Ce mois de Décembre a une saveur un peu spéciale. Pour la première fois, on m’a souhaité joyeux Noël fin Novembre et je reçois déjà des emails m’invitant à recontacter les personnes en 2025.
L’année 2024 serait-elle déjà derrière nous économiquement parlant ?
Est-ce simplement que tout le monde anticipe et personne ne souhaite faire sa compta pendant les vacances de Noël ?
Avons-nous si hâte de passer à 2025 (autre chose) ?
Invité à partager quelques bonnes pratiques de leadership dans un cercle de chef d’entreprise sur ce sujet précis de la fin d’année et comment bien la gérer, j’y ai réfléchi et vous livre quelques pistes.
Parmi les multiples questions que je me pose :
Est-ce si grave de ne pas « tout cloturer » avant Noel ?
Comment démarrer fort en 2025 ?
Quelle place donner au « bilan », et comment en faire un outil d’amélioration continue ?
Ce cycle d’analyse, projections et nouvelles résolutions fonctionne-t-il ?
Nous verrons bien ce qu’il en ressort ce soir.
Bien finir l’année est important pour plusieurs raisons, tant sur le plan personnel que professionnel.
1. Clôturer sur une note positive
Créer un sentiment d’accomplissement : Réussir les derniers mois ou semaines de l’année donne un sentiment de satisfaction et de fierté pour le travail accompli ou les projets réalisés.
Motivation pour l’année suivante : Finir sur une bonne note renforce l’enthousiasme pour les projets à venir.
2. Évaluer et apprendre
Faire le bilan : Une réflexion sur les réussites et les échecs de l’année permet d’identifier ce qui a fonctionné et ce qui peut être amélioré.
Capitaliser sur les leçons : Les erreurs ou défis rencontrés offrent des enseignements précieux pour ne pas les répéter à l’avenir.
3. Renforcer les relations
Créer un climat de gratitude : Exprimer sa reconnaissance envers les collègues, amis ou membres de la famille favorise des relations harmonieuses.
Solidifier les liens : Les fêtes de fin d’année sont souvent un moment privilégié pour se reconnecter avec ses proches ou collègues dans un contexte plus détendu.
4. Libérer l’esprit
Résoudre les affaires en suspens : Clôturer les tâches ou les projets inachevés réduit le stress et offre une sensation de « page tournée. »
Organiser les priorités : Préparer l’année suivante avec des objectifs clairs aide à commencer sur des bases solides.
5. Se recentrer sur soi
Faire une pause : Les fêtes offrent l’opportunité de se détendre et de prendre du recul.
Se réinventer : En finissant l’année sur des gestes positifs, on pose les bases pour adopter de nouvelles habitudes ou attitudes.
6. Donner une image professionnelle forte
Respecter ses engagements : Dans un cadre professionnel, livrer les résultats attendus montre votre sérieux et votre fiabilité.
Planification stratégique : Finir l’année en ordre permet de reprendre rapidement et efficacement en janvier 2025.
Bien finir l’année, c’est s’offrir la possibilité de conclure un chapitre avec sérénité et d’entamer le suivant avec optimisme et clarté.
C’est un moment crucial pour se reconnecter à ses priorités, valoriser ses efforts et préparer un futur meilleur. 🎉
Et vous, quelles sont les dernières actions que vous souhaitez finaliser avant de tourner la page 2024 ?
24% d’efficacité ici, 32% d’efficience là, toujours disponible, le jour, la nuit, le week-end…
Non, ce n’est pas l’employé du mois…
C’est ce que l’on entend au sujet des technologies d’IA.
Peut-on continuer de faire comme si les technologies d’IA n’existaient pas ?
Que peut-elle réellement faire pour nous, entreprises ?
Quels risques devons nous anticiper ?
Les technologies d’Intelligence Artificielle (IA) présentent pour les entreprises un mélange complexe d’opportunités et de risques, reflétant la dualité de cette révolution technologique dans le monde des affaires.
Les Opportunités à saisir :
Automatisation et Efficacité : L’IA permet l’automatisation des tâches répétitives, libérant ainsi les employés pour des activités à plus forte valeur ajoutée. Cela peut mener à une réduction des coûts opérationnels et une augmentation de l’efficacité.
Prise de Décision Éclairée : Grâce à l’analyse de données à grande échelle, l’IA aide à identifier des tendances, à prévoir les comportements de marché, et à fournir des insights pour des décisions stratégiques, améliorant ainsi la réactivité et la compétitivité des entreprises.
Personnalisation et Expérience Client : L’IA peut offrir des expériences client personnalisées, comme des recommandations basées sur les préférences ou l’historique d’achat, ce qui peut accroître la satisfaction et la fidélité des clients.
Innovation et Création de Valeur : En facilitant le développement de nouveaux produits et services, l’IA ouvre des marchés émergents et peut transformer des secteurs entiers, comme la santé avec des diagnostics assistés par IA, ou le transport avec l’automobile autonome.
Sécurité et Gestion des Risques : Des applications d’IA peuvent améliorer la détection de fraudes, la gestion des risques, et même la cybersécurité, en identifiant des anomalies dans les comportements ou les transactions.
Les Risques à anticiper :
Biais et Discrimination : Les modèles d’IA, si mal conçus ou mal entraînés, peuvent perpétuer ou amplifier des biais présents dans les données d’entraînement, menant à des décisions discriminatoires ou injustes.
Sécurité et Vie Privée : L’IA nécessite souvent l’accès à de grandes quantités de données, ce qui peut poser des risques concernant la confidentialité et la sécurité des informations personnelles ou sensibles des clients et des employés.
Impact sur l’Emploi : L’automatisation peut réduire la demande pour certaines compétences humaines, entraînant des inquiétudes quant à la perte d’emplois et nécessitant une requalification de la main-d’œuvre.
Dépendance Technologique : Une trop grande dépendance à l’égard de l’IA pourrait réduire la capacité d’innovation humaine et la résilience des entreprises face aux failles ou aux défaillances technologiques.
Régulation et Conformité : Avec l’émergence de réglementations comme le Règlement sur l’IA de l’UE, les entreprises doivent naviguer dans un cadre légal évolutif, s’assurant que leurs applications d’IA respectent les normes de transparence, de traçabilité, et d’équité.
Risques de Sécurité Nationale et Démocratique : L’IA peut être utilisée de manière malveillante pour des cyberattaques, la manipulation de l’information, ou dans des systèmes de surveillance étatique, posant des questions sur la démocratie et la vie privée.
Pour maximiser les opportunités tout en minimisant les risques, les entreprises doivent adopter une approche équilibrée, investissant dans la formation continue, la gouvernance des données, et l’éthique de l’IA.
Elles doivent également rester à l’affût des développements réglementaires et technologiques pour s’adapter rapidement aux nouvelles exigences et aux innovations.
L’IA est là pour rester et l’adopter n’est plus un débat. En revanche, déterminer par où commencer, comment l’introduire auprès des employés et comment être en mesure de déterminer son impact, voilà où se trouvent les enjeux d’aujourd’hui.
Cette gestion proactive de l’IA peut conduire à une transformation durable et bénéfique pour les entreprises (réduire les coûts, augmenter les revenus), tout en contribuant positivement à la société.
Personnellement, j’utilise notamment ChatGPT, Grok, Breeze, Deepl, Gemini comme outils et quelques autres technologies d’IA selon les cas d’usage et les départements d’entreprise.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à me contacter.
Et vous, quels outils avez vous choisi pour quel objectif ?
Ca y est, vous êtes décidé, vous avez l’idée, l’équipe, le produit, le service, les premiers clients convaincus, le projet entrepreneurial commence à prendre forme.
On commence à y voir plus clair sur votre proof of concept, votre proof of value et même votre proof of market.
Reste toutefois à valider que le modèle économique fonctionne bien et est optimisé.
L’IA peut elle vous aider dans cet exercice ?
L’intelligence artificielle (IA) peut améliorer un modèle économique de plusieurs manières, en jouant sur différents leviers qui vont de l’optimisation des processus internes à la création de nouvelles opportunités de marché.
Voici comment cela peut se manifester :
Optimisation des Processus et Réduction des Coûts :
L’IA peut automatiser des tâches répétitives et à forte intensité de main-d’œuvre, réduisant ainsi les coûts opérationnels. Par exemple, dans le secteur de la production, des algorithmes d’IA peuvent optimiser les chaînes de fabrication, minimisant les pertes de matériaux et le temps d’arrêt.
