaux dans nos smartphones aux systèmes de recommandation des plateformes de streaming, l’IA est devenue un moteur silencieux de notre ère numérique.
Mais quels sont les véritables impacts de cette technologie sur la vie des citoyens, quelles opportunités nous offre-t-elle et quels risques devons-nous anticiper ?
Des opportunités incontestables
L’IA promet une multitude d’améliorations pour la vie des citoyens, touchant divers aspects de leur quotidien :
Amélioration des services de santé : L’IA révolutionne le diagnostic médical, permettant une détection plus précoce et plus précise de maladies complexes. Elle contribue également au développement de traitements personnalisés et à l’optimisation de la gestion des données patient, libérant du temps pour les professionnels de la santé.
Optimisation des transports : Les systèmes de navigation basés sur l’IA réduisent les embouteillages et les temps de trajet. À terme, les véhicules autonomes pourraient drastically diminuer les accidents de la route et rendre les déplacements plus accessibles à tous.
Personnalisation de l’éducation : L’IA peut adapter les méthodes d’enseignement aux besoins individuels de chaque élève, identifiant les lacunes et proposant des parcours d’apprentissage sur mesure. Cela pourrait conduire à une éducation plus inclusive et efficace.
Simplification des tâches quotidiennes : Des chatbots qui gèrent nos requêtes aux maisons intelligentes qui anticipent nos besoins, l’IA automatise de nombreuses tâches répétitives, nous laissant plus de temps pour des activités à plus forte valeur ajoutée ou de loisir.
Accès à l’information et à la culture : Les algorithmes de recommandation nous aident à découvrir de nouveaux contenus, qu’il s’agisse de films, de livres ou d’articles, élargissant nos horizons culturels et informationnels.
Des risques à ne pas sous-estimer
Cependant, l’intégration rapide de l’IA dans nos vies soulève également des préoccupations majeures :
Perte d’emplois et transformation du marché du travail : L’automatisation par l’IA menace de remplacer certains emplois, notamment ceux qui impliquent des tâches répétitives. Cela nécessite une anticipation et des programmes de reconversion pour les travailleurs concernés.
Questions éthiques et biais algorithmiques : Les systèmes d’IA sont entraînés sur d’énormes ensembles de données. Si ces données contiennent des biais (sociaux, raciaux, de genre), l’IA risque de les reproduire et même de les amplifier, conduisant à des discriminations. Par exemple, des algorithmes de reconnaissance faciale peuvent être moins précis sur certaines ethnies.
Problèmes de confidentialité et de sécurité des données : L’IA repose sur la collecte et l’analyse massives de données personnelles. Cela pose des défis considérables en matière de protection de la vie privée et de cybersécurité. Une mauvaise gestion de ces données pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Dépendance technologique et diminution des compétences humaines : Une dépendance excessive à l’IA pourrait affaiblir certaines de nos capacités cognitives, comme la résolution de problèmes ou la prise de décision, si nous laissons entièrement les machines penser à notre place.
Manipulation et désinformation : L’IA peut être utilisée pour générer de faux contenus (deepfakes, textes) de manière très convaincante, rendant difficile la distinction entre le vrai et le faux, et potentiellement facilitant la propagation de la désinformation.
L’IA est une force de transformation puissante avec un potentiel immense pour améliorer la vie des citoyens.
Cependant, il est crucial d’aborder son développement et son intégration avec prudence et responsabilité. Pour maximiser les opportunités et minimiser les risques, une collaboration étroite entre les gouvernements, les entreprises, les chercheurs et la société civile est indispensable.
Cela implique la mise en place de cadres réglementaires robustes, une éducation accrue du public aux enjeux de l’IA, et un engagement collectif à construire une IA éthique et équitable.
Comment pensez-vous que l’IA va le plus changer votre propre quotidien dans les dix prochaines années ?
Le salon Vivatech 2025 vient de fermer ses portes, laissant derrière lui une impression durable de progrès technologique et d’innovation foisonnante.
Cette édition a une fois de plus démontré la capacité du salon à se positionner comme un carrefour mondial de l’innovation, attirant des géants de la technologie, des startups prometteuses et des délégations internationales venues présenter leurs avancées.
