Sommet mondial de l’IA à Genève : le moment de vérité pour les entreprises

En 2027, Genève ne va pas seulement accueillir un sommet de plus sur l’IA : elle va devenir, pour quelques jours, la salle de contrôle mondiale où se discutera très concrètement la manière dont nous voulons déployer l’IA dans l’économie réelle.


Ce qui sera vraiment sur la table

Au‑delà des annonces politiques, le sommet de Genève 2027 s’annonce comme un espace très opérationnel autour de trois grands blocs pour les entreprises.

  • Gouvernance & régulation de l’IA
    Cadres internationaux, droits fondamentaux, exigences de transparence, conformité avec les futures régulations (AI Act, lignes directrices nationales) : comment transformer ces textes en pratiques concrètes dans les organisations.

  • Cas d’usage à impact élevé
    Santé, finance, industrie, climat, services publics : les use cases présentés viseront moins le “proof of concept” que le passage à l’échelle, avec un accent sur la robustesse, la sécurité et la valeur business mesurable.

  • IA responsable, humaniste et durable
    Trust, souveraineté des données, impact social, réduction des inégalités : Genève, capitale du multilatéralisme, veut faire de ce sommet un lieu où la performance technologique est discutée au même niveau que l’éthique et le droit.

Un enjeu business, pas seulement éthique

Pour un comité de direction, ce sommet arrive à un moment charnière : l’IA n’est plus une option, mais son intégration “n’importe comment” devient un risque stratégique majeur.

  • Risque de non‑conformité réglementaire
    Les cadres se durcissent : privacy, explicabilité, traçabilité, devoir de diligence… Ne pas anticiper, c’est exposer son organisation à des sanctions, à des pertes de contrats et à un déficit de confiance.

  • Risque de décrochage concurrentiel
    Les entreprises qui structurent aujourd’hui leur feuille de route IA (data, modèles, gouvernance, compétences) prennent plusieurs années d’avance sur leur secteur en productivité, qualité de service et innovation.

  • Risque humain et culturel
    Sans une approche humaniste, l’IA génère anxiété, rejet, conflits sociaux et désengagement. À l’inverse, une IA pensée avec les équipes devient un formidable levier d’engagement, de développement de compétences et de sens.

Pour un décideur B2B, Genève 2027 est donc un laboratoire stratégique : venir, c’est benchmarker, se positionner et ajuster sa trajectoire avant que le cadre global ne se fige.


Ce que cela change concrètement pour les entreprises

L’après‑sommet ne se jouera pas dans les communiqués, mais dans les plans d’action que chaque organisation décidera d’assumer. Voici, très concrètement, ce qui peut changer.

  • Un cadre de gouvernance IA clarifié
    S’inspirer des lignes directrices qui émergeront à Genève pour structurer un comité IA, des politiques internes claires, des processus de validation des cas d’usage et un pilotage des risques lisible pour les Boards.

  • Des partenariats et coalitions nouvelles
    Genève veut se positionner comme pont entre Nord et Sud, public et privé, recherche et industrie : pour les entreprises, c’est une opportunité unique de co‑construire des standards, des alliances sectorielles et des projets multi‑pays.

  • Une bascule de l’IA “outil” vers l’IA “infrastructure stratégique”
    L’IA cesse d’être un sujet “innovation” isolé pour devenir un pilier de la stratégie d’entreprise, au même titre que la finance ou les RH : investissements ciblés, montée en compétence, nouveaux modèles de revenus, reconfiguration de la chaîne de valeur.

En tant qu’ambassadeur d’une IA responsable, humaniste et durable, je suis convaincu que Genève 2027 peut marquer le moment où nous sortons d’une IA subie pour entrer dans une intelligence réellement partagée – entre États, entreprises, chercheurs et citoyens.


Et vous, quel rôle voulez‑vous jouer à Genève 2027 ?

Si vous êtes dirigeant, membre d’un COMEX, DRH, CIO, CDO ou responsable innovation, la vraie question n’est plus “Faut‑il aller à ce sommet ?”, mais :

  • Que voulons‑nous y défendre comme vision de l’IA dans notre secteur ?
  • Quelles alliances stratégiques voulons‑nous y nouer ?
  • Quel plan d’action voulons‑nous ramener dans nos équipes après Genève ?

Je continuerai, d’ici 2027, à accompagner les organisations qui veulent faire de l’IA un levier de création de valeur responsable, alignée avec les humains, la planète et le long terme.

À Genève, la technologie sera au centre des discussions, mais c’est bien notre capacité collective à en faire un projet de société qui fera la différence.

🌟 Honored to be named among the 10 Most Visionary Business Leaders of 2026

I’m thrilled to share some exciting news — Achiever Magazine has featured me among “The 10 Most Visionary Business Leaders Making Waves in Industry, 2026.”

This recognition is much more than a personal milestone. It reflects the incredible journey of Syntezia Sàrl and the communities of values AgileNetup and Hack Your Style that believes in blending innovation, human creativity, and sustainability to build a better business future.

Being acknowledged alongside such forward-thinking leaders is both humbling and energizing.

It’s a reminder of why purpose-driven innovation matters — not just for growth, but for shaping meaningful progress that benefits people and the planet.

A heartfelt thank you to the Achiever Magazine team for showcasing these inspiring stories and for giving a voice to entrepreneurs and leaders who are making a difference in their fields.

You can read the full article here:
👉 Yves Zieba – Achiever Magazine

And explore the full digital edition featuring visionary leaders from across industries:
📘 The 10 Most Visionary Business Leaders Making Waves in Industry, 2026

Thank you to everyone who has been part of this journey — partners, clients, and collaborators who continue to turn bold ideas into reality.

Here’s to pushing boundaries, creating impact, and shaping the next chapter of innovation together. 🚀✨

#Leadership #Innovation #Sustainability #Syntezia #VisionaryLeaders #BusinessTransformation

De l’enfance rurale à l’innovation

Dans cet entretien vidéo, Vivi Andermatt reçoit Yves Zieba pour une conversation profonde et sans filtre sur le sens d’un parcours de vie, depuis une enfance rurale jusqu’aux défis de l’innovation contemporaine.

Ensemble, ils explorent comment les racines, les valeurs et les rencontres déterminent la façon dont on crée, entreprend et contribue à la société.​​

Un parcours qui commence loin des projecteurs

Yves Zieba raconte comment son histoire commence dans un environnement rural, marqué par la simplicité du quotidien, le contact avec la nature et une éducation centrée sur l’effort et la responsabilité.

Ce cadre, loin des grandes métropoles et des hubs technologiques, forge un regard particulier sur le travail, la solidarité et la manière de faire face aux difficultés.​

Loin d’être un handicap, ce départ modeste devient un terrain d’apprentissage unique : apprendre à faire beaucoup avec peu, développer une créativité de terrain, cultiver la curiosité et l’envie de comprendre le monde au-delà de son village.

L’entretien met en lumière la manière dont ces premières années ont façonné son caractère, son sens de l’initiative et sa capacité à se réinventer.​

De la curiosité à l’entrepreneuriat

Au fil de la discussion, Yves Zieba explique comment cette enfance est devenue un moteur pour explorer d’autres horizons, se former, voyager et finalement se tourner vers l’entrepreneuriat. Il décrit les étapes qui l’ont amené à lancer des projets, à expérimenter, à parfois échouer, mais surtout à apprendre en continu.​

L’échange avec Vivi Andermatt insiste sur le rôle de la curiosité comme fil conducteur : curiosité pour les gens, pour les idées, pour les nouvelles façons de travailler et pour les innovations qui transforment nos sociétés.

On découvre un entrepreneur qui ne se limite pas aux chiffres, mais qui pense aussi en termes d’impact, de sens et de transmission.​​

Innover sans perdre ses valeurs

Un des moments forts de l’entretien concerne la question des valeurs : comment rester fidèle à ce qui nous construit, tout en évoluant dans des environnements compétitifs, rapides et parfois déshumanisants ?

Yves Zieba partage sa vision d’une innovation utile, inclusive et responsable, qui ne se résume pas à la technologie, mais englobe aussi les relations humaines, l’éducation et la manière d’accompagner le changement.​

Vivi Andermatt, fidèle à l’esprit de son podcast « Sans date de péremption », l’amène à parler de l’âge, des transitions de vie et de la façon dont on peut ouvrir un nouveau cycle professionnel et personnel après 40 ans et au-delà.

L’entretien devient alors un échange inspirant pour toutes celles et ceux qui se posent des questions sur la suite de leur parcours, qu’ils soient en reconversion, en création de projet ou en quête de plus de sens au quotidien.

Un dialogue authentique et sans complaisance

Ce qui fait la richesse de cette vidéo, c’est le ton.

On n’est ni dans le discours formaté, ni dans la success story superficielle, mais dans un dialogue authentique, parfois vulnérable, où l’on parle aussi des doutes, des peurs et des remises en question.​​

Vivi Andermatt pose des questions précises et bienveillantes, laissant à son invité l’espace pour développer ses réponses et partager des anecdotes concrètes.

On touche à des thèmes universels : la place du travail, l’équilibre de vie, la résilience, la transmission aux générations suivantes et la manière de rester aligné avec soi-même au milieu des changements.​​

Pourquoi regarder cette vidéo ?

Cet entretien tombe à point nommé pour tous ceux qui sentent qu’un cycle se termine et qu’un autre commence, que ce soit dans leur carrière, leur vie personnelle ou leur engagement dans la société.

Il offre un regard lucide mais optimiste sur la capacité de chacun à réinventer son chemin, en s’appuyant sur ses racines tout en embrassant l’innovation.​

Que tu sois entrepreneur, salarié, en transition, étudiant ou simplement en quête d’inspiration, tu y trouveras des clés de réflexion pour avancer avec plus de clarté et de confiance.

C’est aussi une belle occasion de découvrir le travail de Vivi Andermatt, qui donne la parole à des parcours riches, profonds et souvent méconnus.

https://www.youtube.com/watch?v=xzaz40oU_dI&t=4170s

Pourquoi 95 % des projets d’IA échouent

La dure réalité du « GenAI Divide »

Depuis l’explosion de ChatGPT, les entreprises se sont ruées sur l’intelligence artificielle générative avec une promesse simple : une révolution immédiate de la productivité. Pourtant, un rapport récent du MIT vient doucher cet optimisme : 95 % des projets pilotes en entreprise ne parviennent pas à délivrer une valeur mesurable sur le profit et les pertes (P&L).

Ce n’est pas la technologie qui est en cause, mais la manière dont les organisations tentent de l’intégrer.

Décryptage des raisons de ce naufrage et des secrets des 5 % qui réussissent.

1. Le syndrome de l’outil « statique »

L’une des découvertes majeures du MIT est le fossé d’apprentissage. Contrairement aux employés humains qui apprennent de leurs erreurs et s’adaptent au contexte de l’entreprise, la plupart des outils d’IA déployés restent « statiques ». Ils ne mémorisent pas les préférences des utilisateurs et ne s’améliorent pas avec l’usage.

Résultat : l’outil devient une curiosité technologique plutôt qu’un partenaire de travail, et finit par être délaissé.

2. Le piège du marketing et de la visibilité

L’étude souligne un biais d’investissement massif : les budgets sont majoritairement alloués aux fonctions Ventes et Marketing, car les cas d’usage (rédaction d’emails, création de contenu) sont très visibles. Pourtant, ce sont les domaines où le ROI est le plus faible. À l’inverse, les projets réussis se concentrent sur le « Back-Office » : automatisation de la conformité, analyse de risques financiers ou revue de documents juridiques. Moins spectaculaires, ces projets génèrent pourtant des millions d’économies réelles.

3. L’économie de l’IA « de l’ombre » (Shadow AI)

Pendant que les entreprises peinent à déployer des solutions officielles complexes, les employés utilisent massivement leurs comptes personnels (ChatGPT, Claude, Gemini) pour gagner du temps. Cette « économie de l’ombre » montre que l’IA fonctionne au niveau individuel, mais que les structures rigides des entreprises empêchent de passer à l’échelle industrielle.

4. Le dilemme « Build vs Buy »

L’étude du MIT révèle un chiffre frappant : les solutions achetées auprès de fournisseurs spécialisés ont deux fois plus de chances de réussir que les projets développés en interne. Construire son propre LLM ou sa propre infrastructure est un gouffre financier pour la plupart des entreprises qui n’ont ni les données structurées nécessaires, ni le talent interne pour maintenir ces systèmes.

Comment rejoindre les 5 % de gagnants ?

Pour franchir ce fossé, le MIT conseille de changer de paradigme :

  • Passer de l’outil à l’agent : Déployer des systèmes capables de retenir le contexte et de s’intégrer dans les flux de travail existants.
  • Viser le ROI, pas le buzz : Prioriser les gains d’efficacité opérationnelle internes avant de chercher à transformer l’expérience client.
  • L’intégration humaine : Traiter l’IA non comme un logiciel que l’on installe, mais comme une nouvelle compétence que l’organisation doit apprendre à manager sur le long terme.

En conclusion, l’IA n’est pas une « panacée magique » mais un levier qui exige une refonte profonde des processus métier. Ceux qui voient l’IA comme un simple gadget IT sont condamnés à rester dans les 95 % d’échecs.


L’étude du MIT sur l’échec des projets IA

Cette vidéo analyse en détail les conclusions du rapport du MIT et explique pourquoi la plupart des entreprises font fausse route dans leur stratégie d’adoption de l’IA.

Plus d’information sur l’IA dans mes collections d’e-books.

https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

IA et finance

https://www.amazon.fr/dp/B0DS9VMXW3

IA et RH

https://www.amazon.fr/dp/B0FP2THK22

100 cas d’usage de l’IA

https://www.amazon.fr/dp/B0FF1RR3YQ

No, 95% of AI Pilots Aren’t Failing – YouTube

The AI Daily Brief: Artificial Intelligence News · 90 k vues

TEKTiTE 2026 : Connecter l’Europe et l’Asie pour l’économie numérique

TEKTiTE 2026 : Le pont numérique entre l’Europe et l’Asie pour l’économie de demain

Par la rédaction | Temps de lecture : 3 minutes

L’économie numérique mondiale ne connaît pas de frontières, mais elle nécessite des catalyseurs pour transformer les idées en partenariats concrets. C’est précisément la mission de TEKTiTE 2026, la plateforme de référence pour l’intermédiation technologique, co-organisée cette année encore par les experts de Syntezia Sàrl.

Qu’est-ce que TEKTiTE 2026 ?

Plus qu’une simple conférence, TEKTiTE 2026 est un écosystème de « Brokerage » (intermédiation) conçu pour connecter les pôles d’innovation les plus dynamiques du monde, notamment entre la Corée du Sud, la Suisse, l’Asie et l’Europe.

Accessible, l’événement se concentre sur les technologies de rupture qui définissent l’économie numérique moderne.


Les 3 piliers de cette édition sur l’économie numérique

L’édition 2026 se distingue par une approche pragmatique axée sur trois axes majeurs :

  1. Le Transfert de Technologie : Faciliter le passage de la recherche académique à l’application industrielle.
  2. L’Innovation Ouverte (Open Innovation) : Permettre aux grandes entreprises (« Seekers ») de trouver des solutions agiles chez des startups innovantes (« Suppliers »).
  3. La Durabilité Numérique : En collaboration avec Syntezia, un accent particulier est mis sur la « Tech for Good », où le numérique sert la transition écologique.

