Journée Internationale des Océans 2026 : L’Économie Bleue, Nouvelle Boussole des Métiers Porteurs de Sens

Futuristic coastal city with tall innovative skyscrapers, offshore wind turbines, floating solar panels, and yachts in the marina

Ce 8 juin 2026, la Journée internationale des océans résonne avec une urgence et une ambition renouvelées sous le thème de l’ONU : « Réimaginer ». Ce mot d’ordre nous invite à transformer radicalement notre relation avec l’océan.

Longtemps perçu comme une simple réserve de ressources ou une autoroute commerciale, l’espace marin s’impose désormais comme le cœur battant de la « Transition Jumelle » (l’alliance entre transformation numérique et impératifs écologiques).

Au carrefour de cette transformation se trouve l’économie bleue durable.

Loin des modèles extractifs du passé, l’innovation maritime ouvre aujourd’hui un océan de perspectives pour les étudiants, les jeunes en orientation et les professionnels en quête de reconversion.

Elle propose des trajectoires académiques et des emplois où l’alignement entre compétences techniques et impact planétaire n’est plus une option, mais la norme.

Une Nouvelle Cartographie des Études : L’Interdisciplinarité comme Règle

S’orienter vers les métiers de l’océan en 2026 ne se limite plus au choix traditionnel entre la biologie marine et la marine marchande. L’innovation exige de nouveaux parcours de formation, interconnectés et résolument axés sur l’avenir :

  • Ingénierie des écosystèmes et biomimétisme : Des cursus universitaires et des grandes écoles intègrent désormais le biomimétisme (s’inspirer de la nature pour innover). On y apprend à concevoir des matériaux bio-sourcés à partir d’algues ou à développer des structures côtières régénératrices.
  • Data Science et IA Marine : Le déploiement d’une gouvernance marine moderne repose sur l’analyse de données massives. Des formations spécialisées voient le jour pour former des experts capables de modéliser le changement climatique, de suivre la santé des récifs coralliens par imagerie satellite ou d’optimiser les routes maritimes pour réduire les émissions de carbone.
  • Droit et Gouvernance de la Haute Mer : Avec la mise en œuvre de traités internationaux historiques pour la protection de la biodiversité marine, la demande pour des juristes spécialisés dans la protection environnementale et la gestion des Aires Marines Protégées (AMP) est en pleine explosion.

Des Métiers Porteurs de Sens : Quand l’Innovation Devient Régénératrice

L’économie bleue ne cherche plus seulement à minimiser son impact négatif, elle vise activement la régénération.

Selon les projections de l’ONU, les industries liées à l’océan devraient employer plus de 40 millions de personnes d’ici 2030. Travailler dans ce secteur, c’est choisir un métier utile au quotidien.

Secteurs ClésInnovations MajeuresExemples de Métiers en Plein Essor
Énergies Marines RenouvelablesÉolien flottant, énergie houlomotrice (vagues), hydroliennes.Ingénieur en maintenance offshore, Responsable d’impact environnemental.
Biotechnologies BleuesMolécules marines pour la santé, alternatives aux plastiques pétrochimiques.Chercheur en bio-ressources, Designer de packagings biosourcés.
Éco-conception & TransportNavires de fret à propulsion vélique (voiles modernes), décarbonation des ports.Architecte naval éco-concepteur, Coordinateur de transition énergétique portuaire.
Aquaculture Durable & AlgocultureSystèmes trophiques intégrés, fermes d’algues captatrices de carbone.Chef de projet en aquaculture régénératrice, Expert en valorisation de la biomasse.

L’Orientation Professionnelle sous le Prisme de l’Impact

Pour les talents en quête de sens, l’économie bleue offre une réponse concrète à l’éco-anxiété. Elle permet de passer du statut de témoin passif de la dégradation environnementale à celui de gardien actif de notre avenir planétaire.

Les entreprises de la French Tech, les start-up studios et les Living Labs maritimes recherchent activement des profils agiles, capables de comprendre à la fois les technologies numériques (comme l’éthique de l’IA appliquée à la recherche) et les enjeux de la biodiversité. Les compétences en gestion de projet collaboratif, en design thinking appliqué aux espaces littoraux et en comptabilité triple capital (financier, social, environnemental) y sont particulièrement valorisées.