Amélioration de la Prise de Décision :
Grâce à l’analyse de données massives, l’IA peut fournir des insights qui étaient auparavant inaccessibles. Cela permet une meilleure anticipation des besoins du marché, une personnalisation des offres, et des décisions de gestion basées sur des données en temps réel plutôt que sur des intuitions ou des données historiques seules.
Personnalisation et Expérience Client :
Les systèmes d’IA peuvent analyser le comportement des consommateurs pour offrir des produits ou services personnalisés, augmentant ainsi la satisfaction et la fidélisation des clients. Par exemple, dans le secteur du e-commerce, des recommandations basées sur l’apprentissage automatique peuvent conduire à une augmentation des ventes.
Innovation et Création de Services Nouveaux :
L’IA permet de développer des produits ou services qui n’existaient pas auparavant. Par exemple, les services de mobilité comme Uber ont été transformés par l’IA en offrant une expérience utilisateur fluide grâce à la prédiction de la demande de trajets et la gestion dynamique des tarifs.
Efficacité Énergétique et Durabilité :
Dans les modèles économiques visant la durabilité, l’IA peut jouer un rôle crucial en optimisant l’utilisation des ressources, en réduisant les émissions de carbone, et en améliorant la gestion des énergies renouvelables.
Sécurité et Fraud Detection :
L’IA peut détecter des anomalies ou des comportements frauduleux avec une précision accrue, ce qui protège les entreprises contre les pertes financières et renforce la confiance des consommateurs et des partenaires.
Modélisation Économique :
Pour les économistes et les décideurs, l’IA peut améliorer les modèles économiques en permettant des simulations plus complexes et réalistes, tenant compte d’un plus grand nombre de variables et de scénarios possibles. Cela aide à mieux comprendre les dynamiques économiques et à formuler des politiques plus efficaces.
Recherche et Développement :
L’IA accélère le processus de R&D dans de nombreux secteurs, comme la pharmacie où elle peut aider à identifier de nouvelles molécules plus rapidement, ou dans l’ingénierie, où elle peut optimiser des designs de produits.
L’IA peut améliorer votre modèle économique en rendant les opérations plus efficaces, en informant des décisions basées sur des analyses avancées, en créant de nouvelles formes de valeur à travers la personnalisation et l’innovation, et en contribuant à des pratiques plus durables et sécurisées.
Est-ce spécifique à un seul secteur ?
Non, chaque secteur peut tirer parti de l’IA de manière unique.
C’est bien connu, depuis la cour de récréation, les grands jouent avec les grands et les petits jouent avec les petits.
Dans le business, c’est très souvent la même chose.
Les gros acteurs de marché ne prennent aucun risque à acheter leurs produits ou leurs services auprès d’autres gros acteurs.
C’est rassurant. Pas de prise de risque. Personne ne va perdre son emploi pour avoir acheté de l’IBM, du Microsoft ou du McKinsey.
Comme beaucoup d’autres avant moi, j’ai aussi travaillé avec les « grands » (les « grands comptes », les « top clients », les « focus group accounts » et autre « priority accounts ») lorsque je travaillais pour de grands groupes.
Sans vraiment me poser de questions, par réflexe sans doute, par facilité aussi, et vraisemblablement en raison de tous les contrats existants en place.
A l’inverse, les PME aiment travailler ensemble d’égal à égal, moins de risque de se faire manger ou engloutir par la force juridique ou financière du grand partenaire.
Est-ce pour autant toujours la bonne décision et le bon réflexe de ne pas prendre de risque ?
Est-ce vraiment risqué de travailler avec les « plus petits » ou a minima de les comparer aux grands acteurs ?
En creusant un peu le sujet et en y regardant de plus près, quel est l’intérêt pour les grands acteurs, les grandes multinationales, les leaders de leur marché d’aller voir ce que les plus petits acteurs peuvent offrir ?
Pas de risque, pas de chocolat !!!
Et si on changeait ces habitudes, ces codes et ces réflexes, juste pour voir ce que cela donne … qui sait, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.
4 bonnes raisons de travailler avec les TPE / PME et les startups
Pour une grande entreprise, travailler avec une TPE / PME locale présente de nombreux avantages qu’elle peut valoriser de plusieurs manières :
1. Dynamiser l’économie locale :
Soutenir l’emploi et le tissu économique local en collaborant avec des TPE / PME implantées dans la région.
Participer au développement économique local en favorisant la création de richesse et d’innovation.
Améliorer l’image de l’entreprise en tant qu’acteur responsable et engagé dans son territoire.
2. Bénéficier d’une expertise unique :
Accéder à des compétences et des savoir-faire spécifiques que les grandes entreprises ne possèdent pas toujours en interne.
Profiter de la réactivité et de l’agilité des TPE / PME pour mener à bien des projets ponctuels ou complexes.
Développer des solutions innovantes en co-création avec des TPE / PME à la pointe de leur domaine.
Les grands groupes raisonnent en terme d’économie d’échelle, les petites structures jouent évidemment un autre jeu pour tirer leur épingle du jeu.
3. Gagner en flexibilité et en agilité :
Travailler avec des TPE / PME permet de s’adapter plus facilement aux besoins spécifiques et aux évolutions du marché.
Bénéficier d’une relation plus étroite et personnalisée avec des partenaires locaux.
Réduire les délais de développement et de mise en œuvre des projets grâce à la proximité et à la réactivité des TPE / PME.
4. Renforcer sa communication et son engagement :
Valoriser son engagement auprès des parties prenantes locales en soulignant ses collaborations avec les TPE / PME.
Améliorer son image de marque en tant qu’entreprise responsable et solidaire.
Se différencier de la concurrence en mettant en avant son ancrage local et ses partenariats durables.
Voici quelques exemples concrets de valorisation possible pour le grand groupe pour finir de vous convaincre de franchir le pas :
Communication interne et externe : Mettre en avant les collaborations avec les PME locales dans les supports de communication de l’entreprise (site web, brochures, réseaux sociaux).
Organisation d’événements : Organiser des rencontres, des conférences ou des ateliers pour partager les expériences et les bonnes pratiques entre les grandes entreprises et les PME locales.
Mise en place de programmes de soutien : Développer des programmes de mentorat, d’incubation ou d’accélération pour accompagner les TPE / PME locales dans leur croissance.
Vous pouvez avoir tout cela simplement en collaborant, en co-créant.
Pas besoin de vouloir à tout prix prendre le contrôle dans des prises de participation ultra complexes, pour des valorisations très incertaines. Pas besoin d’intégrer les petits pour qu’ils se noient dans la grande megastructure. Savoir collaborer d’égal à égal, c’est la règle de base, celle que l’on pose en introduction de nos ateliers participatifs, notamment en design thinking ou en co-design.
Co-créer avec des TPE / PME locales offre de nombreux avantages pour les grandes entreprises.
En valorisant ces collaborations, les grandes entreprises peuvent renforcer leur ancrage territorial, stimuler l’économie locale et améliorer leur image de marque en tant qu’employeur, et en tant que contributeur à la collectivité.
On parie que vous prendrez le risque ??? 😉
PS : Après avoir eu la chance de cotoyer certaines des meilleures TPE / PME suisses et européennes, après avoir appris au contact d’incroyables entrepreneurs audacieu.se.s et après avoir pu évaluer leurs projets innovants, j’ai la conviction qu’elles détiennent des trésors d’agilité et de créativité à découvrir, et parfois une mine d’or en terme de culture d’entreprise.
Au moment où la justice se penche sur les médias, à l’époque où les médias surveillent les politiques, en dénoncent certaines dérives, et avec l’émergence de technologies qui rende l’usurpation d’identité à la portée du premier venu, pas étonnant que la liberté d’expression fasse débat.
Cela fait maintenant plusieurs années que j’ai été marqué par la confusion qui existe entre la presse dite d’opinion, et la presse dite d’information.
Pour moi, jusque récemment, les choses étaient assez claires, les agences de presse (AFP, Reuters, AP…) informent de façon factuelle, et les médias reprennent ou ne reprennent pas les dépêches, choisissent une ligne éditoriale, y ajoutent leurs points de vue, confrontent les opinions, organisent le débat de société.
Mais ça, c’était avant… 20 ans de réseaux sociaux plus tard, les choses ont changé.
Expression, information, opinion, désinformation, tout se mélange dans un joyeux cocktail de « contenu ».
Tout se vaut puisque nous avons toutes et tous un smartphone et une possibilité de publier instantanément sans filtre, de modifier le contenu brut avec des logiciels et même de créer du contenu sans trop savoir comment, grâce à ces nombreuses « IA magiques » et opaques.
Ce bon vieux monde médiatique clair et net a bien changé.
