Découvrir les Métiers de l’Hydrogène : Emplois et Compétences Clés

🚀 Hydrogène : Les Métiers d’Avenir et les Compétences Clés à Développer Maintenant

L’hydrogène décarboné est au cœur de la transition énergétique, s’imposant comme une solution incontournable pour décarboner l’industrie lourde et la mobilité. Cette filière en plein essor crée un marché de l’emploi dynamique et diversifié.

Pour celles et ceux qui cherchent à sécuriser leur employabilité future, il est temps de se positionner et d’acquérir les compétences spécifiques qui feront la différence.


🌍 La Filière Hydrogène : Un Écosystème Créateur d’Emplois

La filière hydrogène est une chaîne de valeur complète, allant de la production à l’utilisation, et nécessite une multitude de profils :

  • Production : Ingénieurs et techniciens pour la conception, la fabrication et la maintenance des électrolyseurs (production d’hydrogène vert).
  • Stockage et Transport : Experts en génie des matériaux, chaudronniers, tuyauteurs et soudeurs spécialisés pour les réservoirs, les pipelines et les stations de ravitaillement.
  • Conversion (Piles à Combustible) : Ingénieurs et techniciens en génie électrique, mécanique et mécatronique pour la conception et la maintenance des piles utilisées dans les véhicules ou l’industrie.
  • Applications et Maintenance : Techniciens de maintenance industrielle, électriciens, conducteurs de travaux pour l’installation, l’exploitation et le SAV des équipements.
  • Fonctions Support : Des profils en QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement), commerce, finance, et gestion de projet, nécessitant une « coloration hydrogène ».

Selon France Hydrogène, plus de 100 000 emplois pourraient être créés d’ici 2030, allant de l’opérateur au niveau Bac+5 et plus.


🛠️ Les Compétences Techniques Spécifiques à Maîtriser

Si de nombreux métiers existants (soudeurs, électriciens, mécaniciens) sont nécessaires, une spécialisation H2 est un atout majeur.

  • Maîtrise du Génie Industriel : Une base solide en génie électrique, mécanique des fluides, thermique et des procédés est essentielle, notamment pour la conception des systèmes (électrolyseurs, piles à combustible).
  • Expertise en Matériaux et Assemblage : L’hydrogène interagit de manière spécifique avec les métaux. Les soudeurs, tuyauteurs et chaudronniers doivent maîtriser les techniques d’assemblage (soudage TIG, électrode enrobée) et les matériaux adaptés aux hautes pressions.
  • Sécurité et Réglementation (HSE) : L’hydrogène présente des risques (explosion, pression, fragilisation des matériaux). La connaissance approfondie des normes de sécurité (notamment ATEX) et des protocoles d’intervention est cruciale.
  • Électronique et Automatisme : Les installations (stations de recharge, lignes de production) sont automatisées. Des compétences en câblage électrique et électromécanique, ainsi qu’en gestion des automatismes, sont très recherchées.

🧠 Les Compétences Transversales (Soft Skills) de l’Avenir

Au-delà des savoir-faire techniques, l’évolution rapide de la filière exige des qualités humaines et professionnelles adaptées :

  1. Flexibilité et Adaptabilité : La technologie H2 est en constante évolution. La capacité à apprendre rapidement de nouvelles techniques et à s’adapter à des projets pilotes ou des infrastructures innovantes est primordiale.
  2. Sens de l’Innovation : Travailler dans ce secteur, c’est contribuer à une technologie d’avenir. L’esprit critique, la curiosité et l’envie de participer à la R&D sont des atouts précieux.
  3. Compétences Multi-Domaines : Les ingénieurs ou techniciens « multitâches » (combinant mécanique, électricité et automatisme) sont très prisés pour leur vision globale de la chaîne de valeur.
  4. Gestion des Risques : Une rigueur et une attention particulière aux aspects Qualité, Sécurité et Environnement sont non négociables, compte tenu des spécificités du gaz.

🎓 Comment Se Former Dès Aujourd’hui ?

L’offre de formation se structure progressivement pour répondre à la demande :

  • « Coloration Hydrogène » : De nombreux métiers existants nécessitent juste un module de spécialisation. Cherchez des formations courtes ou des certificats professionnels (par exemple, sur la sécurité H2 ou la conception de PAC).
  • Formations Initiales : Les écoles d’ingénieurs (génie électrique, mécanique, chimie) et les lycées professionnels (Bac Pro, BTS, Licence Pro en maintenance industrielle, électrotechnique) intègrent de plus en plus de modules dédiés à l’hydrogène.
  • Formation Continue : Des organismes comme l’Afpa, l’INSTN ou des universités proposent des formations certifiantes pour les professionnels en reconversion ou en montée en compétences.

👉 Le mot d’ordre : Ne pas attendre ! Le développement de la filière est exponentiel. Se former aujourd’hui, c’est s’assurer une place de choix dans l’industrie de demain.

🎤 Témoignages : Le Quotidien des Professionnels de la Filière Hydrogène

L’industrie de l’hydrogène est une aventure professionnelle passionnante, caractérisée par l’innovation, des défis techniques constants et un fort sentiment de contribution à la transition énergétique. Les témoignages de ceux qui y travaillent révèlent des parcours variés et des attentes claires en matière de compétences.


🧑‍🔧 Le Technicien de Maintenance : Un Profil Multitechnique

Le cœur des opérations repose sur les techniciens d’exploitation et de maintenance, notamment ceux qui assurent le bon fonctionnement des stations de ravitaillement ou des sites de production (électrolyseurs) .

  • Le Quotidien : Il est très diversifié. Romuald Pierron, technicien de maintenance chez Air Liquide (mentionné dans les recherches), décrit des missions allant de la maintenance préventive et curative sur les stations, à des interventions complexes sur des systèmes haute pression. Un autre technicien de station hydrogène (Air Liquide) évoque son rôle de multitâche, agissant comme les « mains et les yeux » des ingénieurs sur le terrain.
  • Les Compétences Clés :
    • Polyvalence technique : Maîtrise de l’automatisme, de l’électricité, et des systèmes à gaz sous haute pression (entre 350 et 700 bar).
    • Sécurité (HSE) : La connaissance et l’application stricte des procédures de sécurité sont fondamentales en raison des risques inhérents à l’hydrogène.
    • Pédagogie : Capacité à rassurer les usagers (chauffeurs de taxi, par exemple) en cas de problème et à former les nouveaux arrivants sur ces technologies de pointe.

👩‍💻 L’Ingénieur et Chef de Projet : De l’Ancien Monde aux Énergies Nouvelles

Les ingénieurs sont au cœur du développement de la filière, souvent en transition depuis des secteurs plus matures (pétrole, gaz, énergies renouvelables).

  • L’Évolution des Parcours : Des profils comme Aurélie Duplessis, ingénieure procédés de formation, illustrent cette transition. Après quinze ans dans l’industrie pétrolière et gazière, elle a choisi l’hydrogène, signe que l’expertise industrielle est valorisée et transférable, à condition d’acquérir une « coloration hydrogène ».
  • Le Rôle :
    • Référent Technique : Sébastien, référent hydrogène (diplômé ENSTA Bretagne), met en lumière le caractère passionnant de son métier, impliquant la captation et la conversion de l’hydrogène.
    • Gestion de Projet : Émeline Quarin, responsable de projets d’études chez Teréga, souligne la diversité des missions, notamment sur la conversion des canalisations pour l’hydrogène (gazoducs).
  • Les Qualités Requises :
    • Vision Globale : Capacité à travailler sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production (électrolyseurs) au stockage et à la distribution.
    • Innovation : Être prêt à relever des défis techniques, car l’optimisation des coûts, du stockage et de la durabilité des piles à combustible reste un enjeu majeur.

📈 L’Avenir de la Filière vu par les Acteurs

Malgré les défis technologiques et les efforts nécessaires pour faire baisser les coûts, la filière affiche un optimisme mesuré quant à son avenir :

  • Potentiel Confirmé : Les professionnels s’accordent à dire que l’hydrogène est une technologie d’avenir, très pertinente pour le stockage d’énergie longue durée et la décarbonation des applications lourdes (camions, trains, industrie).
  • Besoin en Compétences : Le plan France 2030, doté de milliards d’euros, confirme le soutien de l’État. Les besoins en recrutement sont importants, notamment en techniciens et opérateurs pour l’exploitation et la maintenance, qui devraient représenter jusqu’à 80% de la demande à partir de 2028.
  • Enjeux : Les professionnels appellent à une constance du soutien de l’État et insistent sur l’importance de former les talents pour industrialiser le secteur de façon pérenne.

Cette vidéo propose le témoignage de Sébastien, un ingénieur devenu référent hydrogène après avoir travaillé sur l’éolien offshore, et aborde son quotidien dans ce domaine en pleine expansion. Sébastien, référent hydrogène, diplômé ENSTA Bretagne

Sébastien, référent hydrogène, diplômé ENSTA Bretagne – YouTube

ENSTABretagne_rentrée2025 · 275 vues

Pour aller plus loin dans les compétences du futur et dans les métiers de la transition énergétique, voici ma collection d’e-books.

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Finance Climatique à la COP30 : Bilan et Perspectives

🌍 Le rôle crucial de la finance dans le processus de la COP30 : entre engagements et défis non résolus

La finance climatique est, depuis les débuts des négociations, le moteur essentiel de l’action contre le changement climatique, et son rôle à la COP30 à Belém (Brésil) a été plus que jamais sous les projecteurs, dix ans après l’Accord de Paris. Elle est la clé pour permettre aux pays en développement, particulièrement vulnérables, d’opérer leur transition écologique, de s’adapter aux impacts climatiques et d’atteindre les objectifs d’atténuation.


Ce qui fonctionne : Les avancées notables

Plusieurs aspects du rôle de la finance à la COP30 ont montré une dynamique positive, même si les résultats restent en deçà des besoins.

  • Réaffirmation des Engagements Nationaux : Des pays développés, comme la France, ont communiqué des montants annuels conséquents de financements pour le climat en faveur des pays en développement, illustrant un engagement continu malgré les difficultés.
  • L’Accent mis sur l’Adaptation : L’importance de financer l’adaptation aux impacts climatiques (plutôt que la seule atténuation) est de plus en plus reconnue. La France, par exemple, a continué de consacrer une part importante de ses financements à cet enjeu, se concentrant sur les pays et populations les plus vulnérables.
  • La Montée de la « Transition Juste » : Le mécanisme de la transition juste a reçu un mandat clair pour réfléchir aux évolutions du système économique afin d’assurer un financement équitable de la transition. Cela place l’humain et les enjeux sociaux (emploi, inégalités, droits des communautés) au cœur de l’agenda financier climatique.
  • Le Rôle des Institutions Financières : Il y a une volonté croissante de déplacer la focale des objectifs vers la mise en œuvre concrète, encourageant les institutions financières publiques nationales et infranationales à passer de l’engagement à l’action pour combler le déficit financier.

Ce qui manque : Les lacunes persistantes

Malgré les signaux positifs, la COP30 n’a pas réussi à combler le fossé béant entre l’ambition affichée et l’action réelle, principalement en raison de blocages persistants sur la finance climat.

  • L’Échec du Nouvel Objectif de Financement : La principale attente était la mise en œuvre du nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) pour le financement climatique post-2025, censé succéder à l’objectif des 100 milliards de dollars par an (que les pays développés ont eu du mal à atteindre de manière transparente). La COP30 a lancé un programme de travail procédural, mais sans parvenir à un accord clair et contraignant sur un montant précis, une base de référence, ou un horizon temporel ferme. L’objectif de tripler la finance d’adaptation est resté flou et son horizon a été repoussé.

  • La Crise de la Dette et le Financement Équitable : Malgré les demandes répétées des pays du Sud, la conférence a manqué l’occasion de traiter de la crise de la dette qui empêche les pays les plus vulnérables d’emprunter pour l’action climatique. L’absence de financement clair, rapide et équitable réduit la capacité des pays en développement à rehausser leur ambition climatique.

  • Manque de Clarté et d’Additionnalité : Le manque de clarté sur l’accès aux financements et le faible niveau général de la finance dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) rendent les plans d’action difficiles à réaliser. De plus, la question de savoir si les financements climatiques s’ajoutent réellement à l’aide au développement existante (additionnalité) ou s’y substituent reste une préoccupation majeure.

  • L’Absence de Cadre de Financement des Pertes et Dommages : Bien qu’un fonds pour les pertes et dommages (Loss and Damage Fund) ait été établi lors de la COP précédente, son financement effectif et son fonctionnement concret manquent de clarté et de cadre financier contraignant à l’issue de la COP30.

  • Financement des Fossiles : Le fait que certains pays et institutions continuent de financer massivement les énergies fossiles est en contradiction avec les objectifs climatiques et affaiblit les appels à la solidarité financière internationale.

En conclusion, la COP30 a souligné que le financement climatique est le moteur de l’action climatique, mais les négociations ont été jugées comme un rendez-vous manqué pour livrer un cadre financier véritablement opérationnel, juste et équitable.