Pourquoi participer ?

Que vous soyez une startup en quête d’expansion internationale ou un investisseur à l’affût des dernières tendances DeepTech, TEKTiTE offre des opportunités uniques :

  • Opportunité de pitch en ligne
  • Matchmaking B2B ciblé : Des algorithmes de mise en relation pour garantir que chaque rencontre soit pertinente.
  • Accès au marché asiatique : Un tremplin direct vers l’écosystème coréen, leader mondial de la connectivité.
  • Expertise Syntezia : Un accompagnement personnalisé pour les entreprises souhaitant naviguer dans les complexités de l’innovation transfrontalière.

Focus thématiques : Ce qui va transformer 2026

L’événement mettra en lumière les secteurs où la transformation numérique est la plus radicale :

  • Intelligence Artificielle & Automatisation : Pour une industrie 4.0 plus efficace.
  • Digital Health : La donnée au service de la médecine personnalisée.
  • Smart Cities : Des infrastructures urbaines connectées et résilientes.

« TEKTiTE 2026 n’est pas seulement un événement sur le futur, c’est l’endroit où le futur de l’économie numérique se construit par la collaboration. » Yves Zieba, pour l’équipe de coordination Syntezia.


Comment rejoindre l’aventure ?

Les inscriptions sont déjà ouverte. Ne manquez pas l’opportunité d’intégrer un réseau mondial d’innovateurs.

Voici le lien pour exprimer votre intérêt. https://forms.gle/jJdEmyMkLM64j4DV6

Why BRL is Essential for Sustainable Innovation

The missing half in innovation : Why BRL Matters

For decades, the innovation world has navigated by a single star: Technology Readiness Levels (TRL). Originally developed by NASA, TRL measures how close a technology is to working in the real world. It answers the question: « Can we build it? »

But in the era of Challenge-Driven Innovation—where we are trying to solve complex societal issues like climate change and healthcare access—TRL is no longer enough. We are increasingly seeing « successful » projects that reach TRL 9 (fully functional technology) yet fail to deliver any impact. They die in the « Valley of Death » not because the engineering failed, but because the business logic was never tested.

To fix this, we must adopt Business Readiness Levels (BRL).


The Danger of TRL Tunnel Vision

TRL provides a dangerously incomplete picture. A project can be an engineering marvel (TRL 9) while having zero commercial viability (BRL 1).

Focusing solely on TRL leads to common pitfalls:

  • The « Grant Trap »: Startups optimize for winning subsidies rather than winning customers.
  • Solutionism: Engineers build sophisticated tools for problems that don’t actually exist or for users who cannot afford them.
  • Scaling Failure: A prototype works perfectly in a pilot but collapses under the weight of supply chain logistics, legal regulations, or unit economics when scaled.

What is BRL?

Business Readiness Levels (BRL) measure the maturity of the venture, the market fit, and the operational capacity. It runs parallel to TRL, moving from a hypothesis to a validated, scalable business.

While TRL is about feasibility (Physics/Code), BRL is about viability (Economics/People).

The Power of the Matrix: TRL + BRL

The true value emerges when you map projects on a matrix using both scales. This reveals the « health » of an innovation portfolio:

ScenarioTRL StatusBRL StatusDiagnosis
Research ProjectLow (1-3)Low (1-3)Basic Science. Needs long-term patience and R&D funding.
The « Money Pit »High (7-9)Low (1-3)The Danger Zone. Great tech looking for a problem. Needs urgent business pivot or it will die.
Market PullLow (1-3)High (7-9)Demand-Driven. The market is screaming for a solution, but the tech isn’t ready. High potential if engineering succeeds.
Scalable InnovationHigh (7-9)High (7-9)Ready for Impact. The « Sweet Spot » for investors and regional scaling.

Why BRL is Critical for Regional Innovation

For regions and intermediaries trying to solve societal challenges, BRL is the operational tool that enforces discipline.

  1. It directs the right support: A project with High TRL/Low BRL doesn’t need another R&D grant; it needs a sales team, a legal framework, or a pivot. BRL diagnostics tell intermediaries exactly where to intervene.
  2. It forces early market engagement: By asking BRL questions early (e.g., « Who pays for this? »), innovators are forced to leave the lab and talk to stakeholders before they have burned through their budget.
  3. It ensures sustainability: Societal impact requires longevity. A solution that requires constant public subsidy is not a solution; it’s a liability. BRL ensures that the mechanisms for financial survival are built alongside the technology.

Here are the specific Business Readiness Levels (BRL) definitions, structured to parallel standard Technology Readiness Levels. This scale moves a venture from a « paper idea » to a « proven market leader. »

The Business Readiness Level (BRL) Scale

Phase I: Conceptualization (The « Why » & « Who »)

Focus: Identifying the problem and the potential customer.

  • BRL 1: Basic Idea / Hypothesis.
    • The initial concept is formulated. An abstract idea exists for a product or service, but no specific market or customer has been engaged.
  • BRL 2: Need Identified.
    • Market research confirms a potential need. The « pain point » is clearly defined, and potential customer segments are identified conceptually.
  • BRL 3: Solution Concept & Market Assessment.
    • A theoretical business solution is mapped to the identified need. Initial competitive analysis is conducted to understand existing alternatives.

Phase II: Validation (The « How »)

Focus: Testing the value proposition and business model.

  • BRL 4: Business Model Drafted.
    • First draft of the business model (e.g., Canvas). Key assumptions about value proposition, revenue streams, and cost structures are documented.
  • BRL 5: Problem-Solution Fit.
    • Validation with early stakeholders. Potential customers confirm that the proposed solution addresses their specific problem. « Will they use it? » is answered.
  • BRL 6: Business Model Validated (Pilot).
    • Pilot or beta testing in a relevant environment. Early feedback helps refine the pricing, distribution channels, and partnership requirements.

Phase III: Commercialization (The « Scale »)

Focus: Revenue, growth, and sustainability.

  • BRL 7: First Commercial Sales / Traction.
    • The product is sold to early adopters. Initial revenue is generated (or funded service delivery begins), proving willingness to pay.
  • BRL 8: Scaling & Proven Economics.
    • Sales are repeatable. The « Unit Economics » work (Customer Acquisition Cost < Lifetime Value). The organization has the capacity to deliver at increasing volume.
  • BRL 9: Full Commercial Scale.
    • The business is fully established and sustainable. It has a significant market share, stable revenue streams, and is ready for expansion into new markets or regions.

Conclusion

We cannot solve 21st-century challenges with a 20th-century metric. TRL tells us if a rocket can fly; BRL tells us if the mission is worth the fuel. By integrating Business Readiness Levels, we move from funding inventions to building sustainable innovations.

Valorisation des Licornes : Une Illusion Économique

Le mirage des milliards : Quand la valorisation des licornes déconnecte du réel

Le terme « licorne », inventé en 2013 par Aileen Lee pour désigner les startups technologiques non cotées valorisées à plus d’un milliard de dollars, évoquait à l’origine la rareté. Une décennie plus tard, la rareté a laissé place à un troupeau mondial. Cependant, derrière ces chiffres étourdissants se cache une réalité plus nuancée, voire inquiétante : une déconnexion croissante entre la valorisation (ce que les investisseurs parient) et la valeur (ce que l’entreprise produit réellement).

La mécanique de l’inflation artificielle

La survalorisation des licornes ne survient pas par hasard. Elle est le produit d’un écosystème qui a longtemps baigné dans l’argent facile (l’ère des taux d’intérêt bas).

Le culte de l’hypercroissance : Durant des années, le mantra de la Silicon Valley a été « la croissance à tout prix » (blitzscaling). Les investisseurs ont injecté des capitaux massifs pour financer l’acquisition de parts de marché, souvent à perte. La valorisation n’était plus un multiple du profit (inexistant), mais un multiple d’une promesse future.

La logique du « Winner Takes All » : Les fonds de capital-risque (VC) acceptent de surpayer dix entreprises en espérant que l’une d’elles deviendra le prochain Google ou Amazon, écrasant toute concurrence et justifiant rétrospectivement le prix payé.

L’effet FOMO (Fear Of Missing Out) : La peur de rater la prochaine pépite a poussé les investisseurs à surenchérir, gonflant les tours de table sans diligence raisonnable (due diligence) suffisante.

Les dangers d’une valorisation « Vanity Metric »

Comme le dit l’adage populaire dans la tech : « Revenue is vanity, profit is sanity, but cash is king. » La valorisation est devenue la métrique de vanité ultime. Cette inflation comporte des risques systémiques :

Le piège des « Down Rounds » : Lorsqu’une entreprise survalorisée a besoin de nouveau cash mais n’a pas atteint ses objectifs irréalistes, elle doit lever des fonds à une valorisation inférieure. C’est un signal dévastateur qui dilue massivement les fondateurs et démotive les employés dont les stock-options perdent toute valeur.

L’échec de la sortie (IPO) : Le marché public (la Bourse) est impitoyable comparé au marché privé. Nous avons vu de nombreuses licornes (comme WeWork ou, dans une moindre mesure, les débuts difficiles d’Uber) se fracasser lors de leur introduction en bourse, car les investisseurs publics exigent de la rentabilité, pas seulement des rêves.

La distorsion de l’innovation : Des capitaux immenses sont parfois alloués à des modèles économiques non viables (livraison ultra-rapide à perte, par exemple) au détriment de secteurs DeepTech ou industriels qui nécessitent du temps mais créent une valeur durable.

Le retour de la gravité économique

Depuis 2022-2023, la fête semble finie. La hausse des taux d’intérêt a sifflé la fin de l’argent gratuit. Nous assistons aujourd’hui à un assainissement nécessaire, bien que douloureux.

Les investisseurs exigent désormais un chemin clair vers la rentabilité. Les « licornes » qui brûlent du cash sans modèle économique solide (unit economics) sont forcées de se restructurer, de licencier ou de disparaître. C’est la transition de l’ère des licornes (animaux imaginaires) à celle des « cafards » (qui survivent à tout) ou des « chameaux » (qui peuvent traverser le désert sans boire, c’est-à-dire sans levée de fonds constante).

Conclusion

La valorisation excessive des licornes n’est pas un signe de santé économique, mais souvent un symptôme d’exubérance irrationnelle. Si l’ambition est nécessaire pour innover, elle ne doit pas s’affranchir des règles fondamentales de la gravité financière.

La prochaine génération de géants technologiques ne sera pas définie par sa capacité à lever des milliards sur une promesse, mais par sa capacité à générer de la richesse réelle, durable et rentable. Il est temps de célébrer la solidité du bilan plutôt que la taille de la valorisation.

L’Upskilling en IA : Avantages des eBooks

L’Intelligence Artificielle est partout. Upskilling IA Facile : Pourquoi choisir les eBooks pour se former ?

Sur LinkedIn, dans les réunions stratégiques, et même à la machine à café.

Si vous ressentez une légère pression pour vous « mettre à jour » ou faire de l’upskilling, vous n’êtes pas seul.

Mais face à l’océan de tutoriels YouTube de 10 minutes et de formations vidéo coûteuses qui durent des semaines, il existe une troisième voie, souvent négligée mais redoutablement efficace : les eBooks.

Oubliez l’image poussiéreuse du manuel technique de 800 pages. L’eBook moderne sur l’IA est agile, ciblé et constitue peut-être le moyen le plus flexible de maîtriser les outils (ChatGPT, Midjourney, Copilot, Gemini, Claude, Mistral, Perplexity…) ou les stratégies d’automatisation sans se ruiner ni y passer ses nuits.


Pourquoi l’eBook est le format roi pour l’IA

À l’ère de la vidéo reine, pourquoi revenir à la lecture ? Parce que l’IA est un sujet complexe qui demande de la concentration, pas juste du visionnage passif.

  1. La rapidité de mise à jour : Contrairement à un livre papier qui met un an à être publié (une éternité en temps IA), un eBook peut être écrit, édité et publié en quelques semaines. Vous accédez aux informations « fraîches » immédiatement.
  2. La fonction « Recherche » (Ctrl+F) : Vous avez besoin d’un « prompt » spécifique pour le marketing ? Dans un eBook, vous le trouvez en 3 secondes. Dans une vidéo de 2 heures, bon courage.
  3. L’apprentissage à votre rythme : Pas besoin de mettre pause ou de revenir en arrière. Vous digérez l’information à la vitesse de votre cerveau.

L’Upskilling « Micro-Learning » : La méthode douce

L’avantage majeur des eBooks est qu’ils s’adaptent parfaitement à nos vies fragmentées. C’est ce qu’on appelle le micro-learning.

  • Dans les transports : 15 minutes de lecture sur votre téléphone pour comprendre le fonctionnement des LLM (Large Language Models).
  • Avant une réunion : 5 minutes pour consulter un chapitre sur « L’IA pour la gestion de projet ».
  • Le soir : Une lecture au calme pour approfondir les enjeux éthiques de l’IA.

Vous n’avez pas besoin de bloquer 4 heures dans votre agenda. L’eBook transforme les temps morts en temps de compétence.


Comment choisir les bons eBooks (Le piège à éviter)

Attention, tout n’est pas bon à prendre. Avec l’essor de l’IA, Amazon et les plateformes regorgent de livres écrits… par des IA, sans relecture humaine. Voici votre checklist pour choisir de la qualité :

  • Vérifiez la date de publication : Pour l’IA technique, évitez tout ce qui a plus de 6-12 mois. Pour la théorie ou l’éthique, vous pouvez remonter plus loin.
  • L’auteur est-il praticien ? Cherchez des auteurs qui utilisent l’IA dans leur métier (marketing, dev, RH) plutôt que des théoriciens purs.
  • Le sommaire est-il actionnable ? Privilégiez les livres qui promettent des « cas d’usage », des « templates » ou des « frameworks » plutôt que des généralités sur le futur.

Différents types d’eBooks pour démarrer votre Upskilling

Ne cherchez pas à tout apprendre d’un coup. Ciblez vos besoins :

  1. Les Guides de « Prompt Engineering » :
    • Objectif : Apprendre à parler à la machine.
    • Pour qui : Tout le monde. C’est la compétence de base.
  2. L’IA appliquée à votre métier (Niche) :
    • Exemples : « L’IA pour les rédacteurs web », « L’IA pour l’analyse financière », « 100 cas d’usage ».
    • Objectif : Gagner en productivité immédiate.
  3. La Stratégie et l’Éthique :
    • Objectif : Comprendre l’impact global pour devenir un décideur éclairé, pas juste un exécutant.

Conclusion : Votre bibliothèque IA est votre futur !!!

L’upskilling en IA n’a pas besoin d’être douloureux ou hors de prix. Avec une tablette ou un simple smartphone, vous pouvez transformer votre carrière livre après livre.

C’est une approche moderne, calme et durable face à la frénésie technologique.

Alors, prêt à télécharger votre prochain mentor ?

AI upskilling : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

100 AI use cases : https://www.amazon.fr/dp/B0FF1RR3YQ

IA et RH : https://www.amazon.fr/dp/B0FP2THK22

Intelligence Artificielle et Modern Workplace : Vers une Transformation Durable

L’Orchestration Numérique : Vers une Création de Valeur Hybride pour 2026

Nous ne sommes plus à l’ère de la simple « transformation digitale ». Ce terme, usé jusqu’à la corde, suggérait une destination finale. Or, la réalité de 2026 se dessine différemment : nous sommes dans l’ère de l’orchestration continue.