Qui aujourd’hui parvient encore à faire la distinction entre un fait, un avis, une opinion, une news ?
Perdu.e.s dans l’immensité du volume d’information disponible, qui parvient encore à filtrer les sources selon leur crédibilité, qui parvient encore à exclure les menteurs pathologiques, les manipulateurs de l’information, et les fabricants de fake news ?
Puisque l’on zappe en 7 secondes nos vidéos « réel » ou TikTok, je doute que nous prenions le temps de cette vérification pourtant si important.
Allons-nous exercer notre sens critique à chaque vidéo regardée, à chaque podcast écouté ou à chaque texte lu ?
Tout est devenu média, et garder le discernement entre « presse d’état », « média neutre », « média d’opinion » et « fake news abusives » n’est pas trivial. Et cela va sans doute devenir encore plus compliqué.
A priori, tout le monde est pour la liberté d’expression en tant que droit fondammental et celles ou ceux qui sont contre, cherchent potentiellement à censurer l’autre (pour de nombreuses raisons potentielles), ou a minima pour s’exprimer plus ou mieux (si l’on se place dans la sphère politique, c’est un moyen de prendre un ascendant, de répandre ses idées, ses réussites ou ses punchlines…)
Ce qui m’a marqué en préparant cet article, c’est que la notion de liberté d’opinion peut varier selon les pays.
En Suisse, par exemple, la Constitution fédérale prévoit que « La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties. Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion. Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer aux sources généralement accessibles et de les diffuser » (article 16)2.
Sans doute peut-on reprocher aux médias d’Etat d’être sous influence du pouvoir, sans doute peut-on aussi reprocher aux médias privés d’être sous l’influence d’intérêts privés, sans doute peut-on reprocher à certains influenceurs de nous vendre n’importe quelle soupe… et je pourrais continuer longtemps.
De là à verrouiller à double tour, la production de contenu et l’expression, pour en assurer la validité ou la qualité, faut il franchir le pas ?
Conflit justice vs média… De quoi s’agit-il au juste ?
Les médias influencent la justice, c’est de bonne guère que la justice cherche à se mêler des affaires des médias…
Biais implicite et explicite d’un coté, volontaire ou involontaire, révélation sensationnelle pour le scoop au détriment du secret de l’instruction… Temps réel des médias, temps long de la justice.
Journaliste d’investigation ou d’activisme attaqué en justice par celles et ceux qu’ils/elles dénoncent.
Les deux sont en concurrence finalement sur qui fera la meilleure enquête.
Media et Justice, même combat ? N’ont-ils finalement pas vocation à s’entraider ?
Si l’on se place du point de vue du citoyen ou de la citoyenne, usager, utilisatrice ou consommateur de médias et avides d’information, on peut faire l’hypothèse qu’il y a une demande pour une information de qualité, vérifiée, non manipulable, non manipulée. Une information « vraie ».
Admettons un instant que ce soit le cas et que la très grande majorité de la population souhaite avoir accès à une information « vraie ».
Ok pour le récepteur, imaginons qu’un consensus soit possible pour « exfiltrer toutes les fakes news » de notre vue (vaste sujet en soi).
Très bien, mais alors qui est l’émetteur de cette information « vraie » ?…
Les politiques pour la clairvoyance de leur lecture de la société, les médias pour leur fine analyse et compréhension des mécanismes de la société, ou la justice évidemment la seule à avoir pris le recul et le temps nécessaire à la défense de chaque partie…
Il y a débat… tous ont leurs intérêts. Qu’en pensez vous ?
Des temps différents et une course contre la montre sans fin
Nous avons d’un coté l’immédiateté de l’information en temps réel et la viralité instantanée rendue possible notamment par les réseaux sociaux et les nouvelles technologies.
Et nous avons de l’autre le temps de la justice, long, en partie par surcharge administrative, en partie par soucis de la recherche d’indices ou de la vérité.
Le temps, c’est de l’argent pour les médias. Il faut « breaker la news » et être les premiers à faire le buzz.
Malheureusement, vérifier les sources d’une information, cela prend du temps ( et donc coute de l’argent), cela va plus vite de produire (ou générer, devrais-je dire…) du contenu sans le vérifier.
Tant qu’une vidéo de fake news d’un faux pape qui ressemble au vrai et qui danse en doudoune fera un buzz nettement plus important que le dernier rapport indigeste d’une commission d’expert, allons nous parvenir à progresser en tant que société de savoir et de compétences ?
Tant que les live streaming commerciaux sur TikTok auront le succès qu’ils ont en terme de volume de vente et tant qu’ils prendront le dessus sur le rapport d’analyse de risques de l’association de consommateurs, peu probable que les comportements d’achats impulsifs soient modifiés.
Pas étonnant que les magasins de centre-ville ferment. (c’est un autre débat…)
Dans l’argumentaire commercial, c’est un peu comme dans certains argumentaires politiques, tous les mensonges et tous les coups sont permis !!!
C’est à nous de faire le tri et de faire nos choix. En sommes-nous capable.s individuellement ou est-ce une mission qu’il est préférable de confier à une plus haute instance pour être protégé.e, pour notre bien ?
Tant qu’une « fake news de lobbyistes » avec un bon choix de mots clés et un SEO/VSEO sera plus lue qu’une véritable étude d’expert scientifique, moins optimisé ou moins bien référencée, difficile d’en vouloir au lecteur ou à la lectrice de croire la fake news qui a su utiliser toutes les ficelles de la portée, de l’engagement et de la viralité et de ne pas croire la « véritable information vraie », restée dans l’ombre.
Sommes-nous alors condamnés à être manipulé.e.s par le presse d’état, par les lobbys et par les médias privés sous intérêt ?
Est-ce si simple pour eux de nous faire gober n’importe quoi ?
Pouvons-nous encore faire preuve de discernement et d’un certain recul, face à un contenu quelque soit sa forme ?
Les nouvelles technologies vont-elles nous créer plus de problèmes de « fake news », d’usurpation d’identité que de solutions de « validité » et de crédibilité des sources ?
Il paraît que la pensée critique est une compétence du futur à développer… je dirais même plus que c’est une compétence déjà bien actuelle pour survivre dans cet océan informationnel.
Si je devais réconcilier information et droit, média et justice demain, je me dis que la co-création de charte d’éthique et de déontologie entre les pouvoirs publics et les organes de presse serait une belle première étape pour anticiper les inévitables dérives que l’IA propose déjà.
Motiver et inspirer la génération Alpha avec nos codes à nous, vous vous en êtes sans doute rendu compte, cela ne marche plus.
Les codes ont changés, leurs codes ne sont pas les mêmes que celles des générations précédentes, ok boomer !!!
Nous, les Boomers, X,Y,Z ou autres espèces paléolithiques avons tout intérêt à les comprendre et à apprendre leurs caractéristiques et leurs besoins propres, pour pouvoir collaborer en intergénérationnel avec plaisir et ambition.
La génération Alpha, née à partir de 2005 ou de 2010 selon les théories, est la première génération à naître et à grandir dans un monde numérique hyper-connecté. Nos vieilles méthodes ne fonctionnent pas avec cette génération. Pour être agile, il faut comprendre leurs codes pour pouvoir jouer avec eux dans la même ligue.
Pour les motiver, il est crucial de comprendre leurs caractéristiques et besoins uniques :
1. Hyper-connectés et tech-savvy:
Ayant grandi avec les smartphones et les tablettes, ils sont à l’aise avec la technologie et l’utilisent pour apprendre, se divertir et se connecter.
Ils privilégient les interactions et les contenus multimédias interactifs, courts et percutants.
2. Impatients et à la recherche de stimulation constante:
Habitués à un flux d’informations constant, ils ont une courte durée d’attention et s’ennuient rapidement.
Ils recherchent des expériences et des défis nouveaux et stimulants pour rester engagés.
3. Conscients des enjeux sociaux et environnementaux:
Sensibilisés aux problèmes du monde comme le changement climatique et l’injustice sociale, ils recherchent des marques et des organisations qui partagent leurs valeurs.
Ils sont attirés par des missions et des objectifs qui ont un impact positif sur la société et l’environnement.
4. Désireux d’autonomie et d’entrepreneuriat:
Ils aspirent à prendre en charge leur destin et à créer leur propre chemin.
Ils valorisent l’apprentissage par l’expérience et la liberté de tester et d’échouer.
5. Attachés à l’authenticité et la transparence:
Ils sont sensibles aux discours authentiques et transparents et fuient les marques et organisations qui semblent artificielles ou trompeuses.