L’heure est maintenant à la réflexion sur la manière de rendre les prochaines COP plus concrètes, en quittant le mode des négociations éternelles pour passer à la mise en œuvre réelle de l’Accord de Paris.

Transformer les COP : vers une action climatique concrète

Les Conférences des Parties (COP) sont devenues un rendez-vous annuel crucial pour la lutte contre le changement climatique, mais malgré leur notoriété, elles peinent souvent à produire des avancées concrètes et suffisantes. Pour remédier à cette situation, plusieurs réformes du mécanisme des COP sont nécessaires pour qu’elles aboutissent à des accords contraignants et à des progrès tangibles.

Renforcer la mise en œuvre et la transparence des engagements

L’Accord de Paris, adopté en 2015 lors de la COP 21, lie juridiquement les États à des contributions déterminées au niveau national (CDN) qu’ils doivent réviser et renforcer tous les cinq ans. Cependant, la mise en œuvre est insuffisante, avec un écart important entre les engagements pris et leur application réelle. Pour améliorer cela, il faudrait :

  • Rendre les engagements juridiquement contraignants au-delà de la simple déclaration d’intention
  • Instituer un suivi systématique et rigoureux avec des bilans mondiaux réguliers et transparents, où les progrès sont évalués techniquement par des experts
  • Mettre en place des sanctions ou des mécanismes incitatifs pour les États ne respectant pas leurs engagements
  • Favoriser la transparence avec un cadre de reporting harmonisé et renforcé, ce qui est déjà esquissé dans l’Accord de Paris mais reste à systématiser dans toutes les COP.

Accélérer et garantir le financement climatique

Un autre frein majeur est le sous-financement des mesures d’adaptation et d’atténuation, notamment pour les pays en développement. Il est essentiel de tripler voire de multiplier les financements, en garantissant un accès équitable et rapide. Les COP doivent :

  • Assurer un financement climatique pérenne et prévisible pour permettre aux pays vulnérables de s’adapter et de réduire leurs émissions
  • Mettre en œuvre une plus grande transparence sur l’origine, l’affectation et l’utilisation des fonds
  • Créer des mécanismes simplifiés pour réduire la complexité administrative et accélérer la mobilisation des ressources.

Clarifier et renforcer les mécanismes de marché carbone

Les marchés carbone disposent d’un potentiel pour inciter à la réduction des émissions, mais obèrent la crédibilité des COP s’ils ne sont pas bien régulés. La COP doit définir des règles claires pour éviter les abus, comme la double comptabilisation des crédits carbone, et garantir que ce mécanisme contribue à une réduction réelle des émissions. Cette régulation est indispensable pour que ce levier soutienne réellement la transition énergétique mondiale.

Simplifier le processus décisionnel et promouvoir une coopération équitable

La complexité des négociations, souvent marquée par un grand nombre d’acteurs et des divergences entre pays développés et en développement, ralentit les progrès. Il est proposé de :

  • Limiter la taille des délégations et alléger le processus décisionnel par exemple via des votes majoritaires au lieu de l’unanimité
  • Instauration d’un agenda plus strict pour accélérer les discussions et réduire les blocages
  • Consolider la justice climatique pour que les responsabilités historiques, capacités et vulnérabilités soient mieux prises en compte dans les décisions
  • Favoriser des partenariats inclusifs avec la société civile, les entreprises et les scientifiques pour renforcer la légitimité et l’efficacité des décisions.

L’urgence climatique impose une mise en œuvre rapide et ambitieuse

Les rapports scientifiques montrent que pour rester dans la trajectoire de 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 42% d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Or, les engagements actuels des pays sont insuffisants, et sans changements profonds dans la dynamique des COP, les résultats concrets restent limités.

La COP 30, comme les précédentes, devait servir de catalyseur pour transformer les promesses en actions rapides et mesurables, avec une attention renforcée à l’adaptation et à la justice climatique.

Ces réformes permettent de passer d’une COP essentiellement déclarative à une COP opérationnelle et capable d’impulser une transition mondiale efficace et solidaire face à la crise climatique.

Pour changer la dynamique des COP et les rendre plus efficaces, plusieurs axes doivent être repensés pour remédier à leurs lenteurs et à leurs limites structurelles.

1. Accélérer la prise de décisions et la mise en œuvre

La dynamique actuelle est largement marquée par des négociations longues et consensuelles qui ralentissent l’action. Pour y remédier, il faudrait :

  • Introduire des mécanismes plus contraignants, qui favorisent des votes à la majorité qualifiée plutôt que l’unanimité, afin de débloquer plus rapidement les décisions.
  • Mettre en place des feuilles de route claires avec des échéances strictes post-COP pour garantir la mise en œuvre rapide des décisions, accompagnées de sanctions ou de mécanismes incitatifs.

2. Renforcer le suivi et la transparence

Imposer des rapports réguliers et standardisés sur la mise en œuvre des engagements nationaux, contrôlés par des instances indépendantes, renforcerait la confiance entre parties et permettrait de corriger rapidement les écarts.

3. Mobiliser davantage le financement climatique

La dynamique avance trop lentement faute de financements suffisants, en particulier pour les pays en développement. La création de mécanismes innovants, mélangeant fonds publics et privés, doit être accélérée et simplifiée pour garantir un soutien effectif.

4. Rendre les COP plus inclusives et intégrées

Engager plus largement les acteurs non étatiques (entreprises, collectivités locales, société civile) dans les négociations aiderait à créer une dynamique plus actionnable.

De plus, intégrer davantage les enjeux de biodiversité, désertification et justice sociale permettrait de répondre aux crises climatiques de manière holistique.

5. Mettre l’accent sur l’urgence climatique et les solutions pratiques

La communication et la pression politique doivent orienter la dynamique vers des actions concrètes, fondées sur les preuves scientifiques de la gravité immédiate de la crise climatique.

Les COP doivent impulser un véritable changement de trajectoire dès leur tenue.

Ces réformes transforment les COP d’un rendez-vous diplomatique souvent perçu comme symbolique en une plateforme opérationnelle capable de piloter une action climatique mondiale efficace, rapide et équitable.

COP30 à Belém : Défis et Tensions des Premiers Jours

📢 COP30 à Belém : La Chronique Détaillée des Premiers Jours

La 30e Conférence des Parties (COP30), tenue à Belém au cœur de l’Amazonie brésilienne, est bien plus qu’une simple étape : elle est l’occasion de traduire la nécessité scientifique en action politique concrète. Les premiers jours de la « COP de la Forêt » ont révélé des lignes de fracture claires sur l’ambition, le financement et la justice.

Voici une analyse des enseignements et des tensions qui façonneront l’issue de cette conférence cruciale.

1. ⚠️ L’Urgence Climatique et l’Exigence des CDN 3.0

L’enseignement primordial de la COP30 est le constat d’un déficit d’ambition chronique et l’impératif de passer à la mise en œuvre.

Le Diagnostic et l’Objectif

  • Déficit Critique : Les dirigeants ont d’emblée reconnu que les plans actuels mènent le monde vers un réchauffement de l’ordre de 2,5 à 2,9 degrés, bien au-delà de l’objectif de +1,5 degrés de l’Accord de Paris.
  • L’Impératif de Réduction : Le Secrétaire Général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que, pour rester sur une trajectoire viable, les émissions mondiales doivent être réduites de 43% d’ici 2030.
  • La Tâche de la COP30 : La conférence doit servir de tremplin à l’élaboration de la troisième série de Contributions Déterminées au Niveau National (CDN 3.0), qui doivent être soumises d’ici 2025, avec des objectifs pour 2035 plus ambitieux et des feuilles de route crédibles pour la sortie des combustibles fossiles.

La Pression sur les Grands Émetteurs

Grand ÉmetteurObjectif et Enjeu ActuelPression à la COP30
ChineNeutralité carbone en 2060 ; pic d’émissions avant 2030.Avancer la date du pic d’émissions et fournir un plan détaillé pour l’abandon du charbon.
États-UnisRéduction de 50 à 52 % d’ici 2030 (vs. 2005).Montrer un leadership constant et garantir le financement promis aux pays en développement.
Union EuropéenneRéduction d’au moins 55 % d’ici 2030 (vs. 1990).Défendre le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF) face aux accusations de protectionnisme du Sud.
BrésilDéforestation illégale zéro d’ici 2030.Assurer l’irréversibilité des progrès contre la déforestation pour crédibiliser son leadership.

2. 💰 Le Cœur des Tensions : Financement et Justice Climatique

Le succès de la COP30 repose sur sa capacité à combler le fossé financier et à répondre aux exigences de justice climatique des pays en développement (G77 + Chine).

Le Nouvel Objectif Chiffré Collectif (NCQG)

  • L’Écart Massif : Les besoins annuels pour l’adaptation et l’atténuation des pays en développement sont estimés à 1,3 trillion de dollars par an d’ici 2035. L’objectif officiel risque d’être fixé à un plancher jugé insuffisant (autour de 300 milliards de dollars).
  • L’Exigence du Sud : Les pays en développement demandent une majorité de subventions (dons), et non de prêts, pour éviter l’endettement, et rejettent l’idée d’être inclus dans la base des contributeurs au nom de la responsabilité historique du Nord.

Le Financement Innovant et le Fonds Pertes et Préjudices (LDF)

  • Le LDF, Test de Justice : Le Fonds Pertes et Préjudices est censé compenser les dommages irréversibles. Avec des besoins annuels estimés à 400 milliards de dollars d’ici 2030, il est symboliquement lancé avec à peine 1,1 milliard de dollars.
  • Les Sources de Financement : Les propositions pour trouver de l’argent frais incluent l’adoption de taxes mondiales sur le transport maritime, l’aviation et les superprofits des énergies fossiles.
  • La Controverse de la Banque Mondiale : L’hébergement du LDF par la Banque Mondiale est critiqué, car les pays en développement craignent que le fonds soit orienté vers les prêts et non vers les subventions non conditionnelles.

3. 🌳 L’Amazonie au Centre : Forêts et Droits Autochtones

La COP30 se veut la plateforme pour une action mondiale de protection des forêts tropicales.

  • La Déclaration de Belém : Les pays membres de l’Organisation du Traité de Coopération Amazonienne (OTCA) s’engagent à intensifier la collaboration pour atteindre la déforestation zéro et mettre en place une bioéconomie qui valorise la forêt debout.
  • Rôle Crucial des Autochtones : Il est officiellement reconnu que les peuples autochtones sont les gardiens les plus efficaces de la forêt. L’accent est mis sur le financement direct des communautés et la reconnaissance légale accélérée de leurs territoires.
  • Mécanismes de Financement : La Facilité de Financement des Forêts Tropicales (TFFF) est lancée pour structurer les investissements (publics et privés) dans la conservation et les paiements basés sur les résultats (REDD+).

4. ⚙️ Réforme de la Gouvernance et Intégrité de l’Information

La COP30 traite aussi des processus pour gagner en efficacité et en crédibilité.

  • Réforme du Processus : Des appels sont lancés pour une réforme du processus de décision (passer du consensus à la majorité) afin d’éviter le blocage par des pays isolés, et pour que les COPs se concentrent sur la mise en œuvre plutôt que sur la négociation sémantique.
  • Lutte contre la Désinformation : La Déclaration sur l’Intégrité de l’Information sur les Changements Climatiques est une initiative majeure visant à :
    • Soutenir la science et dénoncer le déni climatique.
    • Responsabiliser les plateformes numériques.
    • Lutter contre l’écoblanchiment (greenwashing) des entreprises par l’instauration de normes de transparence vérifiables.
  • La Voix de la Jeunesse : Représentée par YOUNGO, la jeunesse est la conscience morale de la COP. Elle exerce une pression constante pour la justice intergénérationnelle et est de plus en plus intégrée (via des jeunes délégués officiels) aux structures de négociation.

Conclusion : Le Bilan Attendu à Belém

Les résultats de la COP30 seront mesurés à l’aune de trois réalisations :

  1. L’Ambition des CDN : La clarté et la fermeté de l’appel à des objectifs de réduction pour 2035 alignés sur 1,5 degrés
  2. La Viabilité Financière : L’identification et l’adoption d’une feuille de route pour les financements innovants (taxes internationales) nécessaires au NCQG et au LDF.
  3. La Protection de la Nature : Des engagements financiers dédiés et de grande ampleur pour la conservation de l’Amazonie et le soutien durable aux communautés autochtones.

L’heure n’est plus à la délibération, mais à la démonstration de volonté politique pour sauver l’objectif de 1,5 degrés et garantir une transition juste et équitable.

Optimiser l’Industrie 4.0 avec le Jumeau Numérique

Le Jumeau Numérique, Moteur de l’Excellence Opérationnelle

1. Introduction Stratégique : L’Exigence de la Résilience Numérique

1.1 Le Jumeau Numérique : Au-delà de l’Objet

Le Jumeau Numérique (Digital Twin) est la matérialisation de l’intelligence au sein de l’Industrie 4.0. Il ne s’agit pas de simplement copier un actif physique, mais de construire un système de connaissance dynamique, capable d’apprentissage et de prédiction.