En cette journée mondiale 2026, réimaginer notre relation avec l’océan commence par réimaginer nos propres trajectoires professionnelles. L’économie bleue n’est pas seulement un secteur d’avenir pour le PIB mondial : c’est un territoire d’engagement où chaque compétence acquise devient un levier pour préserver le plus grand écosystème de notre planète.

Pour approfondir les enjeux de cette journée et découvrir des initiatives concrètes de sensibilisation, vous pouvez visionner cette Présentation de la Journée Mondiale des Océans 2026. Cette vidéo éducative met en lumière l’importance vitale des écosystèmes marins et les priorités absolues pour bâtir une nouvelle relation durable avec nos océans.

Pour donner corps à cette dynamique, l’innovation ne se conjugue plus seulement au futur : elle se déploie activement sur le terrain. L’écosystème helvétique, soutenu par des initiatives comme CleantechAlps ou B Lab Switzerland, s’allie aux champions européens propulsés par les fonds de la Commission européenne (BlueInvest, Horizon Europe).

Ensemble, ces acteurs prouvent que la protection des milieux aquatiques et la performance économique forment un cercle vertueux. Voici un panorama d’entreprises suisses et européennes qui redéfinissent l’économie bleue en 2026.

1. Suisse : L’Innovation Technologique au Service de l’Eau et de la Circularité

Bien que continentale, la Suisse dispose d’une expertise de pointe en microtechnique, gestion des données et valorisation des ressources, qu’elle applique directement aux enjeux maritimes et lacustres.

  • Astrocast (Chavannes-près-Renens, VD) : En partenariat avec l’Agence spatiale européenne (ESA), cette entreprise déploie un réseau de nano-satellites de pointe pour l’Internet des Objets (IoT). Dans l’économie bleue, leur technologie permet de suivre en temps réel les bouées de recherche océanographique, de surveiller les flottes de pêche contre le braconnage et de collecter des données environnementales en haute mer, là où aucun réseau cellulaire ne passe.
  • Kampos (Zurich) : Labellisée B Corp, cette marque de mode haut de gamme incarne la circularité absolue de l’économie bleue. Elle nettoie la mer Méditerranée en transformant les filets de pêche abandonnés (« filets fantômes »), les bouteilles en plastique et les déchets marins en maillots de bain et vêtements techniques de luxe, entièrement conçus de manière éco-responsable.
  • Droople (Puidoux, VD) : Cette start-up cleantech a développé une plateforme d’IA et des capteurs connectés (IoT) pour la gestion intelligente de l’eau. Si elle opère beaucoup dans les bâtiments, sa technologie de prévision, de mesure de la qualité et de réduction de la consommation d’eau s’applique directement à la gestion des infrastructures portuaires et côtières durables.
  • Riverkin (Zurich) : Portée par le programme Venture Leaders Cleantech, cette jeune entreprise déploie des éco-technologies pour cartographier et mesurer en temps réel la dynamique des cours d’eau et des flux hydriques. Leurs outils de collecte de données permettent d’anticiper les risques de pollution chimique et sédimentaire avant qu’ils n’atteignent les milieux marins.
  • Avalgo Sàrl (Valais) : Spécialisée dans la conception de machines industrielles innovantes, Avalgo développe des systèmes capables de collecter, traiter et valoriser les macro-algues ou d’autres matières premières organiques aquatiques pour les transformer en biomasse utile, évitant ainsi l’eutrophisation (asphyxie) des plans d’eau.

2. Europe : Les Champions de la Régénération et des Énergies Marines

Les pays disposant d’une façade maritime exploitent la puissance brute de l’océan et le potentiel infini des biotechnologies marines.