L’Intelligence Artificielle en chef de file
Sans surprise, l’Intelligence Artificielle (IA) a dominé les conversations et les démonstrations. Omniprésente, elle s’est manifestée sous diverses formes : de l’IA générative capable de créer du contenu textuel et visuel en un clin d’œil, aux systèmes d’IA embarqués améliorant l’efficacité énergétique ou la détection précoce de maladies.
De nombreuses entreprises ont mis en avant leurs solutions basées sur l’IA pour optimiser les processus industriels, personnaliser l’expérience client ou encore proposer des assistants virtuels toujours plus performants.
L’accent a été mis sur des IA plus éthiques et transparentes, avec un effort collectif pour adresser les préoccupations liées à la confidentialité des données et aux biais algorithmiques.
L’occasion idéale pour lancer mon e-book sur les 100 cas d’usage de l’IA en entreprise :
La Réalité Virtuelle et Augmentée : Une immersion toujours plus réelle
La Réalité Virtuelle (RV) et la Réalité Augmentée (RA) ont également eu leur part de projecteurs, offrant des expériences immersives bluffantes. Les progrès en matière de matériel ont permis des casques plus légers, des résolutions d’écran améliorées et des interactions plus naturelles.
Le Meta Quest a notamment attiré l’attention avec des démonstrations de ses dernières avancées, montrant comment la RV peut transformer le divertissement, l’éducation et même la collaboration professionnelle.
Les applications en RA, notamment pour l’assistance à la maintenance industrielle ou l’amélioration de l’expérience d’achat en magasin, ont également été très présentes.
Les géants français à l’honneur
Les grands groupes français ont une nouvelle fois démontré leur engagement en faveur de l’innovation :
L’Oréal a présenté des innovations de pointe en matière de beauté augmentée et personnalisée, grâce à l’IA et à la data. On a pu voir des diagnostics de peau basés sur l’IA, des simulateurs de maquillage en réalité augmentée et des solutions pour des produits cosmétiques ultra-personnalisés.
LVMH, fidèle à sa réputation, a exposé des innovations alliant luxe et technologie. De la traçabilité des produits via la blockchain à des expériences client immersives en magasin grâce à la RA, le groupe a montré comment la technologie peut sublimer l’artisanat et l’expérience haut de gamme.
Orange a mis en avant ses avancées en matière de connectivité 5G et 6G, essentielles pour le déploiement de l’IA et de la RV. Leurs démonstrations incluaient des solutions de cybersécurité avancées, des services de cloud edge et des applications de l’IoT pour les villes intelligentes.
TotalEnergies et Engie ont souligné leurs efforts pour accélérer la transition énergétique grâce à la technologie. Les innovations présentées portaient sur l’optimisation de la production d’énergies renouvelables via l’IA, le stockage d’énergie, les solutions de mobilité électrique et la gestion intelligente des réseaux énergétiques.
L’effervescence des startups
Vivatech est avant tout le salon des startups, et cette édition n’a pas dérogé à la règle. Des milliers de jeunes pousses venues du monde entier ont présenté leurs idées disruptives, couvrant un large éventail de secteurs : la santé connectée, l’agritech, la fintech, l’edtech, les RH et bien d’autres.
La diversité des solutions proposées, souvent axées sur la durabilité et l’impact social, a démontré la vitalité de l’écosystème entrepreneurial mondial.
Les espaces dédiés aux pitchs et aux rencontres investisseurs étaient particulièrement animés, soulignant l’importance de Vivatech comme tremplin pour ces entreprises en devenir.
Les pavillons des pays : Un aperçu de l’innovation mondiale
Les différents pavillons des pays présents ont offert un panorama fascinant des stratégies nationales en matière d’innovation. Chaque pavillon mettait en lumière les forces technologiques spécifiques de son pays, des initiatives gouvernementales en faveur de la recherche et développement, et les startups les plus prometteuses.
On a pu observer des délégations venues d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord, d’Afrique et du Moyen-Orient, chacune présentant des innovations uniques, des technologies vertes développées en Scandinavie aux solutions de smart cities proposées par les pays asiatiques.
Cette diversité a renforcé le caractère international de Vivatech et a favorisé les échanges interculturels et les partenariats mondiaux.