  • La Double Valeur Stratégique :
    1. Efficacité & Coût : Réduire les temps d’arrêt, optimiser la consommation énergétique.
    2. Résilience & Agilité : Permettre une réaction immédiate aux chocs (chaînes d’approvisionnement, défaillances critiques) et accélérer l’innovation.

1.2 Architecture du Jumeau Numérique : Le Flux de Données Vital

Pour les dirigeants, il est essentiel de comprendre que le Jumeau Numérique est la jonction de trois types de données (ou technologies) :

Catégorie de DonnéesSource (Monde Physique)Rôle dans le Jumeau Numérique
OT (Operational Technology)Capteurs, automates, robots (vibrations, température, pression).Temps Réel : Le « rythme cardiaque » de l’actif.
IT (Information Technology)ERP, GMAO, MES (historiques de maintenance, commandes clients, coûts).Contexte : Le « historique médical » et les contraintes commerciales.
ET (Engineering Technology)Modèles CAO, simulations, matériaux (propriétés physiques, plans de conception).Structure : Le « code génétique » de l’actif.

Le Jumeau Numérique agrège et réconcilie ces trois silos de données pour créer une image holistique et exploitable de l’actif.


2. Les Trois Piliers d’Application : Cas d’Usage Détaillés

Le Jumeau Numérique opère sa magie en agissant sur trois phases clés du cycle de vie industriel.

2.1 Pilier 1 : La Simulation et l’Ingénierie Virtuelle (Phase de Conception)

Objectif : Réduire le temps de mise sur le marché (Time-to-Market) et minimiser les coûts de R&D.

Cas d’Usage ConcretSecteurDétails et ROI
Aéronautique (France) :Airbus & SafranSimuler le vieillissement et la fatigue des matériaux (alliages critiques, composites) sur des millions de cycles de vol. Un test physique peut coûter des millions d’euros et prendre des mois ; le Digital Twin réalise l’équivalent en heures, avec une précision de 99%.
Résultat : Réduction du temps de prototypage physique de 70%.
Nouveaux Procédés :Chimie / PharmaceutiqueTester virtuellement l’impact de nouveaux catalyseurs ou de changements de température sur la pureté du produit sans risquer une contamination d’usine.
Résultat : Accélération de la validation réglementaire et réduction des essais coûteux à l’échelle réelle.
Optimisation de Ligne :Fabrication IntelligenteModéliser l’introduction d’un nouveau robot ou d’un poste de travail. Simuler les goulots d’étranglement (bottlenecks) sur le futur layout de l’usine avant de déplacer une seule machine. Résultat : Gain de 25% sur le temps de commissionnement et évitement des erreurs de conception logistique.

2.2 Pilier 2 : L’Analyse Prédictive et la Maintenance (Phase Opérationnelle)

Objectif : Atteindre la Maintenance 4.0 (PdM – Predictive Maintenance), en passant d’une maintenance réactive ou préventive à une maintenance conditionnelle et anticipée.

Cas d’Usage ConcretSecteurDétails et ROI
Robots et Moteurs (Suisse) :ABB (Suisse)ABB utilise sa plateforme ABB Ability™ pour créer des Jumeaux Numériques de ses robots et équipements de haute tension. Ces jumeaux traitent des données IoT (vibrations harmoniques, signature thermique) avec des algorithmes d’IA. Ils peuvent prédire la défaillance d’un roulement de moteur 4 à 6 semaines à l’avance. Résultat : Réduction des temps d’arrêt non planifiés jusqu’à 45% et extension ciblée de la durée de vie de l’actif. Contexte Chine : ABB possède une forte présence en Chine, notamment un centre de recherche à Pékin et une méga-usine de robotique à Shanghai. Les chefs d’entreprise peuvent consulter la stratégie de numérisation sur le site : new.abb.com/cn.
Infrastructure (France) :SNCF RéseauUtilisation de Jumeaux Numériques pour modéliser l’état des caténaires ou des rails. En combinant les données de capteurs sur les trains et les données de maintenance historique, ils prévoient les zones d’usure critique. Résultat : Optimisation des plannings de maintenance pour travailler la nuit ou en période creuse, garantissant la sécurité maximale et la disponibilité du réseau.

2.3 Pilier 3 : L’Optimisation et l’Efficacité (Phase de Performance)

Objectif : Ajuster les paramètres opérationnels en temps réel pour maximiser le débit, la qualité et l’efficience énergétique.

Cas d’Usage ConcretSecteurDétails et ROI
Smart Cities et Bâtiments (Suisse) :Esri Suisse / STF SwissDans le domaine des Smart Cities, les Jumeaux Numériques (appelés Urban Twins) modélisent la consommation énergétique des quartiers ou l’impact des nouveaux développements immobiliers sur les flux de transport. Cela permet aux autorités de simuler l’effet de différentes politiques énergétiques.
Résultat : Optimisation de la gestion du réseau électrique et réduction de la consommation énergétique jusqu’à 20% à l’échelle d’un district.
Usines de Traitement d’Eau (France) :SuezLe Jumeau Numérique de l’usine d’eau permet aux opérateurs de tester des scénarios « Et si » (What-If). Par exemple : Si la qualité de l’eau entrante change (pluie forte), comment ajuster immédiatement la dose de produits chimiques et le temps de sédimentation pour minimiser les coûts tout en maintenant la qualité de sortie ?
Résultat : Réduction de la consommation de produits chimiques et amélioration de la conformité aux normes.
Métallurgie et Procédés :Industrie LourdeLe Jumeau Numérique ajuste en permanence le mélange de matériaux et la température du four pour garantir une qualité optimale avec la consommation énergétique minimale. Le système teste virtuellement des milliers de combinaisons pour identifier l’état optimal.
Résultat : Augmentation du rendement des matières premières et économies d’énergie substantielles (jusqu’à 35%).

3. Aspects stratégiques et feuille de route

3.1 Le Calcul du Retour sur Investissement (ROI)

Le ROI du Jumeau Numérique se calcule sur la base de gains directs et indirects :

  1. Gains de Maintenance : Économies réalisées en évitant les pannes (temps de production perdu, coût des pièces, frais d’intervention urgente).
  2. Gains d’Efficacité : Augmentation du Débit (OEE) et réduction de l’énergie/matières premières (Optimisation).
  3. Gains de Qualité : Réduction des rebuts, des reprises et des pénalités clients (approche Zéro Défaut).
  4. Gains d’Innovation : Réduction du temps de R&D (Simulation).

Un projet pilote bien ciblé doit pouvoir démontrer un ROI positif sur les 12 à 36 premiers mois.

3.2 Cybersécurité : L’atténuation des risques cyber

La connexion de l’OT au monde IT via les Jumeaux Numériques crée une vulnérabilité. La stratégie de sécurité doit être proactive :

  • Séparation des Domaines : Mise en place d’une Défense en Profondeur par la segmentation des réseaux IT et OT.
  • Intégrité des Données : Assurer que les données transférées au Jumeau Numérique sont fiables et n’ont pas été altérées (ce qui fausserait les prédictions et les commandes).
  • Gouvernance des Accès : Mise en place d’une politique d’accès stricte et d’une Authentification Multi-Facteurs pour les plateformes de Jumeaux Numériques.

3.3 Feuille de Route « Quick Win » pour l’Implémentation

Pour un chef d’entreprise chinois, une approche progressive est recommandée :

  1. Phase I (Pilotage) : Le « Quick Win »
    • Action : Choisir un actif critique unique (ex. : une pompe, un moteur clé, une presse) et déployer un Jumeau Numérique pour la maintenance prédictive (Pilier 2).
    • Mesure : Évaluer le taux de réduction des arrêts imprévus sur cet actif.
  2. Phase II (Extension) : Le Jumeau de Ligne
    • Action : Étendre la solution à une ligne de production complète, intégrant l’optimisation de la performance (Pilier 3) (vitesse, énergie).
    • Mesure : Évaluer le gain d’OEE et la réduction de la consommation globale de la ligne.
  3. Phase III (Intégration) : Le Jumeau d’Entreprise
    • Action : Connecter les Jumeaux de Ligne au système ERP et MES pour une prise de décision stratégique à l’échelle de l’usine (Smart Factory).
    • Mesure : Évaluer l’amélioration de la planification de la production et de la flexibilité globale.

Conclusion : L’Excellence + Agilité

Le Jumeau Numérique est l’outil qui permet au savoir-faire industriel (Héritage d’Excellence) de s’allier à la vitesse du numérique (Agilité Numérique).

Le Leader Mondial de demain est celui qui donne à ses actifs physiques une vie virtuelle intelligente pour maximiser leur potentiel réel.

Financement Climatique et Justice Sociale à la COP30

🌳 COP30 à Belém : L’Amazonie au Cœur d’un Nouveau Pacte Climatique

La 30e Conférence des Parties (COP30) sur les changements climatiques, qui se tiendra à Belém au Brésil du 10 au 21 novembre 2025, est un événement décisif. En plein cœur de l’Amazonie brésilienne, cette COP est bien plus qu’une simple réunion ; elle est l’occasion de forger un nouveau pacte climatique mondial, avec la forêt tropicale et la justice climatique en thèmes centraux.


Les Enjeux Majeurs : Ambition et Financement

La COP30 intervient à un moment crucial, marquant le début du prochain cycle de soumission des Contributions Déterminées au Niveau National (CDN), les plans d’action climatique des pays, avec un horizon fixé à 2035.

  • Hausse de l’Ambition : L’enjeu principal est d’obtenir des CDN plus ambitieuses pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de limiter le réchauffement à $1,5^\circ\text{C}$, conformément à l’Accord de Paris. Le Brésil, en tant que pays hôte, a la responsabilité d’encourager cet élan, en s’appuyant sur les résultats du Bilan Mondial (Global Stocktake) de la COP28.
  • Financement Climatique : Le financement sera un point de friction majeur. Il s’agit de réformer et d’augmenter considérablement l’aide internationale pour l’adaptation et l’atténuation. Des initiatives comme le « Baku to Belém Roadmap » visent à accroître le financement climatique international, avec un objectif de $\$1,3$ trillion par an d’ici 2035. La question de l’alignement des flux financiers mondiaux sur les objectifs climatiques sera également centrale.
  • Amazonie et Biodiversité : La localisation de la COP30 place la protection des forêts tropicales et de la bioéconomie au premier plan. Les discussions porteront sur la valorisation des chaînes de valeur fondées sur le vivant et le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la conservation.

Risques et Obstacles à Surmonter

Malgré l’urgence, la conférence est confrontée à plusieurs défis qui pourraient entraver le succès des négociations.

  • Contexte Géopolitique Complexe : La montée des tensions internationales et la fragilité du multilatéralisme pourraient compliquer l’atteinte d’un consensus mondial fort. Les frictions commerciales et les incertitudes politiques au Brésil même (élections générales en 2026) peuvent peser sur la diplomatie climatique.
  • Insuffisance des CDN : Le risque de voir les pays soumettre des CDN qui manquent d’ambition, maintenant l’écart avec les objectifs de l’Accord de Paris, est réel. Il faudra un engagement fort des grandes économies pour inverser cette tendance.
  • Défis Logistiques et Sécuritaires : L’organisation d’un événement de cette ampleur dans une ville d’Amazonie soulève des questions de logistique, d’hébergement et de sécurité. Des préoccupations concernant la sécurité personnelle (crimes opportunistes, troubles civils) et les risques environnementaux (inondations, conditions météorologiques extrêmes) ont été soulevées pour les participants.
  • Opacité et Greenwashing : Un enjeu transversal est celui de la transparence et de la mesure de l’impact. Il faudra des outils robustes pour suivre la mise en œuvre des engagements, notamment ceux des acteurs non étatiques et des entreprises, afin d’éviter le greenwashing et d’assurer une responsabilité réelle.

💡 Opportunités : Accélération et Justice Climatique

La tenue de la COP30 en Amazonie offre des opportunités uniques pour transformer l’action climatique.

  • Plaider pour la Justice Climatique : Belém est l’occasion de placer les questions de justice sociale et climatique au cœur de l’agenda. Cela inclut la reconnaissance et le soutien accru aux peuples autochtones, dont les droits sont intrinsèquement liés à la conservation des écosystèmes.
  • Solutions Fondées sur la Nature (SfN) : L’Amazonie, avec son rôle crucial pour le climat et la biodiversité, met en lumière le potentiel des SfN. La COP30 peut encourager le développement d’une agriculture régénératrice et d’une bioéconomie durable, qui répondent aux défis environnementaux tout en soutenant la sécurité alimentaire.
  • Rôle des Acteurs Non-Étatiques : La conférence est une plateforme pour consolider et amplifier les engagements des villes, des entreprises et de la société civile, en reconnaissant leur rôle indispensable dans la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris.
  • Déplacement vers l’Implémentation : Le sommet vise à recentrer les discussions sur l’action et la mise en œuvre des engagements existants, en déplaçant l’accent des négociations formelles vers un « forum de mise en œuvre » avec un plan de suivi robuste.