  • Eco Wave Power (Suède) : Cette pionnière de l’énergie propre utilise la force des vagues (énergie houlomotrice) pour générer de l’électricité. Elle installe des flotteurs intelligents sur des structures côtières existantes (comme des jetées, des digues ou des brise-lames), transformant des infrastructures passives en centrales électriques zéro émission sans perturber les fonds marins.
  • Blueye Robotics (Norvège) : Face au besoin de surveillance des Aires Marines Protégées (AMP) et des infrastructures offshore (comme l’éolien flottant), cette entreprise conçoit des drones sous-marins d’exploration (ROV) ultra-robustes. Ils permettent aux scientifiques et aux industriels d’inspecter la biodiversité ou l’état des coques de navires à distance, réduisant le besoin de missions humaines polluantes.
  • Loliware & Sway (Europe / International) : Ces entreprises révolutionnent le secteur des emballages en cultivant des algues géantes (seaweed). Elles conçoivent des alternatives biosourcées et 100% compostables aux plastiques à usage unique. Leurs emballages se dissolvent naturellement dans l’eau en quelques semaines sans laisser de microplastiques, tout en séquestrant massivement du carbone lors de la phase de culture des algues.
  • Le Projet Blue MissionMed (Bassin Méditerranéen) : Ce consortium public-privé européen, financé par la mission de l’UE « Restore our Ocean and Waters », teste à grande échelle sur plus de 220 sites des solutions pour réduire la pollution plastique et chimique de 30% à 50% d’ici 2030. Il intègre des start-up développant des barrières de bulles d’air pour intercepter les déchets dans les fleuves avant qu’ils n’atteignent la mer.

Quel impact pour l’emploi et l’orientation en 2026 ?

Ces entreprises ne cherchent pas de simples exécutants ; elles recherchent des profils pluridisciplinaires.

Le profil recherché en 2026 : Un ingénieur qui comprend le cycle de vie d’une algue, un développeur informatique spécialisé dans les algorithmes d’IA sobres en énergie pour analyser les courants, ou un spécialiste en marketing éthique capable de valoriser des matériaux recyclés de l’océan.

Pour un jeune en orientation ou un professionnel en quête de sens, ces entreprises représentent des opportunités concrètes d’exercer des « métiers à impact » où l’innovation technologique se met humblement au service de la préservation du vivant.

Ce midi, j’ai le plaisir de partager un retour d’expérience sur mes dernières années en tant que coach certifié BlueInvest et évaluateur pour SBEP.

Les dispositifs BlueInvest et la SBEP (Sustainable Blue Economy Partnership) sont deux piliers majeurs de la stratégie de la Commission européenne pour concrétiser le Pacte vert (EU Green Deal) et la transition numérique en milieu marin.

Bien qu’ils partagent le même objectif ultime — basculer vers une économie de l’océan décarbonée et régénératrice —, ils n’attendent pas la même chose des candidats car ils interviennent à des stades différents de la chaîne de valeur.

1. BlueInvest : L’accélérateur de marché (Go-to-Market & Scale-up)

Piloté par la Commission européenne, BlueInvest n’est pas un programme de recherche pure. C’est une plateforme d’accompagnement et de mise en relation dont l’objectif est de mobiliser le capital privé pour propulser les technologies maritimes innovantes sur le marché.

Ce qu’attend BlueInvest des entreprises (SMEs, Start-up, Scale-up) :

  • La maturité technologique (TRL élevé) : Les solutions présentées doivent idéalement avoir dépassé le stade du laboratoire. BlueInvest attend des projets prêts pour le prototypage industriel, la phase pilote ou la commercialisation.
  • L’« Investment Readiness » (Aptitude à lever des fonds) : L’attente principale est que l’entrepreneur soit prêt à structurer son modèle économique. BlueInvest offre un coaching intensif pour rendre les start-up attractives auprès des fonds d’investissement (Séries A, B et amorçage).
  • L’impact commercial et environnemental mesurable : Les projets doivent démontrer une viabilité financière claire tout en s’inscrivant dans l’un des 10 secteurs clés de l’économie bleue (énergies renouvelables maritimes, biotechnologies, gestion de l’eau, logistique portuaire décarbonée, etc.).
  • L’effet de levier sur le capital privé : L’ambition de l’UE à travers BlueInvest est de catalyser plus d’un milliard d’euros d’investissements publics et privés d’ici 2028. Elle attend donc des projets capables d’attirer des investisseurs privés grâce aux garanties du programme InvestEU.

2. La SBEP : Le moteur de la recherche et de l’innovation transnationale (R&I)

Co-financée par Horizon Europe et réunissant 74 institutions partenaires de 30 pays, la SBEP adopte une approche plus scientifique, politique et structurelle. Elle cherche à aligner les agendas de recherche des différents bassins maritimes européens (Méditerranée, mer Noire, Baltique, mer du Nord et Atlantique).

Ce qu’attend la SBEP des consortiums de projet :

  • Une collaboration transnationale et multi-acteurs : La SBEP n’attend pas de réponses individuelles. Les projets doivent obligatoirement être portés par des consortiums combinant au minimum trois entités issues de trois pays différents, associant impérativement le monde académique (universités, centres de recherche), l’industrie (PME/SMEs) et la société civile ou les autorités publiques.
  • L’alignement sur les piliers stratégiques (SRIA) : Les propositions doivent répondre de manière stricte aux appels à projets articulés autour de priorités claires, telles que :
    • Les Jumeaux Numériques de l’Océan (Digital Twins of the Ocean – DTO) à l’échelle des sous-bassins pour la modélisation des données.
    • Les infrastructures maritimes multi-usages (ex: combiner éolien offshore et aquaculture durable sur un même site).
    • La gestion de la planification spatiale maritime face au changement climatique.
    • Les bioressources bleues et le développement de nouveaux produits biosourcés.
  • La transférabilité et le passage de la science au marché : Bien que l’ancrage soit scientifique, la SBEP insiste de plus en plus pour que les projets intègrent des passerelles de valorisation commerciale (c’est pourquoi les projets SBEP sont encouragés à participer aux BlueInvest Days pour apprendre à pitcher devant des investisseurs).
  • L’impact sur les politiques publiques : Les résultats doivent fournir des solutions concrètes pour alimenter l’interface science-politique de l’UE (ex: aider à la mise en œuvre de la loi sur la restauration de la nature ou de la stratégie « De la ferme à l’assiette »).

En synthèse : Comment s’orienter ?

  • Vous êtes une start-up / PME avec un produit technologique marin à commercialiser ou vous cherchez à lever des fonds privés ? Votre cible prioritaire est BlueInvest.
  • Vous êtes un laboratoire, une grande entreprise ou un écosystème collaboratif cherchant à mener une recherche de pointe sur 36 mois pour résoudre un défi écologique européen à l’échelle d’un bassin maritime ? Votre cadre est la SBEP.

Ces deux dispositifs se complètent parfaitement : la SBEP finance la naissance et la validation des concepts scientifiques de rupture, tandis que BlueInvest prend le relais pour transformer ces ruptures scientifiques en champions industriels viables.

Nous avons co-créé le projet « Ponts verts » pour faciliter la transition vers cette économie bleue.

How Ocean Health Impacts Human Well-being

Why the Ocean’s Health is Your Health: The Essential Commitment

The health of humanity and the health of the ocean are not separate issues—they are inseparably linked. While my research didn’t pinpoint a specific organization named « Syntezia, » the global conversation around this vital connection highlights a core commitment that every individual and organization must embrace.

Our planet’s marine environment is not just a scenic backdrop; it is the blue heart of our climate, a source of sustenance, and an essential foundation for human well-being. Any meaningful commitment to a sustainable future must focus on protecting and restoring this resource.

Here is a look at the essential commitments driving the global movement to safeguard our oceans and, in turn, ourselves:

1. Recognizing the Inextricable Link

The first and most fundamental commitment is the recognition that a healthy ocean is a prerequisite for a healthy human population.

  • Food and Medicine: The ocean provides a crucial source of protein for billions of people and is a vast, largely untapped resource for potential new pharmaceuticals and green technologies.
  • Climate Regulation: As the planet’s largest carbon sink, the ocean absorbs vast amounts of CO2​, regulating the global climate system that makes life on Earth possible.
  • Mental and Physical Wellbeing: Access to « blue spaces »—healthy coasts and marine environments—is increasingly recognized by public health professionals for its positive impact on mental and physical health.

2. Addressing the Triple Threat to Marine Life

Protecting our oceans requires a proactive commitment to fight the major pressures they face—often referred to as the « triple planetary crisis »:

  • Climate Change: A commitment involves addressing ocean acidification (caused by absorbing excess CO2​) and ocean warming, which severely threatens biodiversity, particularly vulnerable ecosystems like coral reefs.
  • Biodiversity Loss: This means implementing and enforcing policies that promote sustainable resource use and regulate harvesting to end destructive practices, illegal fishing, and overfishing.
  • Pollution & Waste: A major focus is placed on preventing and significantly reducing all marine pollution, especially plastics and microplastics, which enter the food web and pose a known risk to both marine life and human health.

3. Action Areas for a Healthy Future

To translate commitment into real-world impact, global initiatives focus on these actionable pillars:

Commitment AreaThe ActionThe Human Health Benefit
Ecosystem RestorationInvesting in the protection and restoration of critical habitats like mangroves, seagrass, and coral reefs.These ecosystems act as natural storm buffers, protecting coastal communities from extreme weather and flooding.
Sustainable PracticesPromoting equitable and sustainable management of fisheries and marine tourism.Ensures long-term food security for vulnerable communities and supports stable economic livelihoods.
Scientific AdvancementFunding interdisciplinary research to map, monitor, and predict threats from toxins (e.g., harmful algal blooms) and contaminants.Leads to earlier detection and prevention of seafood-related illnesses and better public health guidelines.
Global CollaborationSupporting international agreements and fostering partnerships among scientists, policymakers, and coastal communities.Creates a holistic governance framework necessary for managing a shared, global resource effectively.

The journey to secure a thriving planet demands that we all recognize our role as stewards of the ocean. By championing the health of the world beneath the water, we are fundamentally investing in the resilience and well-being of every person on Earth.

#WorldMaritimeDay

Après UNOC-3, passons à l’action

Les informations issues de l’UNOC-3 ouvrent des perspectives prometteuses pour intensifier la lutte contre la pollution plastique. Pour maximiser l’impact de ces avancées, il est crucial de passer rapidement à des actions concrètes. Voici quelques pistes de projets potentiels :

1. Renforcer la collecte et l’analyse des données de terrain

Malgré les outils numériques sophistiqués, la base de toute action éclairée reste la donnée de terrain.

  • Projet potentiel : Réseau global de capteurs intelligents pour la pollution plastique. Déployer des bouées connectées, des drones équipés de capteurs optiques, et des stations de prélèvement automatisées dans les zones critiques (estuaires, zones côtières, gyres océaniques). Ces capteurs permettraient une collecte continue et en temps réel de données sur la concentration, la taille, le type et la composition des plastiques. Les données devraient être standardisées et agrégées dans une base de données ouverte et accessible aux chercheurs et décideurs du monde entier.
  • Projet potentiel : Cartographie collaborative des points chauds de pollution. Développer des applications mobiles et des plateformes web pour permettre aux citoyens, aux marins, aux pêcheurs et aux touristes de signaler et de documenter les accumulations de déchets plastiques qu’ils rencontrent. Ces données, une fois validées, alimenteraient des cartes interactives permettant d’identifier les zones prioritaires pour les opérations de nettoyage et de prévention.

2. Accélérer le développement et l’implémentation de solutions technologiques

Le Jumeau Numérique de l’Océan est un excellent point de départ, mais il faut aller plus loin dans l’innovation.

  • Projet potentiel : Plateforme open-source pour la modélisation de la dérive des plastiques et l’évaluation d’impact. Développer une version plus accessible et personnalisable du Jumeau Numérique de l’Océan, permettant à des instituts de recherche, des ONG et même des collectivités locales de simuler différents scénarios de réduction de la production plastique ou d’actions de nettoyage, et d’évaluer leur impact potentiel sur les concentrations de plastique à diverses échelles. Cette plateforme devrait intégrer des données météorologiques, océanographiques et socio-économiques.
  • Projet potentiel : Innovation dans les matériaux alternatifs et les processus de recyclage. Financer des programmes de recherche et développement pour explorer des alternatives au plastique à usage unique (matériaux biodégradables, compostables, réutilisables) qui respectent les critères d’essentialité, de non-nocivité et de durabilité. Parallèlement, investir dans des technologies de recyclage avancées (recyclage chimique, pyrolyse) pour transformer les plastiques difficiles à recycler en nouvelles ressources.

3. Amplifier l’engagement citoyen et la sensibilisation

L’implication de la société civile est cruciale pour une transition réussie.