Ils apprécient les interactions humaines sincères et les relations basées sur la confiance.
Mes 6 conseils pour motiver la génération Alpha :
Favoriser l’apprentissage interactif et ludique: Utilisez des technologies immersives, des jeux et des simulations pour rendre l’apprentissage plus stimulant et engageant.
Proposer des défis et des objectifs clairs: Donnez-leur un sentiment d’accomplissement en fixant des objectifs atteignables et en reconnaissant leurs efforts.
Mettre l’accent sur l’impact social et environnemental: Intégrez des valeurs éthiques et durables dans vos missions et activités pour les inspirer et les mobiliser.
Encourager l’autonomie et la prise d’initiative: Donnez-leur la liberté de choisir leurs projets et de prendre des décisions responsables.
Cultiver une communication authentique et transparente: Soyez clair, honnête et ouvert dans vos communications pour gagner leur confiance.
Valoriser l’esprit d’équipe et la collaboration: Encouragez les interactions et les échanges entre pairs pour favoriser l’apprentissage et la créativité.
En s’adaptant aux caractéristiques et aux besoins de la génération Alpha, les organisations et les éducateurs peuvent mieux les motiver et les inspirer à réaliser leur plein potentiel.
N’oubliez pas que chaque individu est unique, et que ces caractéristiques générales ne s’appliquent pas nécessairement à tous les membres de la génération Alpha.
C’est ce que nous nous efforçons de mettre en place en expérimentant chez Syntezia Sàrl.
Ces dernières années, j’ai eu l’occasion et le plaisir de former de nombreux cadres supérieurs et C-Level Executives sur des sujets comme la stratégie de communication, le marketing digital ou la stratégie media et relation publique.
Dans mes cours, j’ai pu également accueillir des scientifiques, des chercheurs et des académiques, avec des connaissances de pointe dans des sujets précis, voire assez « niche », habitués aux applaudissements dans des grands colloques spécialisées entre pairs.
Dans tous les cas, une tendance forte émerge, lorsque ces personnes quittent l’institution qui les accueille (Centre de recherche, université, multinationale ou organisation internationale…), elles retrouvent une certaine liberté d’expression, ce qui les réjouit, et elles doivent surtout compter sur elles-mêmes pour gérer leur présence digitale, leur image, leur contenu et pour rayonner auprès d’une audience. Envolées les fonctions support, à qui on pouvait balancer nos Word et nos PowerPoint, et à qui on pouvait demander « pourquoi ce n’est pas encore publié ? ça fait quand même déjà 5 minutes que je te l’ai envoyé !!! » C’était quand même bien pratique d’avoir quelqu’un qui « s’occupait de la com » ! Maintenant, il convient de s’organiser pour exister, indépendamment de l’institution que nous venons de quitter. J’ose rarement un conseil en carrière, mais celui là me semble important, on ne sait jamais ce qui peut arriver à ce contrat de travail ou à l’entreprise qui m’emploie 😉 surtout par les temps qui courent.
Après avoir pu échanger avec ces différentes personnes sur leurs envies, leurs aspirations et leurs besoins, plusieurs tendances ont retenu mon attention, et j’ai voulu comprendre :
Pourquoi celles et ceux qui avaient objectivement produit le meilleur contenu jusqu’à présent, n’étaient pas celles et ceux qui avaient réussi à obtenir la meilleure visibilité ?
Est-ce parce qu’elles ne savent pas le partager ?
Est-ce une question de format ?
Comment font celles et ceux qui tirent leur épingle du jeu ?
Est-ce uniquement une question d’argent ou est-il possible d’améliorer sa visibilité sans se ruiner ?
Parmi les nombreuses anecdotes que l’on m’a confié, j’ai pu puiser quelques bonnes pratiques, que je recommande à mon tour à mes clients.
Un apprenant m’a par exemple indiqué avoir produit une vidéo avec plus de 300,000 vues pour une candidate à une élection (je lui ai demandé son secret…). Un autre avait arrêté de faire des vidéos par drône tellement c’était facile. Un troisième m’expliquait comment il avait choisi de racheter un restaurant, après s’être rendu compte que l’établissement était magnifique et que le propriétaire précédent ne faisait aucun marketing en ligne.
Plus exotique, un client devait détecter aujourd’hui de futurs champions masculins européens, susceptibles d’être de futures icônes pour une audience chinoise féminine, en amont des jeux olympiques.
Le nombre de cas est infini, et chaque personne a son cahier d’idées, de rêves et de projets. Ce que je trouve passionnant, c’est de pouvoir déterminer ensemble la bonne stratégie, le bon use case, les bons objectifs, les bons personas, les bons outils pour qu’ils puissent réaliser leur projet.
Ne pas confondre objectifs et canaux
Il n’est pas rare au début de nos ateliers que les questions posées soient sur les canaux. Facebook ou LinkedIN ? Faut-il être sur Instagram ? C’est vrai qu’il faut être sur YouTube ? J’ai une copine qui a trouvé ses clients sur TikTok, vous pensez que je devrai y aller aussi ?
Revenir aux fondammentaux pour mettre de l’ordre dans tout cela.
Il ne s’agit pas vraiment de savoir si tel ou tel canal est bon dans l’absolu, ou si on aime bien Twitter ou si on préfère Pinterest !!! Il s’agit plutôt de savoir qui est dans notre cible, sur quel canal cette cible se trouve, et passe son temps, et comment nous allons pouvoir l’atteindre avec nos messages. Le choix des outils, c’est certes important, mais cela découle de la stratégie et des objectifs (ce n’est donc pas par cela qu’on commence).
Tout est dans le contenu, non ?
C’est bien connu, le contenu est roi ! Cette perception est encore bien présente. Est-ce toujours vrai ? Effectivement, mieux vaut avoir un bon contenu qu’un mauvais. C’est une condition nécessaire pour exister. Sans contenu, on ne peut pas faire grand chose. Le contenu est donc utile et nécessaire, mais il n’est pas suffisant. Loin de là.
J’ai une mine d’or de contenu et tout le monde s’en fout 😦 !
Combien de fois, j’ai pu constater que des auteurs avec un contenu incroyable (des viviers de photos magnifiques et inédites, des rapports d’experts de 500 pages ou des présentations PowerPoint d’enfer, avec une double effet spirale 🙂 !!!) et tout cela pour… une audience proche de zéro (les bons jours) !!! Damn It !!!
Quand on pense que des YouTubers de gaming ont des millions de fans et que des jeunes Instagrameuses, qui testent un nouveau maquillage bleu ou un nouveau shampoing vert, se font rémunérer, et que personne n’a lu mes trois rapports de thèses, il y a de quoi enrager, non ? Quelle injustice flagrante !!!
Alors que faire pour devenir « visible » ?
En fouillant bien, nous avons toutes et tous dans nos archives du contenu de qualité. Il ne s’agit certainement pas de tout réutiliser, mais cela peut nous donner une bonne base, un bon premier vivier de photos, d’infographies, de textes. Nous pouvons aussi produire du contenu, tout frais, tout neuf. Pour ce que l’on produit, c’est bien de connaître les canaux que nous utiliserons, car le canal détermine le format. C’est surtout vrai pour les photos et les vidéos. Dans mes cours, j’explique quel format fonctionne le mieux pour les différents canaux. Je me rend compte fréquemment, ce sont aussi des barrières psychologiques qui nous freinent ou nous bloquent. « Parler face caméra, cela fait vraiment trop peur », « je n’aime pas mon image », croire que l’ « on n’y arrivera jamais à faire une vidéo » ou à créer un site, c’est un truc de geek, ou encore croire que l’ « on est nul en com » et que l’on sera toujours.
C’est trop chronophage
Vous êtes bien aimable avec tous vos gadgets, mais vous comprenez, nous avons des choses sérieuses à faire ici !!!!
Souvent, les auteurs préfèrent produire du contenu que de « perdre leur temps sur les réseaux sociaux ». C’est pas tout ça, mais on a d’autres choses plus importantes à faire. Admettons. Certes, c’est chronophage et on peut facilement y passer sa journée. Mais il faut savoir ce que l’on veut. Si on veut être présent et visible, cela ne se fait pas sans temps, ni sans effort. D’où l’importance de clarifier ses priorités et de faire des choix. Nous avons toutes et tous nos limites de compétences, on ne peut pas être bons sur tous les outils, et c’est utile de savoir à quel moment déléguer. Les jeunes générations sont très calées sur ces sujets et nous apprennent plein de choses.
De toute façon, à la fin, c’est toujours Google, Facebook et LinkedIN qui gagnent.