La COP30 a le potentiel d’être un tournant décisif, non seulement pour l’ambition climatique, mais aussi pour l’établissement d’une feuille de route qui intègre la conservation des écosystèmes et la justice sociale comme piliers d’une transition mondiale durable.

L’espoir réside dans un « mutirão » (action collective au service du bien commun, en portugais) climatique qui place les communautés et la nature au centre de la solution.

🌿 Le Rôle Central de l’Amazonie : Bien Commun Mondial

Le choix de Belém, capitale de l’État du Pará, comme ville hôte est hautement symbolique. Il place l’Amazonie, le plus grand réservoir de biodiversité et régulateur climatique de la planète, au cœur des négociations.

1. Un Enjeu de Survie Climatique

  • Le point de bascule : L’Amazonie approche d’un point de bascule critique. Une déforestation excessive pourrait transformer de larges parties de la forêt en savane, libérant des quantités massives de carbone et aggravant le réchauffement climatique mondial. La COP30 doit aboutir à des engagements fermes et vérifiables pour stopper la déforestation et favoriser la régénération.
  • Biodiversité et services écosystémiques : La conférence met en lumière la nécessité de lier les agendas du climat et de la biodiversité. L’Amazonie fournit des services écosystémiques vitaux, allant de la régulation des pluies à l’absorption de $\text{CO}_2$. Les discussions se concentreront sur la valorisation de ces services.

2. Justice Climatique et Peuples Autochtones

  • Reconnaissance des gardiens : La COP30 est une plateforme pour mettre en avant le rôle essentiel des peuples autochtones et des communautés locales comme les meilleurs gardiens de la forêt. Les scientifiques confirment que les terres gérées par ces communautés affichent des taux de déforestation significativement plus bas.
  • Bioéconomie durable : Le Brésil promeut le concept de la bioéconomie, qui vise à développer des chaînes de valeur fondées sur l’utilisation durable des ressources de la forêt, comme les fruits, les graines ou les médecines traditionnelles, offrant une alternative économique à la déforestation. La justice climatique sera au cœur des débats, insistant sur le fait que ceux qui contribuent le moins au changement climatique (les communautés locales) sont ceux qui en subissent le plus les conséquences.

💰 La Question Cruciale du Financement Climatique

La COP30 sera un moment de vérité pour la finance climatique internationale, avec un accent mis sur la nécessité de passer de la promesse à l’investissement concret.

1. Le « Tropical Forest Forever Facility » (TFFF)

L’initiative phare portée par le Brésil est le Tropical Forest Forever Facility (TFFF).

  • Objectif et mécanisme : Il s’agit d’un fonds d’investissement proposé de $\$125$ milliards (dont $\$25$ milliards de capital initial souverain et $\$100$ milliards d’investissements privés ciblés) qui cherche à rémunérer la conservation active des forêts tropicales. Contrairement aux mécanismes basés uniquement sur la réduction de la déforestation (REDD+), le TFFF propose de verser des paiements annuels aux pays qui maintiennent leurs forêts intactes, à un taux fixé par hectare.
  • Financement innovant : Le TFFF est conçu comme un instrument de finance mixte (blended finance), s’appuyant sur les marchés financiers. Il vise à fournir un financement prévisible et à long terme (sur 20 ans) aux pays et aux communautés (avec un objectif de 20 % des fonds pour les peuples autochtones). Son succès dépendra des engagements initiaux des pays donateurs et des investisseurs privés à Belém.

2. Réforme du Financement Global

Au-delà du TFFF, la COP30 sera le théâtre de négociations intenses sur la réforme de la finance climatique globale.

  • L’objectif des 100 milliards de dollars : Même si les pays développés ont atteint l’objectif de mobiliser $\$100$ milliards par an pour l’action climatique des pays en développement, la COP30 doit redéfinir la prochaine cible de financement (le New Collective Quantified Goal ou NCQG), qui devrait être significativement plus élevée (avec un objectif de $\$1,3$ trillion par an d’ici 2035).
  • Le « Baku to Belém Roadmap » : Cette feuille de route, préparée par les présidences des COP29 et COP30, est axée sur la manière de mobiliser et d’aligner les flux financiers pour soutenir les objectifs de l’Accord de Paris. Elle vise à garantir que les fonds, tant publics que privés, cessent de financer des activités nuisibles au climat et soutiennent la transition.

En résumé, la COP30 à Belém est l’occasion de concrétiser une approche intégrée : celle où la protection de l’Amazonie et le soutien financier aux pays tropicaux ne sont plus des options, mais des investissements essentiels pour la stabilité climatique mondiale.

🤝 Acteurs Non-Étatiques Clés à la COP30

Ces acteurs sont essentiels pour combler le fossé entre les engagements nationaux (CDN) et les besoins réels pour atteindre l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.

🌳 Sur le Thème de l’Amazonie et de la Nature

  • Peuples Autochtones et Communautés Locales (PACL) :
    • Rôle : Ils seront les voix les plus puissantes à Belém, non seulement comme bénéficiaires des politiques, mais comme partenaires décisionnels et détenteurs de connaissances traditionnelles. Ils exigeront la reconnaissance de leurs droits territoriaux comme mesure climatique essentielle.
    • Action : Leurs organisations (comme la COIAB, Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne) plaideront pour une allocation directe et significative des fonds (notamment via le TFFF) pour leurs projets de conservation et de bioéconomie.
  • ONG Environnementales et Scientifiques :
    • Rôle : Elles feront pression pour la transparence et la responsabilité, en surveillant les taux de déforestation et en évaluant l’intégrité des engagements de financement basés sur la nature.
    • Action : Des groupes comme Greenpeace ou le WWF utiliseront l’attention médiatique de la COP pour mettre en lumière les risques liés au point de bascule amazonien et proposer des modèles de développement forestier durable.
  • Entreprises de la Bioéconomie :
    • Rôle : Les entreprises brésiliennes et internationales qui investissent dans la bioéconomie légale (cosmétiques, produits alimentaires durables, pharmacie) verront la COP30 comme une vitrine pour démontrer qu’un développement économique sans déforestation est possible et rentable.
    • Action : Elles chercheront des partenariats pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement sans déforestation et attirer les investissements du secteur privé vers l’innovation verte en Amazonie.

💲 Sur la Question du Financement Climatique

  • Institutions Financières et Banques de Développement (MDBs) :
    • Rôle : Des institutions comme la Banque mondiale (qui a confirmé son rôle d’hôte intérimaire du TFFF), le Fonds Monétaire International (FMI) et les Banques Multilatérales de Développement (MDBs) sont sous pression pour réformer leurs modèles de prêt afin qu’ils soient alignés sur l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.
    • Action : Elles devront annoncer des engagements concrets pour augmenter leur financement en faveur de l’adaptation et du climat. Leur soutien au TFFF et à la feuille de route de Baku à Belém sera un indicateur clé de leur volonté de changement.
  • Investisseurs Institutionnels et Fonds de Pension :
    • Rôle : Ces acteurs gèrent des trillions de dollars et sont de plus en plus influents. Ils chercheront des mécanismes de financement dérisqués pour la nature et les projets de transition dans le Sud Global.
    • Action : Ils pourraient annoncer des engagements de capitaux pour le TFFF ou pour d’autres Solutions fondées sur la Nature (SfN), marquant une transition de la simple exclusion d’actifs polluants à l’investissement actif dans la transition.
  • Villes et Réseaux Infranationalaux :
    • Rôle : Les villes, y compris les capitales amazoniennes, sont en première ligne des impacts climatiques. Elles sont devenues des moteurs de l’action climatique.
    • Action : Des réseaux comme C40 Cities ou ICLEI présenteront leurs plans d’action pour la résilience urbaine et l’adaptation, et plaideront pour un accès direct aux fonds climatiques internationaux, souvent monopolisés par les gouvernements centraux.

La COP30 à Belém sera l’occasion pour ces acteurs de démontrer que l’action climatique est désormais une réalité plurielle et multi-niveaux, nécessitant la collaboration du gouvernement, des entreprises, des investisseurs et des communautés locales pour réussir.

🇧🇷 Les Mesures Concrètes du Brésil pour l’Amazonie

Le gouvernement brésilien, sous la présidence de Lula, a clairement indiqué que la lutte contre la déforestation illégale est sa priorité majeure pour l’Amazonie et un pilier de sa politique climatique en vue de la COP30.

1. Rétablir le Plan d’Action Contre la Déforestation

  • Le PPCDAm relancé : Le Brésil a réactivé le Plan d’action pour la prévention et le contrôle de la déforestation en Amazonie légale (PPCDAm). Ce plan est un ensemble de politiques publiques et de mesures d’application de la loi qui avaient permis de réduire la déforestation de manière drastique entre 2004 et 2012.
  • Objectif Déforestation Zéro : L’engagement est de parvenir à la déforestation nette zéro en Amazonie d’ici 2030. Pour montrer sa bonne volonté avant la COP30, le gouvernement utilise déjà des satellites, des forces de police environnementale et des sanctions pour cibler l’exploitation forestière illégale et l’accaparement de terres.

2. Démontrer une Réduction des Taux de Déforestation

L’indicateur le plus crucial qui sera surveillé à l’approche de la COP30 est la baisse effective des taux de déforestation.

  • Résultats visibles : Après les fortes hausses de déforestation enregistrées durant les années précédentes, le Brésil doit démontrer une inversion claire et soutenue de la courbe. Chaque rapport mensuel et annuel sur la déforestation est analysé comme un baromètre de la crédibilité du Brésil et un signe envoyé à la communauté internationale quant à la faisabilité de ses objectifs.
  • Financement lié aux résultats : Une réduction prouvée est indispensable pour relancer et sécuriser le financement international des fonds de conservation, comme le Fonds Amazonie, qui reçoit des contributions de pays comme la Norvège et l’Allemagne, souvent conditionnées aux résultats anti-déforestation.

3. Délimitation des Terres Autochtones

  • Sécurité des gardiens : Un engagement fort est la délimitation et la protection accrue des terres indigènes. La création de nouvelles réserves et la reconnaissance des droits territoriaux des peuples autochtones sont des mesures concrètes, car ces zones sont statistiquement les mieux préservées. Cela renforce la composante de justice climatique et de droits humains de la présidence brésilienne.
  • Contrôle et surveillance : Ces actions sont accompagnées d’un renforcement des organismes de surveillance (comme l’IBAMA) et d’une militarisation des zones les plus touchées pour dissuader les activités illégales (exploitation minière, agricole et forestière).

4. Le Lancement du TFFF

Même si le Tropical Forest Forever Facility (TFFF) est un appel au financement international, le rôle du Brésil dans son lancement est une mesure concrète de leadership :

  • Capital de départ : Le président Lula a annoncé que le Brésil s’engagerait à investir le premier $\$1$ milliard dans ce fonds. Cet investissement initial vise à débloquer et à sécuriser des fonds souverains et privés supplémentaires de la part d’autres nations et d’acteurs financiers lors de la COP30.
  • Promotion du modèle : Le Brésil utilise tous les forums internationaux, y compris le G20 et les BRICS, pour promouvoir le TFFF comme un modèle de financement innovant et pérenne pour la conservation des forêts.

L’objectif du Brésil est d’arriver à Belém en démontrant des progrès mesurables sur le terrain, transformant ainsi la COP30 en une conférence axée sur l’implémentation et le partenariat pour la conservation, plutôt que sur de simples promesses.

📣 Le Rôle Amplifié de la Société Civile et des Jeunes

La COP30 sera marquée par une forte mobilisation des acteurs non-étatiques, qui chercheront à exercer une pression sur les négociations formelles (Zone Bleue) et à présenter des solutions concrètes.

  • Plaider pour la Justice et les Droits :
    • Les jeunes et les mouvements sociaux (comme les activistes pour la justice climatique) utiliseront Belém pour demander une accélération radicale des efforts d’atténuation. Ils mettront en avant le concept de « transition juste », exigeant que les coûts de la transition ne retombent pas sur les populations les plus vulnérables.
    • Les peuples autochtones (PACL), au cœur de l’Amazonie, joueront un rôle de premier plan. Ils ne se contenteront plus d’être observateurs, mais exigeront d’être partie prenante des décisions, en insistant sur le lien direct entre la protection de leurs droits territoriaux et la préservation de la forêt.
  • Défier le Multilatéralisme :
    • La société civile organisera des contre-sommets et des mobilisations pour dénoncer l’insuffisance des engagements étatiques (CDN) et l’influence des lobbys des énergies fossiles. Leur présence physique à Belém est un rappel constant de l’urgence.
    • Le Brésil a mis en place un « Cercle des Peuples » dans le cadre de sa présidence, une reconnaissance formelle (mais non décisionnelle) de l’importance des communautés traditionnelles et des peuples autochtones dans le dialogue climatique.