La valeur ne réside plus dans l’adoption d’une technologie unique, mais dans l’art de composer une symphonie entre des acteurs locaux de confiance (Exoscale, Infomaniak), des géants globaux (AWS, Azure), le patrimoine existant (On-premise) et l’intelligence artificielle, le tout au service de l’humain (Modern Workplace).

1. L’Infrastructure : Du « Cloud First » au « Cloud Smart »

Pendant une décennie, le dogme était de tout migrer vers le cloud public. Aujourd’hui, la maturité nous impose une approche plus nuancée et stratégique. La valeur se crée dans l’équilibre.

La Souveraineté et la Proximité (Exoscale & Infomaniak)

Il existe une valeur inestimable dans la confiance et la conformité. Des acteurs comme Exoscale ou Infomaniak ne sont pas de simples alternatives ; ils sont les gardiens de vos données les plus sensibles.

  • La valeur créée : Une immunité juridique (conformité RGPD/nLPD), une latence réduite et une responsabilité écologique forte. Choisir ces acteurs, c’est choisir de bâtir sur un sol éthique et souverain.

La Puissance de Feu (AWS & Azure)

Lorsque le besoin de scalabilité mondiale ou de services cognitifs avancés se fait sentir, les hyperscalers comme AWS et Azure deviennent incontournables.

  • La valeur créée : Une capacité d’innovation instantanée. Ils sont le laboratoire R&D que vous n’avez pas besoin de construire. Ils permettent de tester, d’échouer et de réussir à une vitesse vertigineuse.

Le Gardien du Temple (On-Premise)

Loin d’être obsolète, le « On-premise » est devenu un choix de luxe pour la sécurité ultime ou la performance industrielle (Edge computing).

  • La valeur créée : Le contrôle absolu. Pour certains cœurs de métier, la valeur réside dans le fait de ne dépendre d’aucun tiers.

2. L’IA : Le Nouveau Système Nerveux

L’Intelligence Artificielle n’est plus une cerise sur le gâteau, c’est l’ingrédient principal de la pâte. Qu’elle soit hébergée chez un hyperscaler ou sur un cloud souverain, l’IA doit cesser d’être un gadget pour devenir un levier opérationnel.

Note stratégique : L’IA ne remplace pas l’expertise, elle la scale. Elle permet à vos équipes de passer de l’analyse du passé (reporting) à la prédiction du futur.

3. Modern Workplace : La Technologie au Service de l’Humain

Toute cette infrastructure ne sert à rien si l’expérience utilisateur finale est frictionnelle. Le Modern Workplace (et Workspace) est l’interface entre la puissance de calcul et la créativité humaine.

En 2026, un environnement de travail moderne ne se définit pas par les outils Microsoft 365 ou Google Workspace utilisés, mais par la fluidité qu’ils procurent.

  • L’objectif : Supprimer la « charge mentale numérique ». Permettre à un collaborateur de passer d’une tâche à l’autre, du bureau à la maison, d’un appareil à l’autre, sans couture.

Cap sur 2026 : Vos Priorités Stratégiques

Pour transformer ces technologies en valeur tangible, il ne faut pas chercher des réponses techniques, mais poser les bonnes questions stratégiques.

Voici la feuille de route des questions à vous poser dès aujourd’hui pour préparer 2026 :

Sur la Souveraineté et l’Infrastructure

  • Avons-nous classifié nos données pour savoir ce qui doit impérativement rester chez un acteur souverain (Exoscale/Infomaniak) et ce qui peut bénéficier de la puissance d’AWS/Azure ?
  • Notre architecture est-elle assez agile pour déplacer une charge de travail du Cloud vers le On-premise (et inversement) si le contexte économique ou géopolitique change en 2026 ?

Sur l’Intelligence Artificielle

  • Investissons-nous dans l’IA pour réduire les coûts (tactique) ou pour créer de nouveaux modèles d’affaires (stratégique) ?
  • Nos données sont-elles suffisamment propres et structurées pour nourrir une IA fiable, ou allons-nous simplement automatiser le chaos ?

Sur le Modern Workplace & l’Humain

  • Nos outils de Modern Workplace servent-ils à surveiller la productivité ou à libérer la créativité ?
  • Comment formons-nous nos collaborateurs non pas à « utiliser l’outil », mais à collaborer dans un monde hybride assisté par l’IA ?

Conclusion

La valeur créée en 2026 ne viendra pas d’une seule de ces solutions, mais de l’harmonie que vous créerez entre elles. Les leaders de demain seront ceux qui sauront utiliser la puissance d’Azure, la souveraineté d’Infomaniak et l’agilité du Modern Workplace pour bâtir une entreprise résiliente et humaine.

N’achetez pas de la technologie. Achetez de la valeur. Construisez l’avenir.

Genève 2025 : Un Boom Entrepreneurial au Coeur de l’Emploi

Genève, Terre Promise des Entrepreneurs : Décryptage d’un Record en Pleine Mutation du Marché de l’Emploi

Genève a écrit une nouvelle page de son histoire économique en 2025. Avec 4 600 nouvelles entreprises inscrites au registre du commerce, le canton n’a pas seulement battu un record historique, il a envoyé un signal fort : celui d’une vitalité entrepreneuriale sans précédent. Mais au-delà des chiffres, quelles sont les raisons profondes de cette effervescence, et quel est le lien avec un marché de l’emploi qui, par ailleurs, montre des signes de morosité ? Plongeons au cœur de ce paradoxe genevois.

Un Record aux Multiples Facettes : Les Fondations du Succès

L’exploit de 2025 n’est pas le fruit du hasard, mais la convergence de plusieurs facteurs structurels et conjoncturels qui font de Genève un terreau fertile pour l’innovation et l’autonomie professionnelle :

  1. L’Attractivité Internationale et Multiculturelle : Genève, ville monde par excellence, attire des talents et des capitaux des quatre coins du globe. Cette diversité culturelle et linguistique est un catalyseur puissant d’idées neuves et de modèles d’affaires exportables. La présence d’organisations internationales et de multinationales crée un écosystème de services et de sous-traitance à haute valeur ajoutée, propice à l’émergence de niches spécialisées.
  2. Un Écosystème Financier et Juridique Robuste : La stabilité politique et économique suisse, conjuguée à un cadre juridique clair et un accès facile aux services financiers, offre une sécurité précieuse aux entrepreneurs. Les banques genevoises, réputées pour leur expertise en gestion de fortune et en financement d’entreprises, facilitent l’accès aux capitaux, même pour des projets innovants. Les régulations sont exigeantes, mais transparentes et prévisibles, ce qui est un atout majeur pour les investisseurs.
  3. Le Rôle des Institutions de Soutien et de Formation : Genève bénéficie d’un réseau dense d’incubateurs, d’accélérateurs et d’universités qui non seulement forment les futurs entrepreneurs, mais les accompagnent activement dans leurs démarches. Les passerelles entre la recherche académique et l’application industrielle sont nombreuses, favorisant l’émergence de startups technologiques. Des programmes de mentoring et de coaching sont également très développés, réduisant les risques initiaux.
  4. La Digitalisation et la Simplification Administrative : Au cours des dernières années, l’administration genevoise a fait des efforts considérables pour digitaliser les processus de création d’entreprise. Moins de paperasse, des délais réduits, et un accès facilité aux informations ont démocratisé l’acte d’entreprendre. Cette agilité administrative est un facteur non négligeable pour des entrepreneurs désireux de lancer rapidement leurs activités.
  5. Les Secteurs Porteurs en Pleine Croissance :
    • La FinTech et la RégTech : L’imbrication de la finance et de la technologie continue de générer des opportunités pour des startups qui optimisent les services financiers ou aident à la conformité réglementaire.
    • Les Cleantech et le Développement Durable : La prise de conscience écologique et les objectifs de neutralité carbone stimulent la création d’entreprises innovantes dans les énergies renouvelables, la gestion des déchets, l’économie circulaire et les technologies de l’eau.
    • La Santé Numérique (e-Health) et la Medtech : Forte de ses institutions de recherche et de ses hôpitaux universitaires, Genève est un pôle d’excellence pour les technologies médicales et les solutions de santé connectée.

Le paradoxe Genevois : Entre record entrepreneurial et marché de l’emploi morose

Ce dynamisme entrepreneurial record en 2025 contraste avec un marché de l’emploi genevois qui a montré des signes de tension.

Si le taux de chômage est resté relativement stable, certaines grandes entreprises ont procédé à des restructurations, et les créations nettes d’emplois n’ont pas toujours été au rendez-vous.

Comment expliquer cette dichotomie ?

  1. L’Entrepreneuriat comme Alternative : Face à un marché de l’emploi plus compétitif ou à des reconversions professionnelles forcées, de nombreux professionnels qualifiés voient dans la création d’entreprise une alternative viable et enrichissante. Plutôt que de rechercher un emploi qui ne correspond plus à leurs attentes, ils décident de créer leur propre opportunité. L’entrepreneuriat devient alors une voie de réinsertion professionnelle choisie.
  2. La Flexibilité et l’Indépendance : La pandémie a accéléré la demande de flexibilité. Beaucoup d’individus cherchent désormais à maîtriser leur emploi du temps, leurs projets et leur environnement de travail. L’entrepreneuriat offre cette liberté et cette autonomie que le salariat classique ne peut toujours pas garantir. Le statut de consultant indépendant ou de « solopreneur » a ainsi gagné en popularité.
  3. L’Émergence d’une « Gig Economy » Sophistiquée : Contrairement à une « gig economy » souvent associée à des emplois précaires, Genève voit émerger une version « haut de gamme » où des experts (IT, marketing, finance, droit) se lancent en indépendant pour offrir des services spécialisés à des entreprises qui externalisent de plus en plus certaines fonctions. Ces micro-entreprises contribuent au PIB sans toujours créer des emplois salariés immédiats.
  4. Le Temps de la Maturation : Les nouvelles entreprises, en particulier dans les secteurs technologiques, ont souvent besoin d’un temps de maturation avant de pouvoir recruter massivement. Le record de 2025 pourrait donc se traduire par une accélération des créations d’emplois salariés au cours des années 2026-2027, à mesure que ces startups lèveront des fonds et scaleront leurs opérations.

Conclusion : 2026, l’Année de la Consolidation ?

Le record de 2025 est une excellente nouvelle pour l’économie genevoise. Il témoigne d’une résilience, d’une capacité d’adaptation et d’une soif d’entreprendre qui sont des atouts précieux.

Le défi pour 2026 et les années à venir sera de transformer ces jeunes pousses en entreprises pérennes, capables de créer de la valeur ajoutée et des emplois stables.

Le lien entre entrepreneuriat et marché de l’emploi est complexe. Si un marché morose peut inciter certains à entreprendre par nécessité, un écosystème robuste et des infrastructures de soutien transforment cette nécessité en opportunité.

Genève a clairement su activer les leviers pour que l’entrepreneuriat devienne un moteur puissant de son développement, bien au-delà des fluctuations conjoncturelles de l’emploi.

Aux 4 600 pionniers de 2025 : votre audace façonne le Genève de demain.

Que 2026 soit l’année de votre consolidation et de votre succès !

Guide pratique : Intégrer l’IA dans votre organisation

L’IA au service des PME, ETI et du secteur public : De la stratégie à l’action

L’intelligence artificielle (IA) n’est plus une simple tendance futuriste réservée aux géants de la Tech. Elle est devenue un levier de compétitivité indispensable. Cependant, pour les PME, les ETI (Mid-Caps) et les Services Publics, le chemin vers l’IA peut sembler semé d’embûches : par où commencer ? Quel budget allouer ? Comment ne pas se tromper ?

L’adoption réussie de l’IA ne repose pas uniquement sur la technologie, mais sur une approche de service structurée en quatre piliers fondamentaux : la clarification stratégique, la sécurisation de l’investissement, le déploiement technique et l’accompagnement humain.

1. La Clarification des Cas d’Usage : Identifier la Valeur Réelle

Avant de parler d’algorithmes, il faut parler de problèmes métier. Trop d’organisations tentent d’implémenter l’IA « pour faire de l’IA », sans objectif précis.

Le premier service à offrir est un audit de clarification des cas d’usage. Il s’agit d’ateliers de co-construction visant à identifier les points de friction (pain points) et les opportunités :

  • Pour une PME industrielle : Est-ce la maintenance prédictive pour éviter les pannes ou l’optimisation des stocks ?
  • Pour un Service Public : Est-ce l’automatisation du tri des dossiers administratifs ou un chatbot pour orienter les usagers ?

L’objectif : Transformer une idée vague en un cas d’usage concret, mesurable et aligné sur la stratégie globale de l’organisation.


2. Investment readiness : préparer le terrain

Une fois l’idée trouvée, l’organisation est-elle prête à la financer et à la supporter ? C’est ici qu’intervient le concept d’Investment Readiness (préparation à l’investissement).

Ce service permet d’évaluer la maturité de l’entreprise avant d’engager des fonds importants.

Il analyse trois axes :

  • La Maturité des Données (Data Readiness) : Les données sont-elles accessibles, propres et en quantité suffisante ?
  • L’Infrastructure : Le système informatique actuel peut-il supporter ces nouveaux outils ?
  • Le ROI (Retour sur Investissement) : Estimation précise des gains attendus (gain de temps, réduction des coûts, amélioration de la qualité) face aux coûts d’implémentation.

Cette étape est cruciale pour rassurer les décideurs (ou les investisseurs publics/privés) et garantir que chaque euro investi aura un impact.


3. Test Before Invest : sécuriser l’innovation

L’IA peut être imprévisible. Pour limiter les risques financiers, l’approche « Test Before Invest » (tester avant d’investir) est impérative. Inspirée des méthodes agiles, cette phase permet d’expérimenter sans engagement lourd.

Les services proposés incluent :

  • Le PoC (Proof of Concept) : Une démonstration rapide (4 à 8 semaines) pour valider la faisabilité technique.
  • Le MVP (Minimum Viable Product) : Une première version fonctionnelle déployée sur un périmètre restreint.

Cette approche permet d’échouer vite et à moindre coût si l’idée n’est pas viable, ou au contraire, de valider la solution avec des preuves tangibles avant le déploiement massif.


4. Déploiement de technologies : Le passage à l’échelle

Une fois le test validé, il faut industrialiser. Le service de déploiement ne consiste pas seulement à installer un logiciel, mais à l’intégrer durablement dans l’écosystème de l’organisation.

Les défis relevés ici sont techniques et régaliens :

  • Intégration : Connecter l’IA aux outils existants (ERP, CRM, Logiciels métiers).
  • Scalabilité : Passer de 100 à 100 000 utilisateurs ou requêtes.
  • Souveraineté et Sécurité : Particulièrement critique pour les services publics et les ETI stratégiques, il s’agit de garantir que les données restent sécurisées et conformes aux réglementations (RGPD, AI Act).

5. La formation en entreprise : L’humain au cœur du réacteur

Enfin, la technologie la plus puissante est inutile si personne ne sait s’en servir. L’accompagnement au changement est souvent le maillon faible des projets IA.

Une offre de services complète doit inclure un volet Formation adapté à chaque niveau hiérarchique :

  • Acculturation pour le CODIR : Comprendre les enjeux stratégiques, éthiques et juridiques de l’IA pour mieux décider.
  • Upskilling pour les équipes opérationnelles : Apprendre à utiliser les nouveaux outils (ex: Prompt Engineering, analyse de tableaux de bord IA).
  • Formation technique : Pour les équipes IT qui devront maintenir la solution.