  • Projet potentiel : Programmes éducatifs nationaux et internationaux sur le cycle de vie du plastique. Développer des modules pédagogiques pour tous les niveaux d’enseignement, des campagnes de sensibilisation grand public à travers les médias et les réseaux sociaux, et des ateliers participatifs pour informer sur les enjeux de la pollution plastique, les alternatives durables, et les écogestes. Ces programmes pourraient inclure des visites de centres de tri, des ateliers de fabrication de produits réutilisables, ou des nettoyages de plages organisés.
  • Projet potentiel : Incubation de projets d’économie circulaire à l’échelle locale. Mettre en place des fonds et des programmes d’accompagnement pour soutenir des initiatives locales visant à réduire la consommation de plastique, favoriser le réemploi, le recyclage et la réparation. Cela pourrait inclure la création de magasins en vrac, le développement de systèmes de consigne, ou le soutien à des entreprises de réparation d’objets.

4. Soutenir l’élaboration et l’application du Traité International

Le traité est le pilier d’une action globale, et son succès dépendra de son ambition et de son application rigoureuse.

  • Projet potentiel : Groupe de travail multidisciplinaire pour l’analyse des additifs plastiques. Créer une équipe d’experts internationaux (chimistes, toxicologues, environnementalistes) chargée d’analyser en profondeur les 16 000 composés recensés dans les plastiques, d’identifier ceux qui sont nocifs et de proposer des listes de substances à interdire ou à réguler strictement. Les résultats de ce groupe de travail alimenteraient directement les discussions sur le traité.
  • Projet potentiel : Cadre de soutien aux pays en développement pour la mise en œuvre du traité. Établir un mécanisme de financement et d’assistance technique pour aider les pays en développement à adopter les législations nécessaires, à mettre en place les infrastructures de gestion des déchets, et à développer des alternatives durables. Cela pourrait inclure des transferts de technologie et des programmes de formation.

En se concentrant sur ces types de projets concrets, la communauté internationale peut transformer les engagements de l’UNOC-3 en actions tangibles, ouvrant la voie à des océans plus propres et à un avenir plus durable.

Engagé depuis de nombreuses années, conscient des enjeux, je serai de ces combats sous une forme ou sous une autre !

Partenariats durables pour la protection des océans

1. Engagements renforcés

L’adhésion à des engagements globaux pour la protection des océans peut renforcer la réputation de l’entreprise. En intégrant des objectifs de durabilité dans sa stratégie, l’entreprise peut non seulement se conformer aux attentes réglementaires, mais aussi attirer des clients sensibilisés à ces enjeux.

2. Partenariats internationaux

S’associer avec d’autres entreprises, ONG et gouvernements peut ouvrir des opportunités de collaboration sur des projets de conservation. Cela permet d’accéder à des ressources et à des expertises, tout en renforçant la capacité d’impact collectif.

3. Financement

Participer à des initiatives financées par des fonds publics ou des organisations internationales peut permettre à l’entreprise de bénéficier de subventions pour des projets écologiques. Cela réduit le risque financier et encourage l’innovation dans des pratiques durables.

4. Échanges de bonnes pratiques

En s’engageant dans des réseaux d’échanges, l’entreprise peut apprendre des meilleures pratiques dans le domaine de la durabilité. Cela peut conduire à l’implémentation de méthodes plus efficaces pour réduire l’empreinte écologique, comme l’utilisation de matériaux recyclés ou la réduction des déchets.

5. Éducation et sensibilisation

Investir dans des programmes éducatifs ou de sensibilisation peut renforcer l’image de marque de l’entreprise. En devenant un acteur du changement, l’entreprise peut mobiliser ses employés et ses clients autour de la cause, créant ainsi une communauté engagée.

6. Résultats scientifiques

En se basant sur des données scientifiques récentes, l’entreprise peut mieux orienter ses actions et ses investissements. Cela permet de cibler les initiatives qui auront le plus d’impact sur la protection des océans, tout en répondant aux exigences réglementaires et aux attentes des parties prenantes.

Conclusion

En résumé, la conférence UNOC à Nice représente une opportunité stratégique pour les entreprises.

En s’engageant activement dans la protection des océans, elles peuvent non seulement contribuer à un enjeu mondial crucial, mais également bénéficier d’avantages concurrentiels, d’une meilleure image de marque et d’opportunités de croissance durable.

Rendez-vous pour sauver les océans et la biodiversité marine

Mardi prochain, le 4 février 2020, j’ai le plaisir de participer au BlueInvest Day 2020, qui se déroulera à Bruxelles.

  • Comment la nouvelle Europe post-Brexit va-t-elle s’y prendre pour mettre en place le nouveau Green Deal ?
  • Quelles sont les start-ups et les scale-ups qui vont briller lors du concours de pitch ?
  • Quels seront les dispositifs clés d’accompagnement de l’innovation pour l’économie bleue ?

Nous découvrirons cela sur des sujets aussi importants que :

L’énergie propre de l’océan.

Solutions, procédés et technologies innovants dans le domaine des énergies renouvelables et de l’énergie des océans.


L’océan intelligent.

Technologies, produits et solutions numériques de la prochaine génération dans le domaine de l’intelligence artificielle, de la robotique, des ports et terminaux intelligents, de la télédétection et de la navigation.


Nourriture et aliments pour animaux provenant de l’océan.

Nouvelles denrées alimentaires et nouveaux aliments pour animaux innovants issus de l’aquaculture et de ressources biologiques aquatiques renouvelables.


Bioéconomie bleue et solutions vertes.

Nouveaux produits, nouvelles technologies, solutions innovantes et processus ingénieux issus de ressources biologiques aquatiques renouvelables, y compris les emballages et les produits médicaux/pharmaceutiques. Elle couvre également les solutions visant à « écologiser » les industries maritimes traditionnelles, les déchets marins, l’économie circulaire, la gestion du capital naturel/des ressources océaniques, entre autres.

Le BlueInvest Day se tiendra à Bruxelles le 4 février 2020. Vous pouvez nous y rencontrer le jour de l’évènement ou les jours suivants à Bruxelles en dehors de l’événement. Nous serons heureux de vous parler de votre projet, de votre portefeuille d’investissement, de votre idée innovante ou de votre dernière entreprise. Cette journée annuelle BlueInvest Day 2020 réunira des innovateurs, des entrepreneurs, des investisseurs business coach et des facilitateurs de la Blue Economy. Notre objectif sera de vous offrir de nouvelles opportunités commerciales concrètes et une visibilité accrue.

20 des meilleures start-ups et PME européennes de l’économie bleue se présenteront sur la scène principale devant un jury d’investisseurs pour les BlueInvest Awards. Rencontrez les fondateurs de produits, solutions et technologies de nouvelle génération, hautement innovants et perturbateurs pour l’économie bleue.

La journée BlueInvest offrira également de nombreuses opportunités pour des solutions, des projets et des initiatives qui favorisent l’économie circulaire, la décarbonisation, la lutte contre le changement climatique ou qui sont en rapport avec les objectifs de développement durable, que vous soyez ou non sur la scène principale.

Les présentations seront diffusées en direct pour une exposition maximale aux clients et partenaires potentiels. Les finalistes bénéficieront d’un coaching et d’un retour d’information de la part de nos spécialistes du secteur avant l’événement.

Pendant l’évènement, vous pourrez entrez en contact avec des capitaines d’industrie, des investisseurs d’impact et des représentants de haut niveau du gouvernement, du secteur public, du secteur privé, des PME, des extrapolations et des start-ups. Parmi les sujets dont nous aimerions discuter avec vous, citons notamment :

  • Environnement, action climatique, durabilité, énergies renouvelables, technologies propres et affaires maritimes
  • Transformation numérique, respect de la vie privée dès la conception, nouveaux écosystèmes IoT, intelligence artificielle, robotique
  • Eau, hydrogène, yacht, navigation de plaisance, poisson, aquaculture, agroalimentaire, algues, protection des plages et du littoral
  • Observation de la Terre, imagerie satellitaire, aperçu et navigation
  • Intelligence collective, innovation ouverte, modèles économiques
  • Ville intelligente, énergie décarbonisée, laboratoire de mobilité urbaine

Pour nous rencontrer à Bruxelles pendant la semaine, contactez Yves Zieba par email: yves.zieba@syntezia.com ou par téléphone +41795611054.