🟢 La Zone Verte : Vitrine de l’Action Locale

La Zone Verte est l’espace de la COP ouvert au grand public, aux entreprises, aux scientifiques et à la société civile. À Belém, cet espace revêtira une importance particulière en tant que vitrine de l’innovation amazonienne.

Objectif de la Zone Verte à BelémImplication et Opportunités
Mettre en valeur la BioéconomiePrésenter des produits, technologies et modèles économiques durables basés sur la biodiversité amazonienne (forêts non coupées).
Inclusion des CommunautésServir de plateforme aux communautés autochtones et locales pour présenter leurs savoirs traditionnels et leurs projets de conservation et de développement.
Sensibilisation et ÉducationOffrir un espace de dialogue, de conférences et d’expositions pour sensibiliser le public brésilien et mondial aux défis spécifiques de l’Amazonie.
Financement et PartenariatsPermettre aux entreprises et aux investisseurs de se connecter directement avec des projets locaux concrets nécessitant des financements dans les domaines des Solutions fondées sur la Nature (SfN) et de l’agriculture régénératrice.

La Zone Verte sera essentielle pour traduire les objectifs politiques de la Zone Bleue en actions concrètes et en partenariats tangibles entre le secteur privé, la science et les communautés locales.


En plaçant la Zone Verte en Amazonie, le Brésil cherche à démontrer que l’action climatique est une action collective (mutirão), impliquant tous les niveaux de la société pour une transition juste et verte.

📝 Récapitulatif : Les Clés de la COP30 à Belém

La COP30 de Belém (novembre 2025) est un moment pivot, symboliquement ancré au cœur de l’Amazonie, qui déterminera la crédibilité de l’action climatique mondiale.

I. Les Enjeux Majeurs

  • Ambition des CDN : Lancer le prochain cycle de Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) à horizon 2035, qui doivent être significativement rehaussées pour maintenir l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.
  • Financement : Négocier un nouvel objectif quantifié collectif de financement climat (NCQG) ambitieux et obtenir des engagements concrets pour le Tropical Forest Forever Facility (TFFF).
  • Forêts Tropicales : Placer la déforestation zéro et la protection de la biodiversité amazonienne au sommet de l’agenda, reconnaissant le rôle de l’Amazonie comme bien commun mondial.

II. Les Risques à Surveiller

  • Inertie des Engagements : Le risque que les pays soumettent des CDN insuffisantes, perpétuant l’écart entre les promesses et les besoins scientifiques.
  • Blocages Financiers : L’échec à mobiliser le capital public et privé nécessaire pour le TFFF et la réforme du financement des MDBs, compromettant l’adaptation dans le Sud Global.
  • Dépolitisation de l’Amazonie : Malgré la localisation, le risque que les enjeux de la déforestation et les droits des peuples autochtones soient relégués derrière les négociations techniques, notamment en raison de tensions internes au Brésil.

III. Les Opportunités Uniques

  • Justice et Inclusion : L’opportunité d’intégrer la justice climatique et de donner une voix et un rôle décisionnel de premier plan aux peuples autochtones et aux communautés locales dans la gouvernance climatique.
  • Bioéconomie Verte : Démontrer, via la Zone Verte, la viabilité d’une bioéconomie sans déforestation, en connectant les investisseurs aux projets locaux d’agriculture régénératrice et de conservation.
  • Action Collective : Renforcer le rôle des acteurs non-étatiques (villes, entreprises, jeunes) et transformer l’approche des COP, en mettant l’accent sur la mise en œuvre concrète des solutions sur le terrain.

Conclusion : Belém, l’Heure du Mutirão

La COP30 ne sera pas une conférence de plus si elle parvient à traduire l’urgence climatique en actions localisées, financées et justes.

C’est le moment d’un mutirão climatique—cette action collective chère au Brésil—pour sauver le poumon de la planète et garantir un avenir résilient.

Les clés du succès pour le changement majeur

🚀 Réussir les changements organisationnels

Le changement est inévitable, la réussite est stratégique.

Dans le paysage économique actuel, les transformations majeures (fusion-acquisition, transformation digitale, refonte de la culture d’entreprise, etc.) sont la norme.

Pourtant, beaucoup échouent, non pas à cause d’un mauvais plan stratégique, mais d’une mauvaise gestion de la dimension humaine.

La meilleure approche pour aborder un changement organisationnel majeur est de suivre un processus éprouvé qui se concentre sur l’accélération du mouvement et l’ancrage des nouvelles pratiques.


💡 Le modèle en 3 phases et 8 étapes pour mobiliser, changer, ancrer

Le modèle de Kotter offre un plan d’action séquentiel pour surmonter l’inertie et la résistance.

Phase 1 : Créer le climat du changement

1. Créer un sentiment d’urgence (🔥)

Il ne s’agit pas de paniquer, mais de convaincre que le statu quo est plus dangereux que le changement. L’urgence motive l’action.

  • Cas d’Usage (Exemple 1) : Transformation Digitale.
    • Présenter des données montrant la perte de parts de marché face à des concurrents plus agiles ou l’obsolescence imminente de la technologie actuelle. Les employés doivent comprendre pourquoi « faire comme d’habitude » n’est plus une option.

2. Former une coalition directrice puissante (🤝)

Le changement doit être mené par une équipe interfonctionnelle de leaders respectés, ayant le pouvoir et la crédibilité nécessaires pour guider l’effort.

  • Cas d’Usage (Exemple 2) : Fusion-Acquisition.
    • Créer une équipe d’intégration composée de dirigeants influents des deux anciennes organisations, assurant une légitimité et une représentation équilibrées dans le processus de prise de décision.

3. Développer une vision et une stratégie (🧭)

La vision doit être claire, inspirante et facile à communiquer. Elle répond à la question : « À quoi ressemblera notre succès dans le futur ? »

  • Astuce : Utiliser des analogies simples : « Nous ne faisons pas que migrer vers le Cloud, nous construisons le système nerveux central de l’entreprise de demain. »

Phase 2 : Engager et habiliter l’organisation

4. Communiquer la vision du changement (🗣️)

La communication doit être fréquente, créative et utiliser tous les canaux. Les leaders doivent incarner la vision dans leurs actions quotidiennes, pas seulement dans les mémos. Répétez, répétez, répétez.

  • Cas d’Usage : Nouvelle Valeur d’Entreprise.
    • Intégrer la nouvelle valeur (« Orientation Client ») dans les réunions de lancement de projet, les revues de performance, et même les cérémonies de reconnaissance pour démontrer son importance pratique.

5. Donner les moyens d’agir (🛠️)

Identifier et éliminer les obstacles qui empêchent les employés de mettre en œuvre la nouvelle vision. Cela peut être des systèmes obsolètes, une bureaucratie excessive, ou des managers réticents.

  • Exemple : Supprimer une couche d’approbation inutile et former le personnel à la prise de décision décentralisée pour accélérer les processus post-restructuration.

6. Générer des victoires à court terme (🏆)

Les grands changements prennent du temps. Les victoires rapides et visibles sont cruciales pour maintenir le moral, prouver que l’effort porte ses fruits et fournir des munitions aux sceptiques.

  • Exemple : Implémentation d’un ERP.
    • Célébrer publiquement la première équipe qui finalise avec succès un module clé (par exemple, la clôture financière du premier mois sur le nouveau système) ou le premier trimestre sans panne critique grâce à la nouvelle infrastructure.

Phase 3 : Ancrer le changement

7. Consolider les gains et produire plus de changement (📈)

Ne vous reposez jamais sur vos lauriers ! Utilisez la crédibilité générée par les premières victoires pour poursuivre la transformation sur d’autres fronts et aborder des problèmes plus complexes.

  • Action Clé : Examiner ce qui a fonctionné (et non fonctionné) lors de la « victoire rapide » pour améliorer la prochaine phase de déploiement.

8. Ancrer les nouvelles approches dans la culture (🔗)

Le changement est réussi uniquement lorsqu’il devient la norme, la façon dont l’organisation « fait les choses » naturellement. Cela implique d’aligner la culture, les systèmes de récompense et les processus de recrutement sur les nouveaux comportements.

  • Exemple : Culture de l’Innovation.
    • Ajouter des critères d’évaluation liés à la « prise de risque calculée » ou à « l’expérimentation » dans les entretiens annuels et promouvoir les employés qui incarnent les nouvelles façons de travailler.

En appliquant ce cadre, vous ne gérez pas seulement un projet ; vous menez une transformation durable qui prépare votre entreprise à l’avenir. Le succès est dans la méthode.

#GestionDuChangement #TransformationOrganisationnelle #Leadership #Kotter #ExcellenceOpérationnelle

Rencontrez Yves Zieba à Pollutec 2025 Lyon : Échanges, partenariats et innovations

Ne manquez pas cette opportunité majeure pour l’innovation environnementale

Nous sommes ravis d’annoncer que Yves Zieba sera présent à Pollutec 2025, le salon international de référence des solutions environnementales et énergétiques, qui se tiendra à Eurexpo Lyon du 7 au 10 octobre 2025.

Pollutec est l’événement incontournable pour tous les professionnels engagés dans la transition écologique, la décarbonation de l’industrie et le développement de solutions durables pour les territoires. C’est l’occasion idéale de rencontrer des acteurs clés et de découvrir les innovations qui façonneront le monde de demain.


Le programme de la semaine : rencontres et expertise

Yves Zieba sera sur place pour partager son expertise et échanger autour des enjeux cruciaux du secteur.

📅 Quand ?

Du mercredi 8 au vendredi 10 octobre 2025

📍 Où ?

Eurexpo Lyon

🤝 Comment le rencontrer ?

Yves Zieba participera notamment aux Green Days Matchmaking, les rencontres d’affaires organisées pendant le salon. Il sera présent pour présenter ses produits, ses services, le projet Ponts Verts, les initiatives Hack Your Style et AgileNetup et l’entreprise Syntezia Sàrl.

N’hésitez pas à consulter la plateforme de l’événement pour planifier un rendez-vous et discuter de vos projets :

  • Que vous soyez intéressé par la gestion de l’eau, l’économie circulaire, les énergies renouvelables ou tout autre thème, venez échanger sur les stratégies d’innovation et les défis à relever.

Pourquoi venir à Pollutec 2025 ?

Pollutec, c’est bien plus qu’un salon. C’est :

  • 2000+ exposants et des milliers de solutions concrètes.
  • 400+ conférences et événements pour décrypter les tendances.
  • Une plateforme unique pour accélérer vos projets d’écologie industrielle et territoriale.

Préparez votre visite et fixons un rendez vous sur place. Son mail : yveszieba@k-net.fr, son profil LinkedIN : Yves Zieba | LinkedIn

Nous avons hâte de vous y retrouver pour un échange passionnant et pour mettre en place de nouveaux partenariats innovants et pour co-organiser des évènements en 2026 !


How Ocean Health Impacts Human Well-being

Why the Ocean’s Health is Your Health: The Essential Commitment

The health of humanity and the health of the ocean are not separate issues—they are inseparably linked. While my research didn’t pinpoint a specific organization named « Syntezia, » the global conversation around this vital connection highlights a core commitment that every individual and organization must embrace.

Our planet’s marine environment is not just a scenic backdrop; it is the blue heart of our climate, a source of sustenance, and an essential foundation for human well-being. Any meaningful commitment to a sustainable future must focus on protecting and restoring this resource.

Here is a look at the essential commitments driving the global movement to safeguard our oceans and, in turn, ourselves:

1. Recognizing the Inextricable Link

The first and most fundamental commitment is the recognition that a healthy ocean is a prerequisite for a healthy human population.

  • Food and Medicine: The ocean provides a crucial source of protein for billions of people and is a vast, largely untapped resource for potential new pharmaceuticals and green technologies.
  • Climate Regulation: As the planet’s largest carbon sink, the ocean absorbs vast amounts of CO2​, regulating the global climate system that makes life on Earth possible.
  • Mental and Physical Wellbeing: Access to « blue spaces »—healthy coasts and marine environments—is increasingly recognized by public health professionals for its positive impact on mental and physical health.

2. Addressing the Triple Threat to Marine Life

Protecting our oceans requires a proactive commitment to fight the major pressures they face—often referred to as the « triple planetary crisis »:

  • Climate Change: A commitment involves addressing ocean acidification (caused by absorbing excess CO2​) and ocean warming, which severely threatens biodiversity, particularly vulnerable ecosystems like coral reefs.
  • Biodiversity Loss: This means implementing and enforcing policies that promote sustainable resource use and regulate harvesting to end destructive practices, illegal fishing, and overfishing.
  • Pollution & Waste: A major focus is placed on preventing and significantly reducing all marine pollution, especially plastics and microplastics, which enter the food web and pose a known risk to both marine life and human health.