C’est souvent le premier réflexe quasi pavlovien. Est-ce le bon choix ? Cela dépend !!! Certes tout le monde y est, et c’est difficile de ne pas être là où tout le monde se trouve. Cela ne signifie pas nécessairement qu’il ne faut pas explorer d’autres alternatives, souvent moins concurrentielles et qui peuvent néanmoins rapporter gros.
Une bonne vidéo, cela compte autant que 75 sites web
Quoi ? C’est vrai !!!!? Quand je pense au temps que j’ai mis à créer mon site web… Bon, là aussi, dédramatisons des deux cotés. Faire une vidéo, ce n’est plus réservé à des experts spécialistes, tout le monde peut en faire avec son smartphone (de la captation à la publication en passant par le montage). Créer son site web, dans les hackathons, on le fait en 5 minutes avant la présentation. On peut créer un site sans coder, c’est devenu facile de mettre en valeur son contenu.
Tout se mesure, mais dois-je tout mesurer ?
Alors, lorsqu’on aborde les sujets des données et des Analytics, c’est souvent là que cela se gatte, et que certains décrochent. Donc posture formateur… ne mettons pas les personnes en situation d’échec !!!! Je peux comprendre que c’est un peu complexe (même si cela s’apprend très bien avec des vidéos de 5 minutes qu’on peut suivre dans le tram, le bus ou le train. Grâce au digital, on peut tout mesurer. C’est génial, c’est vertigineux, c’est fantastique. Oui, mais … c’est aussi un peu un piège, et je vois pas mal de personnes, qui se perdent dans les analytics (je forme essentiellement sur Google Marketing Platform, sur Mailchimp et Hubspot). Le fait de pouvoir tout mesurer, c’est grisant, mais si on ne sait pas ce qu’on cherche à atteindre comme objectif, c’est un peu comme partir en vacances sans savoir où aller.
Et l’éthique dans tout cela ?
Au moment de choisir vos canaux, vous allez être confronté à quelques dilemnes cornéliens.
Il y a bien sûr les outils que vous connaissez et maîtrisez, (souvent ceux de l’organisation dans laquelle vous avez passé beaucoup de temps) et il y a les nouveaux outils qui émergent et qu’il faut apprendre. Ce sont sans doute ceux que vos futurs employeurs, clients ou partenaires vont avoir adopter. Donc, il y a fatalement besoin de former un minimum.
Autre bonne nouvelle, les algorythmes changent constamment. Je savais que vous alliez l’aimer celle là… donc non seulement il faut apprendre comment les algorythmes de Facebook, Google et consors fonctionnent, mais en plus, cela fonctionnera différemment dans disons, quelques mois. Alors heureux !!! 🙂
Il y a des agences publicitaires peu scrupuleuses (qui commencent par F et finissent par K.) et il y a des plateformes beaucoup plus sensibles à la protection des données privées. Sur certaines plateformes, on peut légitimement se demander si nous sommes le client ou le produit. Pour vous faire un avis éclairé, je vous recommande Social Dilemna sur Netflix et cet article qui le présente. Et un petit conseil qui ne mange pas de pain, et que personne ne fait, c’est quand même bien de lire les conditions générales d’utilisation. Je sais, c’est super ennuyeux, mais c’est quand même là dessus que presque tout se joue.
Opportunité de visibilité ou complicité de capitalisme de surveillance ?
Entre les deux, mon coeur balance !!! Celui des personnes que je coache aussi. Il y a probablement autant de profils de directrice ou de directeur marketing que de personnalités. Certains font favoriser le « call to action » très direct, avec des boutons « Buy now » un peu partout. En gros, les 3 options qui se présentent pour le visiteur, sont « Achète maintenant », « Achète tout de suite » ou « pourquoi tu n’as pas encore acheté, c’est quoi ton problème?! ». On peut saluer l’efficacité transactionnelle de l’approche. Parfois, c’est approprié. Parfois moins.
D’autres vont vous proposer douze étapes de sensibilisation avant de vous proposer quinze étapes éducatives à vocation d’infléchir votre position légèrement, avant de ne plus savoir quel était déjà le « call to action » dont on avait parlé le mois dernier. Difficile de se positionner dans l’absolu. Disons que le juste milieu est celui qui convertit, qui atteint l’objectif et minimise le taux de d’abandon, tout en rendant le client satisfait de son expérience. N’oublions pas nos objectifs et notre pipeline d’opportunités, c’est quand même un peu pour cela qu’on fait tout cela !!! Facile à dire, moins évident à mettre en place. Disons que c’est important de ne pas oublier l’UX, les tests, le design d’interaction, la voix, le podcast et le SEO !!! Je dis cela, je dis rien, C’est juste comme cela au cas où vous seriez tenté de faire l’impasse 😉
Varions les plaisirs, tous les plaisirs !
En terme de production (ou de curation) de contenu, c’est un peu comme pour la gastronomie, les fromages et les vins, j’aime bien la variété. Dans mes medias training, je propose de s’essayer à plusieurs formats: les discours, les interviews, les panels, les micro-trottoirs, les reels, les live 360, les stories, …. En fait, c’est aussi en variant les exercices, que l’on progresse et que l’on trouve des façons différentes de faire passer des messages. C’est aussi une façon de toucher de plusieurs façons différentes une audience. Il parait qu’un message doit être perçu 7 fois avant de déclencher une action (de type achat, engagement). Cela vous donne une bonne indication. Penser qu’en un post, en un tweet, en une story ou un reel, on va changer le comportement des foules, c’est un peu illusoire, cela va prendre du temps.
C’est bien gentil, mais avec tout cela, je ne sais toujours pas quel outil adopter !!!
Au risque de vous décevoir, je ne vais pas vous faire de recommendations d’outils, mais plutôt partager avec vous un document qui fait référence et qui, à mon sens, vous permettra de vous faire votre propre idée sur les 3 ou les 5 canaux qui sont les meilleurs pour vous ou pour votre marque. Vous pouvez ainsi vous familiariser avec les tendances 2021 sur les médias.
Bon alors, on commence quand pour vous donner la visibilité que vous méritez ?
Je vous entends déjà me dire, « j’ai un autre problème, je n’ai que deux PHD et demi, et je n’ai pas encore fini le troisième, est-ce que vous pouvez quand même m’aider pour ma visibilité ? Rassurez-vous, personne n’est parfait !!! Vous vous occupez de finir votre 3ème Phd, et je vous donne un coup de main pour votre visibilité. Deal ?
Entretien qui sera diffusé aujourd’hui à 10h40, 12h40, 16h40 sur 92.2
En répondant aux questions de Karine Pollien, j’ai pu revenir sur la genèse du projet initié pendant le hackathon Resilience Hack d’open geneva, la recherche de partenaires, la sélection des meilleures solutions, la préparation de la campagne et la recherche des 20 récompenses (objets, ateliers, parcours, coaching en ligne, rencontres) que nous proposons en contreparties jusqu’au 7 novembre 2020 pour encourager les genevoises et les genevois à soutenir les créatrices et les créateurs de mode durable et de luxe durable.
Au delà de la campagne, notre objectif est de métamorphoser les genevoises et les genevois en consommactrices et en consammacteurs en leur faisant découvrir ou redécouvrir toute la qualité de ce qui existe localement, avec des circuits courts et sans déchet.
Vous pouvez nous aider de nombreuses façons, en nous présentant des designers, en nous aidant à trouver un espace, avec votre temps, vos compétences, vos machines ou vous pouvez nous aider financièrement en échange de récompenses.
Nous interviewons volontiers les consommatrices et les consommateurs qui ont déjà modifié leurs habitudes de consommation.
Nous cherchons également des partenaires technologiques, médias et financiers pour pouvoir mettre en oeuvre les solutions de résilience que nous avons préparé en réponse à la crise du COVID19.
Parce que les structures porteuses des designers sont parfois de petite taille, il est parfois facile de croire que peu d’emplois sont en jeu. Après nos entretiens, nous savons qu’au contraire, de nombreux emplois sont directement et indirectement concernés.
C’est pour cela que notre équipe se mobilise.
Découvrez les récompenses jusqu’au 7 Novembre 2020 sur ces liens :
Au moment où un reconfinement partiel ou complet se précise (ou couvre-feu, appelez le comme vous voulez), de nombreux messages de vigilance circulent pour prédire une catastrophe économique annoncée. Pourquoi ? N’at-on rien appris du premier confinement ? Ces ruptures de chaines d’approvisionnement logistique vont elles se reproduire ? Plus graves ou moins graves qu’au printemps ?
Quand ça casse…
Lors du premier confinement, nous avons pu plaider la surprise. Tel fournisseur ne peut plus nous livrer, tel avion n’a pas pu décoler, telle frontière était fermée… nous devons attendre que cela reprenne. Soit.
Cette fois-ci, qu’en sera-t-il ?
Avons-nous eu le temps de privilégier les circuits courts ?
Avons-nous eu le souhait de rebattre les cartes, de trouver des alternatives et de renégocier les contrats ?
Ou au contraire, avons-nous fait le pari d’attendre que cela se passe sans rien faire ?
La première fois, on peut comprendre la dépendance, être tolérant, rester fidèle à un fournisseur de longue date. Admettons, ce sont les aléas, on ne pouvait pas prévoir.
Mais la deuxième fois, nous ne pouvons plus dire que nous ne savons pas que nous dépendons de ce fournisseur chinois, turc, brésilien ou éthiopien. Nous avons nécessairement expérimenté ces soucis une fois déjà. Nous ne pouvons plus prétendre que nous ne connaissons pas cette vulnérabilité.
La bulle est toujours belle, avant d’éclater.
Ne faut-il pas se dire qu’il est temps de changer quelque chose et de miser sur les circuits courts ?
Et si c’était l’occasion de redécouvrir les savoirs-faire du coin. Redécouvrir la proximité, le local, le 100% d’ici !!!
Un bon petit goût de circuit court
Allons-nous encore pouvoir attendre éternellement que les vols reprennent, que les frontières rouvrent ou que ce fournisseur reprenne le travail ?
A partir de quel moment cela va induire des changements stratégiques de rapprochements locaux, d’internalisation, de renégociation de contrats ou de diversification des fournisseurs ?
Avec toutes les vidéoconférences que nous avons écoutées d’une oreille sur la résilience, le rebond, ou la relance, qu’allons nous faire différemment cette fois-ci ?
coronavirus covid-2019
Pause… réfléchissons, avec cette nouvelle crise de la COVID19 (ou 20), vers quoi allons nous ? Vers quoi souhaitons nous aller ?
Plus de numérique ? OK, mais lequel ?
Plus de GAFAM ? Vraiment ?
Plus d’achats compulsifs sur internet depuis nos portables, confortablement installés dans nos canapés ?
Plus d’heures passées devant Netflix ?
Plus de télétravail ? Forcé, subi, choisi ? Pour les emplois de service et d’administration, c’est jouable, mais pour les autres, comment faire ?
Est-ce vraiment ce que nous voulons cette fois-ci ?
Comment prédire si mon client va me payer, si mon fournisseur va me livrer ?
Avec les mesures d’accompagnement, et selon les offices de statistiques, le premier confinement n’a pas été fatal pour trop d’entreprises, fort heureusement, mais il est probable que les entreprises aient dû réduire leurs réserves, leurs matelas de secours. Le second confinement risque de le devenir. Les trésoreries n’ont probablement pas eu le temps de se reconstituer.
En pleine période d’élection américaine, avec un Brexit encore plus dur que prévu, avec les tensions avec la Turquie et ses alliés, n’est-ce pas le bon moment de miser sur les partenaires européens de proximité et de confiance ?
Et vous, qu’en pensez-vous ? Qu’allez vous faire différemment cette fois-ci ?
Non, je ne vous parle pas de ma tenue en dessous de la zone de cadrage des vidéo-conférences que nous faisons toutes et tous en ce moment. Je vais plutôt aborder avec vous la métamorphose de la fonction commerciale, accélérée elle-aussi pas ce virus, qui a décidemment une aptitude à faire bouger les choses assez hors norme.
Priorité client : indiscutable, non négociable
En pleine crise du COVID19, il y a un consensus fort pour placer la priorité sur les clients existants, en commençant bien sûr par les plus importants en terme de revenus. Ceux qui apportent les plus gros « tickets ». La raison est simple, cela va être très compliqué de trouver des nouveaux clients et si on parvient à conserver nos clients existants, nous serons déjà bien contents. Nous pourrons revenir sur cette conception défensive, mais pour le moment, c’est quasiment la seule que j’entends.
Comment satisfaire mon client en plein COVID19?
Oui, mais voilà, comment s’y prendre ? Nous sommes majoritairement confinés et contraints dans nos déplacements, et comme nous pensons tous faire la même chose au même moment, il risque d’y avoir quelques difficultés concurrentielles supplémentaires. Problèmes:
Nous ne pouvons plus envoyer nos meilleurs talents sur place à la rencontre de ces chers clients
Notre modèle commercial « Top / Global / Focus / Consultative » account tenait principalement sur le nombre de visites sur site que nous pouvions réaliser, c’était cela notre façon à nous de différentier notre niveau de service
Avec le temps, les personnes souvent expérimentées qui s’occupent commercialement de ces clients importants, ont pris quelques libertés avec des petits détails (comme mettre à jour les données dans CRM, faire les e-learning ou suivre les processus par exemple).
Bref, la situation est ce qu’elle est, et aujourd’hui, c’est décidé, nous prenons les choses en main, nous redémarrons la machine, nous sommes proactifs et motivés, et nous prenons notre courage à deux mains pour gérer la relation client à distance. Oui, mais voilà, nous nous rendons compte que les compétences de ces « super » vendeurs ne correspondent plus vraiment à la nouvelle donne.
Certes, ils ont réussi à négocier une belle grosse berline comme voiture de fonction, jugez en par vous même:
ils/elles jouent au golf très régulièrement
elles/ils savent tenir tête à leur client au concours de celui ou de celle qui a le meilleur coup de fourchette
ils/elles savent choisir les vins comme personne
elles/ils connaissent les bars branchés pour les « Afterworks » avec les clients, et savent comment faire passer la bouteille de champagne (un peu chère parfois quand même) en note de frais…
Malheureusement, les clients et les acheteurs sont eux-mêmes confinés, et leur voiture qui en jette ne leur sert plus à rien, les restaurants et les hotels sont fermés et le « bagou » sur les stands et dans les congrès ne leur sert plus à rien, au moins pendant quelques temps. Bon, courage, je l’appelle, je lui raconte deux ou trois blagues, je lui parle de ses vacances et je lui propose de se revoir bientôt, dès que ce confinement est terminé.
Quoi ? Pas intéressé par ma prochaine visite ??? Comment ça ? Il fallait aller plus vite ? Plus la peine de venir ?!!! Pire, hier, le même client a appelé le département marketing pour leur demander d’être plus rapide et plus flexible.
Bon, ok, pas de panique, il est où déjà mon login pour le CRM ? Je ne m’en souviens plus… pas grave, je vais appeler la réception du client et lui demander de me passer mon point de contact principal, à zut, je ne me souviens plus du nom de son département…
Vous voyez le topo…
Aujourd’hui, les acheteurs demandent légitiment à leurs fournisseurs, flexibilité, adaptabilité, d’être à jour et à la pointe de leur domaine pour continuer à travailler avec eux. Ils doivent revoir ce qui est essentiel pour eux.
Vers la fin des mauvaises habitudes et des excès de « divas » ?
Alors, est-ce vraiment fini la belle vie, la belle voiture de fonction, le petit attaché-case, les brochures en papier glacé, les bons restaurants avec les clients, les petits fours, les séminaires au vert, le beau costume, le beau tailleur, le lunch jusque 15h, le café, le pousse café et les petits apéros qui s’éternisent tard (vraiment très tard, et « je te promets, j’étais obligé de rester avec le client ! ») le soir parce qu’il fait beau et qu’on est jeudi ?
Disons que les entreprises vont probablement se demander si ce modèle commercial à distance qu’elles tentent d’expérimenter depuis quelques années pour les petits clients sans importance, le « direct selling » ou la « vente à distance », ne va pas représenter quelques intérêts pour l’entreprise, voire devenir la nouvelle « norme opérationnelle de facto post COVID ».
Finalement, ils/elles savent gérer une relation à distance, ce sont les rois des données, ils ont segmenté leur carnet d’adresse entre professionnels et personnels, ils savent gérer un grand nombre de clients, ils savent vendre par téléphone… le vendeur ATAWADAC, la relation manager à distance, ce sont celles et ceux dont nous avons besoin.
Et ce bon vieux vendeur « Old school », cette vendeuse terrain, sympathiques, souriants, qui ont de l’entre-gens et qui misent beaucoup sur cela, que vont ils devenir ???
Très difficile à dire à ce stade, nous n’avons pas de boule de cristal. Espérons que les comportements excessifs vont cesser (j’en ai quand même connu qui arrosé les plantes au champagne dans des « sales conference » visiblement un peu trop arrosées !!!)
Mon royaume pour un telesales !!!
Elle sait vendre par téléphone juste grâce à sa voix ? Il ne demande pas de voiture de fonction ? Elle ramène des contrats à distance ? Il n’a jamais besoin de remboursement de notes de frais ? Il ne souhaite pas de bureau et veut travailler depuis chez lui pour pouvoir garder un oeil sur ses enfants? Il adore même utiliser CRM et trouve que c’est structurant (« tu es sûr qu’il est normal ? »). Elles mangent ensemble tous les midis avec les petits nouveaux du digital marketing. Je me demande bien ce qu’ils se racontent tous ces jeunes.
C’est qui ce talent ? Tu le connais ? Il faut que je le rencontre !
Vers l’émergence d’une vraie fonction « digital sales » pour les grands comptes
En conclusion, ce qui est en train de se passer, c’est que le COVID19 force les entreprises à inverser leur modèle opératoire, la relation client à distance devient la norme alors qu’elle ne l’était pas du tout pour les grands comptes clients. Les exigences en terme de satisfaction client ne vont pas évoluer à la baisse, au contraire. Si le marketing avait déjà bien entamé sa révolution digitale, et est déjà passé à l’étape de l’automatisation de ces processus, la fonction de vente avait un peu trainé des pieds et avait sans doute pris du retard dans sa transformation digitale pour se positionner comme « la parole du client », « l’acteur de proximité et de confiance »; « la crédibilité du terrain », « la connaissance du territoire et de ses acteurs ».
Les « commerciaux classiques » ont désormais un choix clair, mais difficile, se réinventer ou être disruptés !
Les cartes vont être rebattues. Cela semble désormais inévitable.
Combien de cartes de visite avez vous distribué en Mars-Avril ?
Combien de visites clients avez vous effectué par jour ?
Combien de nouvelles personnes avez vous rencontré ce mois-ci chez vos clients ?
En listant les KPI, on se rend bien compte que les codes ont changé ! Pouvez vous encore garder un directeur commercial qui n’est pas sur LinkedIN ? Sérieusement ??? Combien de temps ?
Souvent, les commerciaux commencent par gérer les petits comptes clients, deviennent très autonomes et digital savvy, car ils/elles doivent gérer un large portefeuille en terme de nombre de clients, et sont devenus particulièrement efficients et efficaces à distance.
Les commerciaux plus « seniors », ont eux gagné leurs galons avec le temps, et ont réussi à négocier de gérer les portefeuilles de grands comptes (Moins de clients, de plus gros contrats, de plus grosses commissions, enfin en théorie).
Les jeunes en telesales pour se faire les dents et les seniors sur les grands comptes, après tout, avec le temps, ils/elles l’ont bien mérité. Ce modèle de gestion des carrières fréquent tient-il encore la route ? Est-ce le seul ? Certes bouger un bon commercial, c’est toujours à contre coeur, car il / elle laisse un trou important sur un compte client stratégique.
Peut-on vraiment garder une équipe commerciale qui n’a pas pris le virage des réseaux sociaux ou de la mobilité ? Est-ce bien raisonnable de leur confier l’avenir de votre entreprise, sa prospection et ses revenus de demain ?
Certains groupes l’ont largement anticipé, en évaluant et en formant leur super vendeurs et leurs super vendeuses aux techniques de vente à distance, d’autres moins, notamment au sein des PMEs… C’est maintenant que cela se joue, et c’est maintenant que nous allons voir si les compétences de flexibilité, de travail en équipe, d’agilité, de motivation d’apprendre (notamment les nouveaux outils mobile, cloud et analytiques) et si les qualités de vendeurs à distance, existent dans votre organisation.
Si oui, tant mieux. Si vous avez un petit doute et souhaitez savoir où vous en êtes réellement, appelez-moi et on peut regarder ensemble, j’ai quelques bonnes pratiques à partager !!!
J’ai eu la chance d’analyser la performance d’une équipe de vendeuses et de vendeurs, qui travaillait à distance, dans un modèle appelé « Direct », pour gérer les petits et les moyens clients d’une grande multinationale.
Je me souviens avoir écouté, analysé et modélisé dans tous les sens, ce qui faisait la différence entre nos meilleures vendeuses et nos meilleurs vendeurs, et ceux qui vendaient un peu moins vite ou un peu moins bien.
Leur secret ? Je vous le donne dans le mille. Le sourire !!!
Leurs clients entendaient leur sourire dans la voix, et c’est pour cela qu’ils achetaient.
Les meilleurs vendeurs étaient celles et ceux qui parvenaient à faire sourire ou rire leur client le plus rapidement. Les meilleurs y parvenaient en 18 secondes !!! J’espère qu’elle se reconnaîtra ! 😉
Aujourd’hui, en pleine gestion de crise, et à l’heure où le télétravail n’est pas encore totalement connu, maîtrisé, bien perçu par tout le monde, il me semble important de vous donner ce petit conseil qui vaut 3 milliards !
Souriez et souriez vite, ça s’entend !
Téléconférence ou vidéoconférence, peu importe, cela fera la différence. La bonne humeur, la bonne petite blague, bien placée, et c’est dans la poche.
Commençons par un petit cadeau: voici un lien vers un dossier de photos avec plein de sourires. Collectionner les photos de sourires, c’est mon toc à moi. C’est communicatif !!!
Plus sérieusement, nous vivons un moment où le dispositif de télétravail va être stress-testé dans de nombreuses entreprises. Il y a des enjeux importants. Des managers vont évaluer des employés pour savoir si ils peuvent travailler à distance en confiance ou pas.
Ce n’est pas qu’une question de choix d’outils.
Vous allez vous rendre compte que nous n’utilisons pas tous les mêmes outils. Skype, Zoom, WhatsApp, Facetime ou autre chose, finalement peu importe l’outil. C’est avant tout une question d’état d’esprit.
Le télétravail, parfois décrié, est en fait un ingrédient de la recette du rebond économique pour votre organisation. Si vous le mettez en œuvre de la bonne façon, cela peut vous aider à court terme bien sûr, mais aussi à long terme.
Du jour au lendemain, on vous ampute de votre « body language ».
Nous avons l’habitude de faire recours au télétravail pour un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Souvent, il est accordé après de nombreuses demandes et il est parfois perçu négativement par les managers.
Pour certains d’entre nous, travailler à distance, vivre et travailler en dehors du bureau, avec un mode de vie nomade, c’est un acquis depuis de nombreuses années.
Pour d’autres, cette crise inattendue du Covid19 rend le télétravail quasiment obligatoire.
C’est parfois voulu, souvent c’est subi.
Dans certains cas extrêmes, cela va être l’occasion de tester pour la première fois une caméra, un micro, et de communiquer en étant filmé. A l’improviste, sans media training. Alors comment ne pas courir à la catastrophe ?
Pour de nombreuses personnes, être filmé, se voir en vidéo, et interagir à distance, n’est pas facile. Cela peut générer du stress, souvent non-dit.
De nombreux employés doivent s’adapter. Les managers aussi.
A circonstances exceptionnelles, dispositif exceptionnel !!!
Dans le cas de la gestion de crise du COVID19, nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour nous adapter.
Ce n’est pas forcément évident pour tout le monde de s’adapter. Il faut apprendre à faire bonne figure. C’est un média comme un autre. Il faut savoir faire face à sa caméra, même si elle est miniature !!!
Cela remet en cause pas mal de choses.
Fin du présentéisme ? Nouvelles formes de contrôles ? Nouvelles façons de communiquer ? Nouvelles façons de gérer la performance ?
– Quels sont les risques et les opportunités du télétravail ?
– Quelles sont les craintes des managers ? Sont-elles légitimes et vérifiables ?
– Comment éviter les écueils classiques ?
Et si la crise était en fait une opportunité unique pour moderniser nos pratiques managériales, pour revoir les priorités ?
Et si notre façon de gérer cette crise conditionnait notre capacité de rebond ?
Et si le télétravail avec le sourire, était un facteur déterminant de votre capacité à absorber cette crise inattendue et les prochaines ? D’habitude, c’est une technique, en période de crise, cela devient presque un devoir civique.
– Comment les managers doivent adapter leurs méthodes à cette nouvelle donne ?
– Comment faire en sorte que la technologie soit un allié ?
– Comment distinguer ce qui relève des problèmes liés à la crise, de ce qui relève du télétravail ?
Pour passer en revue les différents aspects de la question, je vous propose une séance de coaching d’une heure pour gérer cette phase de crise de la meilleure façon possible, en mettant le télétravail et toutes les chances de votre côté.
