CODIR et RH : Catalyseurs de l’Innovation dans l’Entreprise

🚀 Cultiver l’Intrapreneuriat : Le CODIR et les RH, Moteurs de l’Innovation

Dans un marché en constante évolution, l’innovation et l’esprit entrepreneurial au sein des organisations (ou intrapreneuriat) ne sont plus des options, mais des nécessités stratégiques. Le succès d’une telle culture repose sur une collaboration forte entre la direction (CODIR) et la fonction Ressources Humaines (RH).

I. Le Rôle Stratégique du CODIR : Définir la vision et le cadre

Le CODIR doit agir comme le garant et le promoteur de l’innovation, en définissant la direction, en allouant les ressources et en modélisant le comportement souhaité.

1. Créer une culture de la confiance et de l’expérimentation

C’est le pilier de toute initiative intrapreneuriale. L’échec ne doit pas être sanctionné, mais perçu comme une étape d’apprentissage essentielle.

  • Tolérance à l’échec mesuré : Le CODIR doit communiquer activement sur le fait que l’échec est autorisé, voire encouragé, tant qu’il est source d’enseignement (« Fail fast, learn faster »).
  • Exemple qui fonctionne : L’entreprise peut organiser des « Célébrations de l’Échec » (ou Failure Fairs) où les équipes partagent publiquement ce qu’elles ont appris de projets non aboutis. Cela démystifie l’échec et met en lumière l’apprentissage.

2. Allouer du temps et des ressources spécifiques

L’innovation ne peut pas se faire en plus des tâches quotidiennes. Le CODIR doit sanctuariser du temps et un budget pour l’expérimentation.

  • Le temps à 20 % : Inspiré par Google, permettre aux employés de dédier une partie de leur temps de travail (par exemple, 10 % ou 20 %) à des projets personnels ou des idées qui ne sont pas directement liées à leurs objectifs habituels.
  • Fonds d’amorçage interne : Mettre en place un budget dédié aux « mini-startups » internes. Les équipes peuvent soumettre des propositions et obtenir un financement rapide pour un prototype initial.

3. Diriger par l’exemple et la stratégie

L’engagement doit venir du sommet. Les dirigeants doivent être des modèles de curiosité et d’ouverture.

  • CODIR Thématique : Intégrer un point récurrent et significatif sur l’innovation et l’intrapreneuriat dans l’ordre du jour des CODIR mensuels ou organiser des CODIR thématiques annuels entièrement dédiés à la stratégie d’innovation.
  • Mentorats par les Leaders : Les membres du CODIR peuvent parrainer personnellement des projets intrapreneuriaux, leur offrant visibilité et accès direct aux ressources.

II. Le Rôle des RH : Attirer, Développer et Récompenser l’Esprit Entrepreneurial

Les RH sont le partenaire stratégique du CODIR pour mettre en œuvre cette culture, en agissant sur le recrutement, la formation, la structure et la reconnaissance.

1. Recruter et former l’esprit entrepreneurial

La détection et le développement des compétences nécessaires à l’intrapreneuriat sont primordiaux.

  • Recrutement axé sur les compétences douces (soft skills) : Prioriser la curiosité, la résilience, la pensée critique et l’audace, en utilisant des mises en situation plutôt que des entretiens classiques.
  • Exemple qui fonctionne : Mettre en place des « Bootcamps Intrapreneuriaux » où les collaborateurs existants sont formés aux méthodologies de Lean Startup, au Design Thinking et à la prise de risque mesurée. Cela permet de diffuser l’état d’esprit à tous les niveaux.

2. Assurer la flexibilité organisationnelle et l’autonomie

L’innovation prospère dans des environnements qui permettent l’autonomie et la collaboration au-delà des silos traditionnels.

  • Équipes pluridisciplinaires : Faciliter la constitution d’équipes temporaires et transversales (interfonctionnelles) pour les projets d’innovation. Les RH peuvent assouplir les règles d’affectation pour que les employés puissent se joindre à ces projets sans quitter complètement leurs fonctions initiales.
  • Délégation de pouvoir : Accorder aux managers et aux chefs de projet intrapreneuriaux une autonomie accrue en matière de budget, de recrutement temporaire et de prise de décision, réduisant ainsi la bureaucratie.

3. Reconnaître et récompenser l’initiative

La reconnaissance est la clé de la pérennité de l’intrapreneuriat. Elle ne doit pas se limiter au succès commercial.

  • Rémunération et incitations : Les RH peuvent intégrer l’investissement dans l’innovation comme un critère dans les entretiens annuels et les systèmes de primes. La récompense ne doit pas être uniquement financière, elle doit aussi inclure la reconnaissance publique ou l’accès à des formations de haut niveau.
  • Exemple qui fonctionne : Créer un programme d’« Intrapreneurs en Résidence » ou de « Jours de l’Innovation » qui permet aux employés de travailler exclusivement sur leur projet pendant une période donnée, avec le soutien de la direction. Le succès du fondateur d’AlloResto, Sébastien Forest, en est un exemple, soulignant l’importance de développer l’esprit entrepreneurial des collaborateurs pour faire naître les processus de demain.

Soutenir et développer l’esprit entrepreneurial est un acte de transformation culturelle mené conjointement par le CODIR et les RH.

Le CODIR définit la vision et le cadre de la prise de risque, tandis que les RH mettent en place les mécanismes humains pour que cette vision devienne réalité.

En cultivant la confiance, en allouant des ressources spécifiques et en récompensant l’initiative, l’entreprise transforme ses employés en intrapreneurs, assurant ainsi son agilité et sa croissance future.

Pour que l’innovation ne soit pas qu’un mot à la mode, mais un moteur stratégique, le CODIR doit l’intégrer de manière régulière, mesurable et orientée action dans ses réunions mensuelles.

Voici comment votre CODIR peut intégrer l’innovation de manière plus structurelle :

4. 📅 Sanctuariser un « Point Innovation » stratégique

L’innovation ne doit pas être traitée en « divers » à la fin de la réunion, mais comme un sujet clé, au même titre que les résultats financiers ou la performance commerciale.

  • Heure et durée fixes : Dédiez un créneau temporel fixe et significatif (par exemple, 30 à 45 minutes) au début ou au milieu de la réunion.
  • Intitulé précis : Nommez clairement ce point, par exemple : « Revue Stratégique de l’Innovation » ou « Avancement des Projets Intrapreneuriaux« .
  • Rotation des présentateurs : Ne laissez pas toujours le même Directeur de l’Innovation présenter. Invitez un intrapreneur ou un chef de projet pilote différent chaque mois à présenter son avancement, ses défis, et ses besoins de décision.

5. 📊 Mettre en place des indicateurs de performance clés (KPIs)

On gère ce que l’on mesure. Le CODIR doit suivre des indicateurs qui reflètent l’effort d’innovation, et non seulement le résultat final.

Catégorie de KPIExemples d’Indicateurs à SuivreObjectif
Input (Effort)* Nombre de propositions d’idées soumises par les employés (mois/mois).Mesurer l’engagement des collaborateurs.
* Budget alloué vs. Budget consommé dans le fonds d’amorçage interne.Assurer l’utilisation des ressources.
Processus (Vitesse)* Temps moyen entre l’idée et le premier prototype (MVP).Réduire la bureaucratie et accélérer l’expérimentation.
* Taux de conversion de l’Idée au Projet Pilote.Évaluer l’efficacité du filtre d’idées.
Output (Résultat)* Revenu généré par les produits lancés au cours des 3 dernières années.Mesurer l’impact financier réel de l’innovation.
* Taux de satisfaction des utilisateurs des nouveaux services.Mesurer l’adoption par le marché.

6. 🎯 Se concentrer sur les décisions critiques

Le rôle du CODIR n’est pas de micro-gérer les projets, mais de prendre les décisions stratégiques qui les débloquent ou les orientent.

  • Le moment du « Go/No-Go » : Chaque mois, prévoir 1 à 2 minutes pour confirmer le passage d’un projet intrapreneurial à l’étape suivante (par exemple : de l’étude de faisabilité au prototype, ou du prototype au lancement pilote).
  • Règles de décision claires : Définir en amont les critères de financement pour chaque étape (ex. : Si le MVP atteint X utilisateurs et un taux de conversion Y, le projet reçoit un financement supplémentaire de 50 000 €). Cela permet d’éviter les débats interminables.
  • Supprimer les obstacles : Le CODIR doit passer en revue les blocages identifiés par les équipes d’innovation (problèmes juridiques, accès à des données, besoin d’une ressource RH spécifique) et assigner un membre du CODIR pour lever cet obstacle avant la prochaine réunion.

7. 🧠 Promouvoir l’ouverture et la veille

L’innovation se nourrit du monde extérieur.

  • Capsule de Veille Stratégique : Dédiez 5 minutes à la présentation par un membre désigné (qui change chaque mois) d’une tendance marché, d’une technologie émergente ou d’un concurrent inattendu susceptible d’impacter l’entreprise.
  • Discussion « Et si… » : Terminez le point innovation par une question ouverte sur l’impact potentiel de cette veille sur la stratégie actuelle de l’entreprise : « Et si nos clients utilisaient la Réalité Augmentée pour nos produits ? »

En transformant le « Point Innovation » en un processus structuré de revue des KPIs, de prise de décision et de veille stratégique, votre CODIR passera d’un organe de supervision à un Comité d’Investissement et d’Orientation Stratégique pour l’innovation.


Quelle est la première étape la plus simple que votre CODIR pourrait mettre en œuvre le mois prochain pour commencer cette transformation ?

L’IA : stratégies pour éviter la bulle spéculative

🤖 L’Intelligence Artificielle : Bulle Spéculative ou Vraie Révolution ? Le Risque et les Stratégies pour l’Entreprise

L’intelligence artificielle est sans conteste le moteur de la vague d’innovation actuelle.

Des valorisations boursières stratosphériques d’entreprises comme Nvidia aux levées de fonds records de start-ups spécialisées, le secteur connaît une effervescence qui rappelle, pour beaucoup, l’époque de la bulle Internet des années 2000.

Mais au-delà de l’enthousiasme, une question fondamentale se pose : L’actuelle « bulle » de l’IA va-t-elle éclater, et quel est le risque réel pour les entreprises ?

Le spectre de la bulle : Un risque réel pour les entreprises

La notion de bulle spéculative repose sur une déconnexion entre la valorisation financière et la valeur économique réelle immédiate.

Si les promesses de l’IA sont gigantesques – gains de productivité, transformation des processus, nouveaux produits –, leur concrétisation à grande échelle demande du temps.

C’est le fameux « paradoxe de Solow » appliqué à l’IA : on voit la technologie partout, mais pas encore dans les statistiques de productivité de tous les secteurs.

Le risque principal pour les entreprises, en cas de correction majeure du marché de l’IA, n’est pas uniquement financier, mais aussi opérationnel et stratégique :

  • Dépendance Technologique et Fournisseurs : De nombreuses entreprises s’engagent dans des logiques d’enfermement (lock-in) avec les grands acteurs proposant des modèles généralistes (les géants de la Tech et leurs infrastructures de cloud et leurs modèles propriétaires). Un retournement du marché pourrait fragiliser ces fournisseurs, augmenter drastiquement les coûts ou paralyser des systèmes essentiels basés sur leurs technologies.
  • Investissements Mal Dirigés : Des investissements massifs dans des projets d’IA à l’utilité métier incertaine, basés davantage sur le « FOMO » (Fear of Missing Out) que sur une analyse des fondamentaux, deviendraient des pertes sèches.
  • Perte de Confiance : L’éclatement d’une bulle pourrait provoquer une vague de scepticisme généralisé, ralentissant l’adoption de l’IA, même pour les applications matures et rentables.

Comment s’en prémunir ? Les stratégies anti-bulle

Pour transformer le risque d’éclatement de la bulle en une opportunité de croissance durable, les entreprises doivent adopter une approche plus sélective, basée sur la valeur concrète et la résilience.

1. Privilégier la Valeur Métier à l’Hype Technologique

L’erreur la plus courante est de chercher un problème pour une solution d’IA. Il faut faire l’inverse :

  • Identifier la valeur : Concentrez les efforts d’IA sur des cas d’usage qui améliorent directement les processus de production, de décision ou les mécanismes de coopération avec un retour sur investissement clair.
  • Mesurer les fondamentaux : Plutôt que de se laisser éblouir par les performances algorithmiques brutes, évaluez l’IA par sa capacité à transformer les routines, les compétences et les dispositifs de coordination internes. Les modèles financiers B2B et la numérisation de l’industrie sont souvent des enjeux plus sains et stables que le marché de masse.

2. Adopter une Stratégie « Multi-Modèles » et de Spécialisation

La dépendance à un unique grand modèle généraliste (LLM ou autre) est un facteur de risque.

  • Décloisonner et Spécialiser : Investir dans des modèles spécialisés (dans la santé, la finance, l’industrie, etc.) développés par des acteurs sectoriels plus agiles. Ces modèles, souvent plus petits et contextuels, sont moins gourmands en calcul pour l’inférence et offrent une meilleure adéquation avec la chaîne de valeur spécifique.
  • Diversifier les Fournisseurs : Ne pas se laisser enfermer. Maintenir une veille et une architecture qui permette de basculer, si nécessaire, d’une solution de cloud ou d’un modèle d’IA à un autre.

3. Renforcer l’Infrastructure de Données et les Compétences Internes

La vraie valeur de l’IA réside dans les données de l’entreprise et les compétences de ses équipes.

  • Sécuriser les Données : L’IA est un pipeline gourmand en données. La gouvernance, la qualité et la sécurisation des données internes sont le socle stratégique le plus important.
  • Développer l’Humain : Les gains de productivité ne seront effectifs que si l’entreprise investit dans la montée en compétences de ses collaborateurs (upskilling et reskilling), pour qu’ils sachent interagir efficacement avec les systèmes d’IA. C’est l’intelligence augmentée qui est le véritable facteur de différenciation.

L’IA n’est pas une fin, mais un moyen

Que la bulle financière de l’IA éclate ou se dégonfle progressivement, l’impact de la technologie sur l’économie est irréversible. L’électricité et Internet ont survécu à leurs bulles respectives pour transformer le monde.

Le risque ne se situe pas dans l’IA elle-même, mais dans la manière dont les entreprises y investissent. Pour naviguer en toute sécurité, il est impératif de se concentrer sur l’infrastructure solide, la valeur métier prouvée et la stratégie de diversification. En agissant ainsi, les entreprises se positionnent pour capter les bénéfices durables de cette vague technologique, quel que soit le climat boursier.

Ne pas se contenter de faire de l’IA, mais utiliser l’IA pour améliorer ce que vous faites de mieux.

1. Privilégier la Valeur Métier à l’Hype Technologique : L’Impératif du ROI Réel

Dans un environnement où l’engouement médiatique et spéculatif peut être assourdissant, l’entreprise doit revenir aux fondamentaux : l’IA n’est qu’un outil au service d’un objectif métier, et non une fin en soi. L’éclatement d’une bulle sanctionne avant tout les entreprises qui ont investi des capitaux importants dans des technologies non rentables ou des projets sans ancrage stratégique solide.

Pourquoi l’Hype est Dangereuse

Investir sur la base de la simple « nouveauté » conduit au risque d’investissements mal dirigés. Une entreprise qui déploie un grand modèle de langage (LLM) sophistiqué pour des tâches qui pourraient être gérées par des systèmes plus simples et moins coûteux s’expose à :

  1. Des coûts Opérationnels Élevés : Les modèles généralistes de pointe exigent une puissance de calcul colossale (inférence), ce qui se traduit par des factures de cloud très lourdes, souvent disproportionnées par rapport au gain de productivité marginal.
  2. Un « Paradoxe de Solow » Interne : L’investissement en IA ne se traduit pas dans les indicateurs de performance clés (KPIs) de l’entreprise, car il n’a pas été intégré aux routines, aux compétences et aux processus de travail existants.

La Méthode de la Valeur (Business-Driven AI)

Pour contrer cette tendance, l’entreprise doit structurer sa démarche d’IA autour de l’identification et de la mesure de la valeur :

a. Cartographier les Cas d’Usage de l’Entreprise

Il ne s’agit pas de lister ce que l’IA peut faire, mais ce que l’entreprise a besoin de faire mieux. La priorité doit être donnée aux usages qui agissent sur les leviers économiques fondamentaux :

  • Processus de Production (Efficacité) : Automatisation des tâches répétitives, maintenance prédictive, optimisation de la chaîne logistique. Ces gains sont mesurables en réduction de coûts et en augmentation du débit.
  • Processus de Décision (Qualité) : Aide à la décision pour les commerciaux, la finance ou la R&D. Ces gains se mesurent en augmentation des marges, meilleure allocation des ressources ou réduction des risques.
  • Mécanismes de Coopération (Collaboration) : Outils d’aide à la synthèse, d’assistance aux employés, de gestion des connaissances. Ces gains se mesurent en temps gagné par les équipes et en amélioration de l’expérience client/employé.

b. Mesurer le Retour sur Investissement (ROI) de Manière Stricte

Chaque projet d’IA doit être traité comme un investissement avec une attente de retour sur investissement clairement définie et à court ou moyen terme.

  • Éviter la Surévaluation : Refusez d’attribuer une valeur démesurée à un projet d’IA simplement parce qu’il utilise la dernière technologie. La mesure doit se faire en dollars économisés, en temps gagné ou en augmentation du chiffre d’affaires.
  • Privilégier le « Mieux » au « Plus » : Parfois, un modèle d’IA simple, spécialisé sur une tâche précise (comme la classification de documents) apporte plus de valeur et coûte moins cher qu’un modèle généraliste nécessitant des infrastructures coûteuses. Les modèles financiers B2B et l’IA intégrée à l’industrie sont, à ce titre, des paris plus sains.

c. Adopter le Principe de la Modularité

Face à la fascination pour les modèles généralistes qui induisent une forte dépendance (l’un des risques de la bulle), il est essentiel d’opter pour une approche qui favorise l’indépendance et la spécialisation :

  • Modèles Spécialisés et Contextuels : Investir dans des solutions d’IA développées pour un secteur ou une fonction spécifique. Ces modèles, souvent plus petits et entraînés sur des données de niche, sont plus précis, moins coûteux à exploiter et limitent la dépendance aux géants du secteur.
  • Architecture Modulaire : S’assurer que les briques technologiques de l’IA (données, algorithmes, interfaces) sont conçues pour être interchangeables. Si le coût d’un fournisseur de modèles explose, l’entreprise doit pouvoir basculer sur une solution concurrente sans réécrire l’intégralité de son système d’information.

L’entreprise résiliente n’est pas celle qui a le plus d’IA, mais celle qui utilise l’IA là où elle compte vraiment, avec une trajectoire de rentabilité limpide et une architecture souple. C’est la meilleure assurance contre l’instabilité du marché spéculatif.

2. 🛡️ Adopter une Stratégie « Multi-Modèles » et de Spécialisation : Construire la Résilience

La stratégie du « Multi-Modèles » est une approche de gestion des risques qui s’oppose à l’enfermement technologique (vendor lock-in). Dans le contexte de l’IA, cela signifie éviter de baser l’intégralité de ses processus critiques sur les API ou l’infrastructure d’un seul fournisseur de modèles généralistes (comme OpenAI, Google, ou Anthropic).

Le Piège de la Dépendance aux Modèles Généraux

Le risque d’une bulle n’est pas seulement que le marché s’effondre, mais que les acteurs dominants augmentent drastiquement leurs prix (prix des tokens, coûts d’inférence, frais de cloud) ou changent soudainement les conditions d’accès à leurs modèles, car ils détiennent un quasi-monopole sur la technologie la plus demandée.

  • Coût de l’Inférénce : L’utilisation répétée et à grande échelle de grands modèles propriétaires est très coûteuse. Ces coûts deviennent insoutenables si les gains de productivité ne suivent pas.
  • Risque de Lock-In : Si votre flux de travail est profondément intégré à un écosystème unique, le coût et le temps nécessaires pour migrer vers un concurrent deviennent prohibitifs.

La Solution : Diversification et Spécialisation

Pour garantir la pérennité et la maîtrise des coûts, les entreprises doivent diversifier leurs outils d’IA et favoriser l’utilisation de modèles adaptés à des tâches spécifiques.

a. Diversifier les Fournisseurs et les Modèles

L’objectif est de créer une architecture technologique où les composants IA peuvent être interchangés facilement.

  • Approche « Best of Breed » : Utiliser différents modèles pour différentes tâches. Un grand LLM généraliste pourrait être utilisé pour la création de contenu stratégique de haut niveau, tandis qu’un modèle Open Source plus petit et ajusté (fine-tuned) sera utilisé pour la classification des e-mails ou la traduction interne.
  • Architecture Modulaire : S’assurer que les données et les interfaces sont standardisées. Les requêtes adressées aux modèles (prompts) doivent être gérées par une couche d’abstraction (comme un framework RAG ou une plateforme d’orchestration) qui permet de basculer la source du modèle (par exemple, passer de GPT-4 à Claude 3 ou à un modèle Open Source hébergé en interne) sans perturber l’application métier.
  • Stratégie Multi-Cloud : Ne pas se contenter d’une seule infrastructure de cloud pour l’hébergement de l’IA et des données, afin de pouvoir négocier les coûts d’accès au calcul.

b. Le Choix des Modèles Spécialisés (Small Language Models – SLMs)

L’engouement pour les LLMs fait souvent oublier l’immense valeur des modèles plus petits et spécialisés.

  • Précision et Pertinence : Un SLM (Small Language Model) entraîné sur les données spécifiques à l’entreprise (documentation interne, réglementation sectorielle, historique client) sera souvent plus précis pour les tâches internes et moins susceptible de générer des hallucinations qu’un LLM généraliste.
  • Maîtrise des Coûts : Les SLMs sont beaucoup moins gourmands en ressources de calcul pour l’inférence. Ils peuvent être hébergés sur l’infrastructure interne (on-premise) ou sur des serveurs privés virtuels (VPS) dédiés, réduisant drastiquement les coûts récurrents facturés par les géants du cloud.
  • Souveraineté des Données : L’utilisation de modèles Open Source ou auto-hébergés pour les tâches sensibles garantit que les données critiques ne quittent pas le périmètre de sécurité de l’entreprise, répondant ainsi aux impératifs de conformité et de confidentialité.

En résumé, la stratégie « Multi-Modèles » et de spécialisation transforme l’entreprise d’un simple consommateur passif de services IA en un orchestrateur intelligent de technologies. Elle garantit l’agilité face à l’évolution des prix et des performances, et assure que l’investissement en IA repose sur des fondations économiques stables, et non sur le seul potentiel spéculatif des technologies les plus médiatisées.

3. 🧠 Renforcer l’Infrastructure de Données et les Compétences Internes : Le Socle Anti-Fragilité

Si la bulle de l’IA éclate, la valeur intrinsèque de la technologie diminuera, mais la valeur stratégique des données de l’entreprise et la capacité de ses équipes à utiliser l’IA perdureront. Ces deux éléments constituent le véritable socle de l’avantage concurrentiel durable.

L’Actif Maître : La Qualité des Données

L’IA, quelle que soit sa sophistication, n’est qu’un moteur ; les données de l’entreprise en sont le carburant. Un moteur puissant alimenté par un carburant de mauvaise qualité ne produira qu’une performance médiocre.

a. Mettre en Place une Gouvernance de Données Rigoureuse

Investir dans l’IA sans une bonne gouvernance des données est la garantie de projets coûteux et inefficaces. Pour se prémunir du risque d’éclatement de la bulle, l’entreprise doit :

  • Sécuriser le Pipeline : S’assurer que les données (structurées et non structurées) sont correctement collectées, nettoyées, et étiquetées. La qualité des données prime sur la quantité. Des systèmes d’IA performants nécessitent des données fiables et à jour pour éviter le phénomène de la « dérive de modèle » (model drift).
  • Centraliser et Rendre Accessible : Déployer des solutions modernes (Data Mesh, Data Fabric, Cloud Data Warehouse) qui rendent les données facilement accessibles aux modèles d’IA, tout en respectant strictement les exigences réglementaires (RGPD, etc.).
  • La Véritable Valeur du RAG : Les systèmes RAG (Retrieval-Augmented Generation) sont une tendance majeure. Leur succès ne dépend pas de la puissance du LLM, mais de la pertinence et de la structuration de la base de connaissances interne (les documents, les historiques, les procédures) que le modèle interroge. Investir dans la documentation interne est un investissement anti-crise.

b. L’Indépendance par les Compétences

La dépendance aux outils externes s’accompagne souvent d’une dépendance aux experts externes. L’entreprise doit internaliser le savoir-faire pour garantir son autonomie stratégique.

  • L’Internalisation des Compétences : Développer une équipe interne capable de comprendre, d’ajuster (fine-tune) et de déployer des modèles, y compris des modèles Open Source. Cela permet de réduire les coûts de consultation et de prestation de services externes, un poste de dépense qui s’envole en période de bulle.
  • Former et Acculturer l’Utilisateur Final : Le gain de productivité maximal de l’IA n’est pas atteint par la seule automatisation, mais par l’amélioration de la performance humaine (l’intelligence augmentée). Il est essentiel de former tous les employés (pas seulement les data scientists) à l’utilisation efficace des outils d’IA (ex: techniques de prompt engineering, compréhension des limites de l’IA).

Le Résultat : Créer une Capacité Permanente

En investissant dans la qualité de ses données et le niveau de compétence de ses équipes, l’entreprise crée une capacité permanente à innover et à s’adapter, indépendamment des cycles de marché.

  • Maîtrise des Coûts : L’Internalisation réduit la facture des fournisseurs de services et logiciels d’IA.
  • Agilité : L’entreprise peut réagir rapidement aux changements technologiques (par exemple, adopter le prochain grand modèle Open Source) sans dépendre d’un intégrateur coûteux.
  • Avantage Durable : Les données propriétaires et les compétences humaines sont des actifs que les concurrents ne peuvent pas simplement acheter ou copier. Ils sont le véritable rempart contre la volatilité des technologies de l’IA.

La maîtrise des données et la montée en compétence des équipes sont les piliers qui permettent à l’entreprise de transformer l’IA d’un investissement spéculatif en un moteur de croissance organique et résilient.

4. ⚖️ Gérer le Risque Éthique et Réglementaire : Protéger la Réputation et Anticiper les Coûts Cachés

L’effervescence autour de l’IA a tendance à faire passer l’urgence réglementaire au second plan. Pourtant, la gestion proactive des risques éthiques, de conformité et légaux est essentielle pour la stabilité financière et la réputation de l’entreprise. En cas de correction du marché, les entreprises qui n’auront pas anticipé ces risques seront doublement pénalisées par des amendes et des poursuites coûteuses.

Le Coût Caché de l’Inconscience

L’éclatement d’une bulle est souvent précédé ou accompagné d’un renforcement de la surveillance réglementaire. Les législateurs réagissent aux abus perçus ou aux échecs retentissants.

Le risque, c’est l’apparition de coûts imprévus massifs liés à :

  • Les Amendes de Non-Conformité : Avec l’entrée en vigueur de lois structurantes comme l’AI Act en Europe, l’utilisation de systèmes d’IA dits « à haut risque » (santé, recrutement, crédit) sans la documentation, les tests d’évaluation de l’impact (PIA), et la transparence nécessaires expose l’entreprise à des sanctions financières lourdes.
  • Les Litiges liés à la Propriété Intellectuelle (PI) : L’utilisation de grands modèles entraînés sur des données non vérifiées expose l’entreprise au risque de violation de droits d’auteur dans les contenus générés, conduisant à des litiges coûteux et à des dommages d’image.
  • La Dérive Éthique et le Biais : Des décisions automatisées biaisées ou discriminatoires (dans le recrutement, l’octroi de prêts, etc.) génèrent des réclamations, des actions en justice, et une crise de confiance irréparable auprès des clients et des régulateurs.

Les Leviers de la Prévention Réglementaire

Pour transformer ce risque en une fondation stable, l’entreprise doit intégrer la conformité et l’éthique dès la conception de ses projets d’IA (Privacy and Ethics by Design).

a. Mise en Place d’une Gouvernance « IA Responsable »

La première étape est de structurer la responsabilité :

  • Audit et Classification des Systèmes : Identifier quels systèmes d’IA sont considérés comme « à haut risque » selon les futures réglementations et les soumettre à des audits réguliers.
  • Documentation et Transparence : Assurer la traçabilité complète des données utilisées pour l’entraînement et de la logique des décisions produites par l’IA. Cette transparence est la meilleure défense en cas de litige.
  • Comité Éthique : Créer un organe de surveillance interne, multidisciplinaire (juristes, éthiciens, développeurs), pour évaluer et valider l’impact sociétal et légal des nouveaux déploiements d’IA avant leur mise en production.

b. Contrôler les Sources et les Modèles

Pour minimiser le risque de litige lié à la propriété intellectuelle :

  • Validation des Données d’Entraînement : Si l’entreprise développe ou ajuste ses propres modèles, elle doit s’assurer que les jeux de données utilisés sont légalement acquis ou sous licence appropriée.
  • Utilisation des Modèles Open Source avec Vigilance : Bien que les modèles ouverts soient puissants pour réduire le lock-in (Stratégie n°2), leurs licences peuvent être complexes. Une analyse juridique est indispensable avant de les intégrer à des produits commerciaux.

c. Tests Rigoureux d’Équité et de robustesse

La solidité technique et la neutralité des systèmes sont des garanties de stabilité.

  • Évaluation des biais : Mettre en place des tests réguliers pour détecter et corriger les biais discriminatoires dans les modèles, garantissant ainsi l’équité des résultats.
  • Résilience aux attaques : S’assurer que les systèmes d’IA sont robustes face aux attaques adverses (tentatives de manipulation des modèles), protégeant ainsi l’intégrité des processus métiers critiques.

En conclusion, la gestion du risque éthique et réglementaire n’est pas un frein à l’innovation, mais un investissement indispensable dans la confiance et la pérennité de l’entreprise. C’est en faisant preuve de prudence et de responsabilité aujourd’hui que l’on évite les coûts et les crises qui pourraient survenir si le marché de l’IA venait à se contracter brutalement.

Et vous, quelle stratégie anti-bulle avez vous choisi ?

Unlocking AI Value for SMEs and Public Sectors

Rewiring for value: How SMEs and the Public Sector can seize the AI advantage

The era of AI experimentation is over.

According to McKinsey’s “The State of AI: Global Survey 2025,” organizations are moving past pilots and fundamentally “rewiring” their core operations to capture trillions in potential economic value.

With over 88% of organizations now reporting AI use in at least one business function—and the adoption of Generative AI (Gen AI) spiking across the board—the competitive landscape is shifting rapidly.

For Small and Medium-sized Enterprises (SMEs) and Public Sector organizations, this shift presents both an existential challenge and a massive opportunity.

The 2025 survey highlights that the true advantage lies not in adopting the technology, but in the transformation it drives.


1. AI for SMEs: Bridging the Adoption Divide

The McKinsey survey is clear: larger organizations (those with over $500 million in revenue) are accelerating their AI transformation faster than smaller counterparts. This trend signals a growing AI divide, largely because extracting value requires structural changes—including redesigning workflows, dedicating C-suite oversight, and making significant talent investments—which often strain the limited resources of SMEs.

The SME Strategy: Focus on Targeted, High-Impact Gen AI

Instead of attempting enterprise-wide overhauls, the successful SME must focus on adopting AI in strategic areas where low-cost Gen AI tools can deliver immediate, measurable impact:

  • Customer Operations: Deploying Gen AI assistants to deflect routine queries and reduce customer handle time is a low-barrier-to-entry use case cited in the survey findings. This frees human staff to handle complex issues, a direct path to improving customer satisfaction and competitive differentiation.
  • Marketing and Sales: Leveraging AI for content creation, personalized customer outreach, and audience modeling can dramatically boost marketing performance and accelerate time-to-market without requiring large, dedicated teams.
  • Software Engineering (for tech-focused SMEs): Gen AI coding assistants significantly augment developer productivity, allowing small teams to achieve disproportionate output.

From Technology to Transformation

The most crucial takeaway for SMEs is that the value of AI is unlocked through workflow redesign. Simply layering AI onto existing broken processes will yield minimal results. SMEs must:

  1. Prioritize Reskilling: The report notes that organizations are increasingly focused on upskilling existing staff rather than just hiring scarce AI talent. For SMEs, this is vital. Retraining employees to work alongside AI tools (e.g., prompt engineering, data literacy) is more feasible and cost-effective than a large-scale hiring spree.
  2. Adopt Hybrid Governance: Smaller organizations are more likely to use hybrid or partially centralized models for AI adoption. This flexible approach, which distributes some resources across functions while maintaining central oversight for data standards, allows SMEs to adapt quickly without the rigidity of a massive Center of Excellence.

2. The Public Sector: Scaling Efficiency and Trust

For Public Sector organizations, AI’s potential is measured not just in EBIT (Earnings Before Interest and Taxes) impact, but in improved citizen services, operational efficiency, and strengthened compliance. While the Public Sector was not exclusively detailed, the survey’s findings on the necessity of governance and structural change apply directly to government bodies and agencies.

AI’s Value Proposition in Governance and Operations

Public Sector entities must focus on the AI use cases that streamline complex, high-volume processes and enhance decision-making:

  • Operations and Efficiency: Implementing AI for predictive maintenance (e.g., infrastructure), smart scheduling (e.g., transport, resources), and automated workflows can cut operational downtime and dramatically improve throughput—core drivers of public service value.
  • Risk and Compliance: AI-driven anomaly detection strengthens fraud prevention and enhances regulatory reporting capabilities, a critical function for maintaining public trust and fiscal responsibility.
  • Citizen Engagement: Using Gen AI for service portals can deflect routine citizen queries (e.g., license renewals, benefits information), ensuring 24/7 service availability and reducing the burden on human staff.

The Imperative of Responsible AI Governance

A standout theme in the 2025 survey is the maturation of Responsible AI (RAI). As AI scales, so do risks related to:

  • Inaccuracy/Hallucination in Gen AI outputs.
  • Data privacy and cybersecurity vulnerabilities.
  • Ethical concerns around bias and explainability.

For the Public Sector, where services must be equitable and transparent, formal AI governance is non-negotiable. McKinsey notes that executive ownership of AI governance is a key differentiator for success. Public sector leaders must follow suit, moving beyond awareness to implement robust model monitoring tools, formal review boards, and transparency standards for every AI application. Responsible deployment builds the critical public trust necessary for widespread AI adoption in government services.


Conclusion: Transformation, not just technology

The McKinsey “State of AI: Global Survey 2025” serves as a rallying cry:

AI is no longer a side project; it is now a strategy lever.

Whether it’s an SME looking to maximize a small team’s output or a government agency aiming to serve millions more efficiently, success hinges on the willingness to fundamentally redesign workflows and treat AI as a core organizational design question.

The organizations that are succeeding are those focused on embedding AI into their corporate strategy, prioritizing reskilling, and building robust governance frameworks. For SMEs and the Public Sector alike, the future advantage belongs to those who adapt now and start the essential work of rewiring their enterprises for the age of artificial intelligence.

COP30 à Belém : Une étape cruciale pour l’action climatique

La COP30, qui se déroule à Belém au Brésil en 2025, marque une étape pivot pour l’action climatique mondiale, avec des débats intenses sur la justice climatique, la transition énergétique, la gestion des forêts et les tensions entre transition bas carbone et intérêts économiques.

Les grands thèmes de la COP30

  • Justice climatique et inclusion sociale : La COP30 insiste sur la nécessité d’une « transition juste », intégrant respect des droits humains, justice sociale et lutte contre les inégalités systémiques, tout en donnant une voix aux groupes les plus vulnérables, notamment les peuples autochtones et les communautés locales.
  • Rôle central des forêts et de l’Amazonie : Surnommée la « COP de l’Amazonie », l’édition 2025 met l’accent sur les forêts comme puits de carbone et moteurs de développement durable. L’ambition affichée du Brésil est d’éradiquer la déforestation et d’accélérer les investissements dans l’innovation forestière.
  • Transformation systémique : L’agenda aborde la transformation des systèmes énergétiques, industriels, agricoles et alimentaires, avec pour objectif de tripler les capacités d’énergies renouvelables, doubler l’efficacité énergétique et organiser la sortie progressive des énergies fossiles.
  • Santé et adaptation : Pour la première fois à ce niveau, la santé est pleinement intégrée à l’agenda climatique, montrant les liens entre climat, santé publique et justice environnementale.
  • Commerce et coopération internationale : Le thème du commerce international, rarement aussi central, traverse les discussions : il s’agit de trouver un juste équilibre entre décarbonation, protection des intérêts économiques nationaux et respect du commerce équitable.

Les enjeux clés des négociations

  • Accélération de l’action climatique : La COP30 s’inscrit dans l’urgence d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, en accélérant la mise en œuvre concrète des engagements et en renforçant l’ambition collective.
  • Mobilisation du financement et de la technologie : Un enjeu transversal est d’assurer l’accès aux financements climatiques et aux technologies pour tous, en particulier pour les pays en développement, condition essentielle pour une action climatique globale et équitable.
  • Gouvernance et suivi : Les négociateurs travaillent sur des dispositifs pour assurer un suivi rigoureux des progrès, améliorer la transparence ainsi que l’intégration des dimensions éthiques, sociales et commerciales du climat.
  • Dépasser les clivages Nord-Sud : Le Brésil, en tant qu’hôte, pousse pour une coopération qui transcende les divisions historiques entre pays développés et émergents, cherchant à instaurer une gouvernance climatique plus inclusive et représentative.

Conclusion

La COP30 s’annonce comme un rendez-vous majeur, à la fois par la centralité des sujets Amazonie et justice climatique, la volonté d’intensifier les ambitions et la nécessité de concilier cohérence économique et exigences écologiques.

Les décisions qui y seront prises façonneront durablement la trajectoire mondiale de lutte contre le changement climatique pour la décennie à venir.

Building a Sustainable Urban Economy: Key Strategies and Principles

🏙️ Crafting a Greener Urban Economy: A Blueprint for Sustainable Prosperity

The future of global prosperity is intrinsically linked to the sustainability of our cities.

As urban centers continue to grow, the need to transition from a linear, « take-make-waste » model to a green and circular urban economy has never been more urgent.

A greener urban economy is not merely an environmental policy; it is a comprehensive strategy for economic growth that enhances well-being, promotes equity, and protects the planet’s ecological limits.


Foundational Principles of a Green Urban Economy

A successful transition is built on a few core, interconnected principles:

  • The Planetary Boundaries Principle: The economy must operate within the ecological limits of the planet. This means safeguarding, restoring, and investing in natural capital—like air, water, and biodiversity—and employing the precautionary principle to avoid irreversible damage.
  • The Circularity Principle: Moving away from a linear system, the green economy is inherently circular. This involves designing out waste and pollution, keeping products and materials in use at their highest value through reuse, refurbishment, and recycling, and regenerating natural systems.
  • The Well-being Principle: The primary purpose of a green economy is to create genuine, shared prosperity that supports the well-being of all residents. This includes not just financial wealth but also social, physical, and natural capital, ensuring access to essential services and opportunities for green and decent livelihoods.
  • The Justice Principle: Transition must be inclusive and equitable, sharing both benefits and costs fairly across generations and communities. It promotes a just transition, ensuring vulnerable groups are not left behind.

Key Strategies for a Green Urban Transformation

To operationalize these principles, cities must adopt multi-faceted, interconnected strategies across several key sectors:

1. Sustainable Infrastructure and Energy 💡

The built environment is a major energy consumer. Greening this sector is paramount.

  • Energy-Efficient Buildings: Implement stringent green building certification standards (like LEED or BREEAM) for all new construction and mandate retrofitting programs for existing buildings.8 This includes using high-quality insulation, efficient HVAC systems, and passive solar design.
  • Renewable Energy Integration: Decouple energy use from fossil fuels.9 Promote the integration of renewable energy technologies like solar panels and wind turbines into building designs and city infrastructure.10 For example, the city of Zurich gets about 90% of its power from renewable sources.11
  • Green Infrastructure (GI): Integrate nature-based solutions into city planning.12 Green roofs (like those mandated in Basel, Switzerland), urban forests, and permeable pavements manage stormwater runoff, reduce the Urban Heat Island Effect, and improve air quality.13

2. Smart and Sustainable Mobility 🚲

Rethinking how people and goods move reduces emissions and enhances public health.14

  • Prioritize Public Transit and Active Transport: Invest heavily in efficient, electric public transit systems.15 Create extensive networks of dedicated cycling lanes and pedestrian-friendly streets, fostering a culture of active commuting.16 Copenhagen, Denmark, is a world leader, with over half its residents commuting by bicycle.17
  • Embrace Smart Traffic Solutions: Utilize modern technologies for real-time tracking and smart traffic management to optimize flow and reduce congestion.18
  • Incentivize Electric Vehicles (EVs): Promote the adoption of electric vehicles and ensure a robust, city-wide network of charging stations.19 Oslo, Norway has seen over 80% of its new car sales be electric, driven by strong incentives.20

3. Waste Management and Circularity ♻️

A green economy views waste as a resource.

  • Comprehensive Recycling and Composting: Implement comprehensive and easily accessible programs for recycling and composting.21
  • Adopt Circular Economy Policies: Implement policies that reduce single-use plastics and encourage product stewardship, where manufacturers are responsible for the entire lifecycle of their products.22 This aligns with the three circular economy principles: eliminate, circulate, and regenerate.
  • Innovative Waste-to-Resource Programs: Initiatives like Curitiba, Brazil’s « Green Exchange Program, » where residents trade recyclables for fresh produce, create both environmental and social benefits.23

4. Urban Agriculture and Local Food Systems 🍎

Localizing food production increases resilience and minimizes food miles.

  • Urban Farming and Gardens: Transform underutilized lots into productive community gardens, rooftop farms, and vertical farms.24 This not only provides fresh, healthy food but also creates green jobs and enhances community cohesion, as seen in projects like Growing Home, Inc. in Chicago.
  • Support Local and Sustainable Businesses: Provide incentives and support systems for local enterprises that adhere to sustainable production and consumption practices.

Benefits: Beyond Environmental Protection

The transition to a greener urban economy delivers powerful benefits that make cities more prosperous and resilient:

Benefit CategoryImpact
EconomicIncreased property values near green spaces; job creation in green sectors (e.g., green infrastructure, renewable energy); reduced energy and infrastructure costs for the city (e.g., less spent on stormwater management).
SocialImproved public health (reduced air pollution, increased physical activity); enhanced social cohesion and stronger community ties; a more equitable distribution of environmental benefits.
EnvironmentalMitigation of the urban heat island effect; cleaner air and water; increased biodiversity within the city; and significant carbon sequestration.

Creating a greener urban economy is a complex, long-term project that requires collaboration among city governments, businesses, and citizens. By prioritizing smart, sustainable urban planning and embracing the principles of circularity and justice, cities can successfully transition to a model that delivers prosperity for all, within the limits of our planet.

🇪🇸 The Barcelona Superblocks Project: Reclaiming the City for People

The Barcelona Superblocks (or Superilles in Catalan) project is a compelling case study in creating a greener, more livable urban economy through radical urban redesign. It serves as a direct, actionable model for the principles of sustainability, circularity, and well-being discussed previously.


What is a Superblock?

A Superblock is an urban planning unit that typically groups nine standard city blocks (a 3×3 grid) into a single, larger neighborhood unit. The core concept is to redirect through-traffic to the perimeter roads, effectively reclaiming the inner streets for residents and community use.

  • Structure: It transforms the traditional road hierarchy. The surrounding streets handle major vehicle traffic, while the interior streets become « green streets » or citizen spaces.
  • Mobility: Vehicle access inside the Superblock is severely restricted to residents, delivery vehicles, and emergency services, with a maximum speed limit of 10 km/h (about walking speed).
  • Space Reallocation: This shift in mobility frees up to 70% of public space previously dedicated to cars (roads and parking).

🌿 Impact on Sustainability and Well-being

The Superblocks project is a holistic environmental and social intervention that delivers measurable benefits:

Area of ImpactKey Benefits & StatisticsEconomic/Social Value
Air QualitySignificant reduction in air pollutants. The Sant Antoni Superblock saw a 33% reduction in NO2 levels (Nitrogen Dioxide, a key traffic pollutant).Reduced public health costs associated with respiratory illnesses and premature deaths.
Noise PollutionInterior streets see a sharp drop in noise levels, sometimes by 4 dB or more.Improved quality of life, better sleep, and reduced mental health strain related to constant noise exposure.
Green SpaceReclaimed street areas are transformed into public squares, playgrounds, and urban green spaces, helping to combat the city’s low per-capita green space ratio.Increased biodiversity, reduction of the Urban Heat Island Effect, and improved aesthetic appeal of the neighborhood, which can boost local property values.
Physical ActivitySafe, pleasant streets encourage walking and cycling. The policy promotes active transportation over sedentary commuting.Improved public health outcomes from increased physical activity.
Social CohesionNew public spaces become hubs for social interaction, community events, leisure, and play for children.Stronger local communities and a more vibrant public life, fostering a sense of belonging and equity.

📈 Economic and Urban Planning Implications

The Superblocks model is a prime example of « tactical urbanism »—implementing low-cost, adaptable, and often temporary changes to test and refine a long-term urban vision.

  • Low Cost, High Impact: The initial interventions (changing signage, traffic direction, adding street furniture) are relatively low-cost compared to major infrastructure projects (like building subways or new highways). This makes the model financially viable and scalable.
  • Support for Local Business: By creating a more pedestrian-friendly environment, the Superblocks have been observed to increase foot traffic, which in turn supports local cafes, restaurants, and small retail shops. The shift prioritizes the local economy over drive-through commerce.
  • Redefining Mobility: The project is integrated with a broader city-wide strategy, including the expansion of the orthogonal bus network and the bike lane network, ensuring that while private vehicle use is disincentivized, efficient public transport alternatives are readily available.

The Barcelona Superblocks demonstrate that radical, people-centric urban redesign is a powerful, economically sound, and sustainable path for developing a greener urban economy. It successfully reclaims valuable public space and shifts the priority of the city from the movement of cars to the well-being and interaction of its citizens.

🇩🇰 Copenhagen’s Cycling Infrastructure vs. Barcelona’s Superblocks: Two Paths to a Greener Urban Economy

The green urban initiatives in Copenhagen and Barcelona offer two distinct, yet highly effective, blueprints for prioritizing people and the planet over private cars. While Barcelona’s Superblocks represent a radical, localized territorial intervention, Copenhagen’s cycling infrastructure is a comprehensive, network-based overhaul of an entire city’s mobility system.


Comparison of the Models

FeatureCopenhagen: Cycling InfrastructureBarcelona: Superblocks (Superilles)
Primary FocusMobility (Mode Shift): Making cycling the fastest, safest, and most convenient way to commute.Urban Space (Place-making): Reclaiming public space from cars to create local social and green hubs.
Intervention ScaleCity-wide Network: Comprehensive, segregated cycle tracks, « Cycle Superhighways, » and dedicated bridges.Neighborhood-level Clusters: Redesigning traffic flow within 3×3 block grids.
GoalAchieve a 50% modal share for cycling for commuter trips (goal by 2025/2030) and $\text{CO}_2$ neutrality (goal by 2025).Drastically reduce vehicular traffic, noise, and air pollution, and ensure every resident has a green space within 200m.
MechanismInfrastructure Investment: Heavy and sustained investment in high-quality, segregated, and connected cycle tracks.Traffic Management: Redesigning the traffic grid (Cerdà’s grid) to reroute through-traffic to the perimeter.

1. Copenhagen: The Network-First Approach 🚲

Copenhagen’s strategy is built on the premise that people will cycle if it is demonstrably safer, faster, and easier than driving or using public transport.

  • Dedicated and Segregated Infrastructure: The key is the extensive network of raised, curbed cycle tracks that separate cyclists from both pedestrian sidewalks and vehicle traffic. This provides a high level of physical and perceived safety, making cycling accessible for all ages and abilities.
  • The Socio-Economic Case: Copenhagen has meticulously tracked the economic benefits of its cycling culture. Studies consistently show that the socio-economic benefit of a kilometer cycled outweighs the cost of a kilometer driven by car (due primarily to health savings from physical activity). Society gains DKK 4.79 (approx. €0.64) for every kilometer cycled.
  • Green Waves and Superhighways: The city uses Intelligent Transport Systems (ITS) to create « green waves » on major roads, where traffic lights are timed to allow cyclists traveling at an average speed of 20 km/h to pass through multiple intersections without stopping. Cycle Superhighways extend this efficient network into the wider metropolitan area.

2. Barcelona: The Place-making Approach 🌳

The Superblocks initiative focuses on redesigning the urban fabric to reclaim space from the « arrogance of the car » and return it to public life.

  • Reclaiming Public Space: By eliminating through-traffic within the nine-block unit, Barcelona transforms intersections into public squares and the interior streets into green, pedestrian-priority corridors. This directly addresses the critical lack of green space in the densely populated city.
  • Decentralized Benefits: The benefits are highly localized and tangible: residents in Superblock areas experience significant reductions in noise pollution and $\text{NO}_2$ levels, leading to quantifiable improvements in health and quality of life. The Institute for Global Health estimated that wide-scale Superblock implementation could prevent hundreds of premature deaths annually.
  • Forcing Modal Shift: Unlike Copenhagen, which entices people to cycle, Barcelona’s model forces a reduction in car use by making it highly inconvenient (rerouted traffic, 10 km/h speed limits inside the blocks). This creates a new mobility environment where walking, cycling, and public transport are the default, best options for local trips.

Synergies for a Greener Urban Future

Both models offer critical lessons for a greener urban economy:

  1. Investment Justification: Copenhagen demonstrates that investment in sustainable mobility has a high, measurable socio-economic return, primarily through health savings and reduced congestion costs.
  2. Multifunctional Space: Barcelona shows the power of repurposing urban space. By viewing a street as a flexible public asset rather than a fixed traffic conduit, cities can maximize ecological, social, and economic value simultaneously.
  3. Holistic Design: The most resilient green cities will likely adopt elements of both: an efficient, city-wide, safe Copenhagen-style network for commuting and through-travel, combined with Barcelona-style decentralized placemaking to create vibrant, healthy neighborhood centers.

💰 The Economic Case for Cycling: Copenhagen’s Socio-Economic Calculation

You’re asking for the core economic justification behind Copenhagen’s aggressive promotion of cycling. The city uses a detailed Cost-Benefit Analysis (CBA) framework that calculates the socio-economic return of cycling compared to other modes of transport, primarily driving.

The key finding is not just that cycling is cheaper to support than driving, but that it generates a significant net benefit for society, while driving creates a net cost.


The Calculation: Net Societal Gain per Kilometre

Copenhagen’s analysis, as conducted by local and national authorities, quantifies the total impact of travel by factoring in various costs and benefits that are usually externalized (i.e., not paid for directly by the traveler).

The most commonly cited result shows that for every kilometer traveled:

  • Cycling: Society realizes a net gain of DKK 4.79 (Danish Kroner, approximately €0.64 or $0.69).
  • Driving a Car: Society incurs a net loss of DKK 0.69 (approximately €0.09 or $0.10).

This dramatic difference is due to the costs and benefits that are included in the calculation:

FactorImpact on SocietyCyclingDriving (Car)
HealthReduced illness, lower healthcare costs, fewer premature deaths, and higher productivity.Large BenefitNegative Impact (due to sedentary lifestyle contribution)
Air QualityReduced emissions and associated public health costs.Large Benefit (zero emissions)Significant Cost
Climate ChangeCO2 emissions and global warming costs.Benefit (zero emissions)Cost
CongestionTime lost by others due to delays.Benefit (takes up less space, less likely to cause congestion)Significant Cost
InfrastructureMaintenance and construction of roads/paths.Cost (less than car infrastructure)Cost (highest)
AccidentsEconomic costs of injuries and fatalities (treatment, lost work).CostCost (higher risk of severe accidents)

The Dominant Factor: Public Health 🏥

The single largest differentiator in this socio-economic analysis is the Public Health Benefit derived from physical activity.

  1. Reduced Healthcare Costs: Regular physical activity (like cycling) significantly reduces the incidence of chronic diseases, including type 2 diabetes, cardiovascular disease, and certain cancers. This translates directly into lower national healthcare expenditures.
  2. Increased Productivity: Healthier citizens take fewer sick days and are more productive during their working hours. This provides a direct boost to the national economy.
  3. Longevity and Quality of Life: The extended, healthier life years realized by cyclists are assigned a high economic value in the calculation.

Crucially: The health benefit of cycling far outweighs the costs associated with things like cycle track maintenance or the slight increase in accident risk compared to being sedentary.


Why the Loss for Cars? 📉

The negative value assigned to driving is primarily driven by three externalized costs:

  1. Congestion Costs: The time lost by all travelers due to a single car on the road is a huge burden on the economy.
  2. Air Pollution Costs: The local emissions lead to direct health damages and healthcare expenses for the public.
  3. Climate Costs: The contribution to global CO2 emissions is factored in as an economic cost.

Copenhagen’s financial case for cycling is robust because it recognizes that transport policy is fundamentally a public health policy and an environmental policy. By making the active, sustainable choice the most economically beneficial for society, the city has created a virtuous cycle of investment, health, and green prosperity.

📈 The Economic Justification for Copenhagen’s Cycle Superhighways

The Cycle Superhighways (CSH) project in the Greater Copenhagen Region is a powerful example of using the detailed socio-economic benefits of cycling to justify a massive public infrastructure investment. This isn’t just about building bike lanes; it’s about creating a regional network that directly competes with car and public transport for long-distance commuters.


Key Financial Metrics and Returns

The economic case for the CSH network, which involves over 850 km of planned high-quality routes across 30 municipalities, is overwhelmingly positive:

  • Socio-Economic Surplus: The entire planned network is estimated to yield a socio-economic surplus of approximately $765 million (€765 million).
  • Internal Rate of Return (IRR): The project is estimated to have an Internal Rate of Return (IRR) of 11% to 23%. This figure represents the project’s profitability compared to the cost of capital. Crucially, this IRR often exceeds that of major road, railway, or subway projects in Denmark, demonstrating that it is one of the country’s most profitable public infrastructure investments.
  • Health Savings: The estimated annual savings in societal health costs alone reach approximately $40 million (€300 million DKK), due to the increased physical activity of thousands of commuters.

🏥 How the Economic Benefits Are Generated

The high return on investment is achieved by focusing on the same non-local, external benefits highlighted in the general cost-benefit analysis:

1. Targeting Long-Distance Commuters

The primary goal of the CSH is to attract commuters who travel 5 to 30 kilometers one-way—the distance where cars traditionally dominate. The CSH achieves this by prioritizing Speed, Comfort, and Safety for the cyclist:

  • Speed: Routes are direct with minimal stops. They use « green waves »—traffic lights timed to remain green for cyclists traveling at a steady speed (e.g., 20 km/h)—to eliminate frustrating waiting times.
  • Comfort: The routes feature smooth surfaces, consistent quality across municipal borders, and dedicated rest/service points.
  • Safety: The paths are often curb-separated and wide, ensuring a high level of both physical and perceived safety, making them attractive to new and less experienced cyclists.

2. Converting Car Commuters (Modal Shift)

The economic model is validated by the successful conversion of drivers. Evaluations of the completed CSH routes show an average increase in cyclists of around 23%, with approximately 14% of the new cyclists previously traveling by car.

By switching from car to bike for a long commute, society gains two economic advantages simultaneously:

  • The net loss incurred by the car trip (congestion, pollution, health costs) is eliminated.
  • The net gain generated by the cycle trip (health benefits, zero emissions) is realized.

The combined impact creates a significant socio-economic surplus.

3. Reducing System-Wide Costs

The CSH acts as an efficient means of congestion reduction in the heavily trafficked Capital Region. Congestion costs the region billions annually. By shifting tens of thousands of commuters off the roads, the CSH improves travel times for all remaining road users (freight, public transit, and cars), further boosting overall regional productivity.


The Governance Innovation

A key factor often overlooked is the institutional success of the CSH. The network spans 30 municipalities that all share different budgets and priorities. The project is governed by a cross-municipal collaboration that ensures a consistent, high-quality standard across all jurisdictional borders. This coordinated approach prevents « bike-lane gaps » that often undermine the effectiveness of single-city projects.

By providing a clear, evidence-based economic case focusing on public health and time savings, Copenhagen secured the necessary political buy-in and funding to create a regional network that serves as a global standard for greener urban mobility.

🤖 The Digital Engine: Smart City Technology in a Green Urban Economy

The transition to a greener urban economy is powered by Smart City technology—the integration of the Internet of Things (IoT), Artificial Intelligence (AI), and Big Data Analytics into urban infrastructure. This technology enables cities to move beyond fixed, reactive management systems to dynamic, data-driven optimization, drastically reducing resource use and waste, and creating new opportunities for green economic growth.


Core Technological Pillars and Green Applications

Smart city components provide the tools to monitor and manage resources with precision, leading to higher efficiency and a lower ecological footprint across every major urban sector.

1. Smart Energy and the Grid 💡

The goal is to move from centralized, polluting power generation to decentralized, clean energy management.

  • Smart Grids: These two-way communication networks monitor energy demand in real-time. They can integrate variable renewable energy sources (solar, wind) by managing energy flow and allowing buildings to feed excess power back into the system.
  • Smart Buildings (BMS): IoT sensors in commercial and residential buildings monitor occupancy, temperature, and light levels. A Building Management System (BMS) uses this data and AI algorithms to adjust heating, ventilation, and lighting automatically, leading to energy savings often exceeding 30%. The Edge in Amsterdam is a prime example, often cited as one of the world’s greenest and smartest buildings.
  • Smart Lighting: Streetlights with IoT sensors dim or turn off when roads are empty, significantly reducing electricity consumption (up to 70% in some cases) while maintaining public safety.

2. Sustainable Resource Management 💧🗑️

Technology minimizes waste and optimizes the use of precious resources like water.

  • Smart Water Systems: Sensors are embedded throughout the water supply network to detect pressure drops and flow anomalies in real-time. This enables cities (like Barcelona) to instantly identify and repair leaks, preventing massive water loss and reducing costs.
  • Smart Waste Management: IoT-enabled sensors in public trash bins monitor fill levels. This data is fed into an optimization platform that calculates the most efficient collection routes for sanitation trucks. This reduces fuel consumption, traffic congestion, and CO2 emissions by eliminating unnecessary collection trips (Source: Barcelona achieved a 30% reduction in collection costs).
  • Environmental Monitoring: A network of air quality sensors across the city provides real-time data on NO2, and ozone. This data informs policy decisions, such as rerouting traffic or guiding the placement of urban green spaces to maximize air purification benefits.

3. Intelligent Transportation Systems (ITS) 🚦

ITS uses data to manage traffic dynamically, prioritizing collective transport and reducing gridlock.

  • Adaptive Traffic Signals: AI-powered traffic lights adjust signal timings based on real-time vehicle flow and pedestrian density collected from sensors and cameras. This maximizes throughput, minimizes idling time, and reduces tailpipe emissions.
  • Smart Parking: Sensors indicate the real-time availability of parking spots. Drivers use an app to navigate directly to an open space, reducing the time spent circling city blocks—a major contributor to congestion and localized pollution.

Economic and Governance Benefits

The digital layer of a smart city provides more than just environmental savings; it forms the basis of a modern, efficient, and innovative economy:

  • Data-Driven Governance: Real-time data on resource use, pollution, and mobility allows city planners to make evidence-based decisions and measure the success of their green policies accurately. This shifts planning from reactive to predictive, for example, using Digital Twins—virtual replicas of the city—to simulate the impact of new infrastructure before construction.
  • New Green Industries: The deployment of smart city infrastructure creates demand for technology companies specializing in IoT hardware, data analytics, AI software, and systems integration, stimulating high-tech job creation within the green economy.
  • Operational Cost Savings: By eliminating waste (in energy, water, and fuel) and improving maintenance schedules (through predictive analytics), smart technologies yield significant, recurrent cost savings for city budgets.

The smart city is thus not just a greener city, but a more resilient, cost-effective, and innovation-driven hub that can adapt dynamically to challenges like population growth and climate change.

🛡️ Governance Challenges in Smart Green City Implementation

Implementing Smart City technologies to achieve a greener urban economy presents several significant governance challenges, particularly concerning data management, equity, and public trust. Cities must navigate these issues carefully to ensure the technology serves the common good rather than creating new forms of exclusion or vulnerability.


1. Data Privacy and Security Concerns 🔒

Smart cities rely on the collection and analysis of vast amounts of data—from energy consumption and travel patterns to public surveillance. This presents a major challenge to individual privacy.

  • Mass Surveillance: The extensive use of CCTV, facial recognition, and mobility tracking can lead to concerns about mass surveillance and the potential for misuse by authorities.
  • Data Aggregation and Anonymization: Cities must establish strict protocols to ensure data is effectively anonymized and aggregated so that useful trends can be identified without linking information back to individuals. The challenge lies in ensuring that anonymization techniques are robust against sophisticated re-identification attacks.
  • Cybersecurity: Smart infrastructure is interconnected, making it a lucrative target for cyberattacks. A security breach could not only compromise citizen data but also disrupt critical services like the power grid, water supply, or traffic control systems, leading to significant economic and safety consequences.

2. Digital and Socio-Economic Equity ⚖️

The benefits of smart, green technology must be distributed fairly, avoiding the creation of a two-tiered city where only certain neighborhoods or populations benefit.

  • The Digital Divide: If access to the new smart services (e.g., smart mobility apps, smart home incentives) requires high-speed internet or specific devices, this can exacerbate the existing digital divide, penalizing low-income or elderly residents.
  • Uneven Distribution of Infrastructure: Cities may prioritize smart deployments in commercial districts or affluent neighborhoods, leading to « smart ghettos » where marginalized areas continue to suffer from old, inefficient, and polluting infrastructure.
  • Job Displacement: Automation inherent in some smart technologies (e.g., automated waste collection) can lead to job displacement in traditional sectors, necessitating robust just transition programs for retraining and upskilling workers for the new green tech economy.

3. Ethical Oversight and Public Trust 🤝

Without public acceptance, smart initiatives—no matter how effective—are unlikely to succeed long-term.

  • Algorithmic Bias: The AI and machine learning algorithms used to manage city systems are only as fair as the data they are trained on. Biased data can lead to unfair or discriminatory outcomes in resource allocation, policing, or service provision.
  • Transparency and Explainability (XAI): City governments must be transparent about what data is being collected, how it is used, and how decisions are made by AI systems. Citizens must be able to understand and challenge decisions that affect them.
  • Democratic Accountability: Smart city projects are often led by private technology firms. The governance model must ensure that elected officials—not private companies—maintain control over the city’s data, strategic vision, and infrastructure. Cities must implement strong regulatory frameworks and public consultation processes to build and maintain trust.

To overcome these challenges, cities like Amsterdam and London have established Data Trusts and Ethical Charters to guide technology use, demonstrating a commitment to human-centric and legally compliant smart city governance.

Yes, cities are increasingly relying on innovative green financing mechanisms to fund large-scale, costly smart and green infrastructure projects, moving beyond traditional municipal budget allocations and federal grants. These mechanisms often blend public and private capital while linking financial returns to measurable environmental outcomes.


💵 Key Innovative Green Financing Mechanisms for Cities

The shift toward a greener urban economy requires mobilizing vast sums, which has led to the development of several sophisticated financial instruments and models:

1. Green Bonds and Sustainability Bonds

Green Bonds are a key debt instrument used by municipalities and public utilities to raise capital directly from investors specifically for environmentally beneficial projects.

  • Mechanism: The city issues a bond (a loan) to investors. The critical difference is that the proceeds must be earmarked exclusively for eligible green projects, such as:
    • Renewable energy (e.g., solar farms, district heating).
    • Energy efficiency (e.g., deep building retrofits).
    • Clean transportation (e.g., electric buses, bicycle superhighways).
    • Sustainable water management (e.g., wetland restoration).
  • Investor Appeal: Green Bonds attract a growing class of ESG (Environmental, Social, Governance) investors who prioritize sustainable returns, often allowing cities to achieve lower interest rates compared to general obligation bonds due to high demand.
  • Sustainability Bonds: A variation that funds projects with both green and social benefits, such as a low-carbon public transport project that specifically serves underserved neighborhoods. Paris has used sustainability bonds to finance projects that improve essential services and clean transport in deprived areas.

2. Energy Performance Contracting (EPC)

This mechanism transfers the financial risk of energy efficiency upgrades from the city to a private company.

  • Mechanism: An Energy Service Company (ESCO) finances, designs, installs, and manages energy-saving infrastructure (e.g., updating HVAC, replacing lighting with LEDs) in municipal buildings.
  • Repayment: The ESCO’s investment and profit are repaid over a long-term contract (typically 8–15 years) using the guaranteed energy savings realized by the upgrades.
  • Benefit: The city receives new, efficient infrastructure and lower energy bills without requiring upfront capital investment, making it ideal for budget-constrained local governments.

3. Property Assessed Clean Energy (PACE) / Property-Linked Finance (PLF)

PACE is an effective public-private partnership model primarily used to finance green upgrades for private buildings.

  • Mechanism: A city or municipal development fund provides upfront financing (or facilitates private financing) to commercial and residential property owners for clean energy, water efficiency, and resiliency projects (like solar panels or high-efficiency boilers).
  • Repayment: The property owner repays the financing through a special assessment added to their property tax bill over a long term (up to 20–30 years).
  • Security: Crucially, the debt is attached to the property, not the owner. If the property is sold, the new owner assumes the repayment obligation and the continued benefit of the efficiency improvements. This mitigates the risk for lenders and encourages deep retrofits.

4. Environmental Impact Bonds (EIBs) / Resilience Bonds

These instruments tie investor returns directly to the environmental outcomes of a project, a form of pay-for-performance financing.

  • Mechanism: Investors provide upfront capital for green infrastructure, often for projects with inherent performance uncertainty (e.g., using green infrastructure like bioswales to manage stormwater).
  • Performance Tiers: If the project exceeds its pre-defined environmental goals (e.g., water quality improvement or reduced runoff), investors receive a higher return. If the project underperforms, the city or utility pays a lower rate.
  • Benefit: This model aligns investor interests with public goals, encourages innovation, and transfers performance risk away from the taxpayer. Washington D.C. used an EIB to fund green infrastructure for stormwater management.

5. Municipal Green Banks and Revolving Funds

A municipal Green Bank is a public or quasi-public entity established to use limited public funds to attract and leverage private capital into local clean energy markets.

  • Mechanism: Green Banks offer innovative financing products like loan guarantees, credit enhancements, and subordinated debt that reduce the risk for private lenders, making green projects more « bankable. »
  • Revolving Funds: In an Internal Revolving Fund (like the one used in Stuttgart, Germany), cost savings from energy efficiency projects are captured in a dedicated account and reinvested into future municipal green projects, creating a self-sustaining funding cycle.

These diverse financial tools are essential for cities to address the substantial investment gap needed to achieve climate goals and secure a prosperous, resilient, and green urban future.

Public-Private Partnerships (PPPs) are a crucial model for structuring the risk and financing of large-scale green infrastructure projects, particularly in the smart city context. They are essential when the complexity, capital requirement, and long-term operating expertise needed exceed the capacity of the municipal government alone.


🤝 How Public-Private Partnerships Finance Green Infrastructure

A PPP is a long-term contract between a public entity (the city) and a private party (a consortium of private companies) for the provision of a public asset or service, where the private party assumes substantial financial, technical, and operational risk.

1. Risk Allocation: The Core of the PPP Model

The primary function of a successful PPP is to allocate risks to the party best equipped to manage them. For green projects, this looks like the following:

Risk CategoryTypically Assumed ByRationaleExample Green Project Application
Construction/TechnicalPrivate PartnerThey have the expertise, technology, and project management skills to ensure on-time and on-budget delivery.Building a new Waste-to-Energy facility or a city-wide Smart Grid.
Demand/RevenuePublic Partner (often) or SharedRevenues often depend on policy decisions, regulated user fees, or public usage projections.Operating a Clean Water Treatment Plant where tariffs are set by the city.
FinancingPrivate PartnerThey secure the necessary capital from banks, equity, or bonds, allowing the city to keep the debt off its balance sheet.Upfront investment for a Large-Scale District Heating System.
Regulatory/PoliticalPublic PartnerOnly the government can control regulatory changes, permitting, and land use.Securing permits for offshore wind farm components that power the city.

2. Financing Structures for Green PPPs

PPPs leverage private finance through two main project delivery models:

a. Build-Own-Operate-Transfer (BOOT)

This is a common model for large infrastructure where the public sector hands off the entire lifecycle:

  • Build/Finance: Private consortium designs, builds, and finances the asset (e.g., a new electric bus fleet and charging depots).
  • Own/Operate: The private firm operates and maintains the asset for a concession period (e.g., 20–30 years), collecting fees or availability payments to recoup their investment and profit.
  • Transfer: The asset is transferred to the city at the end of the contract term, typically for a nominal fee.

b. Availability Payment Model

This model is favored when the private entity should not bear the risk of public usage (e.g., roads or public buildings).

  • Mechanism: The private partner builds and maintains the green asset (e.g., energy-efficient municipal buildings). The city makes periodic « availability payments » to the partner only if the asset meets defined performance standards (e.g., operational 99% of the time, meeting required energy efficiency targets).
  • Benefit: The city’s payment is directly linked to the performance and sustainability of the asset, incentivizing the private partner to build a high-quality, long-lasting, and efficient structure.

3. Advantages for Green City Projects

PPPs accelerate the deployment of green projects due to several key advantages:

  • Speed and Efficiency: Private sector expertise often results in faster project completion, reducing the time spent generating negative environmental impacts and accelerating the realization of public benefits.
  • Innovation: The private sector is incentivized to bring cutting-edge, low-carbon technologies (like the latest in smart water management or renewable energy integration) to the project to maximize efficiency and profit margins.
  • Reduced Burden on Public Budget: PPPs allow cities to procure essential green assets without immediately allocating a large amount of public debt, smoothing cash flow and dedicating tax revenues to core social services.

PPPs, when structured with transparent contracts and clear performance metrics tied to environmental outcomes, are a powerful tool for scaling up the ambitious infrastructure required for a truly green urban economy.

⚠️ Challenges and Criticisms of Public-Private Partnerships (PPPs)

While Public-Private Partnerships (PPPs) are a powerful mechanism for financing and delivering green infrastructure, they are not without significant challenges and criticisms. These issues, primarily related to long-term costs, transparency, and accountability, must be actively managed by the public sector to ensure the best outcome for the city and its citizens.


1. High Long-Term Costs and Financial Risk

A major criticism of the PPP model is that it often results in higher overall costs for the public sector in the long run compared to traditional public procurement.

  • Cost of Private Finance: Private finance (equity and debt) is typically more expensive than municipal borrowing (which benefits from low, tax-exempt interest rates). The private partner includes a risk premium and a required profit margin in the contract price, often leading to a higher total cost over the contract’s 20- to 30-year lifetime.
  • Contingent Liabilities: While PPPs keep debt off the city’s balance sheet initially, they create large, long-term contingent liabilities (future financial obligations like availability payments). If the private partner fails, the city may be forced to step in and assume the costs, placing an unforeseen burden on future generations.

2. Lack of Flexibility and Adaptability

Green and smart city projects, by their nature, require flexibility to adapt to rapid technological change (e.g., changes in battery technology, solar efficiency, or data standards).

  • Contractual Rigidity: PPP contracts are complex, rigid, and designed to cover a fixed scope for decades. Renegotiating these contracts to incorporate new, more efficient, or cheaper technologies can be extremely difficult, time-consuming, and expensive, hindering a city’s ability to maintain a truly cutting-edge green infrastructure.
  • Focus on Minimum Standards: The private sector is primarily incentivized to meet the minimum performance standards defined in the contract to maximize profit, potentially discouraging innovation beyond the contract’s scope once the asset is operational.

3. Transparency, Accountability, and Public Trust

The complex structure and private nature of financing can reduce public oversight and accountability.

  • Reduced Transparency: Detailed financial documents, risk assessments, and performance data are often considered proprietary by the private consortium. This lack of transparency can make it difficult for the public and oversight bodies to properly scrutinize the deal’s value-for-money and environmental performance.
  • Accountability Gap: When problems arise (e.g., a smart water system malfunctions or a public transit line is delayed), accountability can become fragmented between the public body, the private operator, and the maintenance subcontractor. This makes it challenging for citizens to identify who is responsible and demand corrective action.
  • Focus on Profit over Public Service: Critics argue that placing essential public services (like water or waste management) under the control of profit-driven entities can lead to a trade-off where cost-cutting measures compromise service quality or long-term public interest for short-term financial gains.

Mitigating the Risks

To mitigate these criticisms, cities must adopt a robust governance framework:

  • Internal Expertise: Cities need strong internal technical and legal expertise to effectively negotiate complex contracts and monitor performance throughout the project lifecycle.
  • Value for Money (VFM) Analysis: Thorough, independent analyses must prove that the PPP model offers better value than traditional procurement, especially by quantifying the value of risk transfer and life-cycle management.
  • Clear Exit Clauses and Buyout Options: Contracts must include clear and favorable provisions allowing the city to take over the asset if the private partner defaults or significantly underperforms on environmental metrics.

By being mindful of these pitfalls, cities can structure PPPs that effectively leverage private capital and expertise while safeguarding the public interest and the long-term goals of a greener urban economy.

📝 Blueprint for a Greener Urban Economy: A Synthesis

Creating a greener urban economy requires a holistic, integrated approach that simultaneously addresses strategy, infrastructure, technology, and finance. It is a shift from isolated environmental projects to a systemic, circular, and data-driven model that places environmental health and social equity at its core.

Here is a summary of the essential components we’ve discussed:


1. Foundational Strategy: The « Why » and « What » 🎯

This defines the guiding principles that must underpin all urban planning and economic activity.

  • Circularity: Shifting from a linear « take-make-waste » model to a circular one, where resources are reused and regenerated, and waste is designed out of the system.
  • Decoupling: Decoupling economic growth from resource consumption and environmental degradation.
  • Just Transition: Ensuring the transition to a green economy is equitable, providing support and retraining for workers in declining sectors and ensuring environmental benefits are shared across all communities.
  • Planetary Boundaries: Operating within the ecological limits of the planet, safeguarding and investing in natural capital (e.g., urban forests, clean water).

2. Infrastructure and Mobility: The Physical Change 🏗️

This involves physically redesigning the urban environment to reduce emissions and increase resilience.

  • Sustainable Mobility: Prioritizing active transport (like Copenhagen’s cycle superhighways) and efficient, electric public transit. Initiatives like Barcelona’s Superblocks demonstrate how reclaiming space from cars can improve local air quality and social cohesion.
  • Green Infrastructure (GI): Integrating nature-based solutions—such as green roofs, permeable pavements, and urban parks—to manage stormwater, reduce the Urban Heat Island Effect, and enhance biodiversity.
  • Energy-Efficient Buildings: Mandating stringent green building standards for new construction and executing large-scale retrofitting programs for existing housing stock.

3. Technology and Data: The Digital Enabler 🤖

Smart technology provides the tools for dynamic, efficient resource management, turning the city into a living laboratory for sustainability.

  • Smart Grids: Utilizing two-way energy management systems to integrate distributed renewable energy and balance supply and demand in real-time.
  • IoT for Resource Efficiency: Employing IoT sensors in waste bins, water pipes, and municipal buildings to optimize collection routes, detect leaks, and automate energy use, resulting in significant operational cost savings.
  • Intelligent Transportation Systems (ITS): Using AI and data analytics to manage traffic signals adaptively, reduce congestion, and prioritize public transport.

4. Governance and Finance: The « How » to Fund and Manage 💵

This ensures the long-term viability, ethical operation, and funding of green initiatives.

  • Innovative Financing: Using specialized instruments to attract private capital, such as:
    • Green Bonds: Earmarking debt for specific environmental projects.
    • Energy Performance Contracting (EPC): Repaying private investment using guaranteed energy savings.
    • PACE/PLF: Allowing property owners to finance green upgrades via their property tax bills.
  • Public-Private Partnerships (PPPs): Leveraging private sector expertise and finance for complex, long-term infrastructure projects (e.g., smart grids, clean transit) while rigorously managing risk allocation and ensuring public interest is paramount.
  • Ethical Governance: Establishing clear frameworks, like Data Trusts and Ethical Charters, to manage data privacy, prevent algorithmic bias, and maintain public trust and democratic accountability over smart city technologies.

By strategically combining these four pillars, cities can transform from environmental burdens into engines of sustainable prosperity, achieving economic stability and a higher quality of life for all residents.

Optimiser l’Industrie 4.0 avec le Jumeau Numérique

Le Jumeau Numérique, Moteur de l’Excellence Opérationnelle

1. Introduction Stratégique : L’Exigence de la Résilience Numérique

1.1 Le Jumeau Numérique : Au-delà de l’Objet

Le Jumeau Numérique (Digital Twin) est la matérialisation de l’intelligence au sein de l’Industrie 4.0. Il ne s’agit pas de simplement copier un actif physique, mais de construire un système de connaissance dynamique, capable d’apprentissage et de prédiction.

  • La Double Valeur Stratégique :
    1. Efficacité & Coût : Réduire les temps d’arrêt, optimiser la consommation énergétique.
    2. Résilience & Agilité : Permettre une réaction immédiate aux chocs (chaînes d’approvisionnement, défaillances critiques) et accélérer l’innovation.

1.2 Architecture du Jumeau Numérique : Le Flux de Données Vital

Pour les dirigeants, il est essentiel de comprendre que le Jumeau Numérique est la jonction de trois types de données (ou technologies) :

Catégorie de DonnéesSource (Monde Physique)Rôle dans le Jumeau Numérique
OT (Operational Technology)Capteurs, automates, robots (vibrations, température, pression).Temps Réel : Le « rythme cardiaque » de l’actif.
IT (Information Technology)ERP, GMAO, MES (historiques de maintenance, commandes clients, coûts).Contexte : Le « historique médical » et les contraintes commerciales.
ET (Engineering Technology)Modèles CAO, simulations, matériaux (propriétés physiques, plans de conception).Structure : Le « code génétique » de l’actif.

Le Jumeau Numérique agrège et réconcilie ces trois silos de données pour créer une image holistique et exploitable de l’actif.


2. Les Trois Piliers d’Application : Cas d’Usage Détaillés

Le Jumeau Numérique opère sa magie en agissant sur trois phases clés du cycle de vie industriel.

2.1 Pilier 1 : La Simulation et l’Ingénierie Virtuelle (Phase de Conception)

Objectif : Réduire le temps de mise sur le marché (Time-to-Market) et minimiser les coûts de R&D.

Cas d’Usage ConcretSecteurDétails et ROI
Aéronautique (France) :Airbus & SafranSimuler le vieillissement et la fatigue des matériaux (alliages critiques, composites) sur des millions de cycles de vol. Un test physique peut coûter des millions d’euros et prendre des mois ; le Digital Twin réalise l’équivalent en heures, avec une précision de 99%.
Résultat : Réduction du temps de prototypage physique de 70%.
Nouveaux Procédés :Chimie / PharmaceutiqueTester virtuellement l’impact de nouveaux catalyseurs ou de changements de température sur la pureté du produit sans risquer une contamination d’usine.
Résultat : Accélération de la validation réglementaire et réduction des essais coûteux à l’échelle réelle.
Optimisation de Ligne :Fabrication IntelligenteModéliser l’introduction d’un nouveau robot ou d’un poste de travail. Simuler les goulots d’étranglement (bottlenecks) sur le futur layout de l’usine avant de déplacer une seule machine. Résultat : Gain de 25% sur le temps de commissionnement et évitement des erreurs de conception logistique.

2.2 Pilier 2 : L’Analyse Prédictive et la Maintenance (Phase Opérationnelle)

Objectif : Atteindre la Maintenance 4.0 (PdM – Predictive Maintenance), en passant d’une maintenance réactive ou préventive à une maintenance conditionnelle et anticipée.

Cas d’Usage ConcretSecteurDétails et ROI
Robots et Moteurs (Suisse) :ABB (Suisse)ABB utilise sa plateforme ABB Ability™ pour créer des Jumeaux Numériques de ses robots et équipements de haute tension. Ces jumeaux traitent des données IoT (vibrations harmoniques, signature thermique) avec des algorithmes d’IA. Ils peuvent prédire la défaillance d’un roulement de moteur 4 à 6 semaines à l’avance. Résultat : Réduction des temps d’arrêt non planifiés jusqu’à 45% et extension ciblée de la durée de vie de l’actif. Contexte Chine : ABB possède une forte présence en Chine, notamment un centre de recherche à Pékin et une méga-usine de robotique à Shanghai. Les chefs d’entreprise peuvent consulter la stratégie de numérisation sur le site : new.abb.com/cn.
Infrastructure (France) :SNCF RéseauUtilisation de Jumeaux Numériques pour modéliser l’état des caténaires ou des rails. En combinant les données de capteurs sur les trains et les données de maintenance historique, ils prévoient les zones d’usure critique. Résultat : Optimisation des plannings de maintenance pour travailler la nuit ou en période creuse, garantissant la sécurité maximale et la disponibilité du réseau.

2.3 Pilier 3 : L’Optimisation et l’Efficacité (Phase de Performance)

Objectif : Ajuster les paramètres opérationnels en temps réel pour maximiser le débit, la qualité et l’efficience énergétique.

Cas d’Usage ConcretSecteurDétails et ROI
Smart Cities et Bâtiments (Suisse) :Esri Suisse / STF SwissDans le domaine des Smart Cities, les Jumeaux Numériques (appelés Urban Twins) modélisent la consommation énergétique des quartiers ou l’impact des nouveaux développements immobiliers sur les flux de transport. Cela permet aux autorités de simuler l’effet de différentes politiques énergétiques.
Résultat : Optimisation de la gestion du réseau électrique et réduction de la consommation énergétique jusqu’à 20% à l’échelle d’un district.
Usines de Traitement d’Eau (France) :SuezLe Jumeau Numérique de l’usine d’eau permet aux opérateurs de tester des scénarios « Et si » (What-If). Par exemple : Si la qualité de l’eau entrante change (pluie forte), comment ajuster immédiatement la dose de produits chimiques et le temps de sédimentation pour minimiser les coûts tout en maintenant la qualité de sortie ?
Résultat : Réduction de la consommation de produits chimiques et amélioration de la conformité aux normes.
Métallurgie et Procédés :Industrie LourdeLe Jumeau Numérique ajuste en permanence le mélange de matériaux et la température du four pour garantir une qualité optimale avec la consommation énergétique minimale. Le système teste virtuellement des milliers de combinaisons pour identifier l’état optimal.
Résultat : Augmentation du rendement des matières premières et économies d’énergie substantielles (jusqu’à 35%).

3. Aspects stratégiques et feuille de route

3.1 Le Calcul du Retour sur Investissement (ROI)

Le ROI du Jumeau Numérique se calcule sur la base de gains directs et indirects :

  1. Gains de Maintenance : Économies réalisées en évitant les pannes (temps de production perdu, coût des pièces, frais d’intervention urgente).
  2. Gains d’Efficacité : Augmentation du Débit (OEE) et réduction de l’énergie/matières premières (Optimisation).
  3. Gains de Qualité : Réduction des rebuts, des reprises et des pénalités clients (approche Zéro Défaut).
  4. Gains d’Innovation : Réduction du temps de R&D (Simulation).

Un projet pilote bien ciblé doit pouvoir démontrer un ROI positif sur les 12 à 36 premiers mois.

3.2 Cybersécurité : L’atténuation des risques cyber

La connexion de l’OT au monde IT via les Jumeaux Numériques crée une vulnérabilité. La stratégie de sécurité doit être proactive :

  • Séparation des Domaines : Mise en place d’une Défense en Profondeur par la segmentation des réseaux IT et OT.
  • Intégrité des Données : Assurer que les données transférées au Jumeau Numérique sont fiables et n’ont pas été altérées (ce qui fausserait les prédictions et les commandes).
  • Gouvernance des Accès : Mise en place d’une politique d’accès stricte et d’une Authentification Multi-Facteurs pour les plateformes de Jumeaux Numériques.

3.3 Feuille de Route « Quick Win » pour l’Implémentation

Pour un chef d’entreprise chinois, une approche progressive est recommandée :

  1. Phase I (Pilotage) : Le « Quick Win »
    • Action : Choisir un actif critique unique (ex. : une pompe, un moteur clé, une presse) et déployer un Jumeau Numérique pour la maintenance prédictive (Pilier 2).
    • Mesure : Évaluer le taux de réduction des arrêts imprévus sur cet actif.
  2. Phase II (Extension) : Le Jumeau de Ligne
    • Action : Étendre la solution à une ligne de production complète, intégrant l’optimisation de la performance (Pilier 3) (vitesse, énergie).
    • Mesure : Évaluer le gain d’OEE et la réduction de la consommation globale de la ligne.
  3. Phase III (Intégration) : Le Jumeau d’Entreprise
    • Action : Connecter les Jumeaux de Ligne au système ERP et MES pour une prise de décision stratégique à l’échelle de l’usine (Smart Factory).
    • Mesure : Évaluer l’amélioration de la planification de la production et de la flexibilité globale.

Conclusion : L’Excellence + Agilité

Le Jumeau Numérique est l’outil qui permet au savoir-faire industriel (Héritage d’Excellence) de s’allier à la vitesse du numérique (Agilité Numérique).

Le Leader Mondial de demain est celui qui donne à ses actifs physiques une vie virtuelle intelligente pour maximiser leur potentiel réel.

Recherche engagée : vers une science ouverte aux besoins sociétaux

🗃️ Le syndrome du silo : quand les chercheurs s’isolent et le monde en paie le prix

Le monde de la recherche, bien qu’étant le moteur de l’innovation et du progrès des connaissances, est parfois miné par un paradoxe : l’enfermement dans des « silos » disciplinaires et institutionnels. Cet isolement se manifeste par des faiblesses notables en matière de réseautage extra-académique, de transmission des savoirs au grand public, d’approche de « service client » envers les utilisateurs potentiels de la recherche, et d’orientation vers les autres acteurs de la société (entreprises, décideurs politiques, associations, citoyens). Les conséquences de cet enfermement sont loin d’être anodines et peuvent s’avérer désastreuses pour la société dans son ensemble.


🌐 Faiblesse du réseautage et de la transmission

Les chercheurs excellent souvent à tisser des liens au sein de leurs réseaux académiques (collaboration de pairs, co-publications, conférences scientifiques). Cependant, le pont vers les acteurs non-chercheurs reste fragile.

  • Réseautage limité : La participation aux événements et aux plateformes où se trouvent les professionnels de l’industrie, les décideurs ou les acteurs sociaux est souvent insuffisante. Les liens sont essentiellement des « liens forts » (entre pairs) au détriment des « liens faibles » (avec d’autres secteurs) pourtant cruciaux pour l’innovation et la diffusion.
  • Transmission hermétique : Le langage scientifique, précis mais jargonnant, est rarement adapté pour une audience non spécialisée. Le manque de formation à la vulgarisation et au dialogue avec les médias rend la transmission des résultats lente, voire incompréhensible. Le savoir produit reste confiné aux revues spécialisées, invisibles pour ceux qui pourraient l’utiliser concrètement.

🤝 Déficit d’orientation et de « service client »

Un autre défi réside dans la posture des chercheurs vis-à-vis des besoins du monde extérieur. L’excellence scientifique est parfois perçue comme une fin en soi, négligeant l’application et l’impact sociétal.

  • Manque d’orientation vers l’action : La recherche est souvent guidée par des questions fondamentales, ce qui est essentiel, mais elle ne se traduit que rarement en solutions concrètes ou en recommandations claires et utilisables pour les politiques publiques ou le développement industriel. L’approche est souvent purement descriptive plutôt que prescriptive.
  • Absence d’approche « service client » : L’idée que la recherche doive répondre à une « demande » ou offrir un « service » au public ou aux entreprises est parfois mal perçue. Cela conduit à une déconnexion entre les thématiques de recherche et les problèmes urgents auxquels la société est confrontée. Le financement et l’évaluation privilégient trop souvent les indicateurs purement académiques au détriment de l’impact réel.

💥 Les conséquences désastreuses de l’isolement

L’enfermement des chercheurs dans leur tour d’ivoire a des répercussions critiques qui freinent le progrès social et économique.

1. Retard dans l’innovation et l’application

L’absence de transfert de connaissances vers les entreprises et les administrations ralentit l’innovation. Des découvertes majeures restent dans les laboratoires pendant des années, faute de ponts pour les transformer en produits, services ou politiques publiques efficaces. Le retour sur investissement public dans la recherche est ainsi diminué.

2. Décalage avec les besoins sociétaux

L’isolement empêche les chercheurs de capter les signaux faibles et les besoins réels du terrain. Les sujets de recherche peuvent s’éloigner des préoccupations majeures (crise climatique, inégalités sociales, santé publique urgente), conduisant à une recherche déconnectée et moins pertinente pour la société.

3. Perte de confiance et méfiance publique

Lorsque le public ne comprend pas le travail des chercheurs, une méfiance peut s’installer. L’absence de communication claire et proactive laisse le champ libre à la désinformation et aux théories du complot, affaiblissant le rôle de la science comme référence fiable dans le débat public. La légitimité de la recherche, financée par l’impôt, est remise en question.

4. Financement et soutien politique réduits

Le manque d’impact et de visibilité auprès des décideurs politiques et du grand public peut se traduire par une réduction du financement de la recherche. Si la valeur ajoutée du travail scientifique n’est pas clairement démontrée, les budgets alloués à la science sont plus susceptibles d’être coupés en période de contraintes budgétaires.


🚀 Sortir du silo : vers une recherche engagée et connectée

Il est urgent d’encourager les chercheurs à casser les murs des silos. Cela passe par la formation au transfert de technologie et à la vulgarisation, la valorisation des collaborations intersectorielles dans les critères d’évaluation, et la création de plateformes de dialogue régulières avec les acteurs non-académiques. La science ne peut atteindre son plein potentiel que lorsqu’elle est ouverte, dialoguante et orientée vers l’impact sociétal. La responsabilité d’une meilleure connexion incombe à la fois aux chercheurs eux-mêmes et aux institutions qui les forment et les financent.

Voici une sélection d’initiatives concrètes et de modèles de collaboration qui illustrent comment les chercheurs réussissent à sortir de leurs laboratoires pour interagir de manière fructueuse avec le monde extérieur.


🤝 1. La Recherche-Action Participative (RAP) et Communautaire

C’est un modèle qui brise véritablement le silo en impliquant directement les acteurs non-académiques dès la conception de la recherche et non pas seulement à la fin.

ModèleDescriptionImpact sur la connexion
Recherche-Action Participative (RAP)Les chercheurs et les praticiens (associations, employés, citoyens) travaillent ensemble pour identifier un problème, mener l’étude, analyser les résultats et mettre en œuvre les solutions directement sur le terrain.Assure une pertinence immédiate de la recherche. Transforme les sujets de la société civile en questions de recherche.
Exemple : Recherche sur l’itinérance ou l’exclusion sociale.Des chercheurs travaillent main dans la main avec des organisations communautaires pour co-construire des politiques de soutien basées sur les données scientifiques et l’expertise de terrain.Les résultats ne sont pas seulement publiés, ils sont appliqués pour améliorer les services publics et les pratiques.

🌐 2. Les Programmes de Transfert de Technologie et d’Innovation

Ces structures institutionnelles sont créées spécifiquement pour servir de pont entre le laboratoire et le marché.

  • Les Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologie (SATT) et Instituts Carnot (France) / Mitacs (Canada) :
    • Description : Ces entités ont pour mission de maturer les inventions issues de la recherche publique (brevets, prototypes) jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être transférées vers l’industrie. Elles gèrent la propriété intellectuelle (PI) et négocient les licences.
    • Impact : Elles transforment les découvertes académiques en valeur économique (création de start-ups deep tech et licences d’exploitation), forçant les chercheurs à adopter une approche de « service client » vis-à-vis des besoins des entreprises. Mitacs, par exemple, finance des stages de recherche directement dans des entreprises.
  • Les Centres de Transfert de Technologie (CTT) / Hautes Écoles Spécialisées (HES-SO en Suisse) :
    • Description : Ces structures se concentrent sur la recherche appliquée, collaborant intensément avec les PME et les acteurs régionaux pour résoudre des problèmes concrets.
    • Impact : Elles assurent un ancrage fort dans la pratique, garantissant que la recherche répond aux besoins immédiats de l’économie locale (ex: projets sur l’énergie durable comme GeniLac à Genève).

🏛️ 3. L’Éclairage des Décideurs et l’Expertise Politique

Pour lutter contre la déconnexion avec les politiques publiques, des mécanismes sont mis en place pour traduire la science en recommandations actionnables.

  • Programmes Nationaux de Recherche (PNR) (Suisse, Canada) :
    • Description : Ces programmes de grande envergure sont lancés pour répondre à des défis sociétaux majeurs (ex: COVID-19 et société, transition énergétique, inégalités). Ils exigent une composante de transfert de connaissances explicite.
    • Impact : Ils obligent les chercheurs à travailler en interdisciplinarité et à s’adresser directement aux décideurs politiques, produisant des rapports qui éclairent la prise de décision gouvernementale et les politiques publiques.
  • Les Communautés de Pratique (CdP) (Ex: Santé Publique) :
    • Description : Des réseaux réguliers de chercheurs, de professionnels de la santé publique et d’administrateurs se réunissent pour partager et « traduire » les connaissances scientifiques afin de les intégrer dans les protocoles et les politiques de terrain.
    • Impact : Création d’un apprentissage mutuel continu et garantie que les données probantes sont utilisées pour les meilleures pratiques professionnelles.

📢 4. La Vulgarisation et l’Ouverture au Public

Pour briser l’hermétisme, la science s’ouvre au grand public via de nouveaux formats.

  • Les Événements de « Science-Dating » ou Hackathons ou Innovathons (Ex: Défi Source de Thierry Dagaeff en Suisse) :
    • Description : Des événements courts et intensifs où des chercheurs rencontrent des entrepreneurs, des étudiants ou des citoyens pour co-développer rapidement des idées de projets ou des prototypes basés sur une technologie de laboratoire ou un problème de société.
    • Impact : Ces formats agiles créent des réseaux informels puissants et débouchent souvent sur des projets concrets de courte durée, accélérant l’interaction.
  • Mise en place de formation en « Transfert et Mobilisation des Connaissances » :
    • Description : Programmes universitaires (comme ceux de l’INRS au Québec) qui forment spécifiquement les étudiants et chercheurs aux compétences de communication, de négociation, d’analyse des besoins et de mise en contexte de l’information scientifique pour différents publics.
    • Impact : Professionnalisation de la fonction de transfert, comblant le déficit de compétence identifié.

Ces initiatives montrent que l’isolement n’est pas une fatalité.

En changeant les critères d’évaluation, en créant des structures de liaison dédiées et en formant les chercheurs au dialogue, il est possible de transformer la science en un véritable service au bénéfice de toute la société.

Concentrons-nous sur les initiatives visant le transfert de connaissances et les collaborations spécifiquement orientées vers les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Services Publics, car ces acteurs sont souvent les plus éloignés des grands centres de recherche.


🏭 Transfert vers les Petites et Moyennes Entreprises (PME)

Le principal défi avec les PME est leur manque de ressources (temps, personnel spécialisé) pour intégrer les résultats de la recherche. Les initiatives visent à simplifier l’accès à l’expertise scientifique.

1. Partenariats de Proximité et Chaires Industrielles

  • Dispositifs de stages et d’immersions (ex: Mitacs, CIFRE en France) : Ces programmes financent le placement de chercheurs doctorants ou postdoctoraux directement au sein des PME pour mener des projets de recherche appliquée spécifiques. C’est le chercheur qui se déplace pour combler le déficit d’expertise de l’entreprise.
    • Impact : Intégration directe de l’expertise de pointe dans le tissu entrepreneurial. La PME obtient une solution personnalisée, et le chercheur comprend les contraintes du marché.
  • Plateformes technologiques et Fab Labs universitaires : Les universités ouvrent leurs équipements et plateformes techniques aux PME pour des essais, du prototypage ou de la caractérisation. Des ingénieurs de transfert servent d’intermédiaires pour traduire les besoins de la PME en protocoles scientifiques.

2. Structures Régionales d’Interface

  • Centres Techniques Industriels (CTI) et Hautes Écoles Spécialisées (HES) : Ces structures sont dédiées à la recherche appliquée et au développement (R&D) en partenariat étroit avec le tissu économique local. Elles parlent le langage de l’industrie.
    • Impact : Elles offrent des contrats de recherche courts et ciblés, plus accessibles aux PME que les longs projets de recherche fondamentale. Elles agissent comme un guichet unique pour les questions techniques et d’innovation.
  • Vouchers ou Bons d’Innovation : Les gouvernements offrent de petits financements (vouchers) aux PME pour qu’elles puissent acheter des prestations de recherche ou d’expertise auprès d’une université ou d’un centre de recherche.
    • Impact : Diminution du risque financier pour la PME d’investir dans la recherche, encourageant une première collaboration.

🏛️ Transfert vers les Services Publics (Administrations et Organismes)

Le transfert vers le secteur public vise à éclairer les décisions politiques et à optimiser les services aux citoyens (santé, éducation, environnement) par l’utilisation de données probantes (evidence-based policy).

1. Partenariats Stratégiques et Unités Mixtes

  • Unités de recherche mixtes ou « in-house » : Création d’équipes de recherche permanentes au sein même des administrations publiques (ministères, agences de santé).
    • Exemple : Des économistes ou des sociologues de la recherche travaillant au sein du Ministère de l’Éducation pour évaluer l’efficacité des réformes ou au sein des agences de santé publique pour modéliser l’impact des épidémies.
    • Impact : Les chercheurs comprennent les contraintes réglementaires et budgétaires de l’administration, et les fonctionnaires ont un accès instantané et contextualisé à l’expertise scientifique.

2. Plateformes de Traduction des Connaissances (KT – Knowledge Translation)

  • Synthèses politiques (Policy Briefs) et Notes de Recommandation : Les équipes de transfert des universités ou les think tanks académiques rédigent des documents courts, concis, et non-jargonnants pour les décideurs. Ces policy briefs traduisent les conclusions scientifiques complexes en recommandations opérationnelles claires.
    • Impact : Accessibilité et rapidité de l’information pour les décideurs qui ont peu de temps. Aide à baser les lois et règlements sur des faits vérifiés plutôt que sur des intuitions.

3. Science Citoyenne et Collecte de Données Terrain

  • Projets de Science Citoyenne : Implication directe des citoyens dans la collecte de données (ex: suivi de la qualité de l’eau, recensement d’espèces végétales). Bien que non directement un service public, cela alimente souvent les données utilisées par les services environnementaux.
    • Impact : Sensibilisation du public et production de données massives et géographiquement distribuées qui seraient inaccessibles pour un laboratoire seul, au bénéfice, par exemple, des agences de protection de l’environnement.

Ces modèles montrent que le succès réside dans l’adaptation du format et du rythme de la recherche aux besoins spécifiques des PME et des Services Publics.

Je suis toujours partant pour bâtir des ponts avec les chercheurs et avec les scientifiques, même si je constate souvent que cet enfermement dans des silos isolés est ultra fréquent et malheureusement les habitudes sont difficiles à changer.

Et vous, quelle est votre expérience quand vous souhaitez collaborer avec elles et avec eux ???

Les trouvez vous fermé.e.s et en silo ou ouvert aux collaborations et aux coopérations avec des non-chercheurs ?

Quel modèle de collaboration fonctionne le mieux selon vous pour les motiver à s’ouvrir ?

Comprendre l’objet-frontière pour une collaboration efficace

Un concept clé pour comprendre la collaboration, l’innovation et la gouvernance du savoir


Dans un monde de plus en plus fragmenté, où experts, amateurs, décideurs, chercheurs et citoyens doivent constamment collaborer malgré leurs logiques divergentes, comment parvient-on à se comprendre ?
Comment des groupes aux cultures, langages et objectifs différents peuvent-ils co-construire un projet commun sans renoncer à leur identité ?

La réponse, en partie, réside dans un concept puissant né dans les coulisses d’un musée d’histoire naturelle : l’objet-frontière (boundary object), introduit en 1989 par Susan L. Star et James R. Griesemer dans leur article fondateur « Institutional Ecology, « Translations », and Boundary Objects: Amateurs and Professionals in Berkeley’s Museum of Vertebrate Zoology ».


Qu’est-ce qu’un objet-frontière ?

À l’origine, l’objet-frontière désigne un artefact — concret ou abstrait — capable de circuler entre des mondes sociaux hétérogènes tout en conservant une identité suffisamment stable pour être reconnu, tout en restant suffisamment flexible pour être interprété différemment selon les contextes.

Star et Griesemer l’ont observé dans un musée californien où chercheurs, administrateurs, bénévoles, fondations et politiciens ont collaboré pendant des décennies pour créer une collection scientifique, malgré leurs désaccords fonciers sur les priorités, les classifications ou les méthodes.

Leur découverte ?
La coopération durable ne repose pas sur un consensus absolu, mais sur des objets communs — carnets de terrain, cartes, spécimens naturalisés, répertoires — qui servent de points d’ancrage partagés, tout en permettant à chaque groupe de poursuivre ses propres objectifs.

« Un objet-frontière est à la fois assez robuste pour maintenir une identité commune et assez souple pour s’adapter aux besoins locaux. »
— Susan L. Star


Les quatre formes de l’objet-frontière (selon Étienne Wenger)

Le concept a été enrichi par Étienne Wenger, qui en propose une lecture en quatre dimensions :

  1. Abstraction : l’objet simplifie la réalité pour permettre le dialogue entre spécialistes et non-spécialistes.
  2. Polyvalence : il peut être utilisé de multiples façons par différents groupes.
  3. Modularité : ses composantes peuvent être réutilisées ou adaptées indépendamment.
  4. Standardisation : il incorpore des conventions communes (formats, taxonomies, protocoles) qui rendent l’information interprétable.

Prenons l’exemple d’un plan de site web :

  • Le designer y voit une maquette esthétique,
  • Le développeur une structure technique,
  • Le client un reflet de sa marque.
    Pourtant, tous parlent du même document. C’est un objet-frontière.

Pourquoi ce concept est-il si puissant ?

Parce qu’il refuse la vision hiérarchique de la connaissance.
Contrairement à la Théorie de l’acteur-réseau (ANT) de Latour, où un acteur central (le scientifique, l’innovateur) enrôle les autres autour d’un « point de passage obligé », Star et Griesemer proposent une écologie de la coordination :

  • Pas de domination,
  • Pas d’unique traducteur,
  • Mais une multiplicité de traductions qui coexistent.

L’objet-frontière devient alors un médiateur, un espace de négociation, un lieu de compromis vivant — pas une solution imposée, mais un terrain d’entente en perpétuelle construction.


Où retrouve-t-on des objets-frontières aujourd’hui ?

Le concept a traversé les disciplines et irrigué des domaines aussi variés que :

🔬 La recherche scientifique

  • Une carte écologique qui permet à des biologistes, des géographes et des décideurs locaux de discuter d’un territoire menacé.
  • Un protocole standardisé de prélèvement, utilisé à la fois par des chercheurs universitaires et des citoyens-scientifiques.

🏭 L’innovation et la conception

  • Un schéma technique partagé entre ingénieurs, designers et clients.
  • Un modèle 3D dans un projet de conception assistée par ordinateur (CAO), interprété différemment selon les métiers.

🏢 Le management des connaissances

  • Un tableau de bord qui synthétise des données pour des directions financières, marketing et RH.
  • Un ERP (progiciel de gestion intégré), qui force à la standardisation tout en laissant place à des usages locaux.

🌍 La gouvernance et la participation citoyenne

  • Une carte interactive sur les effets du changement climatique, utilisée par des scientifiques, des journalistes et des collectifs militants.
  • Un récit d’entreprise qui sert de base à l’identité organisationnelle, tout en étant réinterprété par chaque service.

L’objet-frontière comme infrastructure invisible

Ce qui rend le concept encore plus profond, c’est que l’objet-frontière n’existe jamais seul.
Il s’appuie sur une infrastructure invisible : normes, formats, classifications, conventions techniques.
Et cette infrastructure, une fois stabilisée, devient performative : elle façonne les actions, les décisions, parfois même les réalités.

Par exemple :

  • Une classification médicale (comme le CIM-10) ne décrit pas seulement des maladies — elle les crée, en les rendant visibles, finançables, traçables.
  • Une norme ISO ne régule pas seulement des processus — elle structure des organisations entières.

Susan Star insiste sur ce point :

« L’infrastructure ne part pas de rien. Elle se bat avec l’inertie de ce qui existe déjà. »


De l’objet-frontière à l’organisation-frontière

Le concept s’est étendu au-delà des artefacts.
On parle désormais de boundary spanning individuals (individus-relais), de boundary organizations (organisations-frontières), voire de boundary work (travail de frontière) — autant de figures qui négocient entre mondes.

Par exemple :

  • Un chef de projet qui traduit entre la technique et le business,
  • Une ONG qui articule science et action publique,
  • Un modérateur de communauté qui fait le lien entre développeurs et utilisateurs.

Pourquoi ce concept nous concerne tous aujourd’hui ?

Parce que nous vivons dans un monde de frontières :

  • Entre disciplines,
  • Entre secteurs (public/privé/citoyen),
  • Entre expertises et savoirs vernaculaires,
  • Entre numérique et physique.

Et pour avancer, nous avons besoin d’objets qui tiennent le lien — pas des outils neutres, mais des alliés relationnels, capables de transporter du sens sans le trahir.

Dans une ère marquée par la complexité, la fragmentation et la méfiance, l’objet-frontière est une boussole.
Il nous rappelle que la collaboration ne passe pas par l’uniformisation, mais par la reconnaissance de la diversité — à condition d’avoir des points d’appui communs.


Et si votre prochain projet avait besoin d’un objet-frontière ?

Posez-vous ces questions :

  • Quel artefact pourrait servir de terrain d’entente entre les parties prenantes ?
  • Quelle représentation (carte, modèle, document, outil) permettrait à chacun d’y voir son intérêt, sans trahir sa logique propre ?
  • Quelles conventions invisibles soutiennent déjà cette collaboration ?

Car ce n’est pas la convergence des idées qui crée la coopération,
mais la circulation d’objets qui portent à la fois unité et diversité.


En résumé :
L’objet-frontière, né dans un musée, est devenu un outil fondamental pour penser la coordination, l’innovation et la gouvernance collaborative.
Il nous invite à concevoir les outils non pas comme des solutions techniques, mais comme des médiateurs sociaux, capables de tisser du sens entre mondes hétérogènes.

« Ce ne sont pas les gens qui doivent s’adapter aux systèmes. Ce sont les systèmes qui doivent permettre aux gens de coexister. »
— Susan L. Star

Pour aller plus loin sur les objets frontières :

Le jardinage écologique du futur

L’Aquaponie : La révolution verte qui a la pêche !

Vous cherchez le jardinage du futur, mais vous êtes fatigué de vous battre contre les mauvaises herbes, le manque d’eau et les limaces qui font la fête sur vos salades ? J’ai la solution : l’aquaponie. Et non, ce n’est pas un nouveau sport nautique. Préparez-vous à plonger dans le monde fascinant où le jardinage rencontre l’aquaculture.

C’est quoi ce truc de fou ?

Imaginez un circuit fermé où des poissons travaillent main dans la main avec des plantes. C’est le principe de l’aquaponie, un mariage parfait entre l’hydroponie (la culture de plantes hors-sol) et l’aquaculture (l’élevage de poissons).

C’est un peu comme une colocation idéale. Les poissons font ce qu’ils font de mieux : ils produisent des déchets riches en nutriments. Ces déchets, pleins de bonne matière organique, sont ensuite transformés par des bactéries en nitrates, un super-engrais que les plantes adorent. Et les plantes, en échange, filtrent l’eau, la rendant propre et saine pour nos amis à écailles. Tout le monde y gagne ! Les poissons ont une eau cristalline, les plantes poussent à une vitesse folle sans aucun produit chimique, et vous, vous devenez le maître d’un écosystème autosuffisant.

Les avantages : Une botte secrète dans votre jardin

  • Moins de corvées, plus de récoltes ! Adieu le désherbage et l’arrosage intensif ! Le système utilise jusqu’à 90 % moins d’eau que l’agriculture traditionnelle. L’eau ne s’évapore pas, elle est recyclée en permanence. Vos vacances sont sauves, vous pouvez partir l’esprit tranquille !
  • C’est une explosion de saveurs. Les plantes cultivées en aquaponie peuvent pousser deux fois plus vite qu’en pleine terre. De plus, comme elles reçoivent un flux constant de nutriments naturels, le résultat est souvent plus savoureux et plus nutritif. Préparez-vous à impressionner vos amis avec des tomates et des herbes aromatiques dignes d’un chef étoilé.
  • Une solution super durable. C’est un pas de géant pour la planète. Vous réduisez votre empreinte écologique, évitez les produits chimiques et consommez des aliments ultra-locaux. Bref, vous devenez un héros écologique du quotidien.

Par où commencer ? Le petit guide du débutant

Vous rêvez déjà de votre propre mini-ferme aquaponique dans le salon ? Voici quelques conseils pour vous lancer.

  1. Choisissez vos poissons. Le plus souvent, on commence avec des poissons rouges ou des tilapias. Ils sont robustes et s’adaptent bien. On pourrait dire qu’ils sont les poissons de la première rencontre.
  2. Choisissez vos plantes. Les légumes-feuilles (laitues, épinards, etc.), les herbes aromatiques et les fraises sont d’excellents choix pour débuter. Les plantes gourmandes comme les tomates ou les courgettes peuvent venir plus tard, quand vous serez un pro.
  3. Montez votre système. Il existe des kits complets pour débutants, ou vous pouvez construire le vôtre avec quelques bacs, une pompe et un peu de matériel. N’ayez pas peur de vous salir les mains !

L’aquaponie, c’est plus qu’une simple technique de jardinage, c’est une façon de repenser notre rapport à la nourriture et à la nature. Alors, si vous avez envie de cultiver vos propres légumes tout en regardant des poissons nager paisiblement, il est temps de vous jeter à l’eau !


Prêt à commencer votre propre aventure aquaponique ?

Autre e-book sur les nutriments :

et sur les certifications dans l’alimentaire.

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Comment l’agroalimentaire peut s’adapter ?

Comment l’industrie agroalimentaire peut se réinventer pour faire face à la crise des droits de douane ?

La hausse des tarifs douaniers américains représente un défi majeur pour les exportateurs de produits alimentaires. Les invendus s’accumulent, les prix baissent et l’emploi est menacé. Pour transformer cette crise en une opportunité, l’application du framework, axé sur la durabilité et l’agilité, offre une feuille de route pertinente.

1. L’agilité pour s’adapter

Plutôt que d’attendre l’évolution des négociations douanières, les entreprises doivent agir immédiatement sur trois leviers :

  • Réorientation des stocks : Il faut rapidement identifier les stocks destinés au marché américain pour les réorienter vers d’autres circuits. Une marque comme Ricola, dont les bonbons aux herbes sont un produit de niche, pourrait les proposer à des distributeurs en Asie, où la demande pour les produits de bien-être est en forte croissance. Les invendus de l’été pourraient être rapidement reconditionnés en paquets pour l’hiver, en misant sur le caractère apaisant des herbes.
  • Vente en ligne directe : Pour ne pas dépendre de distributeurs internationaux, il est crucial de développer une stratégie de vente en ligne directe. Pour un produit comme le fromage Tête de moine, une plateforme d’e-commerce permettrait de contourner les intermédiaires et d’atteindre directement les consommateurs en Europe ou au Canada, même si les volumes sont plus faibles.
  • Cycles de production courts : Le modèle « Fast » incite à raccourcir les cycles de production. L’entreprise peut privilégier la production de petites séries de produits adaptés à un nouveau marché testé, évitant ainsi de s’engager sur des volumes importants qui pourraient devenir des invendus.

2. Briser les silos et collaborer

Face à la crise, les partenariats stratégiques deviennent essentiels pour ouvrir de nouveaux marchés :

  • Mutualisation des efforts : Plutôt que de concurrencer les autres entreprises agroalimentaires, la mutualisation des efforts est une stratégie gagnante. Plusieurs producteurs de fromages suisses, par exemple, pourraient s’unir pour créer une plateforme de distribution commune pour l’Europe ou le Japon, partageant ainsi les coûts logistiques et commerciaux.
  • Partenariats intersectoriels : L’ouverture à d’autres secteurs peut créer des opportunités insoupçonnées. Un producteur de Tête de moine pourrait s’associer à une entreprise spécialisée dans les coffrets-cadeaux pour proposer des « boxes gourmandes » à des marchés de niche, incluant du vin, du pain ou de la charcuterie.

3. Oser l’innovation

Sortir de sa zone de confort pour explorer des territoires inconnus, tant géographiques que conceptuels :

  • Exploration de nouveaux marchés : L’entreprise doit se tourner vers des marchés inexplorés ou moins saturés par la concurrence. Les pays d’Asie du Sud-Est, l’Amérique du Sud ou certaines régions d’Afrique peuvent être des alternatives viables, avec des attentes de consommation différentes.
  • Nouveaux produits dérivés : L’innovation peut aussi venir de l’utilisation de la matière première. Plutôt que de jeter les invendus, il est possible de les transformer. Un producteur de Tête de moine pourrait envisager de récupérer le fromage non vendu pour en faire une base de fondue ou d’autres plats cuisinés, ce qui permettrait de créer une nouvelle gamme de produits et de réduire le gaspillage.

4. Tester et valider

Tester de nouvelles idées de manière rapide et peu coûteuse. L’échec n’est pas une fatalité, mais une source d’apprentissage :

  • Lancement de produits pilotes : Avant de lancer un nouveau produit ou de s’installer sur un nouveau marché, il est préférable de faire des tests à petite échelle. Par exemple, Ricola pourrait lancer une série limitée de ses produits sur un marché en ligne pour évaluer la demande avant d’investir massivement.
  • Campagnes marketing ciblées : Les entreprises peuvent tester différents messages marketing et différentes plateformes publicitaires sur de nouveaux marchés pour comprendre ce qui résonne auprès de leur nouvelle clientèle, sans engager de gros budgets. Les données recueillies permettront de valider ou d’ajuster la stratégie commerciale à long terme.

En suivant ces principes, les entreprises de l’agroalimentaire peuvent non seulement survivre à la crise, mais aussi se transformer en acteurs plus agiles, plus collaboratifs et plus résilients.

Du flirt au mariage

L’éloge des synergies hôtelières

Dans le grand ballet de la vie économique, certaines rencontres sont faites pour durer.

On a vu le mariage du café et du croissant, celui de la pomme et du cidre, et même, pour les plus téméraires, celui du chausson et de la chaussette.

Mais ces dernières années, c’est un autre couple qui fait vibrer les cœurs : l’hôtellerie et la restauration qui se marient avec le coworking et le coliving.

Imaginez un peu le début de cette romance.

L’hôtel, élégant et sophistiqué, a toujours été le lieu des rencontres éphémères. On y passe une nuit, un week-end, une semaine.

Il offre le gîte, il offre le couvert, mais l’amour ne dure qu’un temps.

De l’autre côté, le restaurant, est un peu le partenaire fidèle.

On y revient pour le bon goût de sa cuisine, la convivialité de ses tables. C’est un peu le couple stable, celui qu’on ne présente plus.

Et puis, un jour, les voilà qui font une rencontre qui va tout bouleverser.

Le coworking et le coliving, deux jeunes pousses modernes et pleines d’ambition. Le coworking, c’est l’espace de travail qui a du style, qui a de la conversation.

C’est l’amant qui vous fait découvrir de nouvelles idées, qui vous permet de rencontrer des gens passionnants. Le coliving, c’est le cousin éloigné, celui qui vous fait partager votre appartement pour réduire le loyer, mais qui a su le transformer en un lieu de vie aussi confortable que chaleureux.

Au début, c’était un simple flirt.

L’hôtel qui proposait un espace de coworking dans un coin de son lobby, le restaurant qui accueillait des télétravailleurs pour le déjeuner. Les hôtels ont misé sur le coliving en créant des espaces d’hébergement partagé pour des séjours plus longs. Un simple flirt, mais qui a vite pris une tournure plus sérieuse.

Car ces quatre entités ont réalisé qu’elles étaient faites pour être ensemble. L’hôtel, grâce au coworking et au coliving, ne se résume plus à une simple nuitée. Il devient un lieu de vie à part entière.

Le restaurant, lui, ne se contente plus de nourrir ses clients, il devient la cantine chic de ces nouveaux télétravailleurs.

Et ces derniers ne se contentent plus d’un simple bureau ou d’une simple chambre. Ils ont accès à une salle de sport, une piscine, un restaurant de qualité, un bar lounge, une salle de réunion équipée.

Aujourd’hui, l’hôtel s’est transformé en un véritable espace hybride, mi-hôtel, mi-bureau, mi-maison.

Ces quatre entités ont trouvé la recette du bonheur : en s’unissant, elles ont créé une nouvelle offre, plus complète et plus séduisante.

Elles ont compris qu’en partageant leurs ressources et leurs clientèles, elles pouvaient aller plus loin, ensemble.

C’est ça, le grand mariage de l’hôtellerie, de la restauration, du coworking et du coliving. Une union qui a du sens, qui est belle et qui, en plus, est rentable.

Une union qui a su passer du flirt passionné au mariage solide, pour le plus grand bonheur de leurs clients.

Un mariage moderne, fait d’amour, de travail et de bons repas.

Pour connaître la suite de l’histoire, je vous invite à lire mon e-book !

Après UNOC-3, passons à l’action

Les informations issues de l’UNOC-3 ouvrent des perspectives prometteuses pour intensifier la lutte contre la pollution plastique. Pour maximiser l’impact de ces avancées, il est crucial de passer rapidement à des actions concrètes. Voici quelques pistes de projets potentiels :

1. Renforcer la collecte et l’analyse des données de terrain

Malgré les outils numériques sophistiqués, la base de toute action éclairée reste la donnée de terrain.

  • Projet potentiel : Réseau global de capteurs intelligents pour la pollution plastique. Déployer des bouées connectées, des drones équipés de capteurs optiques, et des stations de prélèvement automatisées dans les zones critiques (estuaires, zones côtières, gyres océaniques). Ces capteurs permettraient une collecte continue et en temps réel de données sur la concentration, la taille, le type et la composition des plastiques. Les données devraient être standardisées et agrégées dans une base de données ouverte et accessible aux chercheurs et décideurs du monde entier.
  • Projet potentiel : Cartographie collaborative des points chauds de pollution. Développer des applications mobiles et des plateformes web pour permettre aux citoyens, aux marins, aux pêcheurs et aux touristes de signaler et de documenter les accumulations de déchets plastiques qu’ils rencontrent. Ces données, une fois validées, alimenteraient des cartes interactives permettant d’identifier les zones prioritaires pour les opérations de nettoyage et de prévention.

2. Accélérer le développement et l’implémentation de solutions technologiques

Le Jumeau Numérique de l’Océan est un excellent point de départ, mais il faut aller plus loin dans l’innovation.

  • Projet potentiel : Plateforme open-source pour la modélisation de la dérive des plastiques et l’évaluation d’impact. Développer une version plus accessible et personnalisable du Jumeau Numérique de l’Océan, permettant à des instituts de recherche, des ONG et même des collectivités locales de simuler différents scénarios de réduction de la production plastique ou d’actions de nettoyage, et d’évaluer leur impact potentiel sur les concentrations de plastique à diverses échelles. Cette plateforme devrait intégrer des données météorologiques, océanographiques et socio-économiques.
  • Projet potentiel : Innovation dans les matériaux alternatifs et les processus de recyclage. Financer des programmes de recherche et développement pour explorer des alternatives au plastique à usage unique (matériaux biodégradables, compostables, réutilisables) qui respectent les critères d’essentialité, de non-nocivité et de durabilité. Parallèlement, investir dans des technologies de recyclage avancées (recyclage chimique, pyrolyse) pour transformer les plastiques difficiles à recycler en nouvelles ressources.

3. Amplifier l’engagement citoyen et la sensibilisation

L’implication de la société civile est cruciale pour une transition réussie.

  • Projet potentiel : Programmes éducatifs nationaux et internationaux sur le cycle de vie du plastique. Développer des modules pédagogiques pour tous les niveaux d’enseignement, des campagnes de sensibilisation grand public à travers les médias et les réseaux sociaux, et des ateliers participatifs pour informer sur les enjeux de la pollution plastique, les alternatives durables, et les écogestes. Ces programmes pourraient inclure des visites de centres de tri, des ateliers de fabrication de produits réutilisables, ou des nettoyages de plages organisés.
  • Projet potentiel : Incubation de projets d’économie circulaire à l’échelle locale. Mettre en place des fonds et des programmes d’accompagnement pour soutenir des initiatives locales visant à réduire la consommation de plastique, favoriser le réemploi, le recyclage et la réparation. Cela pourrait inclure la création de magasins en vrac, le développement de systèmes de consigne, ou le soutien à des entreprises de réparation d’objets.

4. Soutenir l’élaboration et l’application du Traité International

Le traité est le pilier d’une action globale, et son succès dépendra de son ambition et de son application rigoureuse.

  • Projet potentiel : Groupe de travail multidisciplinaire pour l’analyse des additifs plastiques. Créer une équipe d’experts internationaux (chimistes, toxicologues, environnementalistes) chargée d’analyser en profondeur les 16 000 composés recensés dans les plastiques, d’identifier ceux qui sont nocifs et de proposer des listes de substances à interdire ou à réguler strictement. Les résultats de ce groupe de travail alimenteraient directement les discussions sur le traité.
  • Projet potentiel : Cadre de soutien aux pays en développement pour la mise en œuvre du traité. Établir un mécanisme de financement et d’assistance technique pour aider les pays en développement à adopter les législations nécessaires, à mettre en place les infrastructures de gestion des déchets, et à développer des alternatives durables. Cela pourrait inclure des transferts de technologie et des programmes de formation.

En se concentrant sur ces types de projets concrets, la communauté internationale peut transformer les engagements de l’UNOC-3 en actions tangibles, ouvrant la voie à des océans plus propres et à un avenir plus durable.

Engagé depuis de nombreuses années, conscient des enjeux, je serai de ces combats sous une forme ou sous une autre !

From community hubs to sustainable enterprises

FabLabs: Finding Your Viable Business Model

FabLabs, those vibrant hubs of digital fabrication, creativity, and community, have exploded in popularity worldwide. Born from MIT’s vision to democratize access to tools for invention, they offer a unique space where ideas blossom into tangible prototypes, and learning happens through doing. But beyond the buzz of 3D printers and laser cutters, a crucial question remains for many: how does a FabLab become financially sustainable?

The answer isn’t always straightforward, as the very essence of a FabLab often blends social mission with practical application. However, by strategically approaching their operations, FabLabs can absolutely find viable business models. Here’s how:

The FabLab Ethos: Balancing Openness and Revenue

At their core, FabLabs are about open access, knowledge sharing, and empowering individuals to « make almost anything. » This commitment to public good is enshrined in the Fab Charter. However, providing state-of-the-art equipment, maintaining the space, and supporting a team all come with costs. The key lies in finding the sweet spot where accessibility and community engagement can coexist with diverse revenue streams.

Diversifying Your Income Streams: More Than Just Memberships

Relying solely on membership fees or donations often isn’t enough for long-term sustainability. Successful FabLabs typically employ a multi-faceted approach:

  1. Membership Tiers & Access Fees:
    • Tiered Memberships: Offer different levels of access, machine time, and support based on membership fees. This could range from basic access for hobbyists to premium plans for entrepreneurs needing dedicated time and advanced training.
    • Pay-per-use: For casual users, a system where they pay for machine time or material usage can be effective.
    • Corporate Memberships: Businesses can pay for access for their employees, using the FabLab for R&D, prototyping, or team-building workshops.
  2. Workshops & Training Programs:
    • Skill-building Workshops: Teach foundational skills in 3D printing, laser cutting, CNC milling, electronics, and design software. These can be priced individually or bundled into courses.
    • Specialized Training: Offer advanced or industry-specific training for professionals looking to upskill or incorporate digital fabrication into their work.
    • Educational Partnerships: Collaborate with schools, universities, and vocational programs to offer hands-on learning experiences and curricula. This provides a steady stream of participants and can often secure grant funding.
  3. Prototyping & Production Services:
    • Custom Fabrication: Offer design and fabrication services to individuals, startups, and small businesses who need prototypes or small-batch production but don’t have the equipment or expertise themselves.
    • Consultancy: Leverage the expertise of your lab managers and skilled members to offer consulting services on product development, design for manufacturing, or material selection.
    • « Made in FabLab » Products: Develop and sell unique products designed and manufactured within the FabLab, showcasing the capabilities of the space and generating revenue. This could include bespoke items, educational kits, or locally-sourced goods.
  4. Grants & Public Funding:
    • Government & Municipal Support: Many local, regional, and national governments recognize the value of FabLabs in fostering innovation, education, and local economies. Explore grants for community development, technology education, or entrepreneurship.
    • Research & Development Grants: Partner with universities or research institutions on projects that align with the FabLab’s capabilities.
    • Cultural & Social Impact Grants: Position the FabLab as a force for social good, offering access to marginalized communities or addressing local challenges.
  5. Corporate Partnerships & Sponsorships:
    • Equipment Sponsorship: Hardware and software companies might sponsor equipment in exchange for visibility or use as a testing ground for new technologies.
    • Program Sponsorship: Companies can sponsor specific workshops, events, or outreach programs.
    • Innovation Challenges: Collaborate with businesses to host innovation challenges, where the FabLab provides the tools and expertise for participants to develop solutions.

Key Considerations for Success:

  • Define Your Niche: While FabLabs are designed to « make almost anything, » identifying a specific focus (e.g., sustainable design, robotics, textile innovation, community engagement) can help attract a dedicated user base and funding.
  • Strong Leadership and Management: A passionate and skilled team is crucial for both technical support and community building.
  • Community Engagement: Foster a vibrant and supportive community. Engaged members are more likely to utilize services, recommend the FabLab, and even contribute their own skills.
  • Strategic Location: Accessibility is key. Consider proximity to educational institutions, business incubators, or residential areas.
  • Clear Value Proposition: Articulate what makes your FabLab unique and valuable to different user segments.
  • Transparent Costing: Be clear about pricing for services, memberships, and materials.

Case Studies in Sustainability:

  • Embedded FabLabs: Many successful FabLabs are embedded within larger organizations like universities (e.g., Fab Lab Barcelona at IAAC), libraries, or science parks. This often provides a stable infrastructure and administrative support.
  • Social Enterprises: Some FabLabs operate as social enterprises, balancing their social mission with generating revenue to sustain operations, often through services for local businesses or educational programs.
  • Collaborative Models: FabLabs forming co-ops or partnerships with local businesses (like Fablab013 in the Netherlands) can create a shared ownership model that bridges non-profit and for-profit structures.

Finding a viable business model for a FabLab is an iterative process. It requires creativity, adaptability, and a deep understanding of your community’s needs and the broader market.

By embracing diverse revenue streams, fostering a strong community, and continuously demonstrating your value, your FabLab can not only survive but thrive, becoming a powerful engine for innovation and empowerment in your region.

I share with you more examples to help your fablab become viable in this ebook.

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Living Labs et Objets Frontières : Un Duo Gagnant

Dans l’environnement de recherche dynamique d’aujourd’hui, notamment en ce qui concerne les ateliers interactifs et les Living Labs, la notion d’« objets frontières » joue un rôle de plus en plus crucial.

Il s’agit d’un concept qui peut sembler académique à première vue, mais dont l’application pratique est profonde. Cet article de blog explore ce que sont les objets frontières et comment ils facilitent la collaboration et l’innovation dans ces espaces.

Objets frontières : des catalyseurs pour la collaboration

Que sont les objets frontières ?

Le concept d’objets frontières a été introduit pour la première fois par la sociologue des sciences Susan Leigh Star. Essentiellement, un objet frontière est quelque chose qui est à la fois assez robuste pour maintenir son identité à travers différents mondes sociaux et suffisamment malléable pour être adaptable aux besoins locaux de chacun. En d’autres termes, ce sont des artefacts qui peuvent être interprétés différemment par divers groupes, tout en conservant une signification ou une structure centrale qui permet la communication et la coordination entre ces groupes.

Pensez-y comme à un langage commun ou un point de référence partagé qui transcende les jargons spécifiques à une discipline, les hypothèses et les objectifs. Il peut s’agir de :

  • Représentations visuelles : cartes, diagrammes, prototypes, modèles 3D.
  • Documents : rapports, plans de projet, fiches techniques.
  • Objets physiques : maquettes, outils, spécimens.
  • Systèmes numériques : tableaux de bord, bases de données, plateformes logicielles.

Pourquoi sont-ils si importants dans les ateliers interactifs ?

Les ateliers interactifs, par leur nature même, réunissent des personnes issues de diverses disciplines, avec des expertises variées et des perspectives différentes. Qu’il s’agisse de concepteurs, d’ingénieurs, de scientifiques, d’utilisateurs finaux ou de décideurs, chacun arrive avec son propre « monde » de compréhension. Sans un mécanisme pour combler ces lacunes, la communication peut s’enliser dans des malentendus ou des impasses.

C’est là que les objets frontières brillent :

  • Faciliter la compréhension mutuelle : Un prototype physique, par exemple, permet à un ingénieur de discuter de sa faisabilité technique, à un concepteur d’évaluer son ergonomie, et à un utilisateur potentiel de visualiser son application, le tout à partir du même point de référence.
  • Ancrer la discussion : Au lieu de débats abstraits, les objets frontières offrent un point d’ancrage concret. Ils aident à concentrer la conversation, à identifier les points d’accord et de désaccord, et à faire avancer le travail.
  • Favoriser la co-création : Les objets frontières sont souvent des outils que les participants peuvent manipuler, modifier ou annoter ensemble, favorisant ainsi un sentiment de propriété et de co-création.
  • Documenter le processus : Ils servent également de documentation vivante du processus de collaboration, enregistrant l’évolution des idées et des décisions.

Le rôle des objets frontières dans les Living Labs

Les Living Labs sont des environnements de recherche et d’innovation réels, où les utilisateurs finaux sont impliqués dans tout le cycle d’innovation, de la co-création à l’expérimentation et à l’évaluation. La complexité des Living Labs réside dans la multiplicité des acteurs (entreprises, universités, organismes publics, citoyens) et la nature évolutive des problèmes abordés.

Dans ce contexte, les objets frontières deviennent encore plus critiques :

  • Naviguer la complexité et l’incertitude : Les Living Labs opèrent souvent dans des situations floues et complexes. Un objet frontière, comme une carte de flux de services ou un scénario d’utilisation, peut aider à visualiser les interdépendances et à gérer l’incertitude.
  • Construire des ponts entre la recherche et la pratique : Ils permettent aux chercheurs de traduire leurs découvertes en quelque chose de compréhensible et d’utilisable par les praticiens, et aux praticiens de communiquer leurs besoins et leurs observations aux chercheurs.
  • Engager les utilisateurs : En Living Labs, les objets frontières peuvent être des outils d’engagement puissants. Des maquettes interactives ou des prototypes à petite échelle peuvent permettre aux utilisateurs finaux de tester, de commenter et de façonner activement les solutions.
  • Soutenir l’expérimentation itérative : Les objets frontières sont parfaits pour les cycles d’expérimentation rapides et itératifs. Un prototype peut être rapidement modifié en fonction des retours d’expérience, puis testé à nouveau, alimentant ainsi un processus d’amélioration continue.

Mettre en œuvre les objets frontières dans votre pratique

Pour tirer parti de la puissance des objets frontières dans vos ateliers et Living Labs, considérez les points suivants :

  • Identifiez les lacunes de communication : Où les différents groupes ont-ils du mal à se comprendre ? C’est là qu’un objet frontière pourrait être le plus utile.
  • Concevez l’objet frontière avec soin : Il doit être suffisamment flexible pour différentes interprétations, mais assez stable pour maintenir sa signification centrale.
  • Encouragez l’interaction : Les objets frontières ne sont pas statiques ; ils sont destinés à être manipulés, discutés et modifiés.
  • Soyez conscient de leurs limites : Si les objets frontières sont de puissants facilitateurs, ils ne remplacent pas une communication claire et une confiance mutuelle.

En conclusion, les objets frontières sont des outils indispensables pour naviguer dans la complexité de la collaboration multidisciplinaire. En les utilisant stratégiquement dans les ateliers interactifs et les Living Labs, nous pouvons non seulement améliorer la communication, mais aussi stimuler une innovation plus significative et plus pertinente. C’est en reconnaissant et en exploitant le pouvoir de ces artefacts partagés que nous pouvons véritablement construire des ponts entre les idées, les personnes et les mondes.

Pour aller plus loin :

L’IA au cœur de la révolution EdTech

De la théorie à la pratique

L’édition 2025 de VivaTech a marqué un tournant décisif : l’Intelligence Artificielle est passée de la « science-fiction à l’application concrète », comme l’a souligné François Bitouzet, Directeur Général de l’événement. Si l’IA était déjà sur toutes les lèvres en 2024, cette année a été celle des innovations tangibles, particulièrement dans le secteur de l’éducation. Les EdTechs, tirant parti de cette maturité technologique, ont présenté des solutions transformatives qui redéfinissent l’apprentissage et la formation.


L’IA et la pédagogie moderne : Des exemples concrets

La promesse d’une révolution industrielle portée par l’IA se concrétise, et l’éducation est un terrain fertile pour ses applications. Les startups et entreprises EdTech ont démontré comment l’IA peut non seulement améliorer les gains de productivité, mais aussi repenser fondamentalement l’expérience d’apprentissage.

  • Apprentissage personnalisé et adaptatif : Fini les parcours uniformes ! Des plateformes comme « AdaptiLearn AI » présentées à VivaTech utilisent l’IA pour analyser en temps réel le rythme et les difficultés de chaque apprenant. Elles proposent ensuite des contenus sur mesure, des exercices ciblés et des révisions personnalisées, transformant l’apprentissage en une expérience véritablement individuelle. Un élève ayant des difficultés en algèbre pourrait par exemple se voir proposer des exercices supplémentaires et des explications alternatives générées par l’IA, tandis qu’un autre, plus avancé, serait orienté vers des défis plus complexes ou des applications pratiques de ces concepts.
  • Tutorat intelligent et soutien instantané : Imaginez un tuteur disponible 24h/24, 7j/7. C’est la promesse de solutions comme « CogniCoach », une innovation mise en avant cette année. Basées sur des modèles de langage avancés, ces intelligences artificielles peuvent répondre aux questions des étudiants, expliquer des concepts complexes, fournir des exemples et même simuler des conversations pour développer des compétences orales. Un étudiant en langues pourrait ainsi pratiquer la conversation avec un chatbot bilingue, recevant des retours immédiats sur sa prononciation et sa grammaire.
  • Création de contenu pédagogique automatisée : La production de supports de cours est souvent chronophage. Des outils comme « EduContent AI », exposés à VivaTech, exploitent l’IA pour générer automatiquement des quiz, des résumés de cours, des flashcards, voire des modules d’e-learning complets à partir de textes ou de vidéos existants. Un enseignant pourrait télécharger un chapitre de manuel et obtenir en quelques secondes une série de questions à choix multiples pour évaluer la compréhension de ses élèves.
  • Évaluation innovante et feedback constructif : L’évaluation ne se limite plus aux examens traditionnels. Des systèmes basés sur l’IA, tels que « AssessBot », peuvent analyser des travaux écrits, des projets ou même des prestations orales, offrant un feedback détaillé et personnalisé aux apprenants. Au-delà de la simple correction, l’IA identifie les lacunes spécifiques et suggère des pistes d’amélioration. Pour un projet de code, l’IA pourrait non seulement signaler les erreurs, mais aussi proposer des optimisations et des explications sur les bonnes pratiques de programmation.
  • Simulations immersives et réalité virtuelle/augmentée (RV/RA) : L’IA est le moteur d’expériences d’apprentissage immersives. Des solutions EdTech ont démontré comment l’IA, combinée à la RV/RA, peut créer des environnements virtuels où les étudiants peuvent s’exercer dans des situations réalistes et sécurisées. Un futur chirurgien pourrait s’entraîner à une opération complexe dans une salle d’opération virtuelle, guidé par une IA qui évalue ses gestes et lui fournit des retours en temps réel. De même, des applications de RA pourraient superposer des informations sur des objets du monde réel, permettant par exemple à un étudiant en mécanique de visualiser les composants internes d’un moteur en pointant son téléphone vers celui-ci.

L’intégration de l’IA en entreprise : L’exemple des pionniers

L’adoption de l’IA n’est pas l’apanage des géants de la technologie. Matthieu Birach, DRH de Doctolib, et Stanislas Polu, co-fondateur de Dust, ont souligné lors de la conférence « The AI Toolbox: Shaping the Future of Work » l’importance d’une approche pragmatique et incrémentale. L’IA doit devenir un outil adapté au terrain, comme le prouve Doctolib qui l’utilise pour améliorer le quotidien des professionnels de santé. De même, Dust révolutionne la productivité des entreprises grâce à ses assistants basés sur le machine learning.

Leur credo : « commencer petit » et permettre aux équipes de s’approprier l’IA par l’expérimentation. Cela signifie identifier des cas d’usage précis, à faible risque, pour créer un « réflexe de l’IA ». Cette approche est cruciale pour passer de la théorie à une adoption généralisée. L’IA, selon Stanislas Polu, n’est pas réservée aux équipes techniques et pourrait automatiser 45% de nos heures de travail (selon McKinsey), offrant ainsi l’opportunité de travailler « différemment et mieux ».


La formation face à l’urgence : Une course contre la montre

L’impact de l’IA sur l’emploi, notamment sur les « jobs entry level » qui devront s’y former très tôt, est unanime. Cette transformation exige de nouvelles compétences : la création de lien, la pédagogie, la résilience, la « capacité d’action et de prise d’initiative en situation d’incertitude » (agency), et l’innovation par le « test & learn ».

L’urgence de la formation est palpable. L’étude Pollen-Edflex présentée à VivaTech 2025 révèle que 87% des entreprises font de l’IA leur priorité numéro un en matière de formation. Pourtant, seulement 10% d’entre elles s’estiment suffisamment matures sur le sujet, bien que 79% des salariés français l’aient déjà adoptée dans leur quotidien. Il est donc impératif de repenser les programmes de formation, les éloignant des approches trop rigides pour s’adapter à l’évolution rapide des modèles algorithmiques.


L’Europe, acteur majeur de l’IA : Le partenariat NVIDIA X Mistral AI

Le point d’orgue de VivaTech 2025 a été sans conteste l’annonce du partenariat entre NVIDIA et Mistral AI, en présence de Jensen Huang, patron de NVIDIA, et du président Emmanuel Macron. Cette alliance stratégique vise à créer une infrastructure IA européenne dotée de 18 000 super-puces Blackwell, décuplant ainsi la capacité de calcul de l’IA sur le continent. Ce signal fort, salué par Clara Chappaz, Ministre Déléguée chargée de l’intelligence artificielle et du Numérique, renforce l’ambition de l’Europe de devenir souveraine en matière de numérique et de rivaliser avec les géants chinois et américains.

Avec un record de plus de 180 000 participants et 14 000 start-ups, VivaTech 2025 a démontré que l’IA n’est plus une promesse lointaine, mais une réalité qui façonne déjà notre avenir, avec les EdTechs en première ligne pour préparer les talents de demain.

Quelles sont, selon vous, les innovations EdTech basées sur l’IA qui auront le plus grand impact sur la démocratisation de l’accès aux compétences ?

Pourquoi valoriser les seniors ?

La valeur de l’expérience ne doit jamais être sous-estimée. Pourtant, clairement elle l’est.

Les seniors, souvent perçus à tort comme moins compétitifs, apportent une richesse de compétences et de perspectives qui peuvent être un atout majeur pour les entreprises.

Voici pourquoi il est essentiel de reconnaître et de valoriser les talents des seniors.

1. Une expérience riche et variée

Les seniors ont souvent parcouru un long chemin professionnel, accumulant une vaste expérience dans divers secteurs. Cette diversité leur permet d’apporter des solutions novatrices et d’éviter les pièges que d’autres pourraient rencontrer. Leur capacité à tirer des leçons du passé est un atout inestimable pour la prise de décision stratégique.

2. Compétences en leadership

Avec des années de pratique, les seniors possèdent des compétences en leadership bien développées. Ils savent comment motiver une équipe, gérer des conflits et orchestrer des projets complexes. Leur approche équilibrée et réfléchie peut renforcer la cohésion d’équipe et améliorer la productivité.

3. Résilience et gestion du stress

Les seniors ont souvent été confrontés à des défis professionnels variés, ce qui leur confère une résilience remarquable. Ils savent comment gérer le stress et naviguer dans des situations difficiles avec calme et assurance, ce qui est essentiel dans un environnement de travail dynamique.

4. Une vision stratégique

La capacité à voir au-delà du quotidien est une compétence que les seniors ont affinée au fil des ans. Ils sont souvent capables d’anticiper les tendances du marché et de proposer des stratégies à long terme, ce qui est crucial pour la pérennité des entreprises.

5. Mentorat et transfert de savoir

Les seniors jouent un rôle clé dans le développement des jeunes talents. Leur volonté de partager leurs connaissances et leur expérience favorise un environnement d’apprentissage. Le mentorat qu’ils offrent peut renforcer les compétences des nouvelles générations et améliorer la culture d’entreprise.

6. Diversité des perspectives

En intégrant des seniors dans une équipe, les entreprises bénéficient d’une diversité de perspectives. Cela peut mener à une meilleure créativité et à des solutions plus innovantes, car les seniors abordent les problèmes avec un regard différent, enrichi par leur parcours.

Les compétences des seniors sont un trésor souvent sous-exploité dans le monde du travail. En reconnaissant leur valeur, les entreprises se donnent les moyens d’innover et de se renforcer.

Valoriser l’expérience et le savoir-faire des seniors, c’est investir dans un avenir prometteur.

Il est temps de changer la perception et d’accueillir les talents seniors avec la reconnaissance, le respect, la considération et la rémunération qu’elles/ils méritent.

Que peuvent elles /ils faire de plus pour bien se positionner sur le marché du travail ?

Démontrer l’adaptabilité : Mettre en avant leur capacité à apprendre rapidement et à s’adapter aux nouvelles technologies en suivant des formations ou en obtenant des certifications.

    Valoriser l’expérience : Souligner les compétences acquises au fil des ans, notamment en gestion de projets, en leadership et en résolution de problèmes.

      Être flexibles : Montrer une ouverture à des modalités de travail variées, comme le télétravail ou des horaires flexibles, pour s’adapter aux besoins de l’entreprise.

        Réseauter efficacement : Participer à des événements professionnels et utiliser des plateformes comme LinkedIn pour élargir leur réseau et se faire connaître auprès des recruteurs.

          Adapter le CV : Mettre à jour leur CV pour le rendre plus moderne et centré sur les compétences, en évitant de se concentrer uniquement sur l’expérience chronologique.

            Mettre en avant les soft skills : Insister sur des qualités telles que la communication, le travail d’équipe et la gestion du stress, qui sont souvent très appréciées par les employeurs.

              Être proactifs : Cibler des entreprises qui valorisent la diversité des âges et des expériences, et postuler directement auprès d’elles.

                En adoptant ces approches, les seniors peuvent mieux se positionner sur le marché du travail et surmonter les stéréotypes associés à leur âge.

                Emplois verts et bleus : clés de la transition écologique

                Le programme « Just Transition » vise à promouvoir une transition équitable vers une économie durable, en mettant l’accent sur la création d’emplois « verts » et « bleus ».

                Commençons par quelques définitions pour bien comprendre le périmètre et la différence entre ces deux couleurs d’emplois.

                1. Green Jobs (Emplois Verts)

                Les emplois verts se concentrent sur des secteurs qui contribuent à la protection de l’environnement. Cela inclut :

                • Énergies renouvelables : Installation et maintenance de panneaux solaires, éoliennes.
                • Efficacité énergétique : Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.
                • Agriculture durable : Pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
                • Gestion des déchets : Recyclage et réduction des déchets.

                2. Blue Jobs (Emplois Bleus)

                Les emplois bleus sont liés à la gestion et à la préservation des ressources maritimes et aquatiques. Cela comprend :

                • Pêche durable : Pratiques de pêche qui préservent les stocks et l’écosystème.
                • Tourisme durable : Activités touristiques respectueuses des environnements aquatiques.
                • Gestion des écosystèmes aquatiques : Protection des habitats marins et des rivières.

                De façon pragmatique, quel plan d’actions peut se mettre en place pour une région comme Auvergne Rhône Alpes ou un canton comme celui de Genève ?

                Auvergne-Rhône-Alpes

                1. Formation et éducation : Développer des programmes de formation axés sur les compétences nécessaires pour les emplois verts (énergies renouvelables, agriculture durable).
                2. Soutien aux startups : Encourager les entreprises innovantes dans le secteur des technologies vertes et durables.
                3. Projets de rénovation énergétique : Lancer des initiatives de rénovation des bâtiments pour améliorer leur efficacité énergétique.

                Canton de Genève

                1. Politique de pêche durable : Mettre en place des régulations pour promouvoir des pratiques de pêche durables sur le lac Léman.
                2. Tourisme écoresponsable : Développer des initiatives pour un tourisme qui préserve les ressources naturelles, comme des sentiers écologiques autour du lac.
                3. Collaboration interrégionale : Établir des partenariats avec d’autres régions pour partager des meilleures pratiques en matière d’emplois verts et bleus.

                En s’inspirant des principes du programme « Just Transition », ces régions peuvent non seulement favoriser la création d’emplois durables, mais aussi contribuer à la protection de l’environnement et à la résilience économique.

                Avec l’entreprise Syntezia Sàrl, et avec nos partenaires qui partagent nos valeurs, nous facilitons cette transition vers des emplois verts et bleus, depuis de nombreuses années, notamment à travers des actions de sensibilisation, information, à travers nos analyses des besoins du marché en terme de compétences et d’emplois, dans le contenu de nos curriculums de formation continue et dans nos activités d’outplacement vers ces métiers de la transition juste.

                Nous sommes également très actifs au niveau de l’accompagnement des startups greentech et des projets innovants de l’économie bleue.

                Pour découvrir ces nouveaux métiers, identifier les compétences utiles qui permettent d’y accéder ou tout simplement pour en discuter, je vous invite à me contacter.

                Excellent week end !

                Comment rester neutre favorise le dialogue et l’innovation ?

                Depuis longtemps (et mes années dans les médias chez Reuters), je cherche à rester neutre.

                Mon argument principal est que cela me permet de parler à tout le monde, de chercher à comprendre les différents points de vue, de ne pas me laisser enfermer dans un discours unique…

                Cela ne m’empêche pas d’apprécier plus certains propos ou certaines personnes que d’autres.

                Est-ce encore possible de rester neutre ? Je pense que oui, mais plusieurs de mes ami.e.s estiment le contraire.

                Suis-je le dernier des naïfs ?

                Qui a raison ?

                Allons-nous nécessairement devoir être soit pour ou soit contre ?

                Comment résister à la pression grandissante qui nous oblige à nous positionner ?

                Que ce soit dans le cadre professionnel, social ou personnel, adopter une approche neutre peut offrir de nombreux avantages. Explorons ensemble pourquoi la neutralité mérite d’être valorisée.

                Dans un monde de plus en plus polarisé, où les opinions divergent et les passions s’enflamment, la neutralité émerge comme une valeur essentielle.

                1. Favoriser le dialogue constructif

                La neutralité crée un espace où les idées peuvent être partagées sans jugement. En évitant de prendre parti, nous favorisons un dialogue ouvert, permettant à chacun d’exprimer ses opinions. Cela peut conduire à des discussions plus enrichissantes et à des solutions plus créatives.

                2. Réduire les conflits

                Adopter une posture neutre aide à désamorcer les tensions. Dans un environnement de travail, par exemple, un leader neutre peut agir comme un médiateur, apaisant les conflits entre les membres de l’équipe. Cela contribue à maintenir un climat de travail harmonieux et productif.

                3. Encourager la collaboration

                La neutralité incite à la collaboration. Lorsque les individus se sentent en sécurité pour exprimer leurs idées sans crainte de jugement, ils sont plus enclins à travailler ensemble. Cela peut mener à des projets innovants et à une dynamique d’équipe renforcée.

                4. Promouvoir la prise de décision éclairée

                Dans un contexte professionnel, la neutralité permet de prendre des décisions basées sur des faits plutôt que sur des émotions. Cela aide à éviter les biais et à garantir que les choix sont fondés sur des analyses objectives, ce qui est crucial pour le succès à long terme.

                5. Renforcer la crédibilité

                Être perçu comme une personne ou une organisation neutre peut renforcer la crédibilité. Les clients, partenaires et collaborateurs sont plus susceptibles de faire confiance à ceux qui adoptent une approche équilibrée. Cela peut également favoriser des relations durables et fructueuses.

                6. Encourager l’innovation

                La neutralité permet d’explorer différents points de vue sans préjugés. En cultivant un environnement où toutes les idées sont valorisées, nous ouvrons la porte à l’innovation. Les équipes diversifiées, qui se sentent libres de partager leurs idées, sont souvent les plus créatives.

                Dans un monde où les opinions sont souvent tranchées, la neutralité apparaît comme une approche pragmatique et bénéfique. En favorisant le dialogue, en réduisant les conflits et en encourageant la collaboration, elle crée un environnement propice à l’innovation et à la prise de décision éclairée.

                Adoptons une posture neutre pour bâtir des ponts et développer des solutions durables ensemble. 🌍

                Partagez vos expériences (positives ou négatives) avec la neutralité dans les commentaires !

                Aïe !!! mon espace est vide et n’intéresse plus personne…

                Les visites se succèdent, on a viré x fois nos commerciaux, mais rien n’y fait, plus personne ne veut venir dans nos bureaux…

                Comment booster l’attractivité d’un espace vide ?

                Comment attirer puis fidéliser la GenZ à venir voir puis à rester ?

                Comment rester dans le coup et anticiper les tendances quand on est propriétaire des murs ?

                Depuis la crise du COVID19, de nombreux employés ne sont pas retournés à 100% sur leur lieu de travail. Désormais, leurs attentes ont énormément changé.

                N’est-ce pas cool de changer de bureaux (devrais-je dire lieu ?) tous les jours ?

                C’est très agréable comme style de vie, mais cela a des conséquences (risque d’isolement, instabilité, absence de relations sociales régulières…). Et puis, quand on commence un nouveau projet ambitieux, on a envie d’un bel endroit pour se poser avec son équipe.

                Ce nomadisme des slashers a pour conséquence l’augmentation des surfaces de bureaux peu ou pas occupées. Cela challenge le modèle économique des acteurs de l’immobilier commercial.

                La plupart des employeurs visent le retour des employés (mais ils rament), et les promoteurs s’emploient à remplir de nouveau les surfaces de bureau, mais aujourd’hui, une table, des chaises, le wifi et du café, sont devenus des « commodités banales » que l’on trouve partout ou presque, autrement dit nécessaire, mais pas suffisant ni différentiant pour attirer les personnes, et encore moins les bons projets.

                S’improviser « fablab » ou « makerspace » ou « hackerspace » avec une imprimante 3D dans un coin de la cave. cela ne fonctionne plus vraiment (à part pour les quelques puristes du Do It Yourself (DIY) et de la culture libre). Qui a envie de vivre au milieu des machines et de leurs fumées dans des zones industrielles insipides et reculées ou dans des vieux sous-sols sombres et humides ?

                Même la proximité et le marketing de lieux ne suffisent plus, car les occupants sont devenus des cibles mobiles.

                Deux grandes possibilités s’offrent aux promoteurs immobiliers : soit on métamorfose (en habitation) si c’est autorisé, soit on revoit sa copie pour proposer des espaces mieux positionnés, qui offrent une valeur ajouté.

                Alors que faire pour muscler son genre et augmenter l’attractivité d’un lieu d’innovation, faciliter l’émergence de communauté de valeurs et d’intérêt, initier les échanges entre locataires des surfaces si on a des m2 vides (le chrono tourne et les loyers ne rentrent pas) ?

                1. Équipements Spécialisés vs. Polyvalence :
                  • Ateliers Spécialisés : Si l’on cherche à attirer une expertise ou des équipements très spécifiques (comme des laboratoires de biotechnologie, des ateliers de haute couture technologique, ou des centres de recherche avancée en physique), ces lieux jouent alors sur la spécialisation et les technologies de pointe.
                2. Accessibilité et Communauté :
                  • Makerspaces Commerciaux : Des endroits comme TechShop (avant sa faillite :-)) offraient des formations professionnelles et une accessibilité 24/7, le modèle reste intéressant si l’on valorise la capacité d’accès et la formation structurée.
                  • Incubateurs et Accélérateurs : Pour les startups et innovateurs, des incubateurs qui fournissent non seulement un espace de travail mais aussi du mentoring, des réseaux, et du financement, peuvent être attrayants pour lever des fonds et recruter des équipes.
                3. Éducation et Formation :
                  • Universités et Écoles Techniques : Si l’objectif est l’éducation formelle, les universités ou les écoles techniques avec des laboratoires intégrés offrent une structure éducative, des diplômes, et des ressources pédagogiques qui sont adaptés pour une formation académique ou professionnelle.
                4. Innovation et Recherche :
                  • Centres de Recherche et Développement (R&D) : Pour les projets de recherche avancée ou l’innovation technologique, les centres de R&D avec des budgets substantiels pour la recherche permettent d’avoir une capacité d’innovation et de développement de prototypes très sophistiqués.
                5. Accessibilité et Coût :
                  • Services d’Imprimantes 3D à la Demande : Pour des personnes ou des petites entreprises qui n’ont pas besoin d’un accès constant mais plutôt de services ponctuels, des services en ligne ou des boutiques qui offrent des impressions 3D ou d’autres fabrications sur demande peuvent être très économiques et pratiques.
                6. Flexibilité et Nomadisme :
                  • Espaces de Travail Nomades : Avec l’avènement du travail à distance et de la technologie cloud, certains entrepreneurs pourraient trouver que des espaces de coworking avec un bar ou des bars avec un espace de coworking 🙂 selon la façon dont on voit les choses, sont suffisants et maximisent leur bonheur au travail. Des services à la demande de fabrication sur demande ou des espaces de fabrication mobile (comme des imprimantes 3D portables) adaptés à un mode de vie nomade ou très flexible.

                Finalement, la clé dans tout cela, c’est d’anticiper les usages futurs, notamment ceux des nouvelles générations Z et Alpha.

                Ma prédiction sur les communautés d’ « infidèles aux bureaux » semble se réaliser. Pour le moment, la GenZ veut surtout profiter de la vie et les vieux bureaux ne font pas partie de leurs plans.

                Je fais le pari qu’ils voudront le meilleur des différents concepts et quelques playstations !!! On y travaille notamment avec AgileNetup et Syntezia Smart Building Automation 🙂

                Et vous, quelles sont vos priorités quand vous choisissez vos lieux ?

                Comment parvenez vous à garder vos surfaces bankables ?

                Comparaison des méthodes d’innovation : Retour d’expérience

                Innover, c’est souvent un réflexe de survie pour les entreprises.

                Un produit qui ne se vend pas comme prévu, il faut innover pour en créer un autre.

                Un processus qui n’est pas efficace ou qui prend trop de temps, il faut trouver une meilleure façon de parvenir au même résultat.

                Un client pas satisfait, on doit regarder comment améliorer son expérience.

                Sans innovation, bye bye les revenus futurs de l’entreprise, car la compétition ne dort pas.

                Bref, innover, c’est le nerf de la guerre économique.

                Pour y parvenir, avec l’expérience, j’ai pratiqué avec mes clients plusieurs méthodes (effectuation, design thinking, pensée systémique, intelligence collective, design fiction…).

                Quel retour d’expérience à ce jour ?

                Quelle est finalement la meilleure méthode ?

                Comment choisir la bonne méthode selon le contexte du client (tel qu’elle ou il l’exprime) ?

                Choisir la méthode d’innovation la plus appropriée dépend de plusieurs facteurs.

                Voici quelques critères à considérer :

                1. Objectifs du projet

                • Nature du problème : S’agit-il d’un problème complexe ou d’un défi bien défini ?
                • Type de solution recherchée : Recherchez-vous une solution technique, sociale, ou organisationnelle ?

                2. Contexte et environnement

                • Culture d’entreprise : Certaines méthodes sont mieux adaptées à des ambiances collaboratives (ex. : design thinking).
                • Ressources disponibles : Temps, budget et compétences de l’équipe peuvent influencer le choix.

                3. Implication des utilisateurs

                • Degré d’engagement des utilisateurs : Si l’implication des utilisateurs est primordiale, le human-centered design ou le design thinking sont des choix judicieux.
                • Tests et itérations : Si vous avez besoin de prototypes rapides, le design sprint peut être efficace.

                4. Complexité et incertitude

                • Cas d’incertitude : Pour des environnements incertains, l’effectuation peut aider à naviguer à travers le flou.
                • Pensée systémique : Si vous devez comprendre des systèmes complexes et leurs interactions, cette approche est particulièrement utile.

                5. Innovation radicale vs. incrémentale

                • Innovation radicale : Des méthodes comme le design fiction peuvent être utilisées pour explorer des idées futuristes.
                • Innovation incrémentale : Le design thinking ou le human-centered design sont souvent plus adaptés pour des améliorations progressives.

                6. Durée et intensité du processus

                • Projets à court terme : Des méthodes comme le design sprint sont conçues pour produire des résultats rapides.
                • Projets à long terme : Approches plus approfondies comme la pensée systémique peuvent nécessiter un engagement plus long.

                Conclusion

                En résumé, il est crucial de bien définir le contexte, les objectifs et les ressources avant de choisir une méthode d’innovation. Parfois, une combinaison de plusieurs méthodes peut également être la solution la plus efficace.

                Et vous, comment abordez-vous le challenge de l’innovation dans votre organisation ?

                Gérer les déchets : une course perdue d’avance ?

                Vous a-t-on déjà proposé de :

                • courir un marathon sans entraînement ?
                • sauter à la perche sans course d’élan ?
                • participer à un 1500 mètres avec 1400 mètres de retard au départ ?
                • lancer un javelot 10 fois plus lourd que vos concurrents directs ?
                • participer à un match de football contre une sélection brésilienne avec une équipe de coiffeurs ?
                • se battre à deux contre un ?

                Si oui, j’imagine que vous avez évidemment choisi de ne pas participer.

                Logiquement, nous savons qu’il faut choisir ses batailles, concentrer ses efforts sur les disciplines que nous maitrisons le mieux et se mobiliser sur les opportunités où l’on a le plus de chances de l’emporter…

                Avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, j’observe que parfois, il y a des exceptions et qu’il existe des courses perdues d’avance, auxquelles il faut participer.

                La devise du baron de Coubertin s’applique toujours, et pas uniquement dans les compétitions sportives.

                Elle reste vraie pour tous les athlètes qui se battent avant tout contre eux-mêmes, repoussent leurs limites et améliorent leurs propres records. Les images et les parcours des athlètes de ces jeux paralympiques nous donnent de magnifiques illustrations. Pour d’autres causes aussi, il faut parfois courrir une course que l’on est « presque » certain de perdre.

                Prenons la qualité de l’eau de la Seine pour exemple.

                Les parisiens étaient très sceptiques sur la faisabilité de rendre la Seine baignable. Et pour cause, ils ne savent que trop « tout ce qui a été jeté dedans… ».

                Nous savons désormais que le jour où la Ministre s’est baigné, la qualité de l’eau était insuffisante pour y nager en toute sécurité.

                Si certaines épreuves ont pu se dérouler comme prévu, d’autres comme le triathlon paralympique doivent être repoussées et risque d’être déplacées.

                Nous voyons bien que ce pari un peu fou de rendre la Seine baignable (nous ne parlons pas de potable) était pour le moins très ambitieux, et que c’est en fait probablement une de ces rares courses perdues d’avance à laquelle il faut participer.

                Si nous ne parvenons pas à nettoyer convenablement le fleuve de la capitale avec tous les moyens financiers de jeux olympiques et de leurs sponsors, avec toute l’attention des médias du monde, avec tous les intérêts touristiques des 10 prochaines années en jeu, avec toute la motivation et la mobilisation de volontaires, de supporters, quand y parviendrons-nous en tant que société ?

                Parfois, la volonté ou le volontarisme ne suffit pas, tellement le défi est colossal.

                Ceux qui me connaissent, savent que je ne souhaite pas avoir un récit pessimiste, même si j’ai conscience des défis environnementaux considérables qui nous attendent.

                Pour moi, cette course pour nettoyer la Seine, vaut la peine d’être courue, elle est essentielle même. Cette bataille vaut la peine d’être menée et il nous faut trouver une façon de la « reframer » pour que ce soit une victoire. Cette victoire consiste à nous faire prendre conscience de la taille de ce défi, et de la complexité de cette course folle et infinie entre pollution et nettoyage, entre ceux qui polluent et contribuent au problème, et ceux qui nettoient et contribuent à la solution.

                C’est un match que nous ne sommes pas certains de gagner, loin de là. Mais il faut le jouer. On ne va quand même pas se défiler.

                J’entends souvent dire que les jeunes générations ne sont pas si écolo que cela, qu’ils trainent des pieds pour trier leurs déchets, consommer responsable ou participer aux actions de nettoyage.

                Ne faisons-nous pas fausse route collectivement ?

                Ne sommes-nous pas en train de leur proposer des courses perdues d’avance ? (et ils le savent).

                Si on veut avoir une chance de franchir la ligne d’arrivée, encore faut-il partir dans la bonne direction.

                En terme de gestion des déchets et de préservation de la ressource en eau, j’observe que les initiatives pleines de bonne volonté se multiplient.

                • Ici, une journée d’entreprise pour nettoyer une partie de la montagne
                • Là, deux heures un samedi pour mobiliser des bénévoles pour nettoyer les rives d’un lac, en échange d’un verre de vin et d’un sandwich au saucisson
                • ou encore, une classe de neige où on skie le matin et on ramasse les déchets l’après-midi

                Le problème avec ces initiatives de bénévolat, c’est celui de la justice.

                Déjà que ce n’est pas un thème intrinsèquement sexy ou glamour. Si en plus nous demandons aux bonnes âmes charitables de « nettoyer » les m… et les déchets que d’autres ont jeté sauvagement, allons nous vraiment gagner cette course ?

                Est-ce vraiment juste et motivant à long terme pour des bénévoles ? Chaque année, ils reviennent et il y a de plus en plus de déchets.

                N’est-ce pas un « appel d’air » pour continuer à avoir toujours plus de pollueurs sauvages impunis et qui ne payent rien ?

                Ne sommes nous pas en train d’épuiser et d’écœurer celles et ceux qui se mobilisent pour la protection de la nature ?

                Allons-nous sérieusement leur demander de nettoyer tous les ans, puis tous les mois, puis tous les jours jusqu’à se rendre compte que cela reste insuffisant par rapport aux volumes de déchets en jeu ???

                L’humanité génère près de deux milliards de tonnes de déchets solides municipaux chaque année, soit suffisamment pour remplir 822 000 piscines olympiques.

                Que ce soit pour la Seine, pour les glaciers, les océans, les montagnes, pour la rivière ou pour le lac près de chez vous, comment s’y prendre pour gérer les déchets ?

                Se mobiliser chacun à son rythme et à son échelle sera-t-il suffisant ?

                Comme beaucoup d’autres, je tente de faire plus, plus vite et mieux pour la nature et pour l’environnement. A mon niveau, je cherche des alternatives aux plastiques (en évaluant des projets soumis dans le cadre de « plastic revolution » makeathon), j’investis dans des initiatives comme « Time for the Planet« , je soutiens les projets à impact ESG des amis et des connaissances (Too Good to Go, Zero Waste Switzerland, DIY Zerowaste), je rédige des demandes de financement pour des projets de décarbonation, de réindustrialisation, j’apprends la 3D, je fais la promotion des acteurs de la mode durable avec Hack Your Style, je coache des entreprises innovantes dans l’économie bleue via le dispositif européen BlueInvest, je m’intéresse aux matériaux avancés, aux matériaux immergés, je fais des fresques, je cherche des réponses aux problèmes des îlots de chaleur, mange moins de viande de ruminants, je prends le train plutôt que l’avion, je tente de prendre des engagements et des décisions responsables à chaque occasion…

                Tout cela me comble, et c’est super, car je ne me lasse pas de découvrir des coins de nature propre.

                Malgré tout, j’entends aussi les pessimistes et les sceptiques me dire « c’est trop tard », « c’est impossible », « on ne peut rien faire pour ces déchets », « les filières sont opaques et mafieuses », « il n’y a que des coups à prendre »… je me dis fréquemment que tout ce qui est fait est très insuffisant par rapport aux enjeux et que seul un changement de paradigme nous permettra d’avoir un impact d’une amplitude qui correspond aux enjeux.

                C’est un peu « ma course perdue d’avance que je cours quand même » en ce moment, et j’aimerais beaucoup la gagner, ne serait-ce que pour battre les sceptiques à plate couture lors de la prochaine compét’ !

                Et vous, comment vous préparez-vous mentalement quand le défi est colossal, quand la montagne semble insurmontable, quand la partie semble perdue d’avance ?

                Pour aller plus loin :

                https://www.ladepeche.fr/2024/03/29/huit-chiffres-a-connaitre-sur-notre-production-de-dechets-dans-le-monde-11858852.php

                https://fr.statista.com/infographie/27143/quantite-de-dechets-municipaux-generee-par-habitant-par-pays/

                The buzz about bees : a sweet tale of cooperation !

                Bees protect the environment, that is why I support bees and beekeepers !!!

                In the realm of nature’s wonders, few creatures capture the imagination like the humble honey bee. These industrious insects, with their penchant for pollination and honey production, have long been a source of fascination for humans. But did you know that honey bees also have a unique connection to the world of intellectual property? Enter the collective mark.

                A collective mark is a type of trademark that is used to indicate membership in a collective organization. Think of it as a stamp of approval from a group of like-minded individuals or entities. In the case of honey bees, the collective mark is used to indicate that the honey being sold is produced by a group of beekeepers who adhere to specific standards and practices.

                So, how does this all work? Let’s break it down.

                The collective mark is typically owned by a cooperative or association of beekeepers. This organization sets the standards for honey production, including things like hive management, bee health, and honey quality. Beekeepers who meet these standards are then allowed to use the collective mark on their honey products.

                The benefits of using a collective mark are twofold. For consumers, it provides a level of assurance that the honey they’re purchasing meets certain quality standards. It’s like a seal of approval from the beekeeping community. For beekeepers, the collective mark can help to differentiate their honey in a crowded market and potentially command a higher price.

                But the story doesn’t end there. The use of collective marks also has a deeper connection to the cooperative nature of honey bees themselves. Just as a beehive is a highly organized society where each bee plays a specific role in the greater good of the colony, the use of a collective mark is a way for beekeepers to work together for the benefit of all.

                In a world where competition is often the name of the game, the honey bee’s cooperative approach to survival and success is a refreshing reminder of the power of working together. And with the help of the collective mark, beekeepers are able to extend this cooperative spirit to the marketplace, providing consumers with a sweet taste of quality and trust.

                So, the next time you reach for a jar of honey, take a moment to appreciate the buzzing world of bees, honey, and collective marks. It’s a tale of cooperation and quality that’s sure to leave you with a sweet taste in your mouth.

                If you know me just a little, you know I am an epicurious man and I love to try and experiment new products and services.

                It is exactly what I did when I met this amazing beekeepers team from Antigua and Baruda during the WIPO General Assembly 2024 in Geneva this week.

                I have not been able to resist the temptation of tasting their great combination of honey and cheese and to learn more about the product feature and nutritional benefits.

                It must have been my lucky day as I have been amongst the 3 happy honey tasting winners !

                A big thank you for the gift. What an amazing team !!! What an amazing honey taste !!! 😉

                To find out more about WIPO Brands and Designs and about this particular collective mark illustration with Antigua and Barbuda cooperative of beekepers, honey, wax and mead producers.

                The 6 classes and their libelles.

                Pfff… on ne joue clairement pas dans la même cour

                C’est bien connu, depuis la cour de récréation, les grands jouent avec les grands et les petits jouent avec les petits.

                Dans le business, c’est très souvent la même chose.

                Les gros acteurs de marché ne prennent aucun risque à acheter leurs produits ou leurs services auprès d’autres gros acteurs.

                C’est rassurant. Pas de prise de risque. Personne ne va perdre son emploi pour avoir acheté de l’IBM, du Microsoft ou du McKinsey.

                Comme beaucoup d’autres avant moi, j’ai aussi travaillé avec les « grands » (les « grands comptes », les « top clients », les « focus group accounts » et autre « priority accounts ») lorsque je travaillais pour de grands groupes.

                Sans vraiment me poser de questions, par réflexe sans doute, par facilité aussi, et vraisemblablement en raison de tous les contrats existants en place.

                A l’inverse, les PME aiment travailler ensemble d’égal à égal, moins de risque de se faire manger ou engloutir par la force juridique ou financière du grand partenaire.

                Est-ce pour autant toujours la bonne décision et le bon réflexe de ne pas prendre de risque ?

                Est-ce vraiment risqué de travailler avec les « plus petits » ou a minima de les comparer aux grands acteurs ?

                En creusant un peu le sujet et en y regardant de plus près, quel est l’intérêt pour les grands acteurs, les grandes multinationales, les leaders de leur marché d’aller voir ce que les plus petits acteurs peuvent offrir ?

                Pas de risque, pas de chocolat !!!

                Et si on changeait ces habitudes, ces codes et ces réflexes, juste pour voir ce que cela donne … qui sait, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.

                4 bonnes raisons de travailler avec les TPE / PME et les startups

                Pour une grande entreprise, travailler avec une TPE / PME locale présente de nombreux avantages qu’elle peut valoriser de plusieurs manières :

                1. Dynamiser l’économie locale :

                • Soutenir l’emploi et le tissu économique local en collaborant avec des TPE / PME implantées dans la région.
                • Participer au développement économique local en favorisant la création de richesse et d’innovation.
                • Améliorer l’image de l’entreprise en tant qu’acteur responsable et engagé dans son territoire.

                2. Bénéficier d’une expertise unique :

                • Accéder à des compétences et des savoir-faire spécifiques que les grandes entreprises ne possèdent pas toujours en interne.
                • Profiter de la réactivité et de l’agilité des TPE / PME pour mener à bien des projets ponctuels ou complexes.
                • Développer des solutions innovantes en co-création avec des TPE / PME à la pointe de leur domaine.
                • Les grands groupes raisonnent en terme d’économie d’échelle, les petites structures jouent évidemment un autre jeu pour tirer leur épingle du jeu.

                3. Gagner en flexibilité et en agilité :

                • Travailler avec des TPE / PME permet de s’adapter plus facilement aux besoins spécifiques et aux évolutions du marché.
                • Bénéficier d’une relation plus étroite et personnalisée avec des partenaires locaux.
                • Réduire les délais de développement et de mise en œuvre des projets grâce à la proximité et à la réactivité des TPE / PME.

                4. Renforcer sa communication et son engagement :

                • Valoriser son engagement auprès des parties prenantes locales en soulignant ses collaborations avec les TPE / PME.
                • Améliorer son image de marque en tant qu’entreprise responsable et solidaire.
                • Se différencier de la concurrence en mettant en avant son ancrage local et ses partenariats durables.

                Voici quelques exemples concrets de valorisation possible pour le grand groupe pour finir de vous convaincre de franchir le pas :

                • Communication interne et externe : Mettre en avant les collaborations avec les PME locales dans les supports de communication de l’entreprise (site web, brochures, réseaux sociaux).
                • Organisation d’événements : Organiser des rencontres, des conférences ou des ateliers pour partager les expériences et les bonnes pratiques entre les grandes entreprises et les PME locales.
                • Mise en place de programmes de soutien : Développer des programmes de mentorat, d’incubation ou d’accélération pour accompagner les TPE / PME locales dans leur croissance.

                Vous pouvez avoir tout cela simplement en collaborant, en co-créant.

                Pas besoin de vouloir à tout prix prendre le contrôle dans des prises de participation ultra complexes, pour des valorisations très incertaines. Pas besoin d’intégrer les petits pour qu’ils se noient dans la grande megastructure. Savoir collaborer d’égal à égal, c’est la règle de base, celle que l’on pose en introduction de nos ateliers participatifs, notamment en design thinking ou en co-design.

                Co-créer avec des TPE / PME locales offre de nombreux avantages pour les grandes entreprises.

                En valorisant ces collaborations, les grandes entreprises peuvent renforcer leur ancrage territorial, stimuler l’économie locale et améliorer leur image de marque en tant qu’employeur, et en tant que contributeur à la collectivité.

                On parie que vous prendrez le risque ??? 😉

                PS : Après avoir eu la chance de cotoyer certaines des meilleures TPE / PME suisses et européennes, après avoir appris au contact d’incroyables entrepreneurs audacieu.se.s et après avoir pu évaluer leurs projets innovants, j’ai la conviction qu’elles détiennent des trésors d’agilité et de créativité à découvrir, et parfois une mine d’or en terme de culture d’entreprise.

                IA et fablab peuvent-ils faire bon ménage ?

                Entre démocratisation de l’accès, amour du lowtech et accélération de l’IA, comment trouver les bons équilibres dans votre fablab ?

                Faut-il foncer sans trop réfléchir pour saisir les opportunités de l’IA ou plutôt attendre le temps de bien cerner les risques ?

                L’intelligence artificielle (IA) est une technologie en plein essor qui a le potentiel de révolutionner de nombreux domaines, dont celui de la fabrication numérique. Dans un fablab, l’IA peut être utilisée pour améliorer la productivité, la créativité et l’innovation.

                Améliorer la productivité

                L’IA peut être utilisée pour automatiser des tâches répétitives et chronophages, telles que la conception, la fabrication et le contrôle qualité. Cela peut libérer les utilisateurs du fablab pour se concentrer sur des tâches plus créatives et stratégiques.

                Par exemple, un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des modèles 3D à partir de descriptions textuelles, ce qui peut réduire le temps nécessaire à la conception d’un objet. Une machine à commande numérique (CNC) peut être équipée d’un système d’IA pour suivre automatiquement les contours d’un objet, ce qui permet d’éliminer les erreurs de découpe. Un système de vision artificielle peut être utilisé pour contrôler la qualité des produits fabriqués, ce qui permet de détecter les défauts et de les corriger rapidement.

                Favoriser la créativité

                L’IA peut être utilisée pour aider les utilisateurs du fablab à explorer de nouvelles idées et à créer des objets plus innovants.

                Par exemple, un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des suggestions de design, en fonction des préférences de l’utilisateur ou des contraintes techniques. Un système d’IA peut être utilisé pour analyser des données historiques afin de trouver des tendances ou des corrélations qui peuvent inspirer de nouveaux projets. Une plateforme d’IA peut être utilisée pour permettre aux utilisateurs de partager leurs créations et d’obtenir des commentaires des autres.

                Développer l’innovation

                L’IA peut être utilisée pour aider les utilisateurs du fablab à résoudre des problèmes complexes et à développer de nouvelles technologies.

                Par exemple, un logiciel d’IA peut être utilisé pour simuler le comportement de matériaux ou de systèmes, ce qui peut aider les utilisateurs à concevoir des objets plus performants. Un système d’IA peut être utilisé pour rechercher de nouvelles solutions à des problèmes techniques, en explorant un espace de solutions plus vaste que ce que les humains pourraient faire seuls. Une communauté d’IA peut être utilisée pour fédérer des experts de différents domaines afin de collaborer sur des projets innovants.

                Les différentes applications de l’IA dans un fablab

                L’IA peut être utilisée dans de nombreux domaines différents dans un fablab, notamment :

                • La conception : l’IA peut être utilisée pour générer des modèles 3D, concevoir des circuits électroniques, ou créer des prototypes de produits.
                • La fabrication : l’IA peut être utilisée pour automatiser des tâches de fabrication, telles que la découpe, le soudage ou le collage.
                • Le contrôle qualité : l’IA peut être utilisée pour détecter les défauts de fabrication ou pour assurer la conformité des produits aux normes.
                • La maintenance : l’IA peut être utilisée pour diagnostiquer les pannes d’équipement ou pour proposer des solutions d’optimisation.
                • La gestion : l’IA peut être utilisée pour suivre les stocks, gérer les commandes ou analyser les données.

                Les avantages de l’utilisation de l’IA dans un fablab

                L’utilisation de l’IA dans un fablab présente de nombreux avantages, notamment :

                • Une augmentation de la productivité : l’automatisation des tâches permet de libérer les utilisateurs pour se concentrer sur des tâches plus créatives et stratégiques.
                • Une amélioration de la créativité : l’IA peut aider les utilisateurs à explorer de nouvelles idées et à créer des objets plus innovants.
                • Un développement de l’innovation : l’IA peut aider les utilisateurs à résoudre des problèmes complexes et à développer de nouvelles technologies.

                Les défis de l’utilisation de l’IA dans un fablab

                L’utilisation de l’IA dans un fablab présente également quelques défis, notamment :

                • La complexité de l’IA : l’IA peut être une technologie complexe à maîtriser, ce qui peut nécessiter une formation et un accompagnement spécifiques.
                • La disponibilité des données : l’IA nécessite des données pour s’entraîner et fonctionner, ce qui peut être un défi dans certains cas.
                • L’éthique de l’IA : l’utilisation de l’IA soulève des questions éthiques, telles que la discrimination ou la sécurité.

                L’IA est une technologie prometteuse qui a le potentiel de révolutionner la fabrication numérique. Dans un fablab, l’IA peut être utilisée pour améliorer la productivité, la créativité et l’innovation.

                Le meilleur parc machines pour un fablab dépend de plusieurs facteurs, notamment de la taille du fablab, de ses objectifs et de son budget. Cependant, certains équipements sont essentiels à tout fablab, notamment :

                • Une imprimante 3D : l’imprimante 3D est l’équipement le plus populaire dans les fablabs. Elle permet de créer des objets en trois dimensions à partir d’un modèle numérique.
                • Une découpeuse laser : la découpeuse laser permet de couper et de graver des matériaux tels que le bois, le plastique, le cuir ou le tissu.
                • Une fraiseuse CNC : la fraiseuse CNC permet de fraiser et de percer des matériaux tels que le bois, le métal ou le plastique.
                • Un scanner 3D : le scanner 3D permet de numériser un objet physique en trois dimensions.

                En plus de ces équipements essentiels, les fablabs peuvent également investir dans d’autres équipements, pour se distinguer et se différencier les uns des autres, tels que :

                • Une brodeuse : la brodeuse permet de broder des motifs sur des textiles.
                • Une découpeuse vinyle : la découpeuse vinyle permet de découper des motifs dans du vinyle autocollant.
                • Une table de découpe : la table de découpe permet de découper des matériaux tels que le papier, le carton ou le tissu.
                • Une imprimante 2D : l’imprimante 2D permet d’imprimer des documents et des images sur du papier, souvent grand format.

                Le coût d’un parc machines pour un fablab varie en fonction de la taille et de la qualité des équipements. En général, le coût d’une imprimante 3D se situe entre 500 et 5 000 euros, celui d’une découpeuse laser entre 1 000 et 10 000 euros, et celui d’une fraiseuse CNC entre 5 000 et 50 000 euros.

                Le coût des autres équipements est également variable.

                Les investissements sont conséquents, les cas d’usage souvent à inventer, c’est pour cela que mutualiser les machines, les compétences et les ressources est clé pour réussir.

                L’intelligence artificielle (IA) peut être utile dans un fablab de différentes manières, notamment :

                • Pour automatiser des tâches répétitives et chronophages, telles que la conception, la fabrication et le contrôle qualité. Cela peut libérer les utilisateurs du fablab pour se concentrer sur des tâches plus créatives et stratégiques.
                • Pour aider les utilisateurs à explorer de nouvelles idées et à créer des objets plus innovants. L’IA peut être utilisée pour générer des suggestions de design, analyser des données historiques ou encore fédérer des experts de différents domaines afin de collaborer sur des projets innovants.
                • Pour résoudre des problèmes complexes, telles que la conception de nouveaux matériaux ou de nouveaux systèmes. L’IA peut être utilisée pour simuler le comportement de matériaux ou de systèmes, ou encore pour rechercher de nouvelles solutions à des problèmes techniques.

                Voici quelques exemples concrets d’applications de l’IA dans un fablab :

                • Un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des modèles 3D à partir de descriptions textuelles, ce qui peut réduire le temps nécessaire à la conception d’un objet.
                • Une machine à commande numérique (CNC) peut être équipée d’un système d’IA pour suivre automatiquement les contours d’un objet, ce qui permet d’éliminer les erreurs de découpe.
                • Un système de vision artificielle peut être utilisé pour contrôler la qualité des produits fabriqués, ce qui permet de détecter les défauts et de les corriger rapidement.
                • Un logiciel d’IA peut être utilisé pour générer des suggestions de design, en fonction des préférences de l’utilisateur ou des contraintes techniques.
                • Un système d’IA peut être utilisé pour analyser des données historiques afin de trouver des tendances ou des corrélations qui peuvent inspirer de nouveaux projets.
                • Une plateforme d’IA peut être utilisée pour permettre aux utilisateurs de partager leurs créations et d’obtenir des commentaires des autres.

                Le choix de l’IA à utiliser dans un fablab dépend des besoins et des objectifs spécifiques du fablab. Cependant, les technologies d’IA qui sont les plus susceptibles d’être utiles dans un fablab sont celles qui peuvent automatiser des tâches, aider à la créativité et résoudre des problèmes complexes.

                L’IA est déjà dans les fablabs.

                Voici quelques exemples d’IA déjà utilisées dans les fablabs :

                • Autodesk Fusion 360 : un logiciel de conception 3D qui utilise l’IA pour générer des suggestions de design, détecter les erreurs de conception et améliorer la productivité.
                • Cura : un logiciel de tranchage pour imprimantes 3D qui utilise l’IA pour optimiser le temps d’impression et la qualité des impressions.
                • Slic3r : un autre logiciel de tranchage pour imprimantes 3D qui utilise l’IA pour les mêmes objectifs que Cura.
                • OpenCV : une bibliothèque de logiciels open source de vision artificielle qui peut être utilisée pour des tâches telles que le contrôle qualité, la reconnaissance de formes et la détection de mouvement.
                • TensorFlow : un framework de machine learning open source qui peut être utilisé pour développer des modèles d’IA personnalisés pour des tâches spécifiques.

                Ces technologies sont déjà utilisées dans une variété de fablabs, à travers le monde. Elles sont notamment utilisées pour :

                • Automatiser la conception 3D
                • Améliorer la qualité des impressions 3D
                • Contrôler la qualité des produits fabriqués
                • Développer de nouveaux matériaux et systèmes

                L’utilisation de l’IA dans les fablabs est en pleine croissance, et de nouvelles applications sont développées en permanence.

                Et vous, comment votre communauté utilise-t-elle l’IA dans votre fablab ?

                L’IA, l’interdire ou la démocratiser ?

                C’est une des questions que nous avons explorées à l’occasion de la table ronde à l’Espace André Malraux de Nantua, un magnifique écrin, tout proche du lac, dans un des haut lieux de la gastronomie, de la nature et de la résistance, pendant une soirée débat dans le cadre du MAIF numérique éthique tour qui présentait des solutions pédagogiques et numériques pour les petits et pour les grands.

                Le soleil était au rendez vous sur les rives du lac de Nantua et aux abords de la médiathèque et de l’espace André Malraux.

                Il y avait foule pour découvrir les robots, les casques de réalités virtuelles, les stands de sensibilisation à la cyber sécurité, aux risques de harcèlement en ligne. Cette journée était une belle occasion de présenter les solutions de recyclage des appareils électroniques et les imprimantes 3D des fablabs voisins, mais aussi de mettre en valeur les filières et les matériaux naturels comme le bois local, et de trouver des alternatives pour sortir du plastique.

                Très impressionné par le travail de préparation, d’animation, de sensibilisation des conseillers numériques de Haut Bugey Agglomération, et par la mobilisation des acteurs de l’écosystème de Nantua à cette occasion.

                Le numérique éthique tour fédéré par la MAIF propose notamment d’aller de ville en ville avec un camion et des stands/présentoirs amovibles en bois très bien conçu. Une sorte de fablab itinérant pour aller à la rencontre des territoires et des citoyen.ne.s.

                Ce tour faisait escale à Nantua cette semaine, et j’ai eu le plaisir de participer à la table ronde sur l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers d’aujourd’hui et de demain. Après avoir été chaleureusement accueilli par Monsieur le Maire de Nantua, Jean-Pascal Thomasset, nous avons pu explorer les nouveaux risques et les belles opportunités que l’intelligence artificielle créé, notamment du point de vue de l’avenir des métiers.

                Ravi de revoir pour l’occasion, Pascal Minguet Deschamps, avec qui nous avons pu échanger lors de cette table ronde. Nos parcours se croisent décidemment lors de belles occasions, souvent sur les sujets de médias, de santé, de protection de la nature, de gastronomie, de tiers-lieux et de fablabs et j’apprends beaucoup à chacun de nos retours d’expérience !!!

                A l’évidence, l’IA représente une opportunité à saisir pour l’avenir d’une ville de 4000 habitants, telle que Nantua et pour une agglomération telle que celle du Haut Bugey.

                Les questions posées par le public ont porté sur les conséquences éthiques et sociétales de l’IA.

                Ravi d’avoir pu soutenir cette belle initiative de sensibilisation à l’importance du numérique éthique et durable. Les sujets sont très proches de ceux que nous traitons dans les chartes et dans les labels de l’Institut du Numérique Responsable (INR / l’ISIT) en France ou en Suisse.

                Je n’oublie pas que la MAIF avait déjà été il y a 10 ans notre premier assureur lorsque nous étions quelques pionniers à vouloir faire de l’innovation numérique dans des espaces ouverts et inclusifs, (des fablabs, des makers spaces ou des hackerspaces : anglicismes pour ateliers partagés et lieux de créativité et d’innovation ouverte), et dans des tiers-lieux et que leurs conseils nous ont sensibilisé aux risques à couvrir dans de tels espaces créatifs et à la responsabilité des dirigeants de tels lieux hybrides.

                A l’époque, ils nous ont ouvert la porte et ont accepté de nous assurer quand d’autres assureurs ne comprenaient pas ce que voulait dire « fablab » ou refusait tout simplement de couvrir (comprendre?) un concept qui ne rentre pas dans leurs cases.

                Notre format coordonné et animé de main de maître par Odile Verdure Labeille, (Conseillère Numérique France Services), sur l’intelligence artificielle et sur les métiers de demain, est désormais bien rodé !!!

                Au plaisir de poursuivre les débats aux quatre coins de la Région Auvergne Rhône-Alpes, de la France ou sur les chemins de l’Europe ou de la francophonie 😉 !!!