Conclusion

Pour les PME, les ETI et le Service Public, l’IA ne doit pas être une « boîte noire » achetée sur étagère. C’est un parcours transformatif.

En proposant une offre structurée allant de la clarification du besoin à la formation des équipes, en passant par la sécurisation via le Test Before Invest, les prestataires de services deviennent de véritables partenaires de croissance, capables de transformer l’innovation technologique en valeur durable.

Pour aller plus loin sur le sujet de l’IA :

https://yveszieba.me/category/intelligence-artificielle/

IA responsable : https://www.amazon.fr/gp/product/B0FP9R3KKM

IA et RH : https://www.amazon.fr/dp/B0FP2THK22

IA 100 cas d’usage : https://www.amazon.fr/dp/B0FF1RR3YQ

IA : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

Why One-to-One Coaching Transforms Entrepreneurs

Why One-to-One Entrepreneurial Coaching Actually Works

If you’ve ever built (or tried to build) something from scratch, you know how lonely and messy entrepreneurship can be. You wake up every day juggling big visions, tight deadlines, and a dozen unanswered questions — all while pretending you’ve got it figured out. Truth is, even the most capable founders hit walls. That’s where one-to-one entrepreneurial coaching comes in.

It’s Not About Having Someone Tell You What to Do

Let’s get one thing straight: a coach isn’t a consultant with a checklist or a cheerleader in your corner. Think of them more like a strategic thought partner — someone who sees your blind spots, challenges your assumptions, and helps you slow down just enough to make better moves.

One-to-one coaching works because it’s personal. It’s not about generic startup advice. It’s about your goals, your leadership style, and your business in its current stage. Every session becomes a mirror that reflects how you think, decide, and lead — and that’s where real growth begins.

The Power of a Fresh, Focused Perspective

Most founders are too deep in the day-to-day to see what’s really holding them back. A good coach helps you zoom out and look at your business from a strategic distance. Suddenly, that “unsolvable” problem with your team or your product roadmap looks a lot more manageable.

They bring objectivity — something almost impossible to find when you’re the one responsible for everything. And in the process, they help you make decisions that actually move the needle.

Accountability and Momentum — The Secret Combo

You’ve probably made a list of goals before and then watched life (and Slack) completely derail them. A coach keeps that from happening. They hold you accountable — not in a schoolteacher way, but in a supportive, structured way that keeps your vision alive and workable.

Having regular check-ins and action plans forces clarity. You stop spinning your wheels and start seeing momentum — small wins stacking up into big results.

Growth That’s Both Business and Personal

Here’s the thing they don’t tell you: scaling a company and growing as a leader happen at the same time. Coaching gives you the tools to handle both. It’s not just about hitting KPIs — it’s about building emotional resilience, sharpening communication, and becoming the kind of leader your team actually wants to follow.

You start making calmer decisions. You delegate better. You stop reacting to every bump in the road because you begin to trust yourself more. That’s when things really start to click.

The Real Payoff

Founders who invest in one-to-one coaching often describe it as the highest ROI investment they’ve made — not because a coach hands them the answers, but because they help uncover the right questions.

In the end, you gain clarity, confidence, and momentum.

And maybe most importantly, you realize you don’t have to navigate this wild ride alone.

Yves

IA et Solopreneuriat : Maximisez votre Temps et Vos Ventes

🤖 Les fonctions clés de l’IA pour le Solopreneur

L’IA générative et prédictive intervient principalement pour automatiser les tâches répétitives et pour aider à la prise de décision, libérant ainsi l’énergie du solopreneur pour se concentrer sur sa vision stratégique et son cœur de métier.

1. Augmentation de la productivité (Le « Multiplicateur de temps »)

L’IA permet de réaliser en quelques minutes ce qui prendrait des heures à une personne :

  • Création de Contenu (Content Generation):
    • Génération de brouillons d’articles de blog, de scripts de vidéos, d’objets de newsletters ou de publications pour les réseaux sociaux.
    • Synthèse et reformulation de contenus existants, traduction rapide.
    • Création de visuels et d’images d’illustration avec des outils d’IA générative (ex: Midjourney, DALL-E) sans nécessiter de compétences en design graphique.
  • Recherche et Analyse:
    • Recherche rapide d’informations sur un marché ou un concurrent.
    • Extraction des points clés d’une réunion ou d’un long document (comptes-rendus automatiques).
  • Automatisation administrative:
    • Rédaction d’e-mails professionnels, de réponses aux FAQ (Foire Aux Questions).

2. Marketing et Ventes ultra-personnalisés

L’IA permet de mieux connaître le client et d’optimiser le processus de vente :

  • Analyse de données client: Segmentation des listes de diffusion et identification des prospects les plus chauds basés sur leur comportement.
  • Personnalisation: Adaptation dynamique des messages marketing et des offres en fonction du profil spécifique de chaque utilisateur.
  • Chatbots et service client: Mise en place de chatbots intelligents pour répondre aux questions courantes du support client 24/7, assurant une bonne expérience sans intervention humaine constante.

3. Aide à la Décision Stratégique (Le « Conseiller »)

L’IA exploite le Big Data pour fournir des perspectives que le solopreneur n’aurait pas pu obtenir seul :

  • Étude de marché et tendances: L’IA peut analyser des milliers de discussions en ligne et de données de marché pour anticiper les tendances et identifier de nouvelles opportunités de produits ou services.
  • Optimisation des prix: Recommandation de structures de prix et d’offres en fonction de la demande du marché et de la concurrence.
  • Test et itération: Simuler l’impact de différentes stratégies marketing avant leur déploiement réel.

💡 L’IA comme « Co-fondateur invisible »

Dans le modèle SoloNation, l’IA est le seul « associé » qui ne demande pas de salaire ni de participation aux bénéfices. C’est pourquoi son intégration est un facteur clé de compétitivité pour les solopreneurs.

Le rôle de mon accompagnement est précisément d’enseigner à l’entrepreneur comment gérer cette IA et non l’inverse.

L’enjeu n’est pas d’utiliser l’IA pour tout faire, mais de l’utiliser stratégiquement sur les tâches qui génèrent le plus de valeur (les fameux « usages à forte valeur ajoutée »), tout en préservant l’authenticité et la vision humaine de l’entreprise.

C’est notamment ce que je partage dans ma série d’ebook sur l’IA.

IA responsable : https://www.amazon.fr/gp/product/B0FP9R3KKM

IA et RH : https://www.amazon.fr/dp/B0FP2THK22

IA 100 cas d’usage : https://www.amazon.fr/dp/B0FF1RR3YQ

IA : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

L’IA : stratégies pour éviter la bulle spéculative

🤖 L’Intelligence Artificielle : Bulle Spéculative ou Vraie Révolution ? Le Risque et les Stratégies pour l’Entreprise

L’intelligence artificielle est sans conteste le moteur de la vague d’innovation actuelle.

Des valorisations boursières stratosphériques d’entreprises comme Nvidia aux levées de fonds records de start-ups spécialisées, le secteur connaît une effervescence qui rappelle, pour beaucoup, l’époque de la bulle Internet des années 2000.

Mais au-delà de l’enthousiasme, une question fondamentale se pose : L’actuelle « bulle » de l’IA va-t-elle éclater, et quel est le risque réel pour les entreprises ?

Le spectre de la bulle : Un risque réel pour les entreprises

La notion de bulle spéculative repose sur une déconnexion entre la valorisation financière et la valeur économique réelle immédiate.

Si les promesses de l’IA sont gigantesques – gains de productivité, transformation des processus, nouveaux produits –, leur concrétisation à grande échelle demande du temps.

C’est le fameux « paradoxe de Solow » appliqué à l’IA : on voit la technologie partout, mais pas encore dans les statistiques de productivité de tous les secteurs.

Le risque principal pour les entreprises, en cas de correction majeure du marché de l’IA, n’est pas uniquement financier, mais aussi opérationnel et stratégique :

  • Dépendance Technologique et Fournisseurs : De nombreuses entreprises s’engagent dans des logiques d’enfermement (lock-in) avec les grands acteurs proposant des modèles généralistes (les géants de la Tech et leurs infrastructures de cloud et leurs modèles propriétaires). Un retournement du marché pourrait fragiliser ces fournisseurs, augmenter drastiquement les coûts ou paralyser des systèmes essentiels basés sur leurs technologies.
  • Investissements Mal Dirigés : Des investissements massifs dans des projets d’IA à l’utilité métier incertaine, basés davantage sur le « FOMO » (Fear of Missing Out) que sur une analyse des fondamentaux, deviendraient des pertes sèches.
  • Perte de Confiance : L’éclatement d’une bulle pourrait provoquer une vague de scepticisme généralisé, ralentissant l’adoption de l’IA, même pour les applications matures et rentables.

Comment s’en prémunir ? Les stratégies anti-bulle

Pour transformer le risque d’éclatement de la bulle en une opportunité de croissance durable, les entreprises doivent adopter une approche plus sélective, basée sur la valeur concrète et la résilience.

1. Privilégier la Valeur Métier à l’Hype Technologique

L’erreur la plus courante est de chercher un problème pour une solution d’IA. Il faut faire l’inverse :

  • Identifier la valeur : Concentrez les efforts d’IA sur des cas d’usage qui améliorent directement les processus de production, de décision ou les mécanismes de coopération avec un retour sur investissement clair.
  • Mesurer les fondamentaux : Plutôt que de se laisser éblouir par les performances algorithmiques brutes, évaluez l’IA par sa capacité à transformer les routines, les compétences et les dispositifs de coordination internes. Les modèles financiers B2B et la numérisation de l’industrie sont souvent des enjeux plus sains et stables que le marché de masse.

2. Adopter une Stratégie « Multi-Modèles » et de Spécialisation

La dépendance à un unique grand modèle généraliste (LLM ou autre) est un facteur de risque.

  • Décloisonner et Spécialiser : Investir dans des modèles spécialisés (dans la santé, la finance, l’industrie, etc.) développés par des acteurs sectoriels plus agiles. Ces modèles, souvent plus petits et contextuels, sont moins gourmands en calcul pour l’inférence et offrent une meilleure adéquation avec la chaîne de valeur spécifique.
  • Diversifier les Fournisseurs : Ne pas se laisser enfermer. Maintenir une veille et une architecture qui permette de basculer, si nécessaire, d’une solution de cloud ou d’un modèle d’IA à un autre.

3. Renforcer l’Infrastructure de Données et les Compétences Internes

La vraie valeur de l’IA réside dans les données de l’entreprise et les compétences de ses équipes.

  • Sécuriser les Données : L’IA est un pipeline gourmand en données. La gouvernance, la qualité et la sécurisation des données internes sont le socle stratégique le plus important.
  • Développer l’Humain : Les gains de productivité ne seront effectifs que si l’entreprise investit dans la montée en compétences de ses collaborateurs (upskilling et reskilling), pour qu’ils sachent interagir efficacement avec les systèmes d’IA. C’est l’intelligence augmentée qui est le véritable facteur de différenciation.

L’IA n’est pas une fin, mais un moyen

Que la bulle financière de l’IA éclate ou se dégonfle progressivement, l’impact de la technologie sur l’économie est irréversible. L’électricité et Internet ont survécu à leurs bulles respectives pour transformer le monde.

Le risque ne se situe pas dans l’IA elle-même, mais dans la manière dont les entreprises y investissent. Pour naviguer en toute sécurité, il est impératif de se concentrer sur l’infrastructure solide, la valeur métier prouvée et la stratégie de diversification. En agissant ainsi, les entreprises se positionnent pour capter les bénéfices durables de cette vague technologique, quel que soit le climat boursier.

Ne pas se contenter de faire de l’IA, mais utiliser l’IA pour améliorer ce que vous faites de mieux.

1. Privilégier la Valeur Métier à l’Hype Technologique : L’Impératif du ROI Réel

Dans un environnement où l’engouement médiatique et spéculatif peut être assourdissant, l’entreprise doit revenir aux fondamentaux : l’IA n’est qu’un outil au service d’un objectif métier, et non une fin en soi. L’éclatement d’une bulle sanctionne avant tout les entreprises qui ont investi des capitaux importants dans des technologies non rentables ou des projets sans ancrage stratégique solide.

Pourquoi l’Hype est Dangereuse

Investir sur la base de la simple « nouveauté » conduit au risque d’investissements mal dirigés. Une entreprise qui déploie un grand modèle de langage (LLM) sophistiqué pour des tâches qui pourraient être gérées par des systèmes plus simples et moins coûteux s’expose à :

  1. Des coûts Opérationnels Élevés : Les modèles généralistes de pointe exigent une puissance de calcul colossale (inférence), ce qui se traduit par des factures de cloud très lourdes, souvent disproportionnées par rapport au gain de productivité marginal.
  2. Un « Paradoxe de Solow » Interne : L’investissement en IA ne se traduit pas dans les indicateurs de performance clés (KPIs) de l’entreprise, car il n’a pas été intégré aux routines, aux compétences et aux processus de travail existants.

La Méthode de la Valeur (Business-Driven AI)

Pour contrer cette tendance, l’entreprise doit structurer sa démarche d’IA autour de l’identification et de la mesure de la valeur :

a. Cartographier les Cas d’Usage de l’Entreprise

Il ne s’agit pas de lister ce que l’IA peut faire, mais ce que l’entreprise a besoin de faire mieux. La priorité doit être donnée aux usages qui agissent sur les leviers économiques fondamentaux :

  • Processus de Production (Efficacité) : Automatisation des tâches répétitives, maintenance prédictive, optimisation de la chaîne logistique. Ces gains sont mesurables en réduction de coûts et en augmentation du débit.
  • Processus de Décision (Qualité) : Aide à la décision pour les commerciaux, la finance ou la R&D. Ces gains se mesurent en augmentation des marges, meilleure allocation des ressources ou réduction des risques.
  • Mécanismes de Coopération (Collaboration) : Outils d’aide à la synthèse, d’assistance aux employés, de gestion des connaissances. Ces gains se mesurent en temps gagné par les équipes et en amélioration de l’expérience client/employé.

b. Mesurer le Retour sur Investissement (ROI) de Manière Stricte

Chaque projet d’IA doit être traité comme un investissement avec une attente de retour sur investissement clairement définie et à court ou moyen terme.

  • Éviter la Surévaluation : Refusez d’attribuer une valeur démesurée à un projet d’IA simplement parce qu’il utilise la dernière technologie. La mesure doit se faire en dollars économisés, en temps gagné ou en augmentation du chiffre d’affaires.
  • Privilégier le « Mieux » au « Plus » : Parfois, un modèle d’IA simple, spécialisé sur une tâche précise (comme la classification de documents) apporte plus de valeur et coûte moins cher qu’un modèle généraliste nécessitant des infrastructures coûteuses. Les modèles financiers B2B et l’IA intégrée à l’industrie sont, à ce titre, des paris plus sains.

c. Adopter le Principe de la Modularité

Face à la fascination pour les modèles généralistes qui induisent une forte dépendance (l’un des risques de la bulle), il est essentiel d’opter pour une approche qui favorise l’indépendance et la spécialisation :

  • Modèles Spécialisés et Contextuels : Investir dans des solutions d’IA développées pour un secteur ou une fonction spécifique. Ces modèles, souvent plus petits et entraînés sur des données de niche, sont plus précis, moins coûteux à exploiter et limitent la dépendance aux géants du secteur.
  • Architecture Modulaire : S’assurer que les briques technologiques de l’IA (données, algorithmes, interfaces) sont conçues pour être interchangeables. Si le coût d’un fournisseur de modèles explose, l’entreprise doit pouvoir basculer sur une solution concurrente sans réécrire l’intégralité de son système d’information.

L’entreprise résiliente n’est pas celle qui a le plus d’IA, mais celle qui utilise l’IA là où elle compte vraiment, avec une trajectoire de rentabilité limpide et une architecture souple. C’est la meilleure assurance contre l’instabilité du marché spéculatif.

2. 🛡️ Adopter une Stratégie « Multi-Modèles » et de Spécialisation : Construire la Résilience

La stratégie du « Multi-Modèles » est une approche de gestion des risques qui s’oppose à l’enfermement technologique (vendor lock-in). Dans le contexte de l’IA, cela signifie éviter de baser l’intégralité de ses processus critiques sur les API ou l’infrastructure d’un seul fournisseur de modèles généralistes (comme OpenAI, Google, ou Anthropic).

Le Piège de la Dépendance aux Modèles Généraux

Le risque d’une bulle n’est pas seulement que le marché s’effondre, mais que les acteurs dominants augmentent drastiquement leurs prix (prix des tokens, coûts d’inférence, frais de cloud) ou changent soudainement les conditions d’accès à leurs modèles, car ils détiennent un quasi-monopole sur la technologie la plus demandée.

  • Coût de l’Inférénce : L’utilisation répétée et à grande échelle de grands modèles propriétaires est très coûteuse. Ces coûts deviennent insoutenables si les gains de productivité ne suivent pas.
  • Risque de Lock-In : Si votre flux de travail est profondément intégré à un écosystème unique, le coût et le temps nécessaires pour migrer vers un concurrent deviennent prohibitifs.

La Solution : Diversification et Spécialisation

Pour garantir la pérennité et la maîtrise des coûts, les entreprises doivent diversifier leurs outils d’IA et favoriser l’utilisation de modèles adaptés à des tâches spécifiques.

a. Diversifier les Fournisseurs et les Modèles

L’objectif est de créer une architecture technologique où les composants IA peuvent être interchangés facilement.

  • Approche « Best of Breed » : Utiliser différents modèles pour différentes tâches. Un grand LLM généraliste pourrait être utilisé pour la création de contenu stratégique de haut niveau, tandis qu’un modèle Open Source plus petit et ajusté (fine-tuned) sera utilisé pour la classification des e-mails ou la traduction interne.
  • Architecture Modulaire : S’assurer que les données et les interfaces sont standardisées. Les requêtes adressées aux modèles (prompts) doivent être gérées par une couche d’abstraction (comme un framework RAG ou une plateforme d’orchestration) qui permet de basculer la source du modèle (par exemple, passer de GPT-4 à Claude 3 ou à un modèle Open Source hébergé en interne) sans perturber l’application métier.
  • Stratégie Multi-Cloud : Ne pas se contenter d’une seule infrastructure de cloud pour l’hébergement de l’IA et des données, afin de pouvoir négocier les coûts d’accès au calcul.

b. Le Choix des Modèles Spécialisés (Small Language Models – SLMs)

L’engouement pour les LLMs fait souvent oublier l’immense valeur des modèles plus petits et spécialisés.

  • Précision et Pertinence : Un SLM (Small Language Model) entraîné sur les données spécifiques à l’entreprise (documentation interne, réglementation sectorielle, historique client) sera souvent plus précis pour les tâches internes et moins susceptible de générer des hallucinations qu’un LLM généraliste.
  • Maîtrise des Coûts : Les SLMs sont beaucoup moins gourmands en ressources de calcul pour l’inférence. Ils peuvent être hébergés sur l’infrastructure interne (on-premise) ou sur des serveurs privés virtuels (VPS) dédiés, réduisant drastiquement les coûts récurrents facturés par les géants du cloud.
  • Souveraineté des Données : L’utilisation de modèles Open Source ou auto-hébergés pour les tâches sensibles garantit que les données critiques ne quittent pas le périmètre de sécurité de l’entreprise, répondant ainsi aux impératifs de conformité et de confidentialité.

En résumé, la stratégie « Multi-Modèles » et de spécialisation transforme l’entreprise d’un simple consommateur passif de services IA en un orchestrateur intelligent de technologies. Elle garantit l’agilité face à l’évolution des prix et des performances, et assure que l’investissement en IA repose sur des fondations économiques stables, et non sur le seul potentiel spéculatif des technologies les plus médiatisées.

3. 🧠 Renforcer l’Infrastructure de Données et les Compétences Internes : Le Socle Anti-Fragilité

Si la bulle de l’IA éclate, la valeur intrinsèque de la technologie diminuera, mais la valeur stratégique des données de l’entreprise et la capacité de ses équipes à utiliser l’IA perdureront. Ces deux éléments constituent le véritable socle de l’avantage concurrentiel durable.

L’Actif Maître : La Qualité des Données

L’IA, quelle que soit sa sophistication, n’est qu’un moteur ; les données de l’entreprise en sont le carburant. Un moteur puissant alimenté par un carburant de mauvaise qualité ne produira qu’une performance médiocre.

a. Mettre en Place une Gouvernance de Données Rigoureuse

Investir dans l’IA sans une bonne gouvernance des données est la garantie de projets coûteux et inefficaces. Pour se prémunir du risque d’éclatement de la bulle, l’entreprise doit :

  • Sécuriser le Pipeline : S’assurer que les données (structurées et non structurées) sont correctement collectées, nettoyées, et étiquetées. La qualité des données prime sur la quantité. Des systèmes d’IA performants nécessitent des données fiables et à jour pour éviter le phénomène de la « dérive de modèle » (model drift).
  • Centraliser et Rendre Accessible : Déployer des solutions modernes (Data Mesh, Data Fabric, Cloud Data Warehouse) qui rendent les données facilement accessibles aux modèles d’IA, tout en respectant strictement les exigences réglementaires (RGPD, etc.).
  • La Véritable Valeur du RAG : Les systèmes RAG (Retrieval-Augmented Generation) sont une tendance majeure. Leur succès ne dépend pas de la puissance du LLM, mais de la pertinence et de la structuration de la base de connaissances interne (les documents, les historiques, les procédures) que le modèle interroge. Investir dans la documentation interne est un investissement anti-crise.

b. L’Indépendance par les Compétences

La dépendance aux outils externes s’accompagne souvent d’une dépendance aux experts externes. L’entreprise doit internaliser le savoir-faire pour garantir son autonomie stratégique.

  • L’Internalisation des Compétences : Développer une équipe interne capable de comprendre, d’ajuster (fine-tune) et de déployer des modèles, y compris des modèles Open Source. Cela permet de réduire les coûts de consultation et de prestation de services externes, un poste de dépense qui s’envole en période de bulle.
  • Former et Acculturer l’Utilisateur Final : Le gain de productivité maximal de l’IA n’est pas atteint par la seule automatisation, mais par l’amélioration de la performance humaine (l’intelligence augmentée). Il est essentiel de former tous les employés (pas seulement les data scientists) à l’utilisation efficace des outils d’IA (ex: techniques de prompt engineering, compréhension des limites de l’IA).

Le Résultat : Créer une Capacité Permanente

En investissant dans la qualité de ses données et le niveau de compétence de ses équipes, l’entreprise crée une capacité permanente à innover et à s’adapter, indépendamment des cycles de marché.

  • Maîtrise des Coûts : L’Internalisation réduit la facture des fournisseurs de services et logiciels d’IA.
  • Agilité : L’entreprise peut réagir rapidement aux changements technologiques (par exemple, adopter le prochain grand modèle Open Source) sans dépendre d’un intégrateur coûteux.
  • Avantage Durable : Les données propriétaires et les compétences humaines sont des actifs que les concurrents ne peuvent pas simplement acheter ou copier. Ils sont le véritable rempart contre la volatilité des technologies de l’IA.

La maîtrise des données et la montée en compétence des équipes sont les piliers qui permettent à l’entreprise de transformer l’IA d’un investissement spéculatif en un moteur de croissance organique et résilient.

4. ⚖️ Gérer le Risque Éthique et Réglementaire : Protéger la Réputation et Anticiper les Coûts Cachés

L’effervescence autour de l’IA a tendance à faire passer l’urgence réglementaire au second plan. Pourtant, la gestion proactive des risques éthiques, de conformité et légaux est essentielle pour la stabilité financière et la réputation de l’entreprise. En cas de correction du marché, les entreprises qui n’auront pas anticipé ces risques seront doublement pénalisées par des amendes et des poursuites coûteuses.

Le Coût Caché de l’Inconscience

L’éclatement d’une bulle est souvent précédé ou accompagné d’un renforcement de la surveillance réglementaire. Les législateurs réagissent aux abus perçus ou aux échecs retentissants.

Le risque, c’est l’apparition de coûts imprévus massifs liés à :

  • Les Amendes de Non-Conformité : Avec l’entrée en vigueur de lois structurantes comme l’AI Act en Europe, l’utilisation de systèmes d’IA dits « à haut risque » (santé, recrutement, crédit) sans la documentation, les tests d’évaluation de l’impact (PIA), et la transparence nécessaires expose l’entreprise à des sanctions financières lourdes.
  • Les Litiges liés à la Propriété Intellectuelle (PI) : L’utilisation de grands modèles entraînés sur des données non vérifiées expose l’entreprise au risque de violation de droits d’auteur dans les contenus générés, conduisant à des litiges coûteux et à des dommages d’image.
  • La Dérive Éthique et le Biais : Des décisions automatisées biaisées ou discriminatoires (dans le recrutement, l’octroi de prêts, etc.) génèrent des réclamations, des actions en justice, et une crise de confiance irréparable auprès des clients et des régulateurs.

Les Leviers de la Prévention Réglementaire

Pour transformer ce risque en une fondation stable, l’entreprise doit intégrer la conformité et l’éthique dès la conception de ses projets d’IA (Privacy and Ethics by Design).

a. Mise en Place d’une Gouvernance « IA Responsable »

La première étape est de structurer la responsabilité :

  • Audit et Classification des Systèmes : Identifier quels systèmes d’IA sont considérés comme « à haut risque » selon les futures réglementations et les soumettre à des audits réguliers.
  • Documentation et Transparence : Assurer la traçabilité complète des données utilisées pour l’entraînement et de la logique des décisions produites par l’IA. Cette transparence est la meilleure défense en cas de litige.
  • Comité Éthique : Créer un organe de surveillance interne, multidisciplinaire (juristes, éthiciens, développeurs), pour évaluer et valider l’impact sociétal et légal des nouveaux déploiements d’IA avant leur mise en production.

b. Contrôler les Sources et les Modèles

Pour minimiser le risque de litige lié à la propriété intellectuelle :

  • Validation des Données d’Entraînement : Si l’entreprise développe ou ajuste ses propres modèles, elle doit s’assurer que les jeux de données utilisés sont légalement acquis ou sous licence appropriée.
  • Utilisation des Modèles Open Source avec Vigilance : Bien que les modèles ouverts soient puissants pour réduire le lock-in (Stratégie n°2), leurs licences peuvent être complexes. Une analyse juridique est indispensable avant de les intégrer à des produits commerciaux.

c. Tests Rigoureux d’Équité et de robustesse

La solidité technique et la neutralité des systèmes sont des garanties de stabilité.

  • Évaluation des biais : Mettre en place des tests réguliers pour détecter et corriger les biais discriminatoires dans les modèles, garantissant ainsi l’équité des résultats.
  • Résilience aux attaques : S’assurer que les systèmes d’IA sont robustes face aux attaques adverses (tentatives de manipulation des modèles), protégeant ainsi l’intégrité des processus métiers critiques.

En conclusion, la gestion du risque éthique et réglementaire n’est pas un frein à l’innovation, mais un investissement indispensable dans la confiance et la pérennité de l’entreprise. C’est en faisant preuve de prudence et de responsabilité aujourd’hui que l’on évite les coûts et les crises qui pourraient survenir si le marché de l’IA venait à se contracter brutalement.

Et vous, quelle stratégie anti-bulle avez vous choisi ?

Unlocking AI Value for SMEs and Public Sectors

Rewiring for value: How SMEs and the Public Sector can seize the AI advantage

The era of AI experimentation is over.

According to McKinsey’s “The State of AI: Global Survey 2025,” organizations are moving past pilots and fundamentally “rewiring” their core operations to capture trillions in potential economic value.

With over 88% of organizations now reporting AI use in at least one business function—and the adoption of Generative AI (Gen AI) spiking across the board—the competitive landscape is shifting rapidly.

For Small and Medium-sized Enterprises (SMEs) and Public Sector organizations, this shift presents both an existential challenge and a massive opportunity.

The 2025 survey highlights that the true advantage lies not in adopting the technology, but in the transformation it drives.


1. AI for SMEs: Bridging the Adoption Divide

The McKinsey survey is clear: larger organizations (those with over $500 million in revenue) are accelerating their AI transformation faster than smaller counterparts. This trend signals a growing AI divide, largely because extracting value requires structural changes—including redesigning workflows, dedicating C-suite oversight, and making significant talent investments—which often strain the limited resources of SMEs.

The SME Strategy: Focus on Targeted, High-Impact Gen AI

Instead of attempting enterprise-wide overhauls, the successful SME must focus on adopting AI in strategic areas where low-cost Gen AI tools can deliver immediate, measurable impact:

  • Customer Operations: Deploying Gen AI assistants to deflect routine queries and reduce customer handle time is a low-barrier-to-entry use case cited in the survey findings. This frees human staff to handle complex issues, a direct path to improving customer satisfaction and competitive differentiation.
  • Marketing and Sales: Leveraging AI for content creation, personalized customer outreach, and audience modeling can dramatically boost marketing performance and accelerate time-to-market without requiring large, dedicated teams.
  • Software Engineering (for tech-focused SMEs): Gen AI coding assistants significantly augment developer productivity, allowing small teams to achieve disproportionate output.

From Technology to Transformation

The most crucial takeaway for SMEs is that the value of AI is unlocked through workflow redesign. Simply layering AI onto existing broken processes will yield minimal results. SMEs must:

  1. Prioritize Reskilling: The report notes that organizations are increasingly focused on upskilling existing staff rather than just hiring scarce AI talent. For SMEs, this is vital. Retraining employees to work alongside AI tools (e.g., prompt engineering, data literacy) is more feasible and cost-effective than a large-scale hiring spree.
  2. Adopt Hybrid Governance: Smaller organizations are more likely to use hybrid or partially centralized models for AI adoption. This flexible approach, which distributes some resources across functions while maintaining central oversight for data standards, allows SMEs to adapt quickly without the rigidity of a massive Center of Excellence.

2. The Public Sector: Scaling Efficiency and Trust

For Public Sector organizations, AI’s potential is measured not just in EBIT (Earnings Before Interest and Taxes) impact, but in improved citizen services, operational efficiency, and strengthened compliance. While the Public Sector was not exclusively detailed, the survey’s findings on the necessity of governance and structural change apply directly to government bodies and agencies.

AI’s Value Proposition in Governance and Operations

Public Sector entities must focus on the AI use cases that streamline complex, high-volume processes and enhance decision-making:

  • Operations and Efficiency: Implementing AI for predictive maintenance (e.g., infrastructure), smart scheduling (e.g., transport, resources), and automated workflows can cut operational downtime and dramatically improve throughput—core drivers of public service value.
  • Risk and Compliance: AI-driven anomaly detection strengthens fraud prevention and enhances regulatory reporting capabilities, a critical function for maintaining public trust and fiscal responsibility.
  • Citizen Engagement: Using Gen AI for service portals can deflect routine citizen queries (e.g., license renewals, benefits information), ensuring 24/7 service availability and reducing the burden on human staff.

The Imperative of Responsible AI Governance

A standout theme in the 2025 survey is the maturation of Responsible AI (RAI). As AI scales, so do risks related to:

  • Inaccuracy/Hallucination in Gen AI outputs.
  • Data privacy and cybersecurity vulnerabilities.
  • Ethical concerns around bias and explainability.

For the Public Sector, where services must be equitable and transparent, formal AI governance is non-negotiable. McKinsey notes that executive ownership of AI governance is a key differentiator for success. Public sector leaders must follow suit, moving beyond awareness to implement robust model monitoring tools, formal review boards, and transparency standards for every AI application. Responsible deployment builds the critical public trust necessary for widespread AI adoption in government services.


Conclusion: Transformation, not just technology

The McKinsey “State of AI: Global Survey 2025” serves as a rallying cry:

AI is no longer a side project; it is now a strategy lever.

Whether it’s an SME looking to maximize a small team’s output or a government agency aiming to serve millions more efficiently, success hinges on the willingness to fundamentally redesign workflows and treat AI as a core organizational design question.

The organizations that are succeeding are those focused on embedding AI into their corporate strategy, prioritizing reskilling, and building robust governance frameworks. For SMEs and the Public Sector alike, the future advantage belongs to those who adapt now and start the essential work of rewiring their enterprises for the age of artificial intelligence.

Adoption Éthique de l’IA : L’Outil Juste pour l’Usage Juste

🤖 L’Avenir de l’IA : Vers une Adoption Responsable et Ciblée

L’intelligence artificielle n’est plus une promesse lointaine, elle est le moteur silencieux de la prochaine révolution technologique. Cependant, pour que cette révolution soit bénéfique et durable, nous devons opérer un changement de paradigme : passer d’une course à l’IA la plus puissante à une approche axée sur l’outil juste pour l’usage juste. L’avenir de l’IA réside dans sa pertinence ciblée et son encadrement éthique et légal.


🛠️ Le Principe de l’Outil Juste : Pertinence avant Puissance

L’erreur courante est de vouloir appliquer un modèle d’IA générative massif (comme un grand modèle de langage, ou LLM) à tous les problèmes. La réalité est plus nuancée :

  • IA de Spécialité : Pour des tâches critiques (diagnostic médical, maintenance prédictive industrielle), un modèle plus petit, entraîné sur des données très spécifiques, peut être plus précis, plus rapide et plus économe qu’un LLM généraliste. C’est l’ère des Small Language Models (SLMs) et des modèles Edge AI.
  • Efficacité Énergétique : Utiliser des modèles plus petits pour des tâches simples réduit considérablement la consommation d’énergie (empreinte carbone).
  • Maîtrise des Données : Pour les entreprises, l’entraînement d’un modèle sur leurs propres données privées et contrôlées (RAG, Fine-Tuning) garantit une meilleure sécurité des informations et une réponse plus pertinente au contexte métier.

L’avenir est à l’orchestration d’IA, où différentes IA spécialisées travaillent de concert, chacune excellente dans son domaine, au lieu d’une unique IA « couteau suisse » médiocre dans plusieurs.


🌍 L’Impératif Environnemental : Réduire l’Empreinte Carbone de l’IA

L’intelligence artificielle, malgré ses promesses, a une empreinte écologique significative. L’entraînement des modèles massifs, notamment les LLM de dernière génération, nécessite d’énormes quantités d’énergie pour alimenter les serveurs et les puces spécialisées (GPU). Selon certaines estimations, l’entraînement d’un seul modèle d’IA de grande taille peut générer autant de CO2 que le cycle de vie de cinq voitures. C’est pourquoi le principe de l’outil juste pour l’usage juste est aussi un impératif environnemental. En privilégiant les Small Language Models (SLMs), l’IA frugale, et les infrastructures optimisées (comme le cloud vert ou l’Edge Computing), nous pouvons réduire drastiquement la consommation énergétique, rendant l’innovation technologique durable et responsable.


🛡️ Les Enjeux Réglementaires et Éthiques : L’IA au Service de la Confiance

L’essor de l’IA s’accompagne de risques majeurs qui nécessitent une prise de conscience et une action immédiate. C’est ici qu’interviennent les cadres légaux comme l’EU AI Act.

1. L’EU AI Act : Un Cadre Mondial

L’EU AI Act (ou Règlement Européen sur l’IA) est la première loi complète au monde visant à encadrer l’IA. Elle instaure une approche basée sur le risque :

Niveau de RisqueExemples d’ApplicationsExigences Clés
Risque InacceptableNotation sociale, manipulation cognitive subliminale.Interdiction totale.
Haut RisqueSystèmes de recrutement, véhicules autonomes, dispositifs médicaux.Conformité stricte (documentation, supervision humaine, qualité des données).
Risque LimitéChatbots, systèmes de détection d’émotion.Obligation de transparence (informer l’utilisateur que le contenu est généré par l’IA).

Il est impératif pour les entreprises de cartographier l’usage de l’IA dans leurs produits pour assurer la conformité.

2. L’Explicabilité (XAI)

Dans les systèmes à Haut Risque, il devient essentiel de comprendre pourquoi une IA a pris une décision. C’est l’Explicabilité de l’IA (XAI). Le temps de la « boîte noire » (où les décisions sont incompréhensibles) est révolu. Les utilisateurs et les régulateurs doivent pouvoir auditer et contester les résultats.

3. Protection des Données Privées (RGPD) et Confidentialité

L’IA se nourrit de données. L’application stricte du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) aux modèles d’IA est cruciale.

  • Anonymisation/Pseudonymisation : Les données d’entraînement doivent être traitées.
  • Risque d’Inférence : L’IA ne doit pas pouvoir « régurgiter » des données privées ou confidentielles contenues dans son jeu d’entraînement. C’est pourquoi l’utilisation de modèles internes (on-premise ou privés) formés sur des données contrôlées est souvent la seule option viable pour les informations sensibles.

4. Droits d’Auteur et Propriété Intellectuelle

La question de la paternité du contenu généré par l’IA est l’un des plus grands défis légaux.

  • Données d’Entraînement : Les modèles ont-ils été entraînés sur des œuvres protégées par le droit d’auteur sans compensation ? L’EU AI Act impose une obligation de transparence sur les données utilisées.
  • Contenu Généré : Qui détient les droits sur un texte, une image, ou une musique créée par une IA ? Le créateur humain qui a donné la « prompte » (instruction) ? L’entreprise qui fournit le modèle ? Ces questions font l’objet de procès majeurs et nécessitent des contrats et des politiques d’utilisation clairs.

🚀 Conclusion : Vers une IA Mature et Humaine

L’avenir de l’IA est radieux, à condition que nous abordions son développement avec maturité. Le progrès ne se mesure pas seulement à la complexité de l’algorithme, mais à sa capacité à améliorer nos vies de manière éthique, légale et durable.

Il est temps de choisir l’outil le plus éthique, le plus économe et le plus pertinent pour notre objectif, tout en ayant une connaissance pointue des responsabilités que nous impose le paysage réglementaire. L’IA doit être un partenaire de confiance, et cette confiance passe par la transparence et la conformité.

Nous avons échangé sur ces sujets et j’ai eu le plaisir de répondre aux questions incisives de Karine Pollien au sujet de l’IA et de son impact ESG dans ce podcast « Rock’n’Sobre #41 IA : alliée ou ennemie de l’environnement? » : Retrouvez mon intervention à partir de la minute 16:18.
https://radiovostok.ch/?p=40775

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Êtes-vous prêt à auditer l’utilisation de l’IA dans votre organisation pour garantir la conformité à l’EU AI Act ? L’avenir de votre entreprise en dépend.

Contactez moi pour poursuivre cette discussion et l’adapter à votre contexte.

Négociation augmentée : L’IA au service des professionnels

Les cours de négociation enrichis par l’intelligence artificielle s’inscrivent dans un mouvement plus large de transformation des pratiques professionnelles par les technologies numériques avancées.

Ils visent à articuler de manière rigoureuse les apports de la théorie de la négociation avec les possibilités nouvelles offertes par l’analyse de données et l’IA générative, tout en maintenant au centre les compétences proprement humaines que sont le jugement, l’éthique et la relation.

Cadre et enjeux

L’introduction de l’intelligence artificielle dans la formation à la négociation répond à un double enjeu : d’une part, accompagner les professionnels dans un environnement caractérisé par la complexification des interactions et l’abondance d’informations ; d’autre part, développer une capacité réflexive sur l’usage de ces outils dans des contextes à forts enjeux économiques, sociaux et organisationnels.

L’IA n’y est pas conçue comme un substitut au négociateur, mais comme un dispositif d’aide à la décision et de structuration de la réflexion stratégique, dont l’utilisation suppose des compétences critiques et méthodologiques spécifiques.

Objectifs des cours de négociation augmentée

Ces cours poursuivent plusieurs objectifs pédagogiques : renforcer les fondamentaux de la négociation (préparation, clarification des intérêts, gestion des concessions, construction d’accords mutuellement bénéfiques) et développer la capacité à mobiliser l’IA à chacune de ces étapes de façon informée et responsable.

Ils permettent aux apprenants d’apprendre à formuler des requêtes pertinentes, à interpréter des analyses proposées par des systèmes d’IA, et à les intégrer de manière critique dans leurs propres stratégies.

Sur le plan opérationnel, il s’agit notamment de former à l’utilisation de l’IA pour : cartographier les parties prenantes, analyser des dossiers complexes, générer des scénarios de négociation alternatifs, et simuler différents profils d’interlocuteurs afin de préparer les entretiens. Les approches pédagogiques combinent apports théoriques, études de cas, mises en situation et dispositifs d’auto‑diagnostic, de manière à articuler savoirs conceptuels et développement de compétences en situation.

Rôle et contenu de l’ebook

L’ebook associé constitue un prolongement structuré de ces enseignements, sous la forme d’un support de référence mobilisable en autonomie.

Il propose une présentation systématique des concepts clés de la négociation (intérêts, positions, alternatives, zones d’accord possibles) et des principales catégories d’outils d’IA, en explicitant leurs apports, leurs limites et les précautions d’usage nécessaires.

L’ouvrage est conçu comme un guide méthodologique : il décline le processus de négociation en étapes (diagnostic, préparation, conduite, conclusion, suivi) et illustre, pour chacune, des usages types de l’IA (analyse documentaire, génération d’arguments, reformulation, analyse de scénarios) accompagnés de modèles de requêtes et de grilles d’analyse.

Il accorde une place importante aux enjeux éthiques (biais, transparence, confidentialité) et à la responsabilité professionnelle, invitant les lecteurs à adopter une posture réflexive plutôt qu’instrumentale vis‑à‑vis de ces technologies.

Public visé et apport scientifique

Ces dispositifs s’adressent à un public large : cadres et dirigeants, professionnels de la vente et des achats, responsables des ressources humaines, médiateurs et, plus largement, tout acteur impliqué dans des négociations complexes au sein des organisations.

Ils répondent à un besoin identifié de montée en compétences sur les articulations entre compétences relationnelles, capacités d’analyse stratégique et maîtrise des outils numériques avancés.

Sur le plan scientifique et professionnel, l’ensemble cours‑ebook contribue à la diffusion d’une culture de la négociation augmentée, où l’IA est envisagée comme un instrument de structuration de l’action et de soutien au raisonnement plutôt que comme un automatisme de décision.

Il ouvre également des perspectives de recherche et d’évaluation sur l’impact réel de ces outils sur la qualité des accords, l’équilibre des rapports de force et le développement de compétences transférables dans différents contextes de négociation.

​Cette formation propose une approche intégrée de la négociation enrichie par l’intelligence artificielle, articulant les apports de la théorie de la négociation avec l’usage raisonné d’outils numériques avancés. Elle vise à développer chez les participants des compétences à la fois stratégiques, relationnelles et méthodologiques, en les formant à la préparation, la conduite et l’analyse de négociations complexes, tout en mobilisant l’IA comme dispositif d’aide à la décision et de structuration de la réflexion.

À travers des apports conceptuels, des études de cas, des simulations assistées par IA et un ebook méthodologique dédié, la formation permet d’acquérir une maîtrise critique des usages de l’IA en négociation, en intégrant les enjeux éthiques, les limites techniques et les implications organisationnelles de ces outils.

Elle s’adresse à un public de professionnels (cadres, responsables commerciaux et achats, RH, médiateurs, acteurs du dialogue social) souhaitant renforcer leur capacité à concevoir et conduire des négociations dans des environnements incertains, fortement numérisés et à forts enjeux.

Pour en savoir plus, contactez moi.

Pour accéder à l’ebook en anglais : The AI Advantage : Mastering negotiation in the digital age.

Dans la même collection sur l’intelligence artificielle : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

Du même auteur Yves Zieba : https://www.amazon.fr/stores/Yves-Zieba/author/B0FJWXC2XF

Adopter l’IA pour les PME : Un atout essentiel

Pourquoi les PME et les services publics doivent adopter l’intelligence artificielle dès maintenant

Vous en avez probablement déjà entendu parler : l’intelligence artificielle est en train de transformer en profondeur le monde des affaires et de l’administration, grandes et petites structures confondues. Mais concrètement, quels bénéfices l’IA peut-elle apporter à votre PME ou à votre collectivité ? Voici un tour d’horizon simple et pragmatique.

L’IA, un levier pour la croissance des PME

Vous êtes chef d’une petite ou moyenne entreprise, souvent tiraillé entre la gestion quotidienne et le développement stratégique ? L’intelligence artificielle peut devenir votre meilleur allié.
Elle automatise facilement les tâches répétitives, comme le traitement des factures ou la gestion des stocks.

Résultat ? Vos équipes gagnent du temps pour se concentrer sur ce qui a vraiment de la valeur : la relation client, l’innovation, la stratégie.

Autre point fort : l’analyse intelligente des données. Grâce à l’IA, vous pouvez identifier des tendances et anticiper les besoins de vos clients avant même qu’ils ne se manifestent. Cela vous donne une longueur d’avance face à vos concurrents.

Moderniser les services publics avec l’IA

Du côté des services publics, l’intelligence artificielle apporte aussi son lot de solutions concrètes. Finies les longues files d’attente ou les dossiers qui stagnent pendant des semaines. L’IA aide à automatiser la gestion administrative, réduit les erreurs et accélère le traitement des demandes des citoyens.

Elle permet aussi d’optimiser les ressources, par exemple en prévoyant les besoins en personnel ou équipements à partir de données historiques et en temps réel. Dans la santé publique, elle facilite la détection et le suivi des maladies, un gain précieux pour la gestion des crises sanitaires.

Ce qu’il faut garder en tête

Intégrer l’IA dans votre organisation ne s’improvise pas. Il est capital de former vos équipes, de choisir des solutions adaptées à votre taille et secteur, et surtout de garantir la sécurité des données. L’éthique doit être au cœur de votre démarche pour instaurer la confiance avec vos clients ou usagers.

Un investissement d’avenir

L’intelligence artificielle n’est pas une mode, c’est un incontournable pour rester compétitif dans un monde qui évolue vite. En misant sur l’IA, vous ouvrez la porte à plus d’efficacité, une meilleure prise de décision et une expérience client ou usager nettement améliorée.

Et surtout, vous libérez du temps pour innover et faire grandir votre entreprise ou service.

Alors, prêt à franchir le pas ?

Rendre le Business Plan Agile : Clé de la Réussite Entrepreneuriale

🧭 Le Business Plan : Relique du Passé ou Boussole Indispensable dans la Tempête de l’Incertitude ?

L’ère que nous traversons est marquée par une incertitude chronique : crises sanitaires, bouleversements géopolitiques, accélération technologique vertigineuse. Dans ce contexte « VUCA » (Volatile, Incertain, Complexe, Ambigu), une question brûlante se pose pour tout entrepreneur : le Business Plan traditionnel, ce document figé de prévisions à 3 ou 5 ans, est-il encore pertinent ?

N’est-il pas devenu une relique démodée, aussitôt obsolète qu’achevé ?

La réponse, nuancée, est la suivante : Non, le Business Plan n’est pas mort, mais sa fonction et sa forme doivent absolument évoluer.


Le Verdict des Critiques : Pourquoi le Business Plan est (souvent) Décrié

Les détracteurs du Business Plan ont des arguments percutants, surtout face à l’environnement actuel :

  • L’illusion de la Certitude : Rédiger des projections financières ultra-détaillées sur cinq ans donne une fausse impression de contrôle sur un avenir par nature imprévisible. Les chiffres deviennent vite caducs.
  • La Rigidité : Un plan trop rigide peut entraver l’agilité nécessaire pour pivoter rapidement en cas de changement de marché, de concurrence inattendue ou d’innovation de rupture.
  • Le Temps Perdu : Passer des semaines à peaufiner un document de 50 pages qui sera lu en diagonale par les investisseurs (qui se concentrent souvent sur l’Executive Summary) détourne l’entrepreneur de la seule chose qui compte vraiment : valider son marché et vendre.

La Défense : Les Vertus Indémodables de la Planification

Malgré ses défauts, l’exercice de planification que représente le Business Plan reste fondamental. Ses bénéfices vont bien au-delà de la simple obtention d’un financement :

1. Un Outil de Réflexion Stratégique Interne 💡

Avant d’être un document pour les autres, le Business Plan est un travail de fond pour l’entrepreneur. Il oblige à :

  • Clarifier la Vision : Définir précisément le modèle économique (Business Model), la proposition de valeur unique et la mission de l’entreprise.
  • Défier les Hypothèses : Obliger à se poser les questions clés : Quel est mon marché ? Qui sont mes clients ? Qui sont mes concurrents ? Comment vais-je gagner de l’argent ? Ce processus réduit le risque d’erreurs stratégiques majeures.
  • Structurer la Pensée : Passer de l’idée vague à un plan d’action structuré avec des objectifs clairs à court et long terme.

2. Un Sésame pour les Partenaires Clés 🤝

Malgré l’évolution des pratiques, les banques, les investisseurs et même certains partenaires stratégiques continuent d’exiger une preuve de la viabilité et du sérieux du projet.

Le Business Plan (ou une version allégée et moderne) est la seule carte de visite complète qui :

  • Démontre la faisabilité économique.
  • Rassure sur la solvabilité et la gestion des risques.
  • Présente l’équipe et sa capacité à exécuter.

L’Évolution : Du Business Plan « Ferme » au Business Plan « Agile »

Dans un monde incertain, l’outil ne disparaît pas, il se transforme. L’approche moderne mise sur l’agilité et l’itération :

Ancienne Approche (Statique)Nouvelle Approche (Dynamique et Agile)
Document de 50 pages rédigé une seule fois.Document synthétique (10-20 pages) et évolutif.
Basé sur des prévisions linéaires à 5 ans.Basé sur des hypothèses testables et des scénarios (optimiste, réaliste, pessimiste).
Privilégie le détail formel.Privilégie le pragmatisme et la preuve terrain (tests rapides).
Met l’accent sur les chiffres théoriques.Complété par le Business Model Canvas et des tableaux de bord de suivi régulier.

Le véritable changement est dans l’état d’esprit : il faut voir le Business Plan non pas comme une destination finale, mais comme la première étape d’un cycle continu d’apprentissage et d’ajustement.


Conclusion : La Préparation, non la Prédiction

Face à la tempête de l’incertitude, le Business Plan ne nous permet pas de prédire le temps exact qu’il fera demain, mais il nous oblige à préparer le bateau : vérifier la solidité de la coque (modèle économique), s’assurer d’avoir un bon équipage (l’équipe) et prévoir plusieurs routes possibles (scénarios).

L’ère est à la stratégie adaptative. Le Business Plan n’est pas mort ; il est devenu une boussole essentielle pour guider l’entreprise vers l’agilité et la résilience, à condition d’être mis à jour et confronté sans cesse à la réalité du terrain.

Management Humain : Réinventer les Ressources Humaines

L’Humain au Cœur de la Stratégie : Management Humain et Ressources Humaines

Le Management Humain émerge comme une réponse aux limites de l’approche traditionnelle de la Gestion des Ressources Humaines (GRH), souvent perçue comme trop axée sur l’administration et la performance quantitative.

Le Management Humain : Reconnaissance et Travail Réel

Le Management Humain propose de voir le salarié non comme une simple « ressource », mais comme une personne réflexive, actrice et contributrice à l’établissement des normes d’action collective. Ses piliers sont :

  • Conception de l’Être Humain : Le collaborateur est un être réflexif, capable de jugement et de contribution.
  • Objet : Le travail réel, c’est-à-dire le travail tel qu’il est objectivement, collectivement et subjectivement vécu par les employés.
  • Finalité : La reconnaissance du travail effectué et de la personne.

Cette approche vise à ré-humaniser le travail, favorisant la dignité et l’engagement, ce qui conduit indirectement à une performance durable.

La Gestion des Ressources Humaines (GRH)

La GRH est la fonction stratégique qui assure l’alignement des collaborateurs sur les valeurs et la mission de l’organisation. Elle englobe :

  • Administration du personnel : Paie, droit du travail, gestion des données.
  • Développement des RH : Recrutement, formation, gestion des compétences et des carrières.
  • Dialogue Social et Qualité de Vie au Travail (QVT) : Prévention des risques psychosociaux, amélioration des conditions de travail.

Si la GRH définit le cadre et les outils (politiques de recrutement, plans de formation), le manager est l’acteur clé de l’application sur le terrain, notamment par un management de proximité qui intègre les principes du Management Humain (écoute, autonomie, reconnaissance).


Gérer le Mouvement : Changement Organisationnel

Dans un environnement économique en constante mutation (technologique, concurrentiel, social), le changement est la nouvelle norme. La Gestion du Changement Organisationnel (ou Conduite du Changement) est l’ensemble des démarches visant à accompagner les individus et l’organisation dans la transition d’un état A à un état B, en minimisant les résistances et en maximisant l’adhésion.

Les Enjeux du Changement

Le changement, qu’il soit stratégique (nouveaux marchés), structurel (réorganisation), ou technologique (nouveau SIRH, IA), génère souvent de l’incertitude et des résistances (peur de l’échec, perte de repères).

Le Rôle Central des RH et des Managers

Les professionnels des RH et les managers jouent un rôle fondamental dans ce processus :

  1. Donner du Sens : Expliquer clairement le pourquoi et le comment du changement, ainsi que les bénéfices attendus pour l’entreprise et les collaborateurs.
  2. Communication et Dialogue : Mettre en place des espaces de partage pour que les équipes puissent exprimer leurs craintes et frustrations. La transparence est essentielle.
  3. Formation et Accompagnement : Identifier les lacunes en compétences dues au changement et proposer des plans de formation pour que les employés acquièrent les nouvelles aptitudes nécessaires, les rendant acteurs de la transformation plutôt que de simples exécutants.

L’objectif est de transformer la résistance en adhésion en impliquant les équipes et en reconnaissant leur contribution à la réussite de la transition.


L’Ancrage de l’Avenir : La Gestion des Carrières en Entreprise

La Gestion des Carrières est une démarche RH qui vise à planifier et à accompagner le développement professionnel de chaque collaborateur au sein de l’entreprise, en alignement avec les besoins stratégiques futurs de l’organisation. Elle est le lien direct entre l’individu et la stratégie à long terme.

Objectifs Clés

  • Anticipation des Besoins : Utiliser la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) pour anticiper les compétences futures nécessaires et identifier les écarts à combler.
  • Fidélisation et Motivation : Offrir des parcours d’évolution clairs (promotions, mobilités internes, enrichissement de poste) motive les collaborateurs et fidélise les hauts potentiels, réduisant le turnover.
  • Employabilité : Assurer que les compétences des salariés restent à jour face à l’évolution des métiers (via la formation continue), garantissant leur employabilité interne et externe.

Outils et Démarches

La gestion des carrières repose sur plusieurs outils :

  • Entretiens Professionnels : Échanges réguliers entre manager et salarié pour faire le point sur les aspirations, les compétences acquises et à développer, et les objectifs de carrière à moyen et long terme.
  • Cartographie des Compétences : Visualisation des expertises disponibles et nécessaires au sein de l’entreprise.
  • Plans de Succession et de Mobilité : Identification des futurs potentiels et préparation des transitions pour les postes clés.

En responsabilisant le salarié comme acteur de son propre parcours tout en lui offrant un cadre de développement structuré, l’entreprise investit non seulement dans ses « ressources », mais surtout dans ses talents.


Conclusion : Une Synergie Essentielle

Le Management Humain définit la philosophie (reconnaissance, centrage sur le travail), la GRH apporte le cadre et les outils (recrutement, formation, GPEC), la Gestion du Changement est l’approche dynamique pour naviguer les transitions, et la Gestion des Carrières assure la vision à long terme et la motivation individuelle. En plaçant l’humain — avec ses besoins, son potentiel et sa complexité — au centre de toutes ces fonctions, l’entreprise moderne garantit non seulement sa performance présente, mais aussi sa capacité d’adaptation et sa croissance future.

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Apprendre avec l’IA : Stratégies pour les Étudiants Modernes

Découvrir les différentes formes d’IA pour enrichir son apprentissage

L’Intelligence Artificielle (IA) n’est plus un concept de science-fiction, mais une réalité qui façonne notre quotidien, y compris notre manière d’apprendre.

Comprendre les différentes formes d’IA et savoir les utiliser de manière éclairée est essentiel pour tout apprenant moderne.


1. Les grandes familles d’IA

Il existe plusieurs façons de catégoriser l’IA. Pour l’éducation, il est utile de distinguer les types d’IA basés sur leur fonction :

  • IA Prédictive : Cette forme a pour but de classifier des données ou d’anticiper des événements ou des tendances.
    • Exemples : Les systèmes de recommandation de contenus (Netflix, Spotify), les outils de détection de spam dans les e-mails, ou les systèmes d’analyse de données pour anticiper les résultats scolaires.
  • IA Générative : C’est la forme d’IA qui a récemment connu une popularité massive. Elle est capable de produire du contenu original (texte, image, son, code, vidéo) après avoir été entraînée sur d’immenses ensembles de données.
    • Exemples : ChatGPT (texte), DALL-E ou Midjourney (images), les outils de synthèse vocale avancée.
  • IA Réactive/Limitée à la Mémoire : Bien que moins spectaculaires, elles sont la base de nombreuses applications. Les IA réactives (comme Deep Blue aux échecs) réagissent à la situation actuelle sans mémoire passée. Les IA limitées à la mémoire (comme l’IA générative actuelle) utilisent des données passées pour prendre des décisions, mais ne possèdent pas de conscience d’elles-mêmes.

2. Comment découvrir et interagir avec l’IA ?

Découvrir l’IA ne se limite pas à la consulter, mais à l’expérimenter activement :

A. Expérimenter les outils

  • Utilisation des modèles de langage (IA Générative Texte) : Utilisez des outils comme ChatGPT ou Gemini pour :
    • Générer des synthèses de longs articles ou de concepts complexes.
    • Demander des explications simplifiées sur un sujet (agir comme un tuteur).
    • Créer des plans de cours ou des ébauches d’articles.
    • Faire corriger ou améliorer le style d’un texte.
  • Tester les générateurs d’images et de sons :
    • Entraînez-vous à rédiger des prompts précis pour obtenir les résultats souhaités. C’est un excellent exercice de clarté et de précision dans la communication.
    • Explorez les biais en demandant à l’IA de générer l’image d’un « docteur » ou d’un « PDG » et analysez les stéréotypes de genre ou d’origine.

B. Comprendre les principes

  • Apprentissage Machine (Machine Learning) : Cherchez des ressources pour comprendre les bases de l’apprentissage machine :
    • Apprentissage supervisé (l’IA apprend à partir de données étiquetées, ex. : « ceci est un chat »).
    • Apprentissage non supervisé (l’IA trouve des structures cachées dans des données non étiquetées).
  • Réseaux de Neurones et Deep Learning : Comprenez que l’IA, en particulier l’IA générative, repose sur des réseaux de neurones artificiels qui simulent, de manière très simplifiée, le cerveau humain pour identifier des patterns complexes.

3. Apprendre en utilisant l’IA de manière pédagogique et critique

L’IA ne remplace pas l’apprentissage, mais elle le transforme en un partenariat critique.

Rôle de l’IA (en tant qu’outil pédagogique)Votre rôle (en tant qu’apprenant critique)
Assistant à la création : Génère une ébauche de texte, un plan, une image.Éditeur et Valideur : Vérifiez l’exactitude des informations, améliorez et personnalisez la proposition de l’IA. Ne pas copier-coller.
Tuteur Personnalisé : Explique un concept d’une autre manière, crée un quiz.Questionneur Actif : Posez des questions de plus en plus complexes pour approfondir votre compréhension et testez les limites de l’IA.
Outil d’analyse : Résume des textes complexes, traduit, compare des documents.Penseur Critique : Identifiez les biais possibles dans les données générées (stéréotypes, informations incomplètes) et confrontez-les à d’autres sources.
Simulateur : Génère des scénarios de résolution de problèmes.Praticien : Utilisez le scénario comme point de départ pour une réflexion originale et une application concrète.

Un usage responsable et critique est la clé.

L’IA est un outil puissant pour décupler votre efficacité, mais la vérification des sources et le développement de votre propre esprit critique restent des compétences humaines irremplaçables.


En résumé, les IA prédictives et génératives sont les plus utilisées en éducation. Pour les maîtriser, il faut les expérimenter activement (rédiger des prompts précis, analyser les résultats) et adopter une posture de co-créateur critique plutôt que de simple consommateur.

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L’IA au Service de l’Innovation Écologique

La Renaissance de l’Innovation : L’IA au Carrefour de la Transition Écologique et des Métacrises 💡🌱

Nous vivons une époque de bouleversements sans précédent. Les métacrises — ces crises interdépendantes et systémiques (climat, biodiversité, social, sanitaire) — redessinent notre monde, exigeant une réinvention radicale de nos modèles.

Dans ce contexte, l’Intelligence Artificielle (IA) n’est plus seulement un outil d’optimisation, mais une nécessité pour accélérer la transition écologique et forger une résilience face à ces chocs.

La véritable innovation réside aujourd’hui au croisement de ces quatre domaines : l’IA, l’écologie, les méthodes d’innovation et les métacrises.


1. L’IA, Catalyseur d’une Innovation Verte 🍃

L’IA est un moteur puissant pour l’innovation en matière de durabilité. Ses capacités d’analyse de données massives (Big Data) et de modélisation prédictive sont cruciales pour adresser les défis écologiques complexes.

  • Optimisation des Ressources : Des algorithmes de Machine Learning sont déjà utilisés pour optimiser la consommation d’énergie dans les smart grids et les bâtiments, ou pour affiner l’agriculture de précision (irrigation, usage d’intrants), réduisant ainsi les déchets et l’empreinte carbone.
  • Surveillance Environnementale : L’IA analyse les images satellites et les données de capteurs pour la cartographie des écosystèmes, la détection des espèces menacées, et le suivi en temps réel de la pollution (air, eau, CO₂). Des projets comme Wildlife Insights en sont un exemple frappant.
  • Conception Durable : En phase de R&D, l’IA aide à simuler l’impact environnemental des produits et des chaînes d’approvisionnement (approches ESG – Environnementales, Sociales et de Gouvernance), permettant une conception plus durable dès l’origine.

2. Le Défi de l’IA Frugale : Verdir le Numérique 💻🌍

Toutefois, l’IA elle-même n’est pas sans impact. La formation et l’exécution des modèles d’IA, en particulier des Grands Modèles de Langage (LLM), sont énergivores et contribuent à la pollution numérique.

Face à cet « effet rebond » potentiel, une nouvelle exigence s’impose : l’IA frugale.

  • Méthodes d’Optimisation : L’innovation doit se concentrer sur l’optimisation des algorithmes (moins gourmands en calcul), le Data Pruning (élagage des données non essentielles) et le développement de référentiels d’IA Frugale pour mesurer et réduire l’empreinte carbone des systèmes numériques.
  • Transparence et Sobriété : Il est vital de questionner le recours à l’IA et de privilégier des solutions alternatives moins consommatrices, ainsi que d’optimiser l’usage des équipements existants. L’innovation responsable exige de la sobriété numérique.

3. Les Nouvelles Méthodes d’Innovation Face aux Métacrises 🛠️

Les méthodes d’innovation traditionnelles (linéaires et centrées sur le produit) sont insuffisantes face à la complexité des métacrises. Il faut des approches plus systémiques, agiles et centrées sur l’impact.

  • Design Thinking et Systémique : Des méthodes comme le Design Thinking et l’approche Théorie C-K (Concept-Knowledge) sont essentielles. Elles permettent de ne pas seulement résoudre des problèmes existants, mais de co-créer des solutions en profondeur, en intégrant l’utilisateur (humain et environnement) et en explorant des modèles radicalement nouveaux (Océan Bleu). L’itération rapide (Lean Startup) permet d’adapter l’innovation aux réalités changeantes des crises.
  • Innovation pour la Résilience : L’innovation doit désormais viser la résilience des systèmes (villes, chaînes d’approvisionnement, agriculture), plutôt que la simple efficacité économique. L’IA, couplée à ces méthodes, peut modéliser la résilience et tester des scénarios de crise pour identifier les points de rupture et les leviers d’action préventive.

Vers une Innovation Dirigée par la Sagesse 🧭

L’émergence d’innovations à la croisée de l’IA, de l’écologie, des méthodes et des métacrises représente notre meilleure chance de bâtir un avenir durable. L’IA nous donne les outils pour décrypter le monde complexe et optimiser nos actions ; la transition écologique nous donne la direction ; et les méthodes d’innovation nous offrent le cadre pour agir de manière collaborative et itérative.

Le véritable défi est d’aligner la puissance technologique de l’IA avec la sagesse de la sobriété et l’impératif de l’impact positif.

Ce n’est qu’en adoptant une approche d’innovation responsable et frugale que nous pourrons transformer les métacrises en opportunités de régénération.

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Sur la pensée systémique en action

ou sur les nouveaux métiers de la transition écologique

Comprendre le workslop : risques et solutions pour les entreprises

Le « Workslop » : Le Contenu IA de Faible Qualité qui Mine la Productivité 📉

Le terme « workslop » (contraction de work – travail – et slop – pâtée ou gâchis) est un concept récent qui désigne le contenu professionnel généré par l’Intelligence Artificielle (IA) qui, bien que poli en apparence, manque de substance réelle, de contexte crucial, ou d’utilité pour faire avancer significativement une tâche donnée. Il s’agit en quelque sorte d’un « travail bâclé par l’IA », où l’employé utilise l’outil d’IA comme un raccourci pour produire un résultat rapide mais superficiel.

Ce phénomène émergent a été mis en lumière par une étude menée par BetterUp Labs en collaboration avec le Stanford Social Media Lab, qui suggère qu’il pourrait expliquer pourquoi un grand nombre d’entreprises ne voient aucun retour sur investissement (ROI) mesurable malgré l’adoption massive de l’IA générative.


Les Conséquences Néfaste du Workslop pour les Entreprises

Le workslop n’est pas un simple désagrément; il a des répercussions tangibles et coûteuses sur l’organisation :

1. Baisse de la Productivité et Augmentation des Coûts

  • Transfert de la Charge Cognitive : L’effet le plus insidieux du workslop est qu’il déplace la charge de travail de l’auteur (qui utilise l’IA pour « déléguer » la pensée) vers le destinataire. Ce dernier doit alors interpréter, corriger, ou carrément refaire le travail.
  • Temps de Retravail Conséquent : Les employés confrontés au workslop estiment devoir passer en moyenne près de deux heures à corriger ou compléter le contenu reçu. Ce temps perdu se traduit par une perte de productivité et un coût financier important pour l’entreprise (estimé à des millions de dollars par an pour les grandes organisations).

2. Érosion de la Confiance et de la Collaboration

3. Obstacle au ROI de l’IA

  • Le workslop est l’incarnation d’une mauvaise utilisation de l’IA. Au lieu d’utiliser l’outil pour polir un travail de qualité ou pour automatiser des tâches sans valeur ajoutée, les employés s’en servent comme une béquille pour produire un contenu qui donne l’illusion de l’efficacité, annulant ainsi les bénéfices de l’investissement dans ces technologies.

Nouveaux besoins et compétences requis

Face à l’émergence du workslop, les entreprises et leurs employés doivent développer de nouvelles compétences et redéfinir les pratiques de travail :

1. L’Intentionnalité dans l’Usage de l’IA

Il ne suffit plus d’utiliser l’IA ; il faut l’utiliser à bon escient.

Les employés ont besoin de comprendre quand l’IA est un outil de collaboration puissant (pour des tâches itératives, la recherche initiale) et quand elle devient un simple raccourci menant à un travail de mauvaise qualité.

2. Renforcement de l’esprit critique et des compétences humaines

L’IA peut générer de longs textes ou des rapports sophistiqués, mais elle peine à y intégrer l’expertise sectorielle, le contexte organisationnel et le jugement critique humain.

Les nouvelles compétences à développer sont :

  • Le Prompting Avancé : Savoir formuler des requêtes précises pour obtenir des résultats de haute qualité et contextualisés.
  • La Synthèse Critique : Savoir évaluer rapidement la pertinence, l’exactitude et l’exhaustivité du contenu généré par l’IA.
  • La Communication Interpersonnelle : Être capable de s’assurer que l’information est complète et claire, même avant d’envisager l’utilisation de l’IA.

3. Clarté sur la propriété et la responsabilité

Avec l’IA, la notion de « propriété » du travail et de responsabilité pour les erreurs devient floue.

Les équipes doivent établir des processus clairs sur qui est responsable de la vérification, de la contextualisation et de l’approbation du contenu généré.


Solutions adaptées pour combattre le workslop

Pour transformer l’IA d’un poison en un catalyseur de productivité, les entreprises doivent agir sur plusieurs fronts :

1. Établir des Garde-fous et des Normes d’Utilisation

  • Lignes Directrices Claires : Les dirigeants doivent définir des règles d’utilisation claires pour l’IA, en spécifiant les types de tâches où son usage est encouragé, et celles où le jugement humain doit rester central.
  • Modélisation par les Leaders : Les managers et les leaders doivent montrer l’exemple en utilisant eux-mêmes l’IA de manière réfléchie et intentionnelle, en insistant sur la qualité finale plutôt que sur la rapidité de production.

2. Investir dans la Formation et les Compétences

  • Formation aux Compétences de l’IA : Proposer des formations non seulement sur le fonctionnement des outils, mais surtout sur le « pilotage » de l’IA, en enseignant comment l’utiliser pour augmenter le travail humain, et non le remplacer de manière paresseuse.
  • Développement de l’Esprit Critique : Mettre l’accent sur la formation aux compétences analytiques, à la résolution de problèmes complexes et à la validation des informations, afin que l’employé redevienne le curateur et le validateur ultime du contenu.

3. Favoriser une Culture du « Pilot Mindset »

L’étude suggère de cultiver un « pilot mindset » (mentalité de pilote) qui encourage :

  • L’Agence et l’Optimisme : Encourager les employés à prendre la responsabilité de leurs résultats tout en restant optimistes quant au potentiel de l’IA.
  • L’IA comme Partenaire : Positionner l’IA comme un outil de collaboration (un copilote) pour augmenter les capacités humaines, plutôt que comme un simple raccourci pour éviter la tâche.

En conclusion, le workslop est un signal d’alarme : l’IA est une technologie formidable, mais son bénéfice dépend entièrement de la qualité de l’intention et de l’effort humain qui la dirige.

Pour réussir leur transformation numérique, les entreprises doivent se concentrer sur l’éducation et la culture, garantissant que l’IA serve la substance plutôt que l’apparence.

Pour aller plus loin sur l’IA :

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Et aussi :

Comment le Vibe Coding Transforme le Développement avec l’IA

Vibe Coding : quand le flow créatif rencontre l’intelligence artificielle

Le vibe coding est une nouvelle manière de programmer, plus intuitive et spontanée. Inspiré de l’improvisation artistique, il consiste à coder « au feeling » et à expérimenter rapidement, souvent avec le soutien d’une intelligence artificielle. Une tendance émergente qui séduit autant les développeurs que les créatifs.


Qu’est-ce que le vibe coding ?

Contrairement au développement classique, très structuré et planifié, le vibe coding privilégie :

  • une approche exploratoire,
  • l’expérimentation au détriment de la perfection immédiate,
  • la recherche du flow et du plaisir de coder.

Dans ce contexte, l’IA agit comme un copilote qui propose du code, suggère des idées, et permet de rebondir rapidement sur de nouvelles directions.


Pourquoi le vibe coding est-il intéressant pour l’IA ?

L’intelligence artificielle est au cœur du vibe coding. Elle joue plusieurs rôles :

🚀 Accélération du prototypage

En quelques minutes, un développeur peut tester des dizaines de variantes sans repartir de zéro.

🎨 Génération d’idées inédites

L’IA propose des solutions originales, parfois inattendues, qui enrichissent le processus créatif.

🔁 Apprentissage collaboratif

L’humain apprend à mieux formuler ses prompts, tandis que l’IA affine ses suggestions grâce au feedback.


Exemples d’applications concrètes

  • Design d’interfaces web : tester plusieurs versions d’une même maquette avec l’aide d’une IA générative.
  • Jeux vidéo expérimentaux : créer des mécaniques surprenantes en improvisant avec du code généré.
  • Musique et art numérique : coder en direct avec une IA qui enrichit la performance artistique.

Une nouvelle culture du code en marche

Le vibe coding ouvre la porte à une nouvelle génération de programmeurs : moins obsédés par la perfection syntaxique, plus curieux, plus créatifs.

Avec l’IA, le code devient :

  • plus accessible aux non-experts,
  • plus ludique,
  • et plus propice à l’innovation.

Le vibe coding n’est donc pas seulement une tendance : c’est une façon de repenser notre relation au code et à l’intelligence artificielle.


👉 Et vous, seriez-vous prêt·e à tenter le vibe coding avec une IA comme copilote ?

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Stratégies IA pour Dirigeants : Vers une Meilleure Performance

L’IA s’invite dans la salle du conseil : comment l’intelligence artificielle redéfinit le leadership

L’intelligence artificielle n’est plus une simple technologie d’automatisation. Elle est en train de devenir un véritable copilote pour les dirigeants, transformant la manière dont les décisions stratégiques sont prises, la performance mesurée, et la culture d’entreprise façonnée. Pour les PDG, cadres et autres décideurs, comprendre l’impact de l’IA n’est plus une option, mais une nécessité.

Au-delà de l’automatisation : l’IA comme catalyseur de performance

Historiquement, l’IA a été perçue comme un outil d’efficacité opérationnelle, reléguant les tâches répétitives et chronophages aux machines. Aujourd’hui, son rôle a radicalement évolué. L’IA apporte une nouvelle dimension au leadership en permettant d’analyser d’immenses volumes de données en temps réel, de détecter des signaux faibles et d’anticiper des tendances avec une précision inégalée.

  • Optimiser la prise de décision : Des tableaux de bord intelligents aux systèmes de prévision, l’IA offre une vision 360° de l’entreprise. En croisant les données financières, opérationnelles et de marché, elle permet de prendre des décisions plus éclairées et de réduire les risques.
  • Renforcer l’engagement des employés : L’IA peut également être utilisée pour comprendre les facteurs de satisfaction et de désengagement des équipes. En analysant les retours d’expérience, les sondages et les indicateurs de performance, elle aide à identifier les problèmes à la source et à proposer des solutions ciblées, renforçant ainsi la cohésion et la motivation.

Placer l’humain au cœur de la stratégie

L’intégration de l’IA dans la salle du conseil n’est pas une question de remplacer l’humain par la machine, mais bien d’augmenter les capacités humaines. L’expertise d’un dirigeant, son intuition et sa créativité demeurent irremplaçables. L’IA est là pour les amplifier.

Pour Yves Zieba, expert en transformation numérique, l’enjeu est de taille : « L’IA doit être un outil au service de l’humain. Elle peut aider à mettre en place un recrutement sans biais, ou encore à anticiper le désengagement d’un collaborateur pour agir de manière proactive. » C’est une approche qui met l’accent sur l’éthique et la durabilité, en veillant à ce que la technologie serve des objectifs alignés sur les valeurs de l’entreprise.

Une feuille de route pour les leaders

L’intégration de l’IA nécessite une stratégie claire et une gestion du changement efficace. La réussite ne se mesure pas uniquement à la performance technologique, mais aussi à la capacité à emmener les équipes dans ce nouveau voyage.

  • Éduquer et former : Il est crucial de former les équipes aux nouvelles technologies et de les sensibiliser à leurs bénéfices.
  • Expérimenter de manière ciblée : Commencez par des projets pilotes à petite échelle pour valider les cas d’usage avant de les généraliser.
  • Prioriser l’éthique : Établissez des principes clairs pour l’utilisation de l’IA afin de garantir la transparence, l’équité et le respect de la vie privée.

Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à découvrir le guide stratégique d’Yves Zieba, un e-book incontournable pour les dirigeants qui souhaitent non seulement suivre la révolution de l’IA, mais la mener.

Découvrez comment l’IA peut propulser la performance, renforcer l’engagement et placer l’humain au cœur de votre stratégie.

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