Il vous suffit de remplir ce formulaire rapide et je vous recontacte.
On ne parle que de cela, et bien sûr que la crise sanitaire du coronavirus change la donne, change les plans et amène une bonne dose de disruption pour toutes les organisations privés et publiques.
Cette crise va-t-elle être fatale pour certaines entreprises insuffisamment préparées ?
Que faire pour agir et ne pas subir ? Comment absorber le choc sans couler ?
Quels principes de l’agilité stratégique peuvent nous être utiles pour faire face à ce nouveau contexte ?
Un constat: l’année ne sera pas formidable pour tout le monde
Commençons par énumérer les évidences : la Chine est à l’arrêt, le virus force des pays entiers comme la Corée du Sud, l’Italie ou l’Iran, à se focaliser uniquement sur cette crise sanitaire, les bourses dévissent, les pays sont tentés de fermer leurs frontières, de se replier sur soi, encore un peu plus, les évènements sont annulés les uns après les autres, bref, ne nous voilons pas la face, les nouvelles ne sont pas vraiment bonnes pour les entreprises et pour les entrepreneurs.
On peut raisonnablement estimé que les 6 premiers mois de l’année 2020 vont être complexes, et que les budgets prévisionnels, les business plans, et les autres divers plans sur la comète, vont avoir des difficultés à se concrétiser en 2020, sans une mise à jour majeure de la stratégie.
Peut être devons nous réfléchir à un plan pessimiste si le virus évolue.
Alors que faire ?
Si ton modèle économique est 100% axé sur l’évènementiel de masse et que tu fais tout le reste gratuitement pour que ton évènement majeur annuel soit un succès, il va peut-être falloir stress tester deux ou trois hypothèses.
J’en connais qui sont dans cette situation et je leur souhaite bien du courage.
Si tu gères un lieu festif avec du monde, et que tu bases toutes tes marges sur la vente de billets et sur la fréquentation, tu es aussi dans de beaux draps.
C’est clairement une disruption, alors que faire ?
Rester chez soi en pyjama et attendre que cela se passe ?
Passons rapidement sur les bases, convocation du comité de direction, du conseil d’administration, des instances dirigeantes… décisions d’annulation et de report en chaîne, cascades de mauvaises nouvelles pour les sous-traitants en bout de chaîne, qui risquent de prendre la crise de plein fouet…
Que nous dit l’agilité stratégique ?
Faisons simple, focalisons-nous sur les choses essentielles, celles qui comptent: nos ressources, notre positionnement et nos 3 ou 5 capacités clés notamment la capacité à pivoter au bon moment.
Quelques uns vont être tenté d’attendre que cela se passe, ils feront partie des perdants, et se réveilleront trop tard.
Les ressources ? Quelles ressources ? Avec la crise sanitaire, il est probable que les personnes clés internes et externes à votre organisation ne vont plus être opérationnelles, elles seront soit elles-mêmes touchées ou inquiètes pour un proche contaminé.
A priori, tout le monde va faire à peu près les mêmes arbitrages et les mêmes réallocations:
Plus de digital, moins de physique (finis les bisous, les poignées de main, et bon courage aux grands magazins)
Plus de vidéoconférences, moins de déplacements
Plus de rencontres en petit comité et moins de grandes messes
Moins de monde dans les espaces ouverts et les transports en commun
Repoussons tous les investissements et voyons dans 3 ou 4 mois
Bref, nous allons sans doute asssiter à une généralisation de « On freine et on sauve les meubles »
Plus de robots, ils n’éternuent pas
Plus d’achats en ligne
Faut-il suivre le mouvement et simplement attendre ou mettre à profit ce temps pour tenter quelques coups à contre courant ? Le digital pour le digital, est-ce vraiment la bonne piste ? Peut-on s’improviser « digital native » ou accélérer sa transformation digitale en pleine crise sanitaire ?
Le virus va sans doute stress tester le système de santé, mais aussi la résilience de nombreux écosystèmes économiques.
Les cartes vont clairement être redistribuées, pour le meilleur espérons le.
Finalement, ces rencontres avec 100000 personnes, avec une foule d’inconnu, est-ce vraiment un bon format ? Combien de leads réels en ressortent ? Des formats plus petits, de type « Small is beautiful » ne sont ils pas intrinsèquement plus précis, plus utile, plus efficace pour construire des partenariats et développer des projets ?
Et si c’était le bon moment pour investir, pour faire un ou deux paris un peu osé, quand tout le monde attend ? Y aura-t-il une prime à l’audace sur le premier semestre 2020, sans doute…
Un moment idéal pour les innovations et pour les petits malins ?
C’est souvent dans les turbulences, que l’on reconnait celles et ceux qui savent trouver des solutions nouvelles et sont restés agiles.
Qui va me piquer mes clients pendant que je ne peux pas le livrer ? Loin des yeux, loin du coeur, si tu ne viens plus me voir, je vais peut-être reconsidérer mes options ?
C’est sans doute une des bonnes questions à se poser, si votre chaîne d’approvisionnement est en rupture. On peut logiquement penser que les services achats vont avoir la tâche de reconsidérer certaines options d’approvisionnement pour remettre en plus une chaine d’approvisionnemet plus « resiliente », c’est le terme à la mode.
Bref, aussi triste et dramatique, que cela puisse être, cette crise nous invite toutes et tous à repenser certains de nos modèles économiques, et nous place devant de nouveaux choix stratégiques à faire.
En tout cas, le moment idéal pour repenser sa stratégie, pour revoir ses options, et de faire preuve d’agilité et d’absorption pour passer cette grosse turbulence.
Et vous, comment allez vous saisir les opportunités de cette disruption ?
Le mois de mars arrive à grands pas, et avec lui le printemps. Nous vous avons préparé trois belles occasions de se rencontrer, et d’échanger, avec des séminaires à taille humaine pour pouvoir avoir des temps d’interaction privilégiés.
Pilotage avec Laurent & Hendrick
La première occasion, c’est la soirée des pilotes executifs à Genève.
Avec Laurent et Hendrick, nous vous avons préparé un programme pour parler de capital humain, de maturité financière et de cohérence stratégique. Le tarif préférentiel « Early Bird » est ouvert jusqu’au samedi 29 février, à 90- au lieu de 120- sur le lien suivant:
Pour tout savoir, et pour réserver votre place, voici le lien.
Sport et performance avec Angélique
La seconde occasion, nous vous la proposons avec Angélique Tefenkgi, avec une approche inédite de la performance et de l’état d’esprit, à travers des parallèles avec le sport de haut niveau.
Hackons la mode avec vous tous !
La troisième occasion, ce sera le samedi 21 Mars au Campus Biotech, le temps d’un hackathon sur la mode durable pendant le festival d’innovation ouverte Open Geneva. L’évènement est gratuit pour les participants, l’inscription est obligatoire sur ce lien, qui vous permettra de mettre en lumière votre profil et de découvrir les challenges que nous vous proposons de relever.
Vous pouvez aussi nous soutenir en devenant sponsor. Il suffit de me contacter pour en savoir plus.
Bref, un magnifique printemps en perspective, j’espère que nous pourrons nous voir lors de ces séminaires.
Pour bien commencer cette nouvelle décennie, prenons le temps de faire le point pour établir le bon constat sur la performance de votre organisation.
Nous vous proposons trois regards externes et singuliers sur la performance de votre organisation !
Avez-vous la bonne feuille de route pour les prochaines années ?
Etes vous entouré du bon équipage ?
Les valeurs, les données et les analyses des causes de succès et d’échecs sont-elles bien en place ?
Parce que la destination des entreprises est multiple, parce que le « code du business » évolue très vite, parce que les routes de la performance sont encombrées et surtout parce que la vision des dirigeants n’est plus assez claire… une mise à jour de votre permis de conduite des entreprises s’impose ! Les Pilotes Exécutifs se réunissent en comité, Hendrick Monnier sera votre co-pilote en charge du management et du capital humain aux côtés de Laurent Tauriac notre co-pilote expert en maturité financière. J’interviendrai sur la cohérence et l’organisation stratégique.
Crédits photographies: Tomek Gola
N’hésitez plus, foncez pour acheter votre billet pour cette belle soirée du 11 mars 2020 à Genève et participer à cette première soirée, vous pouvez réserver votre place en cliquant sur ce lien.
Remerciements: Tesla Genève pour les test-drives du Model 3 mémorables et Tomek Gola pour la qualité incroyable de toutes les photos créatives et de tous les portraits.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.