En conclusion, Vivatech 2025 a confirmé sa position de rendez-vous incontournable pour l’innovation.
En mettant en lumière les dernières avancées en IA et RV, en présentant les efforts des grands groupes pour se réinventer, et en offrant une scène aux startups du monde entier, le salon a esquissé les contours d’un futur toujours plus connecté, intelligent et, espérons-le, durable.
24% d’efficacité ici, 32% d’efficience là, toujours disponible, le jour, la nuit, le week-end…
Non, ce n’est pas l’employé du mois…
C’est ce que l’on entend au sujet des technologies d’IA.
Peut-on continuer de faire comme si les technologies d’IA n’existaient pas ?
Que peut-elle réellement faire pour nous, entreprises ?
Quels risques devons nous anticiper ?
Les technologies d’Intelligence Artificielle (IA) présentent pour les entreprises un mélange complexe d’opportunités et de risques, reflétant la dualité de cette révolution technologique dans le monde des affaires.
Les Opportunités à saisir :
Automatisation et Efficacité : L’IA permet l’automatisation des tâches répétitives, libérant ainsi les employés pour des activités à plus forte valeur ajoutée. Cela peut mener à une réduction des coûts opérationnels et une augmentation de l’efficacité.
Prise de Décision Éclairée : Grâce à l’analyse de données à grande échelle, l’IA aide à identifier des tendances, à prévoir les comportements de marché, et à fournir des insights pour des décisions stratégiques, améliorant ainsi la réactivité et la compétitivité des entreprises.
Personnalisation et Expérience Client : L’IA peut offrir des expériences client personnalisées, comme des recommandations basées sur les préférences ou l’historique d’achat, ce qui peut accroître la satisfaction et la fidélité des clients.
Innovation et Création de Valeur : En facilitant le développement de nouveaux produits et services, l’IA ouvre des marchés émergents et peut transformer des secteurs entiers, comme la santé avec des diagnostics assistés par IA, ou le transport avec l’automobile autonome.
Sécurité et Gestion des Risques : Des applications d’IA peuvent améliorer la détection de fraudes, la gestion des risques, et même la cybersécurité, en identifiant des anomalies dans les comportements ou les transactions.
Les Risques à anticiper :
Biais et Discrimination : Les modèles d’IA, si mal conçus ou mal entraînés, peuvent perpétuer ou amplifier des biais présents dans les données d’entraînement, menant à des décisions discriminatoires ou injustes.
Sécurité et Vie Privée : L’IA nécessite souvent l’accès à de grandes quantités de données, ce qui peut poser des risques concernant la confidentialité et la sécurité des informations personnelles ou sensibles des clients et des employés.
Impact sur l’Emploi : L’automatisation peut réduire la demande pour certaines compétences humaines, entraînant des inquiétudes quant à la perte d’emplois et nécessitant une requalification de la main-d’œuvre.
Dépendance Technologique : Une trop grande dépendance à l’égard de l’IA pourrait réduire la capacité d’innovation humaine et la résilience des entreprises face aux failles ou aux défaillances technologiques.
Régulation et Conformité : Avec l’émergence de réglementations comme le Règlement sur l’IA de l’UE, les entreprises doivent naviguer dans un cadre légal évolutif, s’assurant que leurs applications d’IA respectent les normes de transparence, de traçabilité, et d’équité.
Risques de Sécurité Nationale et Démocratique : L’IA peut être utilisée de manière malveillante pour des cyberattaques, la manipulation de l’information, ou dans des systèmes de surveillance étatique, posant des questions sur la démocratie et la vie privée.
Pour maximiser les opportunités tout en minimisant les risques, les entreprises doivent adopter une approche équilibrée, investissant dans la formation continue, la gouvernance des données, et l’éthique de l’IA.
Elles doivent également rester à l’affût des développements réglementaires et technologiques pour s’adapter rapidement aux nouvelles exigences et aux innovations.
L’IA est là pour rester et l’adopter n’est plus un débat. En revanche, déterminer par où commencer, comment l’introduire auprès des employés et comment être en mesure de déterminer son impact, voilà où se trouvent les enjeux d’aujourd’hui.
Cette gestion proactive de l’IA peut conduire à une transformation durable et bénéfique pour les entreprises (réduire les coûts, augmenter les revenus), tout en contribuant positivement à la société.
Personnellement, j’utilise notamment ChatGPT, Grok, Breeze, Deepl, Gemini comme outils et quelques autres technologies d’IA selon les cas d’usage et les départements d’entreprise.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.
Et vous, quels outils avez vous choisi pour quel objectif ?
Les visites se succèdent, on a viré x fois nos commerciaux, mais rien n’y fait, plus personne ne veut venir dans nos bureaux…
Comment booster l’attractivité d’un espace vide ?
Comment attirer puis fidéliser la GenZ à venir voir puis à rester ?
Comment rester dans le coup et anticiper les tendances quand on est propriétaire des murs ?
Depuis la crise du COVID19, de nombreux employés ne sont pas retournés à 100% sur leur lieu de travail. Désormais, leurs attentes ont énormément changé.
N’est-ce pas cool de changer de bureaux (devrais-je dire lieu ?) tous les jours ?
C’est très agréable comme style de vie, mais cela a des conséquences (risque d’isolement, instabilité, absence de relations sociales régulières…). Et puis, quand on commence un nouveau projet ambitieux, on a envie d’un bel endroit pour se poser avec son équipe.
Ce nomadisme des slashers a pour conséquence l’augmentation des surfaces de bureaux peu ou pas occupées. Cela challenge le modèle économique des acteurs de l’immobilier commercial.
La plupart des employeurs visent le retour des employés (mais ils rament), et les promoteurs s’emploient à remplir de nouveau les surfaces de bureau, mais aujourd’hui, une table, des chaises, le wifi et du café, sont devenus des « commodités banales » que l’on trouve partout ou presque, autrement dit nécessaire, mais pas suffisant ni différentiant pour attirer les personnes, et encore moins les bons projets.
S’improviser « fablab » ou « makerspace » ou « hackerspace » avec une imprimante 3D dans un coin de la cave. cela ne fonctionne plus vraiment (à part pour les quelques puristes du Do It Yourself (DIY) et de la culture libre). Qui a envie de vivre au milieu des machines et de leurs fumées dans des zones industrielles insipides et reculées ou dans des vieux sous-sols sombres et humides ?
Même la proximité et le marketing de lieux ne suffisent plus, car les occupants sont devenus des cibles mobiles.
Deux grandes possibilités s’offrent aux promoteurs immobiliers : soit on métamorfose (en habitation) si c’est autorisé, soit on revoit sa copie pour proposer des espaces mieux positionnés, qui offrent une valeur ajouté.
Alors que faire pour muscler son genre et augmenter l’attractivité d’un lieu d’innovation, faciliter l’émergence de communauté de valeurs et d’intérêt, initier les échanges entre locataires des surfaces si on a des m2 vides (le chrono tourne et les loyers ne rentrent pas) ?
Équipements Spécialisés vs. Polyvalence :
Ateliers Spécialisés : Si l’on cherche à attirer une expertise ou des équipements très spécifiques (comme des laboratoires de biotechnologie, des ateliers de haute couture technologique, ou des centres de recherche avancée en physique), ces lieux jouent alors sur la spécialisation et les technologies de pointe.
Accessibilité et Communauté :
Makerspaces Commerciaux : Des endroits comme TechShop (avant sa faillite :-)) offraient des formations professionnelles et une accessibilité 24/7, le modèle reste intéressant si l’on valorise la capacité d’accès et la formation structurée.
Incubateurs et Accélérateurs : Pour les startups et innovateurs, des incubateurs qui fournissent non seulement un espace de travail mais aussi du mentoring, des réseaux, et du financement, peuvent être attrayants pour lever des fonds et recruter des équipes.
Éducation et Formation :
Universités et Écoles Techniques : Si l’objectif est l’éducation formelle, les universités ou les écoles techniques avec des laboratoires intégrés offrent une structure éducative, des diplômes, et des ressources pédagogiques qui sont adaptés pour une formation académique ou professionnelle.
Innovation et Recherche :
Centres de Recherche et Développement (R&D) : Pour les projets de recherche avancée ou l’innovation technologique, les centres de R&D avec des budgets substantiels pour la recherche permettent d’avoir une capacité d’innovation et de développement de prototypes très sophistiqués.
Accessibilité et Coût :
Services d’Imprimantes 3D à la Demande : Pour des personnes ou des petites entreprises qui n’ont pas besoin d’un accès constant mais plutôt de services ponctuels, des services en ligne ou des boutiques qui offrent des impressions 3D ou d’autres fabrications sur demande peuvent être très économiques et pratiques.
Flexibilité et Nomadisme :
Espaces de Travail Nomades : Avec l’avènement du travail à distance et de la technologie cloud, certains entrepreneurs pourraient trouver que des espaces de coworking avec un bar ou des bars avec un espace de coworking 🙂 selon la façon dont on voit les choses, sont suffisants et maximisent leur bonheur au travail. Des services à la demande de fabrication sur demande ou des espaces de fabrication mobile (comme des imprimantes 3D portables) adaptés à un mode de vie nomade ou très flexible.
Finalement, la clé dans tout cela, c’est d’anticiper les usages futurs, notamment ceux des nouvelles générations Z et Alpha.
Ma prédiction sur les communautés d’ « infidèles aux bureaux » semble se réaliser. Pour le moment, la GenZ veut surtout profiter de la vie et les vieux bureaux ne font pas partie de leurs plans.
Je fais le pari qu’ils voudront le meilleur des différents concepts et quelques playstations !!! On y travaille notamment avec AgileNetup et Syntezia Smart Building Automation 🙂
Et vous, quelles sont vos priorités quand vous choisissez vos lieux ?
Comment parvenez vous à garder vos surfaces bankables ?
Urgence climatique, plan climat, loi pour le climat, journées mondiales diverses et variées, COP 25, 26, 27, 28, débat sur la transition énergétique ou l’économie bas carbone… ce ne sont pas les grands plans stratégiques et les grandes rencontres au sommet qui manquent, avec pour objectif commun la baisse des émissions de CO2 et de gaz à effets de serre. Fresque, jeux, colloques, votes, les initiatives s’enchaînent, il y a urgence. Malgré toutes ces bonnes volontés, on a parfois l’impression que rien ne bouge.
A l’autre bout de la chaîne, vous, moi, en train de nous demander ce que nous pourrions bien faire à notre humble niveau, dans nos habitudes ou comportements de tous les jours pour contribuer concrêtement à améliorer les choses, ou au moins à ne pas les empirer.
Entre ces approches macro (que certains critiqueront comme étant « hors sol », sans plan d’action et donc sans réel impact ou résultat), et votre cahier d’idées ou le mien sans moyen, comment trouver le bon chemin, celui qui consiste à avoir un impact plus grand qu’au niveau individuel, sans pour autant tomber dans les pièges de la réunionite qui n’avance pas et ne mène à rien ?
Dès lors, comment passer du « micro au macro » et du « macro au micro » sans se perdre ?
Ce « morceau du milieu » qui manque, je crois qu’il tient en fait, aux outils et aux méthodes qui permettent aux bonnes idées d’être testées et expérimentées à une plus grande échelle, et d’être facilement adaptable, réplicable, modifiable pour être déployées et adoptées par d’autres ailleurs. Comment faire pour que ce « mix & remix » de votre idée fonctionne ?
Très bien alors, admettons que nous ayons une bonne idée, avec un impact environnemental positif, par où commencer ?
C’est justement ce sur quoi nous travaillons avec les différents cercles de médiation de Syntezia sur des sujets tels que :
Le transport longue distance intense en carbone (comprendre pour ou contre l’hydrogène vert des bus, camions, bateaux, avions!)
Les nouvelles formes de mobilité urbaine décarbonnée (one-wheel, e-scooter, vélo électrique, trotinette, vélo cargo, EV…)
Le smart home, le smart building et le smart city (c’est bien gentil d’être smart à tous les niveaux, mais comment mesurer l’impact réel une fois que les usagers arrivent dans les murs !)
Les énergies décarbonnées du futur (hydrogène, batteries, micro-grid…)
L’économie circulaire (notamment dans le textile et la mode, que nous savons si problématique)
Les alternatives aux plastiques à usage unique
La protection de la biodiversité terrestre et marine
Les projets de digitalisation, objets connectés, intelligence artificielle, RPA, wearables, qualité de vie, blockchain ou crypto-monnaies (qui font beaucoup parler d’eux ces temps-ci)
Réduire les emballages (éco-conception, vrac…)
Nous participons avec nos idées et nos projets innovants à alimenter le dispositif suisse d’accélérateur d’innovation, qui permet un accompagnement méthodologique (par les fablabs et les living labs) et un financement des idées retenues mois après mois par un jury appelé « innovation committee ».
Concrêtement, qu’est-ce que cela permet de faire avec les bonnes idées ?
Vos idées peuvent être partagées publiquement sur une plateforme d’innovation ouverte afin de recevoir des commentaires d’autres acteurs de l’innovation. Il y a de la valeur dans l’échange, dans les commentaires, et c’est aussi parfois une bonne façon d’identifier un futur partenaire, qui cherche à faire sensiblement la même chose que vous ! Cela peut aussi permettre à un recruteur ou à des financiers de trouver des projets à impact.
Comment savoir si mon idée a le potentiel d’aller plus loin ?
Nous avons tout un processus pour cela, cela commence par la constitution d’une équipe de 2 personnes minimum (tout seul, c’est moins drôle!), l’ébauche d’une idée de décarbonation, vous pouvez ensuite la soumettre et vous rapprocher de nous pour étudier ensemble comment notre démarche de living lab (proche de celle du design thinking, avec une emphase particulière sur l’empathie et l’impact) va pouvoir vous aider à bien vous préparer avant de passer devant le jury et de savoir si votre équipe et si votre idée peuvent être accompagnées méthodologiquement et financées.
Si ça m’intéresse, et si j’ai une idée, je fais comment ?
Nous vous invitons simplement à vous faire connaître avec ce formulaire simple et nous vous contacterons très rapidement pour prendre rendez-vous, et discuter de la meilleure approche méthodologique pour se structurer.
Là tout de suite, je n’ai pas vraiment l’idée du siècle, mais le sujet m’intéresse, et je donnerais volontiers un coup de main, comment faire ?
Cela tombe bien, de nombreuses équipes émergentes cherchent des compétences, des co-financements et des partenaires de mise en oeuvre, et cela pourrait être vous !
Nous organisons des séances pour faciliter les rencontres, la mise en réseau par thème et les discussions.
Le CES2021 sera un CES à distance, pour le monde entier, sur nos propres écrans. Pas de super voyage à Las Vegas pour cette édition.
Le CES continuera par contre à faire ce qu’il fait de mieux : présenter les dernières innovations et idées technologiques et établir le programme de ce qui se passera dans le secteur au cours des mois et des années à venir.
Big data connections. IOT – internet of things. Future technology digital concept on blurred abstract background of world map night city scape
Beaucoup de choses sont en place pour permettre à 5G de vraiment dominer les débats au CES, d’autant plus que ce salon se veut plus virtuel et s’appuie davantage sur des panels et des discussions que sur des démonstrations de gadgets. Les opérateurs commencent à avoir une couverture nationale de la 5G dans certains pays. Tous les fabricants de téléphones, y compris et surtout Apple, sont à bord. Au-delà de l’annonce de Samsung, vous ne verrez probablement pas beaucoup d’appareils 5G au salon. La discussion portera essentiellement sur les applications à long terme de la 5G, comme par exemple, la façon dont nous exploitons la 5G pour résoudre certains des problèmes exposés par le coronavirus. Les discussions porteront également sur l’utilisation de la 5G pour réduire la fracture numérique, ainsi que pour améliorer les expériences en matière de télémédecine , d’apprentissage et de travail à distance ou télétravail.
Comment voler la vedette et faire le buzz pendant ce CES 21 ?
Le petit jeu reste le même : dénicher les produits les plus convaincants et les histoires les plus importantes, et déterminer les 3 ou 4 priorités sur lesquelles se positionner maintenant pour être compétitif dans 3-5 ans.
Pour vous préparer au spectacle virtuel de cette année, voici un aperçu de ce à quoi vous pouvez vous attendre au CES 2021.
La 5G sera importante, encore une fois
Big data connections. IOT – internet of things. Future technology digital concept on blurred abstract background of world map night city scape
En temps normal, Samsung a le plus grand stand du salon, l’événement de presse le plus spectaculaire et un flot de nouvelles annonces sur les téléviseurs, les appareils audio, les ordinateurs, les appareils électroménagers et les chatbots bizarres comme ceux de l’année dernière sur l’IA au néon. Samsung organise un événement Samsung Unpacked – apparemment pour son prochain smartphone phare, le Galaxy S21 – le même jour que l’ouverture du salon virtuel du CES, le jeudi 14 janvier. Samsung co-localise essentiellement son plus grand événement mobile de l’année au CES pour 2021.
Le plus gros gadget sera au centre de l’attention.
Les constructeurs automobiles utilisent le CES comme plateforme pour parler de ce qu’ils appellent la « numérisation et l’électrification » de la voiture depuis plus d’une décennie maintenant. Ce sont surtout les plus grands constructeurs automobiles du monde qui en parlent, qui fabriquent de beaux prototypes mais qui ont traîné des pieds pour réaliser de réels progrès.
Cependant, l’élan s’accélère en 2021, qui est une année charnière pour les véhicules électriques. Les constructeurs automobiles convertissent certaines des marques les plus emblématiques de l’industrie en VE, notamment la Mustang, la Ford F-150 et le Hummer. Tesla vient d’atteindre le demi-million de véhicules vendus en 2020, un chiffre longtemps décrié et mis en doute par l’industrie automobile. Le mardi 12 janvier, Mary Barra, PDG de General Motors, prononcera le discours d’ouverture du CES et de nouvelles annonces de véhicules vont être faites.
Les OLED transparents vont créer le buzz avec de nouveaux cas d’usage
Avec le télétravail et le confinement, comme nous sommes plus nombreux à la maison, à observer les chaînes d’informations (ou les dernières séries de Netflix!), les téléviseurs sont très demandés. C’est pourquoi nous sommes toujours attentifs aux prochaines attractions télévisuelles au CES. Il y a toujours une télévision massive ou une télévision à enrouleur ou une autre nouvelle technologie d’écran impressionnante – bien que rusée – qui devient le fleuron du CES. Cette année, il s’agira probablement des écrans OLED transparents de LG. Ceux-ci passent de 10 % à 40 % de transparence, ce qui ouvre de nouvelles possibilités pour de nombreux cas d’utilisation créative. Parmi ceux que LG présentera au CES 2021, citons un lit intelligent où l’écran OLED s’élève du pied de lit, une fenêtre de métro intelligente où les plans et les horaires sont superposés sur la vitre, et une cloison de restaurant entre les cabines où vous pouvez voir de grandes images des articles du menu et même regarder un chef cuisiner préparer votre repas.
La pandémie mondiale et un wagon de solutions miracles plus ou moins pertinentes
Les entreprises vont proposer de nombreuses technologies pour aider les gens à faire face aux craintes liées à COVID-19 (ou à ses variants, mutants… diverses et variés). Elles s’attaquent aussi à la situation de confinement ou d’enfermement dans la vie et au travail et à l’apprentissage à domicile. Dans les domaines de la santé et de la maison intelligente, nous allons notamment découvrir des masques high-tech, des purificateurs d’air intelligents, davantage d’appareils mains libres, des lampes UV-C pour tuer les germes. Les fabricants d’ordinateurs vont certainement se pencher sur toutes celles et tous ceux qui travaillent à domicile pour leur proposer des appareils et des accessoires qui leur faciliteront la vie au travail. Les vendeurs de divertissement à domicile proposeront des téléviseurs, des barres de son et des appareils et services de diffusion en continu à un public qui n’a toujours pas accès à la quasi-totalité de ses divertissements dans le salon.
Moins de fournisseurs que les années précédentes
Cette année, le CES virtuel mettra en vedette environ 2 000 fournisseurs. Pour situer le contexte, le salon de l’année dernière à Las Vegas en comptait 4 500.
Le CES souffre donc, comme tous les grands salons et congrès. Cette édition en ligne sera une première. Voyons le résultat en terme d’audience et si le CES21 parvient à se réinventer dans ce modèle 100 % en ligne.
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