3. Action Areas for a Healthy Future

To translate commitment into real-world impact, global initiatives focus on these actionable pillars:

Commitment AreaThe ActionThe Human Health Benefit
Ecosystem RestorationInvesting in the protection and restoration of critical habitats like mangroves, seagrass, and coral reefs.These ecosystems act as natural storm buffers, protecting coastal communities from extreme weather and flooding.
Sustainable PracticesPromoting equitable and sustainable management of fisheries and marine tourism.Ensures long-term food security for vulnerable communities and supports stable economic livelihoods.
Scientific AdvancementFunding interdisciplinary research to map, monitor, and predict threats from toxins (e.g., harmful algal blooms) and contaminants.Leads to earlier detection and prevention of seafood-related illnesses and better public health guidelines.
Global CollaborationSupporting international agreements and fostering partnerships among scientists, policymakers, and coastal communities.Creates a holistic governance framework necessary for managing a shared, global resource effectively.

The journey to secure a thriving planet demands that we all recognize our role as stewards of the ocean. By championing the health of the world beneath the water, we are fundamentally investing in the resilience and well-being of every person on Earth.

#WorldMaritimeDay

7 Actions Clés pour la Transition Écologique en PME

Transition écologique en entreprise : 7 actions concrètes + plan d’action pour une PME

Publié le par Euria, IA d’Infomaniak | Catégorie : Durabilité, Transition écologique, Management

Transition écologique en entreprise : 7 actions concrètes pour une PME
Une transition écologique bien menée améliore à la fois l’empreinte carbone, la performance et l’engagement des équipes.

Face à l’urgence climatique, les entreprises ne peuvent plus se contenter de discours vertueux. La Cour des comptes le rappelle régulièrement : sans mesures concrètes, les objectifs de transition écologique restent lettre morte.

Dans cet article, nous vous proposons un plan d’action clair, pragmatique et réalisable pour une PME de 250 collaborateurs, aligné sur les recommandations des institutions publiques, et inspiré par les engagements d’Infomaniak : un cloud 100 % suisse, 100 % renouvelable, 100 % éthique.

7 actions concrètes pour engager la transition écologique (selon la Cour des comptes)

Avant d’élaborer un plan stratégique, voici les 7 priorités identifiées par la Cour des comptes pour que les entreprises passent du discours à l’action :

  1. Mesurer précisément son empreinte carbone – scopes 1, 2 et 3 inclus. Sans données fiables, pas de stratégie efficace.
  2. Réduire la consommation énergétique des bâtiments via rénovation, pilotage intelligent et énergies renouvelables.
  3. Optimiser la logistique : mutualisation, flotte électrique, suppression des trajets inutiles.
  4. Maîtriser l’impact du numérique – souvent sous-estimé, il représente 4 % des émissions en France.
  5. Passer à l’économie circulaire : réparer, réutiliser, recycler, surtout en informatique.
  6. Intégrer la transition dans la gouvernance – pas seulement un sujet RSE, mais une priorité stratégique.
  7. Communiquer avec transparence – sans greenwashing, avec des données vérifiées.

Plan d’action sur 3 ans pour une PME de 250 personnes

Ce plan est conçu pour être progressif, réaliste et rentable. Objectif : réduire l’empreinte carbone de 40 % d’ici 2027, tout en améliorant l’efficacité opérationnelle.

📍 Année 1 (2025) : Poser les bases

  • ✅ Réaliser un bilan carbone initial (scopes 1 à 3) avec un cabinet certifié ou l’ADEME.
  • Migrer vers un cloud vert (ex : Infomaniak) pour réduire l’empreinte numérique de 80 %.
  • ✅ Lancer un forfait mobilités durables et interdire les vols intérieurs < 4h.
  • ✅ Prolonger la durée de vie du matériel IT à 5 ans minimum.
  • ✅ Nommer un référent transition écologique au sein de l’entreprise.

📍 Année 2 (2026) : Accélérer

  • ✅ Réaliser un audit énergétique et installer des pompes à chaleur.
  • ✅ Mettre en place un système de réparation/reconditionnement du matériel informatique.
  • ✅ Créer un comité de transition écologique avec des représentants par service.
  • ✅ Organiser des ateliers pratiques (sobriété numérique, tri, compost).
  • ✅ Préférer les fournisseurs locaux et durables dans les achats.

📍 Année 3 (2027) : Pérenniser

  • ✅ Publier un rapport extra-financier (CSRD ou modèle simplifié).
  • ✅ Faire vérifier les données environnementales par un tiers.
  • ✅ Fixer un objectif de neutralité carbone d’ici 2030.
  • ✅ Viser l’autonomie numérique européenne : données hébergées localement, énergies renouvelables.

Pourquoi ce plan fonctionne ?

Parce qu’il allie ambition, pragmatisme et rentabilité :

  • 📉 Réduction des coûts : énergie, matériel, déplacements.
  • 👥 Engagement des collaborateurs : sens, participation, fierté d’appartenir à une entreprise engagée.
  • 🌱 Transparence et crédibilité : communication honnête, sans greenwashing.
  • Compétitivité : répond aux exigences des marchés publics, des clients B2B et des talents.

Le numérique, un levier trop souvent oublié

Le numérique représente 4 % des émissions de CO₂ en France – autant que l’aviation intérieure. Pourtant, il est rarement intégré dans les plans de transition.

Retrouvez la collection d’e-books sur les nouveaux métiers de la transition écologique :

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Leader Bas Carbone : Stratégies pour le CBAM et l’EU-ETS 2

Le CBAM et l’EU-ETS 2 : comprendre les nouvelles règles du jeu

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) et le système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (EU-ETS) sont deux outils clés de la politique climatique de l’UE.

Le CBAM, souvent appelé « taxe carbone aux frontières », est un droit de douane qui s’applique à l’importation de certains biens (comme le fer, l’acier, le ciment, l’aluminium, les engrais et l’électricité) dans l’UE. Son objectif est d’éviter la fuite de carbone, c’est-à-dire le déplacement de la production vers des pays où les normes environnementales sont moins strictes. Il garantit que les produits importés sont soumis à un prix du carbone similaire à celui des produits fabriqués dans l’UE.

L’EU-ETS est un marché du carbone qui impose une limite sur la quantité totale de certains gaz à effet de serre que les installations (usines, centrales électriques) peuvent émettre. Les entreprises doivent acheter des quotas d’émission pour chaque tonne de CO₂ qu’elles rejettent. L’EU-ETS 2, ou SEQE-UE 2, étend ce système à de nouveaux secteurs comme les bâtiments et le transport routier, et y applique un prix du carbone.


Transformer la contrainte en opportunité : devenir un leader bas carbone

Plutôt que de voir le CBAM et l’EU-ETS 2 comme de simples taxes, les entreprises peuvent les utiliser pour se positionner comme des leaders de la transition bas carbone. Voici comment :

1. Mesurer et réduire son empreinte carbone : la première étape

Le premier pas est de calculer avec précision l’empreinte carbone de vos produits et de vos activités. Cela inclut les émissions directes (scope 1), les émissions liées à l’énergie achetée (scope 2) et, de plus en plus, les émissions de la chaîne de valeur (scope 3). Plus votre empreinte est faible, plus vous êtes compétitif.

  • Pour le CBAM : une entreprise importatrice qui connaît l’empreinte carbone de ses fournisseurs peut mieux anticiper les coûts et choisir des fournisseurs moins émetteurs, voire négocier de meilleurs prix.
  • Pour l’EU-ETS 2 : une entreprise concernée par les nouvelles règles (transport, bâtiments) peut identifier les sources d’émissions et mettre en place des actions pour les réduire, ce qui diminue le besoin d’acheter des quotas d’émission coûteux.

2. Anticiper et investir dans des technologies propres

Ces réglementations incitent à l’investissement dans des technologies plus propres : électrification des flottes de véhicules, isolation des bâtiments, adoption de procédés de fabrication à faible émission, utilisation d’énergies renouvelables. Ces investissements, bien que coûteux à court terme, sont rentables à long terme car ils réduisent le fardeau fiscal lié au carbone.

  • Une entreprise qui investit dans l’efficacité énergétique de ses bâtiments aura un avantage direct lorsque l’EU-ETS 2 s’appliquera.
  • Un fabricant de produits qui dépend moins de matières premières à forte intensité carbone (comme le ciment ou l’acier traditionnels) sera moins affecté par le CBAM.

3. Communiquer sa performance environnementale : un atout marketing

Les consommateurs et les partenaires commerciaux sont de plus en plus sensibles aux questions environnementales. Une entreprise qui peut prouver ses efforts de réduction des émissions se distingue de ses concurrents. Cette transparence renforce la confiance et l’image de marque.

  • Mettez en avant le caractère « bas carbone » de vos produits sur vos emballages ou dans vos campagnes de communication.
  • Communiquez vos résultats et vos objectifs de réduction des émissions dans vos rapports de durabilité.

4. Bâtir une chaîne d’approvisionnement résiliente

Le CBAM et l’EU-ETS 2 peuvent révéler les vulnérabilités de votre chaîne d’approvisionnement. En identifiant les fournisseurs les plus émetteurs, vous pouvez entamer des collaborations pour les aider à réduire leurs émissions ou, si nécessaire, chercher des alternatives locales ou plus durables. Une chaîne d’approvisionnement plus « verte » est aussi une chaîne plus résiliente, moins exposée aux futurs coûts et réglementations liés au carbone.

En conclusion, le CBAM et l’EU-ETS 2 ne sont pas une fin en soi, mais des catalyseurs de la transition énergétique. Les entreprises qui agissent de manière proactive, en mesurant, en investissant et en communiquant sur leurs efforts, ne se contentent pas de se conformer à la loi : elles transforment une contrainte fiscale en un avantage concurrentiel durable.

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Transformer l’obésité numérique en réussite

Quels sont les changements d’habitude à mettre en oeuvre ?

Dans le tourbillon de la transformation digitale, nous nous sommes tous laissé emporter.

Plus d’écrans, plus de données, plus de puissance… Mais à quel prix ?

Nous sommes désormais confronté.e.s à une nouvelle réalité : notre usage du numérique est bien souvent excessif, coûteux et inefficace. On parle d’obésité numérique.

Le problème est triple : une méconnaissance de l’impact réel de nos pratiques, un manque de formation des équipes et une accumulation de matériel et de données qui pèsent lourd sur nos bilans et sur la planète.

Mais si ces défis semblent immenses, ils représentent en réalité des opportunités inédites d’innover et de créer de la valeur durable.


Le parcours pour une révolution numérique responsable

Nous avons conçu une approche stratégique pour transformer ces défis en succès. Elle repose sur la combinaison de l’IA responsable et de la formation agile, une synergie puissante pour créer un avenir numérique plus intelligent.

1. L’IA au service de l’environnement : de l’intuition à la mesure 🤖

Vous ne pouvez pas améliorer ce que vous ne mesurez pas. Le rapport met en évidence la méconnaissance de l’impact environnemental du numérique. L’IA responsable est la solution pour y remédier.

  • Exemple concret : Nous utilisons des algorithmes qui analysent en temps réel la consommation énergétique de vos serveurs et la relient à leur empreinte carbone. Au lieu de simples factures, vous obtenez un tableau de bord précis, montrant l’impact environnemental de chaque département.
  • Résultat : Cette transparence incite vos équipes à optimiser leurs pratiques. Les gains sont immédiats : nous avons observé des réductions de 15 à 25 % de la consommation d’énergie sur les infrastructures, simplement en rendant l’impact visible.

2. La formation agile : de l’obésité à l’efficacité 🚀

L’obésité numérique se manifeste par le gaspillage. On achète des logiciels dont on n’utilise que 30 % des fonctionnalités et on accumule des données inutiles. Notre réponse est la formation agile, centrée sur le résultat.

  • Exemple concret : Fini les sessions de formation d’une journée entière. Nous proposons des modules courts d’une ou deux heures, comme « Comment utiliser un outil IA pour nettoyer 5 Go de données obsolètes ». L’apprentissage est immédiat, pratique et directement applicable.
  • Résultat : Vos équipes ne sont plus submergées. Elles acquièrent les compétences nécessaires pour agir concrètement, ce qui se traduit par une réduction des coûts de stockage de 10 à 20 % et un gain de productivité significatif.

3. Un apprentissage continu : du manque de formation à la mise à jour permanente 🧠

Le manque de formation n’est plus une fatalité lorsque la formation devient une partie intégrante du travail. Nous avons conçu un système qui garantit que vos équipes sont toujours à la pointe.

  • Exemple concret : L’IA peut analyser le code produit par un développeur et, si elle détecte une pratique non optimisée, lui proposer de manière proactive un micro-module de 15 minutes sur l’éco-conception logicielle. L’apprentissage est personnalisé et « juste à temps ».
  • Résultat : Votre entreprise développe en continu les compétences de ses employés. Cela se traduit par une capacité d’innovation accrue et une plus grande résilience face aux changements technologiques.

L’avenir numérique est responsable

L’ère du numérique irréfléchi est révolue. L’avenir est aux entreprises qui utilisent la technologie pour créer de la valeur de manière durable.

Cela commence par le déploiement d’une stratégie d’intelligence artificielle responsable.

Dans la collection « Intelligence artificielle » : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

Dans la collection « 100 use cases » : https://www.amazon.fr/dp/B0FF1RR3YQ

Dans la collection RPA et numérique responsable : https://www.amazon.fr/dp/B0FK35FGBD

Du même auteur : https://www.amazon.fr/stores/Yves-Zieba/author/B0FJWXC2XF

Alors, prêt.e à transformer les défis en opportunités ?

Contactez-moi pour explorer comment notre approche unique peut transformer votre entreprise et la positionner à l’avant-garde de l’innovation durable.

Le jardinage écologique du futur

L’Aquaponie : La révolution verte qui a la pêche !

Vous cherchez le jardinage du futur, mais vous êtes fatigué de vous battre contre les mauvaises herbes, le manque d’eau et les limaces qui font la fête sur vos salades ? J’ai la solution : l’aquaponie. Et non, ce n’est pas un nouveau sport nautique. Préparez-vous à plonger dans le monde fascinant où le jardinage rencontre l’aquaculture.

C’est quoi ce truc de fou ?

Imaginez un circuit fermé où des poissons travaillent main dans la main avec des plantes. C’est le principe de l’aquaponie, un mariage parfait entre l’hydroponie (la culture de plantes hors-sol) et l’aquaculture (l’élevage de poissons).

C’est un peu comme une colocation idéale. Les poissons font ce qu’ils font de mieux : ils produisent des déchets riches en nutriments. Ces déchets, pleins de bonne matière organique, sont ensuite transformés par des bactéries en nitrates, un super-engrais que les plantes adorent. Et les plantes, en échange, filtrent l’eau, la rendant propre et saine pour nos amis à écailles. Tout le monde y gagne ! Les poissons ont une eau cristalline, les plantes poussent à une vitesse folle sans aucun produit chimique, et vous, vous devenez le maître d’un écosystème autosuffisant.

Les avantages : Une botte secrète dans votre jardin

  • Moins de corvées, plus de récoltes ! Adieu le désherbage et l’arrosage intensif ! Le système utilise jusqu’à 90 % moins d’eau que l’agriculture traditionnelle. L’eau ne s’évapore pas, elle est recyclée en permanence. Vos vacances sont sauves, vous pouvez partir l’esprit tranquille !
  • C’est une explosion de saveurs. Les plantes cultivées en aquaponie peuvent pousser deux fois plus vite qu’en pleine terre. De plus, comme elles reçoivent un flux constant de nutriments naturels, le résultat est souvent plus savoureux et plus nutritif. Préparez-vous à impressionner vos amis avec des tomates et des herbes aromatiques dignes d’un chef étoilé.
  • Une solution super durable. C’est un pas de géant pour la planète. Vous réduisez votre empreinte écologique, évitez les produits chimiques et consommez des aliments ultra-locaux. Bref, vous devenez un héros écologique du quotidien.

Par où commencer ? Le petit guide du débutant

Vous rêvez déjà de votre propre mini-ferme aquaponique dans le salon ? Voici quelques conseils pour vous lancer.

  1. Choisissez vos poissons. Le plus souvent, on commence avec des poissons rouges ou des tilapias. Ils sont robustes et s’adaptent bien. On pourrait dire qu’ils sont les poissons de la première rencontre.
  2. Choisissez vos plantes. Les légumes-feuilles (laitues, épinards, etc.), les herbes aromatiques et les fraises sont d’excellents choix pour débuter. Les plantes gourmandes comme les tomates ou les courgettes peuvent venir plus tard, quand vous serez un pro.
  3. Montez votre système. Il existe des kits complets pour débutants, ou vous pouvez construire le vôtre avec quelques bacs, une pompe et un peu de matériel. N’ayez pas peur de vous salir les mains !

L’aquaponie, c’est plus qu’une simple technique de jardinage, c’est une façon de repenser notre rapport à la nourriture et à la nature. Alors, si vous avez envie de cultiver vos propres légumes tout en regardant des poissons nager paisiblement, il est temps de vous jeter à l’eau !


Prêt à commencer votre propre aventure aquaponique ?

Autre e-book sur les nutriments :

et sur les certifications dans l’alimentaire.

Dans la même collection : https://www.amazon.fr/dp/B0FK2X51G4

What 2035 Holds: AI, Climate, and Geopolitics Outlook

🌍 2035 Executive Summary

Scenarios & Strategic Outlook

By 2035, the global landscape will be shaped by the interplay of AI, climate change, and geopolitics.
Three plausible scenarios emerge:

  • Trust-Based Transformation (35% likelihood)
  • Tense Transition (45% likelihood)
  • Turbulent Times (20% likelihood)

This executive summary presents a probability-weighted outlook combining all three scenarios to guide strategic decision-making.


🔑 Key Insights for 2035

  • Global GDP → Expected to grow by ~18% from 2025 levels, but regional disparities persist.
  • AI Adoption → Moderate-to-high (~65% penetration), though fragmentation slows interoperability.
  • Climate Trajectory → Warming projected around +2.4 °C by 2100, increasing economic damages and disaster frequency.
  • Jobs & Skills → Net job losses of ~15% likely in low- and mid-skill sectors; massive reskilling efforts will be critical.
  • Inequality → Expected to widen slightly unless proactive redistribution and upskilling policies are implemented.
  • Energy Transition → On track for ~60% decarbonization by 2035, but net zero by 2050 remains unlikely without acceleration.
  • Geopolitics → Increasing regional blocs and moderate instability; limited global coordination.
  • Social Trust → Partial recovery possible, but misinformation and AI distrust remain key risks.

📊 Scenario Probability Overview

ScenarioProbabilityKey Characteristics
Trust-Based Transformation35%Responsible AI, strong global cooperation, rapid sustainability gains
Tense Transition45%Fragmented AI ecosystems, uneven economic gains, rising climate costs
Turbulent Times20%Conflict, tech distrust, climate chaos, institutional fragility


🚀 Strategic Recommendations

  1. Invest in Responsible AI
    • Prioritize human-centered, transparent AI to build trust and ensure equitable adoption.
  2. Accelerate Decarbonization
    • Push investments in renewable energy, carbon capture, and climate adaptation technologies.
  3. Strengthen Workforce Resilience
    • Implement large-scale reskilling programs to offset automation-driven job losses.
  4. Foster Global Cooperation
    • Align AI ethics, cybersecurity standards, and climate policies to reduce fragmentation risks.
  5. Prepare for Instability
    • Build contingency plans for supply chain disruptions, cyber threats, and climate shocks.

More info about FLUX framework:

Réduire son empreinte carbone : Scope 3 simplifié pour TPE/PME/ETI

Décarbonation du Scope 3 pour les TPE/PME/ETI : Un guide pratique pour agir

Votre TPE ou PME dans le secteur des services souhaite s’engager concrètement pour le climat ? Le Scope 3 vous semble complexe et intimidant ? Vous n’êtes pas seul ! La majorité de votre empreinte carbone est indirecte, provenant de vos achats, de vos déplacements et de vos activités numériques. Heureusement, nous avons une solution pour vous : l’e-book « Décarbonation du Scope 3 pour les TPE/PME ».

Pourquoi le Scope 3 est-il si important ?

Le Scope 3 inclut toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités de votre entreprise, mais qui ne sont pas directement sous votre contrôle. Cela englobe :

  • Les achats : matières premières et services que vous acquérez.
  • Les déplacements professionnels : voyages d’affaires, transports de vos employés.
  • La gestion des déchets : comment vous traitez vos produits en fin de vie.
  • La consommation numérique : le poids carbone de vos activités en ligne.

En comprenant et en mesurant ces émissions, vous pouvez agir de manière significative pour réduire votre impact environnemental.

Ce que vous allez découvrir dans cet E-Book

Une compréhension simplifiée du Scope 3

Cet e-book démystifie le concept de Scope 3, en le rendant accessible et pertinent pour les TPE/PME. Vous apprendrez :

  • Les enjeux spécifiques à votre secteur.
  • Comment identifier d’où proviennent vos émissions indirectes.

50 idées concrètes pour mesurer vos émissions

Vous trouverez des méthodes pratiques pour :

  • Collecter des données sur vos achats et vos déplacements.
  • Évaluer les trajets domicile-travail de vos employés.
  • Analyser votre gestion des déchets et votre consommation numérique.

Ces outils vous aideront à identifier vos « points chauds » carbone, avec des exemples adaptés à votre réalité.

50 Actions pratiques pour atteindre le « Net Zéro »

Le guide propose également des stratégies éprouvées pour réduire vos émissions, telles que :

  • Achats responsables : privilégier des fournisseurs locaux et écoresponsables.
  • Mobilité durable : encourager le télétravail et les transports en commun.
  • Gestion des déchets : mettre en place des solutions de recyclage efficaces.
  • Numérique sobre : optimiser vos outils numériques pour réduire leur empreinte.

Chaque action est détaillée pour faciliter son implémentation, avec une attention particulière portée aux initiatives locales et transparentes.

Pourquoi agir sur le Scope 3 ?

Atteindre le net zéro n’est plus une option, mais une nécessité. En agissant sur votre Scope 3, vous :

  • Renforcez votre image de marque.
  • Attirez de nouveaux talents.
  • Fidélisez vos clients.
  • Devenez un acteur clé de la transition écologique dans votre région.

Pour qui est cet e-book ?

Ce guide est destiné à tous les dirigeants, managers et employés de TPE/PME qui souhaitent passer de l’intention à l’action.

Avec des conseils pratiques et une vision claire, il vous permettra de générer un impact positif sur votre entreprise et l’environnement.

Conclusion

Ne laissez pas la complexité du Scope 3 vous freiner.

Téléchargez dès maintenant l’e-book « Décarbonation du Scope 3 pour les TPE/PME » et préparez votre entreprise pour un avenir plus durable et résilient.

Chaque petite action compte et peut contribuer à un changement significatif. Ensemble, agissons pour un climat meilleur !

Un écosystème en pleine effervescence

La French Tech à VivaTech 2025

Paris accueillait du 11 au 14 juin 2025 l’édition tant attendue de VivaTechnology, le rendez-vous incontournable de l’innovation et de la tech en Europe.

Au cœur de cet événement mondial, la French Tech, l’écosystème français des startups, a brillé de mille feux, témoignant de son dynamisme, de son ambition et de sa contribution croissante aux défis technologiques et sociétaux.

La French Tech : Un écosystème soutenu et structuré

Née en 2013, la Mission French Tech est l’administration d’État chargée de déployer les politiques publiques en faveur des startups et de fédérer un écosystème qui compte aujourd’hui près de 25 000 entreprises françaises, tant en France qu’à l’international.

Son objectif principal est de soutenir la structuration et la croissance de cet écosystème, en offrant un cadre propice à l’innovation et au développement.

Les activités de la French Tech s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :

  • Accompagnement des startups : À travers des programmes phares comme le French Tech Next40/120, qui réunit les 120 scale-up françaises les plus performantes, la Mission French Tech offre un accompagnement individualisé et collectif sur des enjeux stratégiques tels que le développement international, le financement, le développement commercial (achats publics et privés), le recrutement, l’implantation territoriale, la propriété intellectuelle et les enjeux réglementaires. Le programme French Tech 2030, quant à lui, met l’accent sur les solutions répondant aux grands défis industriels et technologiques, de la transition écologique à la souveraineté numérique.

  • Promotion de l’écosystème : La French Tech œuvre activement à valoriser la « marque France » dans le domaine de la technologie, en mettant en lumière le fait que les startups françaises constituent un atout majeur sur la scène économique internationale. Elle organise ou participe à de nombreux événements nationaux et internationaux (comme le CES de Las Vegas ou le Web Summit) pour favoriser les rencontres entre startups, investisseurs et grands groupes.

  • Engagement pour une tech plus inclusive et durable : La Mission French Tech s’est engagée pour un écosystème plus vertueux, paritaire, inclusif et respectueux de l’environnement. Des initiatives comme le Pacte Parité visent à réduire les inégalités et à promouvoir une meilleure représentation des femmes dans la tech.

  • Le programme French Tech Tremplin, quant à lui, favorise l’égalité des chances en accompagnant les entrepreneurs issus de milieux sous-représentés.

La French Tech à VivaTech 2025 : Un coup de projecteur sur l’innovation française

VivaTech 2025 représente un temps fort pour la French Tech, qui y déploie une présence significative pour mettre en avant ses champions et ses initiatives. Du 11 au 14 juin, la Mission French Tech était présente avec son propre stand, véritable vitrine de l’innovation française.

De nombreuses régions et communautés French Tech, telles que la French Tech Grand Paris, la French Tech Nouvelle-Aquitaine ou la French Tech Bourgogne-Franche-Comté, avaient également leurs propres pavillons et événements. Ces espaces offrent aux startups locales une visibilité unique, des opportunités de rencontrer des investisseurs et des clients potentiels, et d’accélérer leur développement.

Mes amis acteurs clés de l’innovation d’Auvergne Rhône Alpes étaient également présents en force.

L’intelligence artificielle (IA) était l’une des thématiques centrales de cette édition 2025.

La French Tech, avec sa forte proportion d’entreprises œuvrant dans la chaîne de valeur de l’IA (35% des entreprises du French Tech Next40/120), y a joué un rôle de premier plan. Des conférences, des démonstrations de solutions innovantes et des présentations sur l’impact de l’IA sur les grandes organisations étaient au programme.

J’ai pu découvrir notamment des startups développant des plateformes de Data Quality alimentées par l’IA, des solutions de transformation de processus métier via l’IA générative ou encore des outils de gouvernance, risques et conformité augmentés par l’IA.

VivaTech 2025 a été l’occasion pour la French Tech de réaffirmer son leadership en matière d’innovation, de démontrer sa capacité à relever les défis de demain et de renforcer son positionnement comme un acteur majeur de la scène technologique mondiale.

Grâce à la FrenchTech, j’avais pu présenté quelques unes de nos innovations « smart » et « objets connectés » à Bratislava lors de la présidence européenne de la Slovaquie il y a de cela 10 ans déjà.

10 ans plus tard, c’est toujours un plaisir de vous revoir !!! A la prochaine donc 🙂

A Visionary Voice in « The Trailblazers: Europe’s Top Visionary Leaders to Watch in 2025 »

Meet a visionary architect of sustainable change featured in Europe’s Top Leaders List.

We are thrilled to announce that Yves Zieba, a prominent figure in ethical innovation and sustainable transformation, has been featured in the prestigious publication, « The Trailblazers: Europe’s Top Visionary Leaders to Watch in 2025. »

This recognition underscores his profound impact and forward-thinking approach in shaping the future of business and society.

« The Trailblazers » series highlights individuals who are not just adapting to change but are actively driving it, setting new benchmarks for leadership and innovation across Europe.

Yves Zieba’s inclusion is a testament to his unwavering commitment to integrating ethical practices with cutting-edge technology, fostering a more sustainable and impactful global landscape.

Who is Yves Zieba?

Yves Zieba is a multifaceted professional renowned for his expertise in strategy consulting, innovation advising, and sustainability.

With a rich background that includes studies at esteemed institutions like ESCP Business School, IMD, and London Business School, Yves Zieba has honed a unique blend of business acumen and a deep commitment to societal improvement.

He is the founder of his own consulting and innovation firm, established in 2015, with a clear mission: to help businesses embed sustainability and ethical practices into their core operations. His work champions Environmental, Social, and Governance (ESG) principles, focusing not only on reducing environmental impact but also on addressing critical social issues such as inequality and diversity.

Why is Yves Zieba a « Trailblazer »?

His visionary leadership is marked by several key characteristics that align perfectly with the ethos of « The Trailblazers »:

  • Ethical Innovation: He advocates for a holistic approach to innovation, ensuring that technological advancements serve a greater purpose beyond profit. His focus is on creating solutions that benefit both businesses and the communities they serve.
  • Sustainable Transformation: Yves is a strong proponent of the Blue Economy and other sustainable models, guiding companies towards decarbonization and nature-based solutions. He is actively involved in projects that contribute to the UN Global Goals.
  • Global Network Vision: Looking ahead to 2025 and beyond, Yves Zieba is actively working on establishing a global open innovation network. This ambitious initiative aims to connect businesses, startups, and social enterprises that share a common commitment to sustainability, facilitating access to resources, funding, and knowledge for groundbreaking solutions.
  • Mentorship and Empowerment: Beyond his direct consultancy, Yves is dedicated to mentoring young entrepreneurs and sharing his vast knowledge. He believes in empowering the next generation of leaders to take bold steps towards a more responsible future.
  • Digital Transformation with a conscience: His expertise extends to advanced digital transformation, including AI, blockchain, IoT, and quantum computing, always with an emphasis on sustainable IT and responsible implementation.

A Glimpse into Yves’s Vision for 2025

For Yves Zieba, 2025 is not just another year; it’s a pivotal moment for redefining the intersection of business and sustainability. He envisions a future where collective action drives solutions to the world’s most pressing challenges. His planned sustainability-focused incubators are set to nurture innovative ideas in clean energy, green tech, and social equity, laying the groundwork for a truly impactful shift.

His inclusion in « The Trailblazers: Europe’s Top Visionary Leaders to Watch in 2025 » is a well-deserved recognition of his pioneering spirit and his relentless pursuit of a better, more sustainable world.

We encourage everyone to delve into « The Trailblazers » to gain deeper insights into the minds of leaders like Yves Zieba, who are setting the pace for positive change across Europe.

You can find Yves’s feature on page 20-24 in the May 2025 edition.

Vivatech 2025 : Plongée au cœur des tendances tech du moment

Le salon Vivatech 2025 vient de fermer ses portes, laissant derrière lui une impression durable de progrès technologique et d’innovation foisonnante.

Cette édition a une fois de plus démontré la capacité du salon à se positionner comme un carrefour mondial de l’innovation, attirant des géants de la technologie, des startups prometteuses et des délégations internationales venues présenter leurs avancées.

L’Intelligence Artificielle en chef de file

Sans surprise, l’Intelligence Artificielle (IA) a dominé les conversations et les démonstrations. Omniprésente, elle s’est manifestée sous diverses formes : de l’IA générative capable de créer du contenu textuel et visuel en un clin d’œil, aux systèmes d’IA embarqués améliorant l’efficacité énergétique ou la détection précoce de maladies.

De nombreuses entreprises ont mis en avant leurs solutions basées sur l’IA pour optimiser les processus industriels, personnaliser l’expérience client ou encore proposer des assistants virtuels toujours plus performants.

L’accent a été mis sur des IA plus éthiques et transparentes, avec un effort collectif pour adresser les préoccupations liées à la confidentialité des données et aux biais algorithmiques.

L’occasion idéale pour lancer mon e-book sur les 100 cas d’usage de l’IA en entreprise :

La Réalité Virtuelle et Augmentée : Une immersion toujours plus réelle

La Réalité Virtuelle (RV) et la Réalité Augmentée (RA) ont également eu leur part de projecteurs, offrant des expériences immersives bluffantes. Les progrès en matière de matériel ont permis des casques plus légers, des résolutions d’écran améliorées et des interactions plus naturelles.

Le Meta Quest a notamment attiré l’attention avec des démonstrations de ses dernières avancées, montrant comment la RV peut transformer le divertissement, l’éducation et même la collaboration professionnelle.

Les applications en RA, notamment pour l’assistance à la maintenance industrielle ou l’amélioration de l’expérience d’achat en magasin, ont également été très présentes.

Les géants français à l’honneur

Les grands groupes français ont une nouvelle fois démontré leur engagement en faveur de l’innovation :

  • L’Oréal a présenté des innovations de pointe en matière de beauté augmentée et personnalisée, grâce à l’IA et à la data. On a pu voir des diagnostics de peau basés sur l’IA, des simulateurs de maquillage en réalité augmentée et des solutions pour des produits cosmétiques ultra-personnalisés.
  • LVMH, fidèle à sa réputation, a exposé des innovations alliant luxe et technologie. De la traçabilité des produits via la blockchain à des expériences client immersives en magasin grâce à la RA, le groupe a montré comment la technologie peut sublimer l’artisanat et l’expérience haut de gamme.
  • Orange a mis en avant ses avancées en matière de connectivité 5G et 6G, essentielles pour le déploiement de l’IA et de la RV. Leurs démonstrations incluaient des solutions de cybersécurité avancées, des services de cloud edge et des applications de l’IoT pour les villes intelligentes.
  • TotalEnergies et Engie ont souligné leurs efforts pour accélérer la transition énergétique grâce à la technologie. Les innovations présentées portaient sur l’optimisation de la production d’énergies renouvelables via l’IA, le stockage d’énergie, les solutions de mobilité électrique et la gestion intelligente des réseaux énergétiques.

L’effervescence des startups

Vivatech est avant tout le salon des startups, et cette édition n’a pas dérogé à la règle. Des milliers de jeunes pousses venues du monde entier ont présenté leurs idées disruptives, couvrant un large éventail de secteurs : la santé connectée, l’agritech, la fintech, l’edtech, les RH et bien d’autres.

La diversité des solutions proposées, souvent axées sur la durabilité et l’impact social, a démontré la vitalité de l’écosystème entrepreneurial mondial.

Les espaces dédiés aux pitchs et aux rencontres investisseurs étaient particulièrement animés, soulignant l’importance de Vivatech comme tremplin pour ces entreprises en devenir.

Les pavillons des pays : Un aperçu de l’innovation mondiale

Les différents pavillons des pays présents ont offert un panorama fascinant des stratégies nationales en matière d’innovation. Chaque pavillon mettait en lumière les forces technologiques spécifiques de son pays, des initiatives gouvernementales en faveur de la recherche et développement, et les startups les plus prometteuses.

On a pu observer des délégations venues d’Europe, d’Asie, d’Amérique du Nord, d’Afrique et du Moyen-Orient, chacune présentant des innovations uniques, des technologies vertes développées en Scandinavie aux solutions de smart cities proposées par les pays asiatiques.

Cette diversité a renforcé le caractère international de Vivatech et a favorisé les échanges interculturels et les partenariats mondiaux.

En conclusion, Vivatech 2025 a confirmé sa position de rendez-vous incontournable pour l’innovation.

En mettant en lumière les dernières avancées en IA et RV, en présentant les efforts des grands groupes pour se réinventer, et en offrant une scène aux startups du monde entier, le salon a esquissé les contours d’un futur toujours plus connecté, intelligent et, espérons-le, durable.

Unlocking Corporate Opportunities with the European Ocean Pact

Opportunities for Innovative Corporates Under the European Ocean Pact

The European Ocean Pact, unveiled by the European Commission in June 2025, presents a transformative framework aimed at addressing the critical challenges facing our oceans. This initiative not only focuses on environmental sustainability but also opens a plethora of opportunities for innovative corporates looking to engage in the blue economy. Here’s how businesses can capitalize on the opportunities presented by the Ocean Pact.

1. Investment in Sustainable Technologies

The Ocean Pact emphasizes the need for sustainable practices across various sectors, including fisheries, aquaculture, and maritime transport. Corporates can invest in innovative technologies that enhance resource efficiency, reduce waste, and promote eco-friendly operational practices. This includes:

  • Renewable Energy Solutions: Companies can develop offshore wind and ocean energy technologies, contributing to the EU’s climate goals.
  • Sustainable Aquaculture Systems: Innovations in aquaculture that minimize environmental impact and enhance productivity will be crucial.

2. Research and Development Collaborations

The Pact highlights the importance of research and innovation in achieving its objectives. Corporates have the opportunity to partner with research institutions and universities to:

  • Develop New Solutions: Collaborate on projects aimed at restoring marine ecosystems or improving marine biodiversity.
  • Access Funding: Engage in EU-funded research initiatives that support innovative ocean technologies and sustainable practices.

3. Enhanced Market Access

The Ocean Pact aims to create a more cohesive regulatory framework for maritime activities. This presents corporates with:

  • Easier Compliance: Streamlined regulations can reduce barriers to entry, making it easier for businesses to operate within the blue economy.
  • New Markets: As the demand for sustainable products grows, companies that align with the Pact’s goals can tap into emerging markets focused on eco-friendly goods and services.

4. Public-Private Partnerships

The Ocean Pact encourages collaboration between public authorities and private entities. Corporates can leverage this by:

  • Engaging in Joint Ventures: Participate in projects that focus on marine conservation, sustainable tourism, or coastal community development.
  • Influencing Policy: Work with government bodies to shape policies that favor innovative practices and technologies.

5. Consumer Engagement and Brand Loyalty

As public awareness of ocean health grows, consumers increasingly favor brands that demonstrate environmental responsibility. Corporates can:

  • Enhance Brand Image: Aligning business practices with the Ocean Pact can improve corporate reputation and customer loyalty.
  • Educational Initiatives: Invest in community-based programs that promote ocean literacy, thereby engaging customers and building a positive brand narrative.

6. Access to Funding Mechanisms

The Ocean Pact encourages investments in sustainable initiatives, creating access to various funding sources:

  • EU Grants and Loans: Corporates can apply for financial support from EU programs aimed at fostering sustainable blue economy projects.
  • Impact Investment: Attract impact investors interested in supporting businesses that contribute positively to ocean health and sustainability.

Conclusion

The European Ocean Pact is more than just an environmental initiative; it is a gateway for innovative corporates to engage in the blue economy. By leveraging the opportunities presented by the Pact, businesses can not only contribute to the health of our oceans but also drive growth and innovation in their sectors. As the EU leads the charge in sustainable ocean governance, corporates that align with these goals stand to gain significantly in terms of market access, brand loyalty, and long-term profitability.

Emplois verts et bleus : