Genève, je t’aime; Genève, je t’aime

Non, je ne suis pas en train de vous proposer un mauvais remix du tube d’Angèle, version Suisse.

Non, ce n’est pas non plus un chat qui a fait un copié/collé en marchant sur mon clavier, pendant que je me faisais un piccolo café !

Alors pourquoi ce titre et pourquoi cette déclaration d’amour à cette ville ?

Ce pourrait être parce que c’est une destination magnifique, que j’adore m’y promener et que je n’ai pas encore fini de découvrir les bars sympas, les hôtels accueillants et durables, le petit parc caché ou le dernier « co-working concept » du coin qui vient de s’ouvrir.

Ce pourrait être aussi pour marcher sur les pas de Voltaire, Rousseau, Sissi l’Impératrice ou Calvin, parce que j’aime accueillir les nouveaux arrivants et leur montrer ce que je connais de la culture de cette ville et de ce canton.

Ce pourrait être aussi parce que nous avons le Quartier de la Genève Internationale, des formations et des conférences incroyables et uniques, qui rassemblent des participants du monde entier.

Certes, c’est un peu pour tout cela, mais ce n’est pas uniquement pour cela que Genève, je t’aime, Genève, je t’aime.

Genève, si je t’aime, c’est surtout pour les rencontres que l’on fait dans ton Canton et pour ces moments uniques et magiques de certaines rencontres.

Quel type de rencontres me direz-vous ?

Non, rien à voir avec Tinder ou Meetic. 😉

Non, ce ne sont pas des extra-terrestres non plus.

Les rencontres dont je vous parle sont nombreuses et j’apprend à chacune d’entre elles. Certaines m’ont plus marqué que d’autres. La mémoire est sélective. Nous avons la chance de pouvoir rencontrer des personnes extraordinaires ici. Je vais vous donner quelques exemples non exhaustifs pour illustrer mon propos (et tant mieux si les personnes concernées se reconnaissent !).

Quand je pense aux rencontres mémorables que j’ai pu faire à Genève, je pense notamment à cette jeune étudiante iranienne qui étudie la poésie française, peut me l’enseigner et connaît mieux la culture française que de nombreux français.

J’ai eu la chance aussi de participer à ce dîner chaleureux entre collègues russes du WEF, qui m’ont convié à échanger avec eux. On a bien rigolé.

Je me souviens d’avoir pu suivre le travail d’un trinôme fantastique de jeunes étudiants palestinien, suisse et américain de la Graduate Institute, pour leur mémoire de groupe en Master, primé pour leur excellence.

J’accompagne plus récemment des réfugiés ukrainiens, qui ont laissé derrière eux en Ukraine une partie de leur famille et leurs entreprises jadis prospères. Difficile d’avoir de meilleurs exemples de résilience sous les yeux. Ces personnes sont juste admirables.

J’ai pu découvrir un « café philo » près de Carouge avec mon amie arménienne.

Ce café avec une colombienne qui m’explique ce qui se passe à la frontière avec le Vénézuela, je ne l’oublie pas.

J’ai pu aussi me balader et discuter avec une militante des droits des enfants, qui se bat aussi pour que sa langue et sa culture survive (Macédoine).

La dernière fête du nouvel an chinois était super sympa, on découvre tellement de choses sur cette culture, notamment des remèdes miracles pour à peu près tout.

J’ai pu rencontrer des producteurs de miel d’Antigua & Baruda qui veulent sauver leur île et la planète en prenant soin des abeilles.

Je n’ai pas compté les nationalités des personnes rencontrées en 25 ans de vie genevoise, (je devrais peut-être, cela me ferait un OKR original!) mais j’en ai pas mal au compteur.

Pourquoi cette liste à la Prévert finalement ?

Alors tant mieux pour moi, vous me direz, j’ai beaucoup de chance, je réalise mon « rêve d’international » et je croise la route de personnes extraordinaires.

J’ai retenu de mes belles années chez Reuters une bonne leçon, c’est que « les terroristes des uns sont les combattants de la liberté des autres ».

Mais ce n’est pas cela la morale de mon histoire à propos de Genève et de combien j’aime cette ville…

Désolé si cela sonne comme un mauvais discours de Miss, mais la morale de cette histoire, c’est qu’il y a des personnes formidables dans tous les pays, de toutes les nationalités et avec tous les types de passeport.

Vivre et travailler à Genève, c’est pouvoir en témoigner.

C’est incompréhensible que de si belles personnes ne parviennent pas à s’entendre pour vivre en paix sur une même planète, alors qu’on doit toutes et tous se retrousser les manches pour léguer une planète viable aux futures générations.

Si « Genève je t’aime, Genève je t’aime », c’est surtout parce que j’espère bien que c’est ici (ou ailleurs cela me va aussi) que l’on va trouver des solutions pour arrêter ces guerres insensées, cette folie meurtrière, ces prises d’otages ignobles, ces attaques sur des innocents, ces pogrums, ces atrocités et ces escalades sans fin, qui détruisent les vies de ces mêmes personnes formidables, de leurs familles ou de leurs proches.

Pour une fois, il y a le feu au lac, et j’espère bien que des solutions seront trouvées le plus vite possible, sinon, je ne comprends plus vraiment à quoi servent les diplomates, les relations internationales, les tractations secrètes et toutes les fines techniques de négociation ou de soft power que l’on enseigne ici à Genève ou ailleurs dans le monde.

L’IA, mythe ou réalité ?

Récemment, plusieurs entreprises m’interpellent au sujet de l’intelligence artificielle. Leurs directions se demandent s’il faut « s’y mettre » sans trop savoir par où commencer.

Ils se demandent surtout s’il y a des risques associés à l’adoption de l’IA. La peur semble l’emporter, alors que je pense qu’il y a surtout une tonne d’opportunités à explorer et un domaine des possibles vertigineux.

Je partage donc avec vous ma veille active des cas d’usage concrêts mis en place pour les entreprises pour les aider à démarrer dans l’IA.

Quel est l’intérêt de l’IA pour les entreprises ? Quelles opportunités peuvent elles saisir ?

J’en vois 3 principales : l’efficacité, la personnalisation et la prise de décision.

Cette année l’intelligence artificielle (IA) s’est profondément intégrée dans les opérations des entreprises, offrant une gamme de solutions.

  1. Service Client : Les chatbots et assistants virtuels propulsés par l’IA offrent un service client 24/7, réduisant les délais de réponse et augmentant la satisfaction client par des interactions personnalisées.
  2. Ressources Humaines : L’IA simplifie le recrutement via l’analyse des CV, l’identification de talents cachés, et l’anticipation des besoins en formation. Elle aide également à personnaliser les parcours de développement des employés.
  3. Marketing Personnalisé : L’analyse des comportements clients permet de proposer des recommandations personnalisées, optimisant l’engagement et la conversion.
  4. Optimisation des Processus : Dans la logistique, l’IA optimise les stocks, les itinéraires de livraison, et la gestion des ressources, réduisant ainsi les coûts et améliorant l’efficacité.
  5. Prise de Décision : L’analyse prédictive aide les entreprises à anticiper les tendances du marché, identifier de nouvelles opportunités, et ajuster leurs stratégies en temps réel.
  6. Maintenance Prédictive : Utilisée dans l’industrie et la fabrication, l’IA prédit les pannes avant qu’elles n’arrivent, augmentant la fiabilité des équipements et diminuant les coûts de maintenance.
  7. Génération de Contenu : L’IA générative produit du contenu (texte, images, vidéos) rapidement, ce qui peut économiser du temps et des ressources, permettant aux employés de se concentrer sur des tâches plus stratégiques.
  8. Automatisation des Tâches Administratives : De la génération de documents à la gestion des congés, l’IA automatise diverses tâches administratives, libérant du temps pour des activités plus créatives ou stratégiques.
  9. Analyse de Données : L’IA permet une analyse en profondeur des données, fournissant des insights qui peuvent révolutionner la manière dont les entreprises comprennent leurs marchés, leurs clients, et leurs opérations.
  10. Sécurité et Surveillance : L’IA aide dans la détection des anomalies et la surveillance en temps réel, améliorant la sécurité et la gestion des risques.

Ces applications de l’IA en entreprise démontrent non seulement une amélioration de l’efficacité et de la compétitivité mais aussi une transformation profonde des modèles d’affaires, des interactions client, et des processus internes.

Quels sont les risques à se lancer ?

Les entreprises qui se lancent dans l’intégration de l’intelligence artificielle en 2024 s’exposent à une série de risques qui peuvent affecter leur fonctionnement, leur réputation, et leur compétitivité :

  1. Cybersécurité et Protection des Données : L’IA, en utilisant des quantités massives de données, devient une cible attractive pour les cyberattaques. Les entreprises doivent veiller à la sécurité de ces données, car une brèche pourrait exposer des informations confidentielles, entraînant des pertes financières, des sanctions légales, et une perte de confiance des clients.
  2. Biais et Éthique : L’IA peut reproduire ou amplifier des biais présents dans les données d’entraînement, ce qui peut mener à des décisions injustes ou discriminatoires. Les entreprises doivent investir dans des méthodes pour détecter et corriger ces biais, tout en assurant que les applications de l’IA respectent les normes éthiques et légales, comme le règlement européen sur l’IA qui impose des exigences strictes pour les systèmes d’IA à risque élevé.
  3. Dépendance et Compétence Humaine : Une trop grande dépendance envers l’IA peut diminuer les compétences humaines dans les secteurs où l’IA prend des décisions ou optimise des processus. Il y a le risque de perdre l’expertise humaine, rendant les entreprises vulnérables si l’IA échoue ou si des changements rapides dans la technologie rendent obsolètes leurs systèmes d’IA.
  4. Impact sur l’Emploi : L’automatisation par l’IA peut réduire la demande pour certains types de travaux, ce qui pourrait entraîner des licenciements ou une reconversion professionnelle pour les employés. Les entreprises doivent anticiper ces changements et offrir des programmes de formation pour éviter le désarroi social et maintenir la satisfaction des employés.
  5. Responsabilité et Transparence : Avec l’IA prenant des décisions, déterminer la responsabilité en cas d’erreur ou d’accident peut devenir complexe. La transparence des algorithmes, expliquant comment et pourquoi les décisions sont prises, devient cruciale pour la confiance des consommateurs et la conformité légale.
  6. Coûts et Retour sur Investissement : Développer ou intégrer des solutions d’IA peut être coûteux, avec des investissements en recherche, développement, et maintenance. Il y a un risque que le retour sur investissement ne soit pas aussi rapide ou élevé que prévu, surtout si la technologie évolue rapidement, nécessitant des mises à jour constantes.
  7. Réglementations et Conformité : Les régulations en matière d’IA, comme celles en cours d’adoption en Europe, peuvent changer rapidement. Les entreprises doivent rester à jour avec ces évolutions pour éviter des sanctions et s’assurer que leur adoption de l’IA est conforme aux lois en vigueur.
  8. Perception Publique et Marque : L’utilisation de l’IA, surtout dans des secteurs sensibles comme la santé ou la justice, peut affecter la perception publique. Les entreprises doivent gérer cette perception pour éviter des réactions négatives ou des mouvements de boycott.
  9. Innovation et Concurrence : Si l’IA est mal intégrée, elle pourrait freiner l’innovation en standardisant les processus créatifs ou décisionnels, rendant les entreprises moins agiles face à la concurrence ou aux changements du marché.

En naviguant ces risques, les entreprises doivent adopter une approche proactive, investissant dans la formation, la recherche, et le développement, tout en gardant un œil sur l’évolution des technologies et des régulations.

L’IA offre des opportunités significatives, mais sa gestion requiert une vigilance continue et une stratégie bien pensée pour minimiser ses risques.

Bref, en conclusion, l’adoption de l’IA permet aux entreprises de se réinventer, offrant des solutions plus agiles et adaptées à un marché en constante évolution. Pour en savoir plus, pour tester certains outils, découvrir les risques et les opportunités spécifiques à votre activité, selon les forces et les faiblesses actuelles de votre entreprise, n’hésitez pas à me contacter pour en discuter. (Yves Zieba, +41795611054)

Et selon vous, quels sont les principaux risques et les principales opportunités ?

Comparaison des méthodes d’innovation : Retour d’expérience

Innover, c’est souvent un réflexe de survie pour les entreprises.

Un produit qui ne se vend pas comme prévu, il faut innover pour en créer un autre.

Un processus qui n’est pas efficace ou qui prend trop de temps, il faut trouver une meilleure façon de parvenir au même résultat.

Un client pas satisfait, on doit regarder comment améliorer son expérience.

Sans innovation, bye bye les revenus futurs de l’entreprise, car la compétition ne dort pas.

Bref, innover, c’est le nerf de la guerre économique.

Pour y parvenir, avec l’expérience, j’ai pratiqué avec mes clients plusieurs méthodes (effectuation, design thinking, pensée systémique, intelligence collective, design fiction…).

Quel retour d’expérience à ce jour ?

Quelle est finalement la meilleure méthode ?

Comment choisir la bonne méthode selon le contexte du client (tel qu’elle ou il l’exprime) ?

Choisir la méthode d’innovation la plus appropriée dépend de plusieurs facteurs.

Voici quelques critères à considérer :

1. Objectifs du projet

  • Nature du problème : S’agit-il d’un problème complexe ou d’un défi bien défini ?
  • Type de solution recherchée : Recherchez-vous une solution technique, sociale, ou organisationnelle ?

2. Contexte et environnement

  • Culture d’entreprise : Certaines méthodes sont mieux adaptées à des ambiances collaboratives (ex. : design thinking).
  • Ressources disponibles : Temps, budget et compétences de l’équipe peuvent influencer le choix.

3. Implication des utilisateurs

  • Degré d’engagement des utilisateurs : Si l’implication des utilisateurs est primordiale, le human-centered design ou le design thinking sont des choix judicieux.
  • Tests et itérations : Si vous avez besoin de prototypes rapides, le design sprint peut être efficace.

4. Complexité et incertitude

  • Cas d’incertitude : Pour des environnements incertains, l’effectuation peut aider à naviguer à travers le flou.
  • Pensée systémique : Si vous devez comprendre des systèmes complexes et leurs interactions, cette approche est particulièrement utile.

5. Innovation radicale vs. incrémentale

  • Innovation radicale : Des méthodes comme le design fiction peuvent être utilisées pour explorer des idées futuristes.
  • Innovation incrémentale : Le design thinking ou le human-centered design sont souvent plus adaptés pour des améliorations progressives.

6. Durée et intensité du processus

  • Projets à court terme : Des méthodes comme le design sprint sont conçues pour produire des résultats rapides.
  • Projets à long terme : Approches plus approfondies comme la pensée systémique peuvent nécessiter un engagement plus long.

Conclusion

En résumé, il est crucial de bien définir le contexte, les objectifs et les ressources avant de choisir une méthode d’innovation. Parfois, une combinaison de plusieurs méthodes peut également être la solution la plus efficace.

Et vous, comment abordez-vous le challenge de l’innovation dans votre organisation ?

Surtout ne l’ouvrez pas !

Le coup de l’enveloppe dans laquelle on glisse une lettre avec 10 prédictions, on se l’envoie à soi-même avec pour instructions de ne surtout pas l’ouvrir avant un certain temps, afin de voir si on a réalisé ses rêves, on vous l’a déjà fait ?

La première fois qu’on me l’a proposé, j’ai d’abord douté de l’intérêt de ce stratagème. C’est quoi ce truc ???

Puisque c’était moi qui écrivait mes 10 rêves à réaliser en 10 ans, où serait la surprise au moment d’ouvrir la lettre ???

Soit je l’oublie, et cela ne va pas se faire tout seul, soit je ne l’oublie pas, et donc où est le suspense ???

Maintenant que nous avons les e-mails, les apps, et 1000 autres façons de faire le coup de l’enveloppe qui doit rester fermée, j’utilise des tactiques similaires pour me retourner et regarder le chemin parcouru. Quand on est entrepreneur, on a plus de chef.fe pour nous rappeler tout ce que l’on a fait de bien (bon, ça, c’est quand on a un.e supérieur.e hiérarchique de qualité).

Et alors, qu’est-ce que je vois quand j’ouvre l’enveloppe (ou quand je me retourne pour regarder en arrière afin de mieux repartir en avant) ?

Bonne nouvelle, j’en ai réalisé certains, et j’en suis très fier !!!

Certes, tous les rêves n’ont pas été réalisés (sans doute le coté un peu ambitieux de la jeunesse, je rêvais à l’époque d’Aston Martin, de devenir surfeur et de vivre dans une villa sur une île déserte quand même à l’époque !!!). Sur ces points, force est d’admettre que c’est un fail !!!!

Il y a les rêves qu’on avait et qu’on n’a pas réalisés et ceux qu’on n’avait pas et qu’on a réalisé !!!

En revanche, il y a un grand nombre de « rêves » qui n’étaient pas sur la liste à l’époque et qui en fait, m’apportent plus de satisfaction aujourd’hui. Mes priorités ont finalement changé très vite et j’ai réalisé d’autres rêves. Des belles rencontres improbables (comme ce dîner avec wine tasting le meilleur sommelier du monde, ou ce mariage où je partageai la table avec des champions olympiques, ou encore le challenge de « coacher » un des plus grands skippeurs du monde, si tant est que ce soit possible), des voyages dans des endroits inconnus (comme l’Île de Oland en Suède), une vie de rêve au Maroc pendant 3 ans, la création de mon fab-living lab et des déplacements dans des endroits assez improbables aux quatre coins de l’Europe (grâce aux disposififs européens avec lesquels je collabore).

Une de mes coachs plus tard m’a dit « Ne raisonne pas en terme de jobs, raisonne plutôt en terme d’expériences ». C’était au tour de la quarantaine. Sa petite phrase anodine m’a énormément aidé.

Elle a bien raison : il faut compter les superbes vacances, les apéros entre amis, les temps de famille, les invitations aux barbecues de parents d’élèves, le petit tour à vélo au bord du lac, et tous les petits moments que l’on apprécie. A Genève, on est gâté, on peut facilement s’arrêter un moment pour se créer un moment magique, contempler le Léman, s’asseoir et regarder toute la Chaîne du Mont Blanc ou sillonner la ville et découvrir des trésors informels cachés (même 25 ans après être arrivé).

Là encore, jamais je n’aurais imaginé dans ma liste de rêves, survoler les Alpes en hélicopter, voir des dauphins en Algarve ou en Corse, participer à un dîner de la chaîne des rôtisseurs ou être invité à faire partie d’un jury pour lutter contre la pollution plastique. Comment aurais-je pu rêver de publier un livre avant qu’on me le propose ?

En ne raisonnant plus en terme de job, cela m’a permis de contribuer au monde associatif, sportif, à co-créer une fondation, à conseiller un incubateur d’innovation sociale, à participer à des hackathons qui me tiennent à coeur, ou à rencontrer des nouvelles personnes. De façon paradoxale, cela m’a sans doute permis de créer mon propre job !

Maintenant je me demande bien ce que je vais mettre dans ma prochaine lettre…

Et vous alors, qu’y avait-il de croustillant sur cette lettre que vous vous êtes envoyé il y a 10 ans ?

Gérer les déchets : une course perdue d’avance ?

Vous a-t-on déjà proposé de :

  • courir un marathon sans entraînement ?
  • sauter à la perche sans course d’élan ?
  • participer à un 1500 mètres avec 1400 mètres de retard au départ ?
  • lancer un javelot 10 fois plus lourd que vos concurrents directs ?
  • participer à un match de football contre une sélection brésilienne avec une équipe de coiffeurs ?
  • se battre à deux contre un ?

Si oui, j’imagine que vous avez évidemment choisi de ne pas participer.

Logiquement, nous savons qu’il faut choisir ses batailles, concentrer ses efforts sur les disciplines que nous maitrisons le mieux et se mobiliser sur les opportunités où l’on a le plus de chances de l’emporter…

Avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, j’observe que parfois, il y a des exceptions et qu’il existe des courses perdues d’avance, auxquelles il faut participer.

La devise du baron de Coubertin s’applique toujours, et pas uniquement dans les compétitions sportives.

Elle reste vraie pour tous les athlètes qui se battent avant tout contre eux-mêmes, repoussent leurs limites et améliorent leurs propres records. Les images et les parcours des athlètes de ces jeux paralympiques nous donnent de magnifiques illustrations. Pour d’autres causes aussi, il faut parfois courrir une course que l’on est « presque » certain de perdre.

Prenons la qualité de l’eau de la Seine pour exemple.

Les parisiens étaient très sceptiques sur la faisabilité de rendre la Seine baignable. Et pour cause, ils ne savent que trop « tout ce qui a été jeté dedans… ».

Nous savons désormais que le jour où la Ministre s’est baigné, la qualité de l’eau était insuffisante pour y nager en toute sécurité.

Si certaines épreuves ont pu se dérouler comme prévu, d’autres comme le triathlon paralympique doivent être repoussées et risque d’être déplacées.

Nous voyons bien que ce pari un peu fou de rendre la Seine baignable (nous ne parlons pas de potable) était pour le moins très ambitieux, et que c’est en fait probablement une de ces rares courses perdues d’avance à laquelle il faut participer.

Si nous ne parvenons pas à nettoyer convenablement le fleuve de la capitale avec tous les moyens financiers de jeux olympiques et de leurs sponsors, avec toute l’attention des médias du monde, avec tous les intérêts touristiques des 10 prochaines années en jeu, avec toute la motivation et la mobilisation de volontaires, de supporters, quand y parviendrons-nous en tant que société ?

Parfois, la volonté ou le volontarisme ne suffit pas, tellement le défi est colossal.

Ceux qui me connaissent, savent que je ne souhaite pas avoir un récit pessimiste, même si j’ai conscience des défis environnementaux considérables qui nous attendent.

Pour moi, cette course pour nettoyer la Seine, vaut la peine d’être courue, elle est essentielle même. Cette bataille vaut la peine d’être menée et il nous faut trouver une façon de la « reframer » pour que ce soit une victoire. Cette victoire consiste à nous faire prendre conscience de la taille de ce défi, et de la complexité de cette course folle et infinie entre pollution et nettoyage, entre ceux qui polluent et contribuent au problème, et ceux qui nettoient et contribuent à la solution.

C’est un match que nous ne sommes pas certains de gagner, loin de là. Mais il faut le jouer. On ne va quand même pas se défiler.

J’entends souvent dire que les jeunes générations ne sont pas si écolo que cela, qu’ils trainent des pieds pour trier leurs déchets, consommer responsable ou participer aux actions de nettoyage.

Ne faisons-nous pas fausse route collectivement ?

Ne sommes-nous pas en train de leur proposer des courses perdues d’avance ? (et ils le savent).

Si on veut avoir une chance de franchir la ligne d’arrivée, encore faut-il partir dans la bonne direction.

En terme de gestion des déchets et de préservation de la ressource en eau, j’observe que les initiatives pleines de bonne volonté se multiplient.

  • Ici, une journée d’entreprise pour nettoyer une partie de la montagne
  • Là, deux heures un samedi pour mobiliser des bénévoles pour nettoyer les rives d’un lac, en échange d’un verre de vin et d’un sandwich au saucisson
  • ou encore, une classe de neige où on skie le matin et on ramasse les déchets l’après-midi

Le problème avec ces initiatives de bénévolat, c’est celui de la justice.

Déjà que ce n’est pas un thème intrinsèquement sexy ou glamour. Si en plus nous demandons aux bonnes âmes charitables de « nettoyer » les m… et les déchets que d’autres ont jeté sauvagement, allons nous vraiment gagner cette course ?

Est-ce vraiment juste et motivant à long terme pour des bénévoles ? Chaque année, ils reviennent et il y a de plus en plus de déchets.

N’est-ce pas un « appel d’air » pour continuer à avoir toujours plus de pollueurs sauvages impunis et qui ne payent rien ?

Ne sommes nous pas en train d’épuiser et d’écœurer celles et ceux qui se mobilisent pour la protection de la nature ?

Allons-nous sérieusement leur demander de nettoyer tous les ans, puis tous les mois, puis tous les jours jusqu’à se rendre compte que cela reste insuffisant par rapport aux volumes de déchets en jeu ???

L’humanité génère près de deux milliards de tonnes de déchets solides municipaux chaque année, soit suffisamment pour remplir 822 000 piscines olympiques.

Que ce soit pour la Seine, pour les glaciers, les océans, les montagnes, pour la rivière ou pour le lac près de chez vous, comment s’y prendre pour gérer les déchets ?

Se mobiliser chacun à son rythme et à son échelle sera-t-il suffisant ?

Comme beaucoup d’autres, je tente de faire plus, plus vite et mieux pour la nature et pour l’environnement. A mon niveau, je cherche des alternatives aux plastiques (en évaluant des projets soumis dans le cadre de « plastic revolution » makeathon), j’investis dans des initiatives comme « Time for the Planet« , je soutiens les projets à impact ESG des amis et des connaissances (Too Good to Go, Zero Waste Switzerland, DIY Zerowaste), je rédige des demandes de financement pour des projets de décarbonation, de réindustrialisation, j’apprends la 3D, je fais la promotion des acteurs de la mode durable avec Hack Your Style, je coache des entreprises innovantes dans l’économie bleue via le dispositif européen BlueInvest, je m’intéresse aux matériaux avancés, aux matériaux immergés, je fais des fresques, je cherche des réponses aux problèmes des îlots de chaleur, mange moins de viande de ruminants, je prends le train plutôt que l’avion, je tente de prendre des engagements et des décisions responsables à chaque occasion…

Tout cela me comble, et c’est super, car je ne me lasse pas de découvrir des coins de nature propre.

Malgré tout, j’entends aussi les pessimistes et les sceptiques me dire « c’est trop tard », « c’est impossible », « on ne peut rien faire pour ces déchets », « les filières sont opaques et mafieuses », « il n’y a que des coups à prendre »… je me dis fréquemment que tout ce qui est fait est très insuffisant par rapport aux enjeux et que seul un changement de paradigme nous permettra d’avoir un impact d’une amplitude qui correspond aux enjeux.

C’est un peu « ma course perdue d’avance que je cours quand même » en ce moment, et j’aimerais beaucoup la gagner, ne serait-ce que pour battre les sceptiques à plate couture lors de la prochaine compét’ !

Et vous, comment vous préparez-vous mentalement quand le défi est colossal, quand la montagne semble insurmontable, quand la partie semble perdue d’avance ?

Pour aller plus loin :

https://www.ladepeche.fr/2024/03/29/huit-chiffres-a-connaitre-sur-notre-production-de-dechets-dans-le-monde-11858852.php

https://fr.statista.com/infographie/27143/quantite-de-dechets-municipaux-generee-par-habitant-par-pays/

Et si nous sortions des sentiers battus…

Si vous êtes comme moi, vous n’avez peut-être pas encore planifié vos prochaines vacances, vous ne les avez pas résersées à l’avance depuis 18 mois, et vous hésitez encore entre mers et montagnes, entre ville ou campagne, entre proche et loin, entre luxe et roots, ou entre chercher la chaleur et le bronzage ou la fraicheur et la détente.

Si vous partez à plusieurs, les séances de concertation n’ont peut-être pas encore abouti à un consensus.

Voiture ou avion, train ou bus, hotel ou camping… cela se discute !

Et puis, quitte à partir, on se dit que ce serait mieux de ne pas contribuer au surtourisme et éviter d’aller s’entasser dans des endroits où on est trois sur la même serviette, où on doit jouer des coudes pour avoir une table, ou se contenter de la chambre la plus moche parce que c’est la seule qui reste.

1- Les espaces naturels sensibles

Pour vous aider dans votre choix, je partage avec vous trois ressources qui me plaisent bien.

S’ils sont sensibles, c’est généralement parce que ce sont des lieux où la biodiversité est importante, rare et intéressante. Si on peut en prendre soin, en même temps que l’on prend du bon temps, c’est deux fois plus de plaisir !!! Les sites classés sont bien souvent un bon moyen de découvrir la culture et le patrimoine et de lever son nez du smartphone !

Découvrir ces espaces qui ont besoin de toute notre attention : https://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_naturel_sensible

2- Les endroits qui valent le détour

Plutôt que de vous endormir sur l’autoroute ou de vous énervez dans les embouteillages parce que vous auriez mieux fait de sortir plus tôt de l’autoroute, je vous propose de prendre le temps d’apprécier le détour. Finalement qui se souvient de son expérience « autoroute » de vacances ?

Une ressource utile pour que le détour soit choisi plutôt que subi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Plus_Beaux_D%C3%A9tours_de_France

3- Non je ne suis pas gourmand.e !

Les voyages, permettent aussi de prendre le temps de se poser avec nos proches et de saisir l’opportunité de passer du bon temps, de bien manger et de bien boire (et non, c’est pour le plaisir, et pas du tout par gourmandise !!!).

Bien manger, c’est culturel, et ce n’est pas seulement moi qui le dit.

Les repas gastronomiques font partie du patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Pour vous y retrouver, une ressource sympathique pour que l’eau vous monte à la bouche.

Site UNESCO : https://ich.unesco.org/fr/RL/le-repas-gastronomique-des-francais-00437

Bref, bonnes vacances durables à toutes et à tous 😉 !!!

Pfff… on ne joue clairement pas dans la même cour

C’est bien connu, depuis la cour de récréation, les grands jouent avec les grands et les petits jouent avec les petits.

Dans le business, c’est très souvent la même chose.

Les gros acteurs de marché ne prennent aucun risque à acheter leurs produits ou leurs services auprès d’autres gros acteurs.

C’est rassurant. Pas de prise de risque. Personne ne va perdre son emploi pour avoir acheté de l’IBM, du Microsoft ou du McKinsey.

Comme beaucoup d’autres avant moi, j’ai aussi travaillé avec les « grands » (les « grands comptes », les « top clients », les « focus group accounts » et autre « priority accounts ») lorsque je travaillais pour de grands groupes.

Sans vraiment me poser de questions, par réflexe sans doute, par facilité aussi, et vraisemblablement en raison de tous les contrats existants en place.

A l’inverse, les PME aiment travailler ensemble d’égal à égal, moins de risque de se faire manger ou engloutir par la force juridique ou financière du grand partenaire.

Est-ce pour autant toujours la bonne décision et le bon réflexe de ne pas prendre de risque ?

Est-ce vraiment risqué de travailler avec les « plus petits » ou a minima de les comparer aux grands acteurs ?

En creusant un peu le sujet et en y regardant de plus près, quel est l’intérêt pour les grands acteurs, les grandes multinationales, les leaders de leur marché d’aller voir ce que les plus petits acteurs peuvent offrir ?

Pas de risque, pas de chocolat !!!

Et si on changeait ces habitudes, ces codes et ces réflexes, juste pour voir ce que cela donne … qui sait, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.

4 bonnes raisons de travailler avec les TPE / PME et les startups

Pour une grande entreprise, travailler avec une TPE / PME locale présente de nombreux avantages qu’elle peut valoriser de plusieurs manières :

1. Dynamiser l’économie locale :

  • Soutenir l’emploi et le tissu économique local en collaborant avec des TPE / PME implantées dans la région.
  • Participer au développement économique local en favorisant la création de richesse et d’innovation.
  • Améliorer l’image de l’entreprise en tant qu’acteur responsable et engagé dans son territoire.

2. Bénéficier d’une expertise unique :

  • Accéder à des compétences et des savoir-faire spécifiques que les grandes entreprises ne possèdent pas toujours en interne.
  • Profiter de la réactivité et de l’agilité des TPE / PME pour mener à bien des projets ponctuels ou complexes.
  • Développer des solutions innovantes en co-création avec des TPE / PME à la pointe de leur domaine.
  • Les grands groupes raisonnent en terme d’économie d’échelle, les petites structures jouent évidemment un autre jeu pour tirer leur épingle du jeu.

3. Gagner en flexibilité et en agilité :

  • Travailler avec des TPE / PME permet de s’adapter plus facilement aux besoins spécifiques et aux évolutions du marché.
  • Bénéficier d’une relation plus étroite et personnalisée avec des partenaires locaux.
  • Réduire les délais de développement et de mise en œuvre des projets grâce à la proximité et à la réactivité des TPE / PME.

4. Renforcer sa communication et son engagement :

  • Valoriser son engagement auprès des parties prenantes locales en soulignant ses collaborations avec les TPE / PME.
  • Améliorer son image de marque en tant qu’entreprise responsable et solidaire.
  • Se différencier de la concurrence en mettant en avant son ancrage local et ses partenariats durables.

Voici quelques exemples concrets de valorisation possible pour le grand groupe pour finir de vous convaincre de franchir le pas :

  • Communication interne et externe : Mettre en avant les collaborations avec les PME locales dans les supports de communication de l’entreprise (site web, brochures, réseaux sociaux).
  • Organisation d’événements : Organiser des rencontres, des conférences ou des ateliers pour partager les expériences et les bonnes pratiques entre les grandes entreprises et les PME locales.
  • Mise en place de programmes de soutien : Développer des programmes de mentorat, d’incubation ou d’accélération pour accompagner les TPE / PME locales dans leur croissance.

Vous pouvez avoir tout cela simplement en collaborant, en co-créant.

Pas besoin de vouloir à tout prix prendre le contrôle dans des prises de participation ultra complexes, pour des valorisations très incertaines. Pas besoin d’intégrer les petits pour qu’ils se noient dans la grande megastructure. Savoir collaborer d’égal à égal, c’est la règle de base, celle que l’on pose en introduction de nos ateliers participatifs, notamment en design thinking ou en co-design.

Co-créer avec des TPE / PME locales offre de nombreux avantages pour les grandes entreprises.

En valorisant ces collaborations, les grandes entreprises peuvent renforcer leur ancrage territorial, stimuler l’économie locale et améliorer leur image de marque en tant qu’employeur, et en tant que contributeur à la collectivité.

On parie que vous prendrez le risque ??? 😉

PS : Après avoir eu la chance de cotoyer certaines des meilleures TPE / PME suisses et européennes, après avoir appris au contact d’incroyables entrepreneurs audacieu.se.s et après avoir pu évaluer leurs projets innovants, j’ai la conviction qu’elles détiennent des trésors d’agilité et de créativité à découvrir, et parfois une mine d’or en terme de culture d’entreprise.

Liberté d’expression, sommes-nous assez vigilant.e.s ?

Au moment où la justice se penche sur les médias, à l’époque où les médias surveillent les politiques, en dénoncent certaines dérives, et avec l’émergence de technologies qui rende l’usurpation d’identité à la portée du premier venu, pas étonnant que la liberté d’expression fasse débat.

Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai été marqué par la confusion qui existe entre la presse dite d’opinion, et la presse dite d’information.

Pour moi, jusque récemment, les choses étaient assez claires, les agences de presse (AFP, Reuters, AP…) informent de façon factuelle, et les médias reprennent ou ne reprennent pas les dépêches, choisissent une ligne éditoriale, y ajoutent leurs points de vue, confrontent les opinions, organisent le débat de société.

Mais ça, c’était avant… 20 ans de réseaux sociaux plus tard, les choses ont changé.

Expression, information, opinion, désinformation, tout se mélange dans un joyeux cocktail de « contenu ».

Tout se vaut puisque nous avons toutes et tous un smartphone et une possibilité de publier instantanément sans filtre, de modifier le contenu brut avec des logiciels et même de créer du contenu sans trop savoir comment, grâce à ces nombreuses « IA magiques » et opaques.

Ce bon vieux monde médiatique clair et net a bien changé.

Qui aujourd’hui parvient encore à faire la distinction entre un fait, un avis, une opinion, une news ?

Perdu.e.s dans l’immensité du volume d’information disponible, qui parvient encore à filtrer les sources selon leur crédibilité, qui parvient encore à exclure les menteurs pathologiques, les manipulateurs de l’information, et les fabricants de fake news ?

Puisque l’on zappe en 7 secondes nos vidéos « réel » ou TikTok, je doute que nous prenions le temps de cette vérification pourtant si important.

Allons-nous exercer notre sens critique à chaque vidéo regardée, à chaque podcast écouté ou à chaque texte lu ?

Photo de JJ Jordan sur Pexels.com

Est-ce que tous les médias se valent vraiment ?

Tout est devenu média, et garder le discernement entre « presse d’état », « média neutre », « média d’opinion » et « fake news abusives » n’est pas trivial. Et cela va sans doute devenir encore plus compliqué.

La récente volonté du Conseil d’Etat en France de s’intéresser au sujet du pluralisme, de l’indépendance de l’information et la liberté d’expression a le mérité d’ouvrir le débat.

A priori, tout le monde est pour la liberté d’expression en tant que droit fondammental et celles ou ceux qui sont contre, cherchent potentiellement à censurer l’autre (pour de nombreuses raisons potentielles), ou a minima pour s’exprimer plus ou mieux (si l’on se place dans la sphère politique, c’est un moyen de prendre un ascendant, de répandre ses idées, ses réussites ou ses punchlines…)

Quelle est la différence entre liberté d’expression, accès à l’information et liberté d’opinion ?

Ce qui m’a marqué en préparant cet article, c’est que la notion de liberté d’opinion peut varier selon les pays.

En Suisse, par exemple, la Constitution fédérale prévoit que « La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties. Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion. Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer aux sources généralement accessibles et de les diffuser » (article 16)2.

En France, La liberté d’opinion est apparue à la fin du xviiie siècle au cours de la Révolution française, dès le 26 août 1789 dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Sans doute peut-on reprocher aux médias d’Etat d’être sous influence du pouvoir, sans doute peut-on aussi reprocher aux médias privés d’être sous l’influence d’intérêts privés, sans doute peut-on reprocher à certains influenceurs de nous vendre n’importe quelle soupe… et je pourrais continuer longtemps.

De là à verrouiller à double tour, la production de contenu et l’expression, pour en assurer la validité ou la qualité, faut il franchir le pas ?

Conflit justice vs média… De quoi s’agit-il au juste ?

Les médias influencent la justice, c’est de bonne guère que la justice cherche à se mêler des affaires des médias…

Biais implicite et explicite d’un coté, volontaire ou involontaire, révélation sensationnelle pour le scoop au détriment du secret de l’instruction… Temps réel des médias, temps long de la justice.

Journaliste d’investigation ou d’activisme attaqué en justice par celles et ceux qu’ils/elles dénoncent.

Les deux sont en concurrence finalement sur qui fera la meilleure enquête.

On pourrait croire que tout les oppose.

Photo de fauxels sur Pexels.com

Media et Justice, même combat ? N’ont-ils finalement pas vocation à s’entraider ?

Si l’on se place du point de vue du citoyen ou de la citoyenne, usager, utilisatrice ou consommateur de médias et avides d’information, on peut faire l’hypothèse qu’il y a une demande pour une information de qualité, vérifiée, non manipulable, non manipulée. Une information « vraie ».

Admettons un instant que ce soit le cas et que la très grande majorité de la population souhaite avoir accès à une information « vraie ».

Ok pour le récepteur, imaginons qu’un consensus soit possible pour « exfiltrer toutes les fakes news » de notre vue (vaste sujet en soi).

Très bien, mais alors qui est l’émetteur de cette information « vraie » ?…

Les politiques pour la clairvoyance de leur lecture de la société, les médias pour leur fine analyse et compréhension des mécanismes de la société, ou la justice évidemment la seule à avoir pris le recul et le temps nécessaire à la défense de chaque partie…

Il y a débat… tous ont leurs intérêts. Qu’en pensez vous ?

Photo de Brett Jordan sur Pexels.com

Des temps différents et une course contre la montre sans fin

Nous avons d’un coté l’immédiateté de l’information en temps réel et la viralité instantanée rendue possible notamment par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies.

Et nous avons de l’autre le temps de la justice, long, en partie par surcharge administrative, en partie par soucis de la recherche d’indices ou de la vérité.

Le temps, c’est de l’argent pour les médias. Il faut « breaker la news » et être les premiers à faire le buzz.

Malheureusement, vérifier les sources d’une information, cela prend du temps ( et donc coute de l’argent), cela va plus vite de produire (ou générer, devrais-je dire…) du contenu sans le vérifier.

Photo de energepic.com sur Pexels.com

Une course à l’audience également

Tant qu’une vidéo de fake news d’un faux pape qui ressemble au vrai et qui danse en doudoune fera un buzz nettement plus important que le dernier rapport indigeste d’une commission d’expert, allons nous parvenir à progresser en tant que société de savoir et de compétences ?

Tant que les live streaming commerciaux sur TikTok auront le succès qu’ils ont en terme de volume de vente et tant qu’ils prendront le dessus sur le rapport d’analyse de risques de l’association de consommateurs, peu probable que les comportements d’achats impulsifs soient modifiés.

Pas étonnant que les magasins de centre-ville ferment. (c’est un autre débat…)

Dans l’argumentaire commercial, c’est un peu comme dans certains argumentaires politiques, tous les mensonges et tous les coups sont permis !!!

C’est à nous de faire le tri et de faire nos choix. En sommes-nous capable.s individuellement ou est-ce une mission qu’il est préférable de confier à une plus haute instance pour être protégé.e, pour notre bien ?

Photo de Vlada Karpovich sur Pexels.com

Tant qu’une « fake news de lobbyistes » avec un bon choix de mots clés et un SEO/VSEO sera plus lue qu’une véritable étude d’expert scientifique, moins optimisé ou moins bien référencée, difficile d’en vouloir au lecteur ou à la lectrice de croire la fake news qui a su utiliser toutes les ficelles de la portée, de l’engagement et de la viralité et de ne pas croire la « véritable information vraie », restée dans l’ombre.

Photo de Kindel Media sur Pexels.com

Alors que faire pour bien s’informer ?

Sommes-nous alors condamnés à être manipulé.e.s par le presse d’état, par les lobbys et par les médias privés sous intérêt ?

Est-ce si simple pour eux de nous faire gober n’importe quoi ?

Pouvons-nous encore faire preuve de discernement et d’un certain recul, face à un contenu quelque soit sa forme ?

Les nouvelles technologies vont-elles nous créer plus de problèmes de « fake news », d’usurpation d’identité que de solutions de « validité » et de crédibilité des sources ?

Il paraît que la pensée critique est une compétence du futur à développer… je dirais même plus que c’est une compétence déjà bien actuelle pour survivre dans cet océan informationnel.

Photo de SHVETS production sur Pexels.com

Si je devais réconcilier information et droit, média et justice demain, je me dis que la co-création de charte d’éthique et de déontologie entre les pouvoirs publics et les organes de presse serait une belle première étape pour anticiper les inévitables dérives que l’IA propose déjà.

Bye bye workism ! hello portefeuille.

Nous vivons sans doute une époque formidable : La fin du workism et le début des portefeuilles d’activités indépendantes pour plus de personnes.

Le « workism » est une philosophie qui valorise le travail au-dessus de tout. Il est basé sur l’idée que le travail est la source principale de satisfaction, de réalisation et de sens dans la vie.

Le workism est devenu de plus en plus populaire au cours des dernières décennies, en particulier dans les pays développés occidentaux.

Cependant, le workism est en train de perdre de son influence à grande vitesse. Il y a plusieurs raisons à cela.

Tout d’abord, les gens sont de plus en plus conscients des dangers du workism, tels que le stress, l’épuisement professionnel et le manque d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Deuxièmement, les nouvelles technologies rendent possible de travailler de manière plus flexible et indépendante. Troisièmement, la pandémie de COVID-19 a conduit à une réflexion plus approfondie sur le sens du travail et de la vie.

Le déclin du workism se traduit par l’émergence des portefeuilles d’activités indépendantes. Un portefeuille d’activités indépendantes est une combinaison de plusieurs activités professionnelles indépendantes, qui peuvent être exercées de manière complémentaire ou en parallèle. Les personnes qui ont un portefeuille d’activités indépendantes ont plus de liberté et de flexibilité dans leur travail. Elles peuvent choisir les activités qui les passionnent et qui leur correspondent le mieux.

Il y a plusieurs avantages aux portefeuilles d’activités indépendantes. Tout d’abord, ils permettent de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Deuxièmement, ils offrent plus de possibilités de développement personnel et professionnel. Troisièmement, ils peuvent être plus rentables que l’emploi traditionnel.

Le déclin du workism et l’émergence des portefeuilles d’activités indépendantes sont des changements majeurs qui auront un impact profond sur le monde du travail.

Ces changements offrent aux individus de nouvelles possibilités de vivre leur vie professionnelle de manière plus satisfaisante et épanouissante.

Les avantages des portefeuilles d’activités indépendantes

Les portefeuilles d’activités indépendantes offrent plusieurs avantages aux individus, notamment :

  • Plus de liberté et de flexibilité

Les personnes qui ont un portefeuille d’activités indépendantes ont plus de liberté et de flexibilité dans leur travail. Elles peuvent choisir les activités qui les passionnent et qui leur correspondent le mieux. Elles peuvent également choisir leurs horaires de travail et leur lieu de travail.

  • Plus de possibilités de développement personnel et professionnel

Les portefeuilles d’activités indépendantes offrent plus de possibilités de développement personnel et professionnel. Les individus peuvent apprendre de nouvelles compétences et développer de nouvelles connaissances. Ils peuvent également rencontrer de nouvelles personnes et élargir leur réseau professionnel.

  • Plus de rentabilité

Les portefeuilles d’activités indépendantes peuvent être plus rentables que l’emploi traditionnel. Les individus peuvent facturer leurs services à un prix plus élevé que s’ils étaient employés par une entreprise. Ils peuvent également bénéficier de réductions fiscales et autres avantages liés à l’entrepreneuriat.

Les défis des portefeuilles d’activités indépendantes

Les portefeuilles d’activités indépendantes présentent également quelques défis, notamment :

  • La gestion du temps

La gestion du temps peut être un défi pour les personnes qui ont un portefeuille d’activités indépendantes. Elles doivent être capables de gérer leur temps efficacement pour pouvoir répondre aux exigences de toutes leurs activités.

  • La protection sociale

Les personnes qui ont un portefeuille d’activités indépendantes doivent généralement se protéger eux-mêmes en matière de sécurité sociale, d’assurance maladie et d’assurance chômage.

  • La solitude

La solitude peut être un autre défi pour les personnes qui travaillent de manière indépendante. Elles peuvent se sentir isolées et manquer de contact social.

Le déclin du workism et l’émergence des portefeuilles d’activités indépendantes sont des changements majeurs qui auront un impact profond sur le monde du travail et sur la qualité de vie de travailleuses et des travailleurs.

Le télétravail, le travail hybride, le partage de ressources (comme des accès à des espaces de travail et de vie).

Ces changements offrent aux individus de nouvelles possibilités de vivre leur vie professionnelle de manière plus satisfaisante et épanouissante. On ne peut que s’en réjouir !!! C’est avec ces changements sociétaux à l’esprit que nous avons conceptualiser notre approche et notre engagement en faveur de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle au sein de Syntezia Sàrl.

L’Année du Dragon de Bois : Une Aile Puissante pour les Entrepreneurs

Si l’on se fie au calendrier chinois, cette année 2024 sera celle du dragon de bois.

Plus sociable et bienveillant que les autres Dragons, le Dragon de bois fait preuve d’une grande force intérieure et brille par sa vivacité d’esprit. Dans son sillage, les autres animaux du zodiaque, prenant confiance en eux, bénéficieront de son charisme et se lanceront des défis ambitieux pour faire de 2024 une année exubérante, nourrie de grands projets, de curiosité et d’audace.

L’astrologie chinoise offre chaque année un nouveau souffle d’énergie, apportant des perspectives uniques à divers aspects de la vie. En 2024, l’année du Dragon de Bois promet d’être une période exceptionnelle, particulièrement propice aux entrepreneurs. Cette combinaison cosmique apporte non seulement la force et la détermination du dragon, mais également la stabilité et la croissance associées au bois. Dans cet article, explorons pourquoi cette année est une opportunité remarquable pour ceux qui osent entreprendre.

  1. L’Énergie du Dragon : Force et Dynamisme Le dragon est un symbole puissant et emblématique dans la culture chinoise, représentant la force, le courage et la chance. En 2024, cette énergie du dragon sera amplifiée, offrant aux entrepreneurs une dose supplémentaire de dynamisme pour surmonter les défis et poursuivre leurs ambitions. C’est le moment idéal pour entreprendre des projets audacieux, prendre des risques calculés et affronter les obstacles avec détermination.
  2. La Stabilité du Bois : Croissance Durable Le bois apporte une dimension de stabilité et de croissance constante. Les entrepreneurs peuvent tirer parti de cette stabilité pour établir des bases solides pour leurs entreprises. C’est le moment opportun pour développer des stratégies à long terme, investir dans des projets durables et construire des partenariats solides. Le bois favorise également la créativité et l’innovation, offrant ainsi des opportunités pour des idées novatrices.
  3. L’Équilibre Élémentaire : Harmonie dans les Affaires Selon la philosophie chinoise des cinq éléments, chaque année est associée à un élément spécifique. En 2024, l’élément du bois crée un équilibre harmonieux avec l’énergie du dragon. Cette combinaison promet une année où les entrepreneurs peuvent naviguer avec agilité, éviter les excès et maintenir un équilibre sain entre la prise de risques audacieux et la stabilité nécessaire à la croissance des affaires.
  4. L’Opportunité de la Renaissance Le dragon est également associé à la renaissance et à la renaissance personnelle. Les entrepreneurs peuvent profiter de cette énergie pour réévaluer leurs objectifs, revitaliser leurs entreprises et se réinventer si nécessaire. C’est une année propice pour explorer de nouvelles idées, rechercher des opportunités inexplorées et repousser les limites de la créativité entrepreneuriale.

Conclusion : L’Année du Dragon de Bois s’annonce comme une période exceptionnelle pour les entrepreneurs. Avec l’énergie du dragon propulsant vers l’avant et la stabilité du bois assurant une croissance soutenue, les opportunités sont vastes. Les entrepreneurs sont encouragés à embrasser cette année avec audace, à prendre des initiatives ambitieuses et à cultiver des stratégies durables. Que cette année apporte prospérité et réussite à tous ceux qui osent rêver grand et agir avec détermination.

38% de la population affectés par des maladies psychiques, sommes-nous tou.te.s en train de devenir folles et fous ?

Même dans les pays financièrement très bien dotés, la portion de la population qui souffre de troubles ou de maladies psychiques est en croissance. On ne voit sans doute pas encore les effets des guerres Russie-Ukraine ou du Proche Orient.

Ce chiffre de 38%, est donc très vraisemblablement sous estimé.

Sommes-nous en train de devenus fous ?

Sommes-nous déjà toutes et tous concernés par ces maladies psychiques ?

Comment se préparer à la croissance (qui semble inévitable) de ces troubles pour nous et pour les autres ?

Les neurosciences peuvent elles nous sauver ?

On peut se poser la question et commencer à chercher des réponses et des parades pour prévenir ces maladies et ces troubles.

Photo de Bahram Yaghooti sur Pexels.com

La prévention des maladies psychiques implique une approche holistique qui prend en compte le bien-être mental, émotionnel et social.

Voici quelques conseils généraux que je partage avec vous pour nous aider à prévenir les problèmes de santé mentale :

1. Maintenir un équilibre de vie :

  • Équilibrez travail et vie personnelle en établissant des limites claires.
  • Accordez une importance particulière au sommeil. Un bon sommeil contribue au bien-être mental.

2. Gérer le stress :

  • Apprenez des techniques de gestion du stress, comme la méditation, la respiration profonde et le yoga.
  • Identifiez les sources de stress et essayez de les gérer de manière proactive.

3. Maintenir une vie sociale active :

  • Cultivez des relations sociales solides. Le soutien social est essentiel pour la santé mentale.
  • Participez à des activités sociales et engagez-vous avec la communauté.

4. Adopter un mode de vie sain :

  • Faites de l’exercice régulièrement. L’activité physique est liée à une amélioration de l’humeur et à la réduction du stress.
  • Adoptez une alimentation équilibrée. Certains nutriments peuvent avoir un impact sur la santé mentale.

5. Éviter les substances nocives :

  • Limitez la consommation d’alcool et évitez les drogues illicites. Ces substances peuvent aggraver les problèmes de santé mentale.

6. Apprendre à reconnaître les signes précoces :

  • Éduquez-vous sur les signes de détresse émotionnelle et apprenez à reconnaître les premiers signes de troubles mentaux.

7. Équilibre professionnel :

  • Assurez-vous d’avoir un équilibre sain entre les exigences professionnelles et votre bien-être mental.
  • Prenez des pauses régulières et des vacances lorsque cela est possible.
  • Certaines professions avec beaucoup de pression doivent probablement en faire davantage.

8. Demander de l’aide lorsque nécessaire :

  • N’hésitez pas à parler à des amis, à la famille ou à des professionnels si vous ressentez le besoin de partager vos préoccupations.
  • La recherche d’un soutien professionnel, comme un psychologue ou un conseiller, peut être bénéfique.

9. Promouvoir une culture de bien-être au travail :

  • Les employeurs peuvent jouer un rôle crucial en créant des environnements de travail favorables à la santé mentale, en fournissant des ressources de soutien et en encourageant l’équilibre travail-vie personnelle.

10. Participer à des activités qui procurent du plaisir :

  • Engagez-vous dans des activités qui vous procurent du plaisir et qui contribuent à votre bien-être émotionnel.

11. S’informer sur la santé mentale :

La prévention des maladies psychiques est un processus continu qui nécessite une attention régulière à votre bien-être global.

Il est important de reconnaître que demander de l’aide et prendre soin de sa santé mentale sont des signes de force, et non de faiblesse.

Surtout que le domaine des neurosciences est en pleine évolution, et que l’on peut comprendre de plus en plus d’éléments et de causes de burnout et de problèmes de santé mentale.

Si vous avez des préoccupations concernant votre santé mentale, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé mentale.

L’IA, l’interdire ou la démocratiser ?

C’est une des questions que nous avons explorées à l’occasion de la table ronde à l’Espace André Malraux de Nantua, un magnifique écrin, tout proche du lac, dans un des haut lieux de la gastronomie, de la nature et de la résistance, pendant une soirée débat dans le cadre du MAIF numérique éthique tour qui présentait des solutions pédagogiques et numériques pour les petits et pour les grands.

Le soleil était au rendez vous sur les rives du lac de Nantua et aux abords de la médiathèque et de l’espace André Malraux.

Il y avait foule pour découvrir les robots, les casques de réalités virtuelles, les stands de sensibilisation à la cyber sécurité, aux risques de harcèlement en ligne. Cette journée était une belle occasion de présenter les solutions de recyclage des appareils électroniques et les imprimantes 3D des fablabs voisins, mais aussi de mettre en valeur les filières et les matériaux naturels comme le bois local, et de trouver des alternatives pour sortir du plastique.

Très impressionné par le travail de préparation, d’animation, de sensibilisation des conseillers numériques de Haut Bugey Agglomération, et par la mobilisation des acteurs de l’écosystème de Nantua à cette occasion.

Le numérique éthique tour fédéré par la MAIF propose notamment d’aller de ville en ville avec un camion et des stands/présentoirs amovibles en bois très bien conçu. Une sorte de fablab itinérant pour aller à la rencontre des territoires et des citoyen.ne.s.

Ce tour faisait escale à Nantua cette semaine, et j’ai eu le plaisir de participer à la table ronde sur l’impact de l’intelligence artificielle sur les métiers d’aujourd’hui et de demain. Après avoir été chaleureusement accueilli par Monsieur le Maire de Nantua, Jean-Pascal Thomasset, nous avons pu explorer les nouveaux risques et les belles opportunités que l’intelligence artificielle créé, notamment du point de vue de l’avenir des métiers.

Ravi de revoir pour l’occasion, Pascal Minguet Deschamps, avec qui nous avons pu échanger lors de cette table ronde. Nos parcours se croisent décidemment lors de belles occasions, souvent sur les sujets de médias, de santé, de protection de la nature, de gastronomie, de tiers-lieux et de fablabs et j’apprends beaucoup à chacun de nos retours d’expérience !!!

A l’évidence, l’IA représente une opportunité à saisir pour l’avenir d’une ville de 4000 habitants, telle que Nantua et pour une agglomération telle que celle du Haut Bugey.

Les questions posées par le public ont porté sur les conséquences éthiques et sociétales de l’IA.

Ravi d’avoir pu soutenir cette belle initiative de sensibilisation à l’importance du numérique éthique et durable. Les sujets sont très proches de ceux que nous traitons dans les chartes et dans les labels de l’Institut du Numérique Responsable (INR / l’ISIT) en France ou en Suisse.

Je n’oublie pas que la MAIF avait déjà été il y a 10 ans notre premier assureur lorsque nous étions quelques pionniers à vouloir faire de l’innovation numérique dans des espaces ouverts et inclusifs, (des fablabs, des makers spaces ou des hackerspaces : anglicismes pour ateliers partagés et lieux de créativité et d’innovation ouverte), et dans des tiers-lieux et que leurs conseils nous ont sensibilisé aux risques à couvrir dans de tels espaces créatifs et à la responsabilité des dirigeants de tels lieux hybrides.

A l’époque, ils nous ont ouvert la porte et ont accepté de nous assurer quand d’autres assureurs ne comprenaient pas ce que voulait dire « fablab » ou refusait tout simplement de couvrir (comprendre?) un concept qui ne rentre pas dans leurs cases.

Notre format coordonné et animé de main de maître par Odile Verdure Labeille, (Conseillère Numérique France Services), sur l’intelligence artificielle et sur les métiers de demain, est désormais bien rodé !!!

Au plaisir de poursuivre les débats aux quatre coins de la Région Auvergne Rhône-Alpes, de la France ou sur les chemins de l’Europe ou de la francophonie 😉 !!!

Permawashing ou permanagement ? Attention aux arnaques… Comment savoir faire la différence et détecter les impostures ?

Le terme « permawashing » fait référence à une pratique de communication médiocre utilisée par certaines entreprises ou organisations pour se présenter comme respectueuses de l’environnement et durables, alors qu’en réalité, elles ne prennent que des mesures superficielles ou cosmétiques dans ce domaine (avec abondance de photos dans Instagram ou de vidéo tiktok typiquement !!!). Est-ce en train de devenir la forme à la mode de « greenwashing » ?

Si la permaculture pour l’agriculture est bien connue et si le bienfondé scientifique de ses principes fait assez largement consensus, appliquer une telle philosophie à l’entreprise n’est pas triviale et personne n’a envie d’envoyer des entreprises dans le mur.

  • Certaines entreprises préfèrent traiter les enjeux environnementaux avec de la communication plutôt qu’avec de la science.
  • Comment dénicher les impostures ?
  • Dois-je vraiment gérer mon entreprise comme mon jardin ?

Voici donc mes recommendations pour détecter le permawashing (souvent de pair avec l’incompétence) :

  1. Recherchez les preuves concrètes : Ne vous fiez pas uniquement aux déclarations ou aux slogans. Recherchez des preuves tangibles de l’engagement de l’entreprise envers la durabilité, telles que des certifications indépendantes, des rapports de durabilité détaillés ou des initiatives spécifiques. Challengez les belles histoires en demandant des éléments concrêts, des exemples.
  2. Analysez les actions par rapport aux déclarations : Comparez les actions réelles de l’entreprise avec ses déclarations publiques. Si les actions ne correspondent pas aux engagements pris, il pourrait bien s’agir de permawashing.
  3. Évaluez la transparence : Les entreprises authentiques en matière de durabilité sont généralement transparentes quant à leurs pratiques et à leurs performances. Recherchez des informations détaillées sur les politiques environnementales, les objectifs, les progrès réalisés et les éventuelles lacunes.
  4. Soyez sceptique face aux affirmations vagues du style « si il y a de la joie, le chiffre d’affaires suit » peuvent faire rire, mais c’est en fait assez grave d’envoyer des organisations dans le mur avec des conseils aussi bidons. Ce genre d’affirmation vague révèle souvent l’incompétence de votre interlocuteur et sa méconnaissance de la réalité des entreprises. Si les déclarations de l’entreprise sont vagues, floues ou manquent de détails concrets, cela peut être un signe de permawashing. Les termes génériques comme « respectueux de l’environnement » ou « durable » sans précision ne suffisent pas à établir un réel engagement.
  5. Examinez les pratiques dans l’ensemble de l’entreprise : Vérifiez si les pratiques durables sont appliquées de manière cohérente dans toutes les activités de l’entreprise. Si seules certaines parties de l’entreprise semblent adopter des mesures durables, cela pourrait être un signe de permawashing. On met en avant les uns tout en cachant ce que font les autres.
  6. Tenez compte de la durabilité sur le long terme : La durabilité ne se résume pas à des initiatives ponctuelles ou temporaires. Les entreprises authentiquement durables s’engagent sur le long terme et intègrent des pratiques respectueuses de l’environnement dans leur modèle commercial global.
  7. Consultez des sources tierces fiables : Les certifications indépendantes et les évaluations externes peuvent vous aider à évaluer l’engagement d’une entreprise envers la durabilité. Recherchez des informations provenant d’organismes crédibles et impartiaux. Par exemple, cette source nous semble fiable et documentée : https://www.researchgate.net/publication/354048005_Permanagement_a_new_perspective_on_management_inspired_by_permaculture

En gardant ces conseils à l’esprit, vous serez en mesure de mieux détecter les pratiques de permawashing, les impostures et de prendre des décisions plus éclairées en matière de durabilité pour votre organisation.

Et vous, avez vous déjà détecté ou rencontré un.e permawasher ???

Dis-moi quelle est la couleur de ton hydrogène et je te dirai qui tu es.

La transition énergétique, depuis le temps qu’on en parle, on se dit que ce serait sans doute bien le moment de migrer des énergies fossiles vers les énergies décarbonnées.

Dans le mix énergétique du futur, l’hydrogène semble voué à jouer un rôle. Oui, mais quel rôle exactement ?

Certains l’annoncent comme le remède miracle, d’autres nous disent « pas avant 30 ans », finalement on se demande bien par où on commence, qu’est-ce qu’on migre, qu’est-ce qu’on change…

Si les technologies sont prêtes et n’attendent plus que nous, pourquoi alors les migrations (passage du fossil à l’hydrogène) et les changements d’habitude, de comportements et d’achats se font encore attendre ? C’est quoi l’excuse !!!???

En cherchant à comprendre ce qui motive ou freine l’adoption de l’hydrogène, le code couleur semble important !!!

Pour se faire une idée, l’article de Mickaël CORREIA publié le jeudi 19 Aout 2021 sur Mediapart et sur Slideshare, nous donne quelques pistes pour comprendre.

« L’hydrogène est vanté par les industriels et les gouvernements du monde entier comme la nouvelle énergie «propre» censée nous sauver du chaos climatique. Financé à coups de milliards d’euros d’argent public, l’hydrogène s’avère pourtant nocif pour le climat comme le révèle une dernière étude scientifique » selon Joëlle Leconte.

POur Lombard Odier, c’est la voix à suivre.

Alors, cet hydrogène, solution miracle ou nocive ? Rêve de la transition ou cauchemar de la décarbonation ?

Il y a débat, alors comment savoir ?

S’il existe plusieurs couleurs, comment s’y retrouver ? Quelle couleur choisir ? Comment être sûr de ne pas se tromper ?

Pour les non-initiés, l’hydrogène existe en vert, en bleu, en jaune, en gris, ou en « nature » et tous les pays ne semblent pas choisir la même couleur. On évoque même 50 nuances !!! Et oui, on arrive même à faire du sensuel dans l’industrie de l’énergie !!!

La pile à combustible, elle aussi, fait débat.

Perdu au milieu de ces débats d’experts aux enjeux économiques colossaux, comment faire pour faire la part des choses et pour décider par soi-même de la meilleure option de décarbonation ?

Qu’en pensez-vous ? Sur quelle option misez-vous ?

Si les robots font tout le travail, qu’allons-nous faire de notre temps libre ?

Au moment où Elon Musk annonce l’arrivée de ses humanoïdes, et en pleine mutation des formes de travail et de qualité de vie, à quoi allons-nous désormais occuper nos journées ?

  • Allons-nous juste avoir rien à faire (ennui total ou vacances perpétuelles) ?
  • Est-ce que cela va au contraire nous permettre de réaliser toutes nos envies créatives et découpler notre motivation, enfin débarassés des tâches ingrates ?
  • Allons-nous tous devoir nous mettre à programmer des robots, pour qu’ils deviennent nos parfaits petits domestiques ?
Annonce du Tesla Bot par Elon Musk, le 20 Août 2021

L’annonce du robot humanoïde de Tesla pose pas mal de questions, et nous invite à regarder ce qui se passe dans l’industrie de la mobilité. Bon nombre de technologies testées par les voitures et les avions, peuvent désormais équiper des humanoïdes.

« Fondamentalement, si vous pensez à ce que nous faisons actuellement avec les voitures, Tesla est sans doute la plus grande entreprise de robotique du monde, car nos voitures sont comme des robots semi-sensibles sur roues », a déclaré Elon Musk.

« Avec l’ordinateur de conduite entièrement autonome, […] qui continuera d’évoluer, et Dojo et tous les réseaux neuronaux qui reconnaissent le monde, qui comprennent comment naviguer dans le monde, il est assez logique de mettre cela sur une forme humanoïde. »

Le robot est « destiné à être amical (encore heureux !!!) et à naviguer dans un monde conçu pour les humains », a-t-il ajouté. Il a également précisé qu’ils le développent de manière à ce que les humains puissent le fuir (là, cela fait déjà plus peur) et le maîtriser facilement.

Il pèsera 125 livres et aura une démarche de 8 km par heure, (je ne sais pas trop pourquoi, sans doute une question d’équilibre…) et son visage sera un écran qui affichera des informations importantes.

Il est intéressant de noter qu’Elon Musk imagine que cette machine remplacera une grande partie des tâches humaines fastidieuses qui occupent actuellement la vie de tant de gens – pas seulement le travail, mais aussi des choses comme les courses et d’autres tâches quotidiennes. Il a évoqué un avenir dans lequel le travail physique serait un choix, (ok, mais quel choix!) avec toutes les implications que cela pourrait avoir pour l’économie.

Il est intéressant de noter qu’Elon Musk imagine que cette machine remplacera une grande partie des tâches humaines fastidieuses qui occupent actuellement la vie de tant de gens – pas seulement le travail, mais aussi des choses comme les courses et d’autres tâches quotidiennes. Il a évoqué un avenir dans lequel le travail physique serait un choix, avec toutes les implications que cela pourrait avoir pour l’économie.

« À long terme, je pense qu’il faut instaurer un revenu de base universel », a déclaré Elon Musk. « Mais pas tout de suite parce que le robot ne fonctionne pas ».

Elon Musk a terminé en invitant les ingénieurs à « rejoindre notre équipe et à nous aider à construire cela. »

N’oubliez pas que Tesla n’est pas le seul constructeur automobile, ni même la seule entreprise, à produire un robot humanoïde. Le robot Asimo de Honda existe depuis des décennies et il est incroyablement avancé. Toyota et General Motors ont également leurs propres robots, alors pourquoi sommes-nous si excités par celui de Tesla ? Le pouvoir magique des gurus du marketing de l’entreprise, peut-être ?

Est-ce simplement parce que c’est Tesla ? Ou est-ce à cause de ce superordinateur basé sur la vision, potentiellement très puissant, qui l’alimentera ?

Qui sait si ce robot humanoïde donnera lieu à quelque chose, mais nous continuerons à nous divertir avec les mises à jour de Tesla jusqu’à ce que nous puissions acheter l’une de ces choses dans un magasin et l’emmener chez nous pour acheter nos œufs.

Pour vous, cette intelligence artificielle, c’est plutôt de l’utopie ou c’est un signal fort que la réalité rattrape la fiction beaucoup plus vite que nous l’imaginions ?

Qu’en pensez-vous ?

Du plan climat à votre cahier d’idées

Urgence climatique, plan climat, loi pour le climat, journées mondiales diverses et variées, COP 25, 26, 27, 28, débat sur la transition énergétique ou l’économie bas carbone… ce ne sont pas les grands plans stratégiques et les grandes rencontres au sommet qui manquent, avec pour objectif commun la baisse des émissions de CO2 et de gaz à effets de serre. Fresque, jeux, colloques, votes, les initiatives s’enchaînent, il y a urgence. Malgré toutes ces bonnes volontés, on a parfois l’impression que rien ne bouge.

A l’autre bout de la chaîne, vous, moi, en train de nous demander ce que nous pourrions bien faire à notre humble niveau, dans nos habitudes ou comportements de tous les jours pour contribuer concrêtement à améliorer les choses, ou au moins à ne pas les empirer.

Entre ces approches macro (que certains critiqueront comme étant « hors sol », sans plan d’action et donc sans réel impact ou résultat), et votre cahier d’idées ou le mien sans moyen, comment trouver le bon chemin, celui qui consiste à avoir un impact plus grand qu’au niveau individuel, sans pour autant tomber dans les pièges de la réunionite qui n’avance pas et ne mène à rien ?

Dès lors, comment passer du « micro au macro » et du « macro au micro » sans se perdre ?

Ce « morceau du milieu » qui manque, je crois qu’il tient en fait, aux outils et aux méthodes qui permettent aux bonnes idées d’être testées et expérimentées à une plus grande échelle, et d’être facilement adaptable, réplicable, modifiable pour être déployées et adoptées par d’autres ailleurs. Comment faire pour que ce « mix & remix » de votre idée fonctionne ?

Très bien alors, admettons que nous ayons une bonne idée, avec un impact environnemental positif, par où commencer ?

C’est justement ce sur quoi nous travaillons avec les différents cercles de médiation de Syntezia sur des sujets tels que :

  • Le transport longue distance intense en carbone (comprendre pour ou contre l’hydrogène vert des bus, camions, bateaux, avions!)
  • Les nouvelles formes de mobilité urbaine décarbonnée (one-wheel, e-scooter, vélo électrique, trotinette, vélo cargo, EV…)
  • Le smart home, le smart building et le smart city (c’est bien gentil d’être smart à tous les niveaux, mais comment mesurer l’impact réel une fois que les usagers arrivent dans les murs !)
  • Les énergies décarbonnées du futur (hydrogène, batteries, micro-grid…)
  • L’économie circulaire (notamment dans le textile et la mode, que nous savons si problématique)
  • Les alternatives aux plastiques à usage unique
  • La protection de la biodiversité terrestre et marine
  • Les projets de digitalisation, objets connectés, intelligence artificielle, RPA, wearables, qualité de vie, blockchain ou crypto-monnaies (qui font beaucoup parler d’eux ces temps-ci)
  • Réduire les emballages (éco-conception, vrac…)

Nous participons avec nos idées et nos projets innovants à alimenter le dispositif suisse d’accélérateur d’innovation, qui permet un accompagnement méthodologique (par les fablabs et les living labs) et un financement des idées retenues mois après mois par un jury appelé « innovation committee ».

Concrêtement, qu’est-ce que cela permet de faire avec les bonnes idées ?

Vos idées peuvent être partagées publiquement sur une plateforme d’innovation ouverte afin de recevoir des commentaires d’autres acteurs de l’innovation. Il y a de la valeur dans l’échange, dans les commentaires, et c’est aussi parfois une bonne façon d’identifier un futur partenaire, qui cherche à faire sensiblement la même chose que vous ! Cela peut aussi permettre à un recruteur ou à des financiers de trouver des projets à impact.

Comment savoir si mon idée a le potentiel d’aller plus loin ?

Nous avons tout un processus pour cela, cela commence par la constitution d’une équipe de 2 personnes minimum (tout seul, c’est moins drôle!), l’ébauche d’une idée de décarbonation, vous pouvez ensuite la soumettre et vous rapprocher de nous pour étudier ensemble comment notre démarche de living lab (proche de celle du design thinking, avec une emphase particulière sur l’empathie et l’impact) va pouvoir vous aider à bien vous préparer avant de passer devant le jury et de savoir si votre équipe et si votre idée peuvent être accompagnées méthodologiquement et financées.

Si ça m’intéresse, et si j’ai une idée, je fais comment ?

Nous vous invitons simplement à vous faire connaître avec ce formulaire simple et nous vous contacterons très rapidement pour prendre rendez-vous, et discuter de la meilleure approche méthodologique pour se structurer.

Là tout de suite, je n’ai pas vraiment l’idée du siècle, mais le sujet m’intéresse, et je donnerais volontiers un coup de main, comment faire ?

Cela tombe bien, de nombreuses équipes émergentes cherchent des compétences, des co-financements et des partenaires de mise en oeuvre, et cela pourrait être vous !

Nous organisons des séances pour faciliter les rencontres, la mise en réseau par thème et les discussions.

Pour être tenu au courant de nos futurs match-making, vous pouvez nous envoyer un message (par mail à l’adresse yves.zieba@syntezia.com) et suivre nos pages LinkedIN pour ne rien manquer (digitalisation, mode et luxe durable, énergie renouvelable et hydrogène, mobilité décarbonnée, smart building & smart city, biodiversité terrestre et marine)

Qu’en pensez vous ?

La recette gagnante du bootcamp santé

  • Comment créer la rencontre entre les soignants, les patients et les « innovateurs » ?
  • Comment orchestrer cette collaboration pour qu’elle soit fructueuse en terme d’idées et de projets ?
  • Quelles avancées concrètes peuvent ressortir d’une telle initiative ?

Je me posais ces questions et quelques autres avant d’aller participer le week-end dernier au Defisource 2021 organisé par Silab et l’Ecole La Source à Lausanne (#defisource #silab #ecolelasource).

Sans préjuger des résultats du Day D (aujourd’hui!) et du format de pitch de 4 minutes qui se déroulera aujourd’hui en live sur YouTube, je peux déjà témoigner du niveau d’engagement des équipes, du bon sens (qui manque parfois cruellement dans d’autres format purement « tech ») et de l’originalité de leur propositions.

Lorsque le « groupe cible » se trouve être des patients ou des soignants ou les deux (modèle bi-face), évidemment cela raisonne fort et on se retrouve assez logiquement en posture d’empathie, les besoins semblent parfois évidents et avérés.

Cela ne nous a pas empêché de travailler sur les mêmes modèles (faisabilité, viabilité économique, attractivité de la proposition de valeur, segmentation des groupes clients, modèle économique, préparation au pitch).

Côté technologique, ce ne sont pas les options qui manquent, objets connectés pour détecter et alerter, réalité virtuelle, format moderne de transformation de compétences (lorsque l’on doit changer de fonction très rapidement et assimiler de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences en un temps éclair), robotique, scan et impression 3D pour le médical, pour ne citer que quelques options technologiques, croisées pendant ce camp d’entraînement intensif pour l’apprentissage de différents types de compétences.

C’était également une sorte de « rentrée des classes » présentielles des coachs de l’écosystème et donc forcément un vrai plaisir pour moi de les retrouver. Difficile d’imaginer meilleure ambiance et meilleures conditions pour co-créer, développer, tester et expérimenter ses idées que le Silab.

L’autre bonne nouvelle, c’est que vous pouvez vous aussi participer à l’aventure, rien de plus simple, il vous suffit de vous connecter sur YouTube pour voir les pitchs de 4 minutes (les équipes ont travaillé très dur pour en arriver là).

Sans spoiler les projets, je crois bien que l’équipe du défi source a trouvé la formule gagnante, et je vous promet que cela promet (sic) !

Voici le lien! https://dday.eventwise.ch/fr (gratuit et inscription obligatoire)

Les équipes vont devoir vous convaincre, vous le public inscrit.

Elles devront aussi convaincre le jury de la pertinence de leur solution innovante.

Les projets qui remporteront le plus de voix se verront décerner un ou plusieurs prix.

Ce que vous pouvez apprendre de l’économie bleue

Le 20 Avril à 18h00 avec Camila Amaya-Castro, nous vous donnons rendez-vous pour parler de l’économie bleue.

Vous êtes ainsi cordialement invités à nous rejoindre pour parler de :

« Ce que chaque entreprise peut apprendre de l’économie bleue »

Mais quelle “économie bleue”, dites vous ?



L’économie bleue, concept économique relatif à des activités économiques liées aux océans, aux mers et à leurs côtés. Ou l’économie bleue, concept initié par Gunter Pauli en 2010, répond aux besoins fondamentaux de tous avec ce que l’on a, en introduisant des innovations inspirées par la nature.

Nous vous parlerons des économie bleues.
Inscription gratuite et obligatoire (places limités)
🗓 Save the date ➡ 20 Avril à 18h00.
Pour s’inscrire c’est par ici : https://lnkd.in/eGRVDui

Nous parlerons notamment des enjeux et des droits de la mer, de la protection des littoraux et de la biodiversité marine.

Des évolutions et des innovations dans le secteur de l’hydroponie et de l’aquaculture, comme recours pour la résilience alimentaire.
Sans oublier bien entendu le côté plaisir et récréationnel que nous offre les océans et les mers. Et vous qu’en pensez vous ? A votre niveau, dans votre organisation, qu’allez vous faire pour protéger cet héritage ?

Interview radio de notre campagne de financement sur Radio Cité Genève 92.2

A l’occasion de notre campagne de soutien et de financement pour les industries créatives et culturelles à Genève, j’ai eu le plaisir d’accorder un entretien à Radio Cité Genève sur 92.2.

Entretien qui sera diffusé aujourd’hui à 10h40, 12h40, 16h40 sur 92.2

En répondant aux questions de Karine Pollien, j’ai pu revenir sur la genèse du projet initié pendant le hackathon Resilience Hack d’open geneva, la recherche de partenaires, la sélection des meilleures solutions, la préparation de la campagne et la recherche des 20 récompenses (objets, ateliers, parcours, coaching en ligne, rencontres) que nous proposons en contreparties jusqu’au 7 novembre 2020 pour encourager les genevoises et les genevois à soutenir les créatrices et les créateurs de mode durable et de luxe durable.

Au delà de la campagne, notre objectif est de métamorphoser les genevoises et les genevois en consommactrices et en consammacteurs en leur faisant découvrir ou redécouvrir toute la qualité de ce qui existe localement, avec des circuits courts et sans déchet.

Vous pouvez nous aider de nombreuses façons, en nous présentant des designers, en nous aidant à trouver un espace, avec votre temps, vos compétences, vos machines ou vous pouvez nous aider financièrement en échange de récompenses.

Nous interviewons volontiers les consommatrices et les consommateurs qui ont déjà modifié leurs habitudes de consommation.

Nous cherchons également des partenaires technologiques, médias et financiers pour pouvoir mettre en oeuvre les solutions de résilience que nous avons préparé en réponse à la crise du COVID19.

Parce que les structures porteuses des designers sont parfois de petite taille, il est parfois facile de croire que peu d’emplois sont en jeu. Après nos entretiens, nous savons qu’au contraire, de nombreux emplois sont directement et indirectement concernés.

C’est pour cela que notre équipe se mobilise.

Découvrez les récompenses jusqu’au 7 Novembre 2020 sur ces liens :

En français : https://crowdsupport.opengeneva.org/product/hack-your-style-experience-mode-durable-a-geneve/

En anglais : https://crowdsupport.opengeneva.org/en/product/hack-your-style-experience-mode-durable-a-geneve/

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez la moindre question sur hackyourstyle@syntezia.com

Aujourd’hui, je dois appeler mon plus gros client et je suis en slip !!!

Non, je ne vous parle pas de ma tenue en dessous de la zone de cadrage des vidéo-conférences que nous faisons toutes et tous en ce moment. Je vais plutôt aborder avec vous la métamorphose de la fonction commerciale, accélérée elle-aussi pas ce virus, qui a décidemment une aptitude à faire bouger les choses assez hors norme.

Priorité client : indiscutable, non négociable

En pleine crise du COVID19, il y a un consensus fort pour placer la priorité sur les clients existants, en commençant bien sûr par les plus importants en terme de revenus. Ceux qui apportent les plus gros « tickets ». La raison est simple, cela va être très compliqué de trouver des nouveaux clients et si on parvient à conserver nos clients existants, nous serons déjà bien contents. Nous pourrons revenir sur cette conception défensive, mais pour le moment, c’est quasiment la seule que j’entends.

Comment satisfaire mon client en plein COVID19?

Oui, mais voilà, comment s’y prendre ? Nous sommes majoritairement confinés et contraints dans nos déplacements, et comme nous pensons tous faire la même chose au même moment, il risque d’y avoir quelques difficultés concurrentielles supplémentaires. Problèmes:

  • Nous ne pouvons plus envoyer nos meilleurs talents sur place à la rencontre de ces chers clients
  • Notre modèle commercial « Top / Global / Focus / Consultative » account tenait principalement sur le nombre de visites sur site que nous pouvions réaliser, c’était cela notre façon à nous de différentier notre niveau de service
  • Avec le temps, les personnes souvent expérimentées qui s’occupent commercialement de ces clients importants, ont pris quelques libertés avec des petits détails (comme mettre à jour les données dans CRM, faire les e-learning ou suivre les processus par exemple).

Bref, la situation est ce qu’elle est, et aujourd’hui, c’est décidé, nous prenons les choses en main, nous redémarrons la machine, nous sommes proactifs et motivés, et nous prenons notre courage à deux mains pour gérer la relation client à distance. Oui, mais voilà, nous nous rendons compte que les compétences de ces « super » vendeurs ne correspondent plus vraiment à la nouvelle donne.

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Certes, ils ont réussi à négocier une belle grosse berline comme voiture de fonction, jugez en par vous même:

  • ils/elles jouent au golf très régulièrement
  • elles/ils savent tenir tête à leur client au concours de celui ou de celle qui a le meilleur coup de fourchette
  • ils/elles savent choisir les vins comme personne
  • elles/ils connaissent les bars branchés pour les « Afterworks » avec les clients, et savent comment faire passer la bouteille de champagne (un peu chère parfois quand même) en note de frais…

Malheureusement, les clients et les acheteurs sont eux-mêmes confinés, et leur voiture qui en jette ne leur sert plus à rien, les restaurants et les hotels sont fermés et le « bagou » sur les stands et dans les congrès ne leur sert plus à rien, au moins pendant quelques temps. Bon, courage, je l’appelle, je lui raconte deux ou trois blagues, je lui parle de ses vacances et je lui propose de se revoir bientôt, dès que ce confinement est terminé.

Quoi ? Pas intéressé par ma prochaine visite ??? Comment ça ? Il fallait aller plus vite ? Plus la peine de venir ?!!! Pire, hier, le même client a appelé le département marketing pour leur demander d’être plus rapide et plus flexible.

Bon, ok, pas de panique, il est où déjà mon login pour le CRM ? Je ne m’en souviens plus… pas grave, je vais appeler la réception du client et lui demander de me passer mon point de contact principal, à zut, je ne me souviens plus du nom de son département…

Vous voyez le topo…

Aujourd’hui, les acheteurs demandent légitiment à leurs fournisseurs, flexibilité, adaptabilité, d’être à jour et à la pointe de leur domaine pour continuer à travailler avec eux. Ils doivent revoir ce qui est essentiel pour eux.

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Vers la fin des mauvaises habitudes et des excès de « divas » ?

Alors, est-ce vraiment fini la belle vie, la belle voiture de fonction, le petit attaché-case, les brochures en papier glacé, les bons restaurants avec les clients, les petits fours, les séminaires au vert, le beau costume, le beau tailleur, le lunch jusque 15h, le café, le pousse café et les petits apéros qui s’éternisent tard (vraiment très tard, et « je te promets, j’étais obligé de rester avec le client ! ») le soir parce qu’il fait beau et qu’on est jeudi ?

Disons que les entreprises vont probablement se demander si ce modèle commercial à distance qu’elles tentent d’expérimenter depuis quelques années pour les petits clients sans importance, le « direct selling » ou la « vente à distance », ne va pas représenter quelques intérêts pour l’entreprise, voire devenir la nouvelle « norme opérationnelle de facto post COVID ».

Finalement, ils/elles savent gérer une relation à distance, ce sont les rois des données, ils ont segmenté leur carnet d’adresse entre professionnels et personnels, ils savent gérer un grand nombre de clients, ils savent vendre par téléphone… le vendeur ATAWADAC, la relation manager à distance, ce sont celles et ceux dont nous avons besoin.

Et ce bon vieux vendeur « Old school », cette vendeuse terrain, sympathiques, souriants, qui ont de l’entre-gens et qui misent beaucoup sur cela, que vont ils devenir ???

Très difficile à dire à ce stade, nous n’avons pas de boule de cristal. Espérons que les comportements excessifs vont cesser (j’en ai quand même connu qui arrosé les plantes au champagne dans des « sales conference » visiblement un peu trop arrosées !!!)

Mon royaume pour un telesales !!!

Elle sait vendre par téléphone juste grâce à sa voix ? Il ne demande pas de voiture de fonction ? Elle ramène des contrats à distance ? Il n’a jamais besoin de remboursement de notes de frais ? Il ne souhaite pas de bureau et veut travailler depuis chez lui pour pouvoir garder un oeil sur ses enfants? Il adore même utiliser CRM et trouve que c’est structurant (« tu es sûr qu’il est normal ? »). Elles mangent ensemble tous les midis avec les petits nouveaux du digital marketing. Je me demande bien ce qu’ils se racontent tous ces jeunes.

C’est qui ce talent ? Tu le connais ? Il faut que je le rencontre !

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Vers l’émergence d’une vraie fonction « digital sales » pour les grands comptes

En conclusion, ce qui est en train de se passer, c’est que le COVID19 force les entreprises à inverser leur modèle opératoire, la relation client à distance devient la norme alors qu’elle ne l’était pas du tout pour les grands comptes clients. Les exigences en terme de satisfaction client ne vont pas évoluer à la baisse, au contraire. Si le marketing avait déjà bien entamé sa révolution digitale, et est déjà passé à l’étape de l’automatisation de ces processus, la fonction de vente avait un peu trainé des pieds et avait sans doute pris du retard dans sa transformation digitale pour se positionner comme « la parole du client », « l’acteur de proximité et de confiance »; « la crédibilité du terrain », « la connaissance du territoire et de ses acteurs ».

Les « commerciaux classiques » ont désormais un choix clair, mais difficile, se réinventer ou être disruptés !

Les cartes vont être rebattues. Cela semble désormais inévitable.

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  • Combien de cartes de visite avez vous distribué en Mars-Avril ?
  • Combien de visites clients avez vous effectué par jour ?
  • Combien de nouvelles personnes avez vous rencontré ce mois-ci chez vos clients ?

En listant les KPI, on se rend bien compte que les codes ont changé ! Pouvez vous encore garder un directeur commercial qui n’est pas sur LinkedIN ? Sérieusement ??? Combien de temps ?

Souvent, les commerciaux commencent par gérer les petits comptes clients, deviennent très autonomes et digital savvy, car ils/elles doivent gérer un large portefeuille en terme de nombre de clients, et sont devenus particulièrement efficients et efficaces à distance.

Les commerciaux plus « seniors », ont eux gagné leurs galons avec le temps, et ont réussi à négocier de gérer les portefeuilles de grands comptes (Moins de clients, de plus gros contrats, de plus grosses commissions, enfin en théorie).

Les jeunes en telesales pour se faire les dents et les seniors sur les grands comptes, après tout, avec le temps, ils/elles l’ont bien mérité. Ce modèle de gestion des carrières fréquent tient-il encore la route ? Est-ce le seul ? Certes bouger un bon commercial, c’est toujours à contre coeur, car il / elle laisse un trou important sur un compte client stratégique.

Peut-on vraiment garder une équipe commerciale qui n’a pas pris le virage des réseaux sociaux ou de la mobilité ? Est-ce bien raisonnable de leur confier l’avenir de votre entreprise, sa prospection et ses revenus de demain ?

Certains groupes l’ont largement anticipé, en évaluant et en formant leur super vendeurs et leurs super vendeuses aux techniques de vente à distance, d’autres moins, notamment au sein des PMEs… C’est maintenant que cela se joue, et c’est maintenant que nous allons voir si les compétences de flexibilité, de travail en équipe, d’agilité, de motivation d’apprendre (notamment les nouveaux outils mobile, cloud et analytiques) et si les qualités de vendeurs à distance, existent dans votre organisation.

Si oui, tant mieux. Si vous avez un petit doute et souhaitez savoir où vous en êtes réellement, appelez-moi et on peut regarder ensemble, j’ai quelques bonnes pratiques à partager !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 raisons de se réjouir de l’arrivée du printemps

Le mois de mars arrive à grands pas, et avec lui le printemps. Nous vous avons préparé trois belles occasions de se rencontrer, et d’échanger, avec des séminaires à taille humaine pour pouvoir avoir des temps d’interaction privilégiés.

Pilotage avec Laurent & Hendrick

La première occasion, c’est la soirée des pilotes executifs à Genève.

Avec Laurent et Hendrick, nous vous avons préparé un programme pour parler de capital humain, de maturité financière et de cohérence stratégique. Le tarif préférentiel « Early Bird » est ouvert jusqu’au samedi 29 février, à 90- au lieu de 120- sur le lien suivant:

Pour tout savoir, et pour réserver votre place, voici le lien.

Sport et performance avec Angélique

La seconde occasion, nous vous la proposons avec Angélique Tefenkgi, avec une approche inédite de la performance et de l’état d’esprit, à travers des parallèles avec le sport de haut niveau.

Hackons la mode avec vous tous !

La troisième occasion, ce sera le samedi 21 Mars au Campus Biotech, le temps d’un hackathon sur la mode durable pendant le festival d’innovation ouverte Open Geneva. L’évènement est gratuit pour les participants, l’inscription est obligatoire sur ce lien, qui vous permettra de mettre en lumière votre profil et de découvrir les challenges que nous vous proposons de relever.

Vous pouvez aussi nous soutenir en devenant sponsor. Il suffit de me contacter pour en savoir plus.

Bref, un magnifique printemps en perspective, j’espère que nous pourrons nous voir lors de ces séminaires.

La plateforme technologique du grand Genève

Merci au Dauphiné pour cet article sur notre plateforme technologique, et sur la possibilité de co-designer de nouveaux projets grâce à elle.

L’occasion de faire un retour sur les 3 dernières années d’activité de notre association, de nos principaux succès (la Fête de la Science, le bootcamp entrepreneurial, des cours de design thinking ou de découpe/gravure laser, nos campagnes de financement participatif, nos activités de création de jeux vidéos ou les initiations à la robotique), de nos différentes étapes vers la croissance, en utilisant les principes de l’innovation ouverte et aussi et surtout de remercier toute l’équipe qui a contribué à ce beau parcours collectif.

L’occasion aussi de faire un peu de prospective et d’inventer ensemble, en utilisant l’intelligence collective de notre groupe, comment nous allons faire émerger de nouveaux écosystèmes innovantes, en capitalisant sur les parcours de chacun et la combinaison de compétences pour aller vers de nouveaux succès.

Dauphine

Les 7 clés du succès d’un tiers-lieu vibrant un peu plus que les autres

A l’occasion d’un passage à Bordeaux, je ne pouvais pas manquer d’aller jeter un petit coup d’oeil au tiers-lieu référence du moment: Darwin. Imaginez une rive très industrielle, des friches, à proximité immédiate d’un centre ville cossu. Autrefois, personne n’aurait voulu s’y installer, désormais, c’est « the place to be » pour tout startuper qui se respecte.

Comment ce miracle économique se met-il en place ? Pourquoi cela séduit les millenials ? Ce modèle de tiers-lieu « bio/bobo/solidaire/local », est-ce réplicable ailleurs ?

Nous y sommes allés pour déjeuner et pour voir, et effectivement, c’était bel et bien vibrant !

1- Un lieu convivial dans lequel on peut manger et boire local et bio.

Impossible de manquer le magazin général, l’épicerie bio (et plutôt chère) et le restaurant/bar/café de ce site. Nous y avons mangé, on a pu tester la bière bio et locale, la « Darwinbeer », le friz cola local et militant, une formule végétarienne et bio (évidemment), et le fameux « Darwin » Burger 🙂 que nous avons pu payer avec la monnaie locale.

La café est torrefié sur place, et le vin de Bordeaux coule à flot au milieu d’une belle sélection d’objets vintage (flipper, moto, scooter, lampes…)

 

2- Le skateboard « roi »

Très impressionné par les infrastructures en bois pour le skatepark d’intérieur (les pipes sont impressionnants) et le bol d’extérieur en béton pour les skates et les trotinettes, qui se mèlent joyeusement avec des bancs et des tables de récupérations, et un sauna solaire (dans tous les sens du terme!).

La mobilité douce est au coeur de l’espace, aucune voiture ne circule, et c’est très rassurant pour visiter le site à vélo et/ou avec des enfants. Notamment par les temps qui courent.

3- Le sport, ingrédient de la qualité de vie sur site.

On peut faire du skate (on a compris), mais on peut également y faire du sport, du baby-foot, du basket, du yoga, de la zumba, du piano, de la gym, de la méditation… avant de pouvoir se détendre dans des endroits de convivialité vintage.

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4- Le Street-Art est partout

Difficile de trouver un mur non taggué, et finalement, cela donne un tout plutôt cohérent et disons-le très réussi. Cela m’a rappelé certains quartiers et squats de Berlin dans les années 90 (Prenzlauerberg, Kreuzberg, Mitte) juste après la chute du mur. Quartiers devenus aujourd’hui incontournables économiquement.

 

5- Des pros du marketing et de la com, critère clé de succès

Tout dans la décoration, dans la signalétique, dans la sélection des objets vintage a été soigneusement choisi. Rien dans le style n’est laissé au hasard. Même la vieille goutière est devenu un support publicitaire pour les autocollants des start-ups !

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Ici règne l’esprit « bobo-hipster-steampunk-à chiens » et tout est fait pour attirer les « startupers millenials » dans le coup, sensibles à la cause environnementale et recyclage. Assez bizarrement il n’y a pas de fablab, sur le site, mais l’esprit DIY y est néanmoins invoqué, et les déchets à recycler et revaloriser sont visibles.

6- Une conciergerie « prestataire de services »

Les business-centers n’ont plus qu’à bien se tenir, que ce soit à l’accueil où le catalogue de services est très clair, ou dans les espaces de co-working sécurisé à l’étage, il y a tout ce qui faut pour développer sa startup, surtout si elle a du sens.

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On croise notamment des agences de com, des startups d’e-santé, des prestataires d’externalisation RH, helloasso (que nous connaissons bien!), la plateforme de paiement des associations, du mobilier design, des salles de réunion flexibles et modulables, (quand l’une s’appelle « Meta », celle d’à coté s’appelle « morphose »!), du mobilier pro familier.

 

7- Une programmation qui a du chien

Une grande salle permet l’organisation de grands concerts. La prochaine accueillera Franz Ferdinand et d’autres groupes célèbres à l’occasion du prochain festival Ocean Climax, du 7 au 10 septembre 2017 pour une éco-mobilisation de rentrée, forte.

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Le lieu devrait vibrer encore un peu plus à cette occasion.

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Alors, finalement, est-ce un modèle ? Peut-on le répliquer ? Quelles sont les recettes qui marchent pour redonner vie à un site qui avait a priori tout contre lui ? Quels enseignements pour les autres espaces qui cherchent à se métamorphoser ?

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Tout semble indiquer que le lieu (la friche industrielle d’une caserne désaffectée immense), le quartier (une rive sous-estimée dans une ville coupée en deux par la Garonne, avec peu de ponts), et surtout les personnes qui ont créé cette communauté sont uniques. Pourtant, des projets de répliquer Darwin ailleurs, (notamment à Lyon), sont dans les cartons. Il y a assurément des bonnes idées derrière tout cela.

Après tout, il y a sans doute d’autres friches industrielles à métamorphoser, non ?

 

 

 

Quels secteurs devraient s’intéresser au prototypage rapide et aux fablabs entrepreneuriaux ?

Le prototypage rapide a le vent en poupe en ce moment.

Pourquoi cela intéresse-t-il de plus en plus les départements d’innovation ? Dans quel secteur le prototypage rapide est pertinent ? Où trouver les acteurs et les compétences pour couvrir les besoins ?

Une opportunité pour recréer un écosystème local d’acteurs économiques innovants ?

Avec les turbulences économiques, de nombreuses entreprises doivent se réinventer, et pour se réinventer, elles se tournent vers l’innovation de services, de process et de produits. Une opportunité s’offre à elle dans cette nouvelle phase. Celle du prototypage rapide. En effet, il est désormais plus facile, plus rapide et souvent moins cher de prototyper, notamment en passant par un fablab, déjà équipé.

Besoin de valider une option parmi plusieurs ? Besoin de créer une petite série pour tester un concept, la barrière de l’achat de la machine, et de la mise en place de tout le dispositif 3D de production n’est plus une barrière. Vous pouvez désormais trouver tout ou presque tout dans un fablab.

Cela intéresse-t-il tout le monde dans tous les secteurs ?

Bien sûr, l’industrie, en général, et les entreprises qui produisent déjà des produits sont en première ligne. Automobile, aérospatial, énergie, industrie du bois, mais aussi produits de grande consommation et administrations publiques, y voient de plus en plus des opportunités d’achats locaux et responsables et redécouvrir l’intérêt de la proximité et de la discussion avec un fournisseur local.

prototypage

Comment savoir si cela a un intérêt pour mon entreprise ou si cela n’a d’intérêt que pour les autres ?

Nous avons préparé quelques questions pour vous aider à y voir plus clair et à articuler vos besoins. En quelques minutes, vous allez savoir si vous pouvez gagner du temps et de l’argent grâce au prototypage rapide, ou si c’est réservé aux autres ! Cliquez ici !

 

 

 

 

 

7 façons d’avoir une bonne utilisation des écrans

« Papa travaille beaucoup en ce moment, il rentre stressé du travail après 3 semaines de déplacements professionnels. Je ne l’ai pas vu depuis longtemps, et quand il est là, je n’ai pas le droit de jouer ni d’utiliser l’ordinateur parce qu’il ne comprend pas que c’est mon rêve de faire ça comme métier. Le pire, c’est que maman est d’accord avec lui. »

Témoignage entendu hier par un jeune collégien, qui voulait rejoindre notre club de gaming, mais n’en avait pas le droit. Du coup, je trouve important de partager avec les enfants, les enseignants et les parents ces 7 conseils pour permettre une saine utilisation des écrans.

D’un coté, c’est vrai que les lumières bleues peuvent altérer le sommeil, et que les phénomènes d’addiction peuvent exister dans le gaming.

D’un autre coté, interdire purement et simplement l’usage des écrans, c’est prendre un risque envers l’avenir des enfants, en leur donnant des années de retard sur de nombreux sujets. Aucun parent ne souhaite empêcher son enfant d’explorer l’espace, de rêver, de jouer à plusieurs, d’interagir, d’utiliser leurs sens, d’être créatif, de développer leur langage, d’apprendre des langages (le coding et la programmation en sont).

Alors que faire ? Comment trouver le juste milieu et le bon équilibre ? Quel contenu autoriser ? Combien de temps est un temps de jeu raisonnable ? Avec qui est-il acceptable de laisser votre enfant jouer ? Quand doit il pouvoir jouer ? Uniquement pendant les vacances ? Après les devoirs ? Jamais ?

Nous vous proposons ces quelques pistes pour les utiliser comme outil de dialogue intergénérationnel et faire la part des choses entre mythe et réalité.

 

1- Le temps passé devant l’écran ne doit pas se substituer au jeu libre, à l’activité physique et veillez à maintenir les interactions avec l’entourage et les amis, notamment en favorisant le jeu en équipe ou en club.

2- Mettez des règles simples en place pour trouver un dialogue et un équilibre. Faites le dès le jeune age. Pas d’écran avant 3 ans, ce n’est pas négociable. Ensuite, on discute.

3- Respectez les âges indiqués sur les jeux, applications ou programmes. Si c’est moins de 18 ans, c’est moins de 18 ans. Le contenu est créé pour un certain âge. Il doit être visionné par le même groupe d’âge. Donc attention à l’influence des grandes sœurs et des grands frères, et attention aux Youtubers, qui ne respecteraient pas cela. Avoir un œil sur les YouTubers préférés de vos enfants et vous assurer qu’ils respectent cela, est très important. Soyons présents, à l’écoute de nos enfants et échangeons sur le contenu visionné.

4- Privilégier les contenus interactifs pour éviter l’isolement du gamer. Pour savoir si le contenu est interactif, demandez avec qui joue votre enfant et consultez le forum de gaming pour vous faire votre propre opinion.

5- Les lumières bleues ont des effets sur le sommeil. On évite donc les écrans le soir, et la nuit.

6- Encourager votre enfant à partager ce qu’il aime (quel jeu, quel Youtuber…), ce qu’il ressent, ce qu’il voit, avec qui il joue. Dans un même jeu, il peut y avoir des mods différents, certains sont plus créatifs que d’autres.

7- Soyez vous-même un modèle, (facile à dire !) limiter votre propre utilisation d’écrans, surtout en présence d’enfants. Après tout, difficile de lui demander de respecter des règles que vous ne respectez pas vous-même. Il vous le fera rapidement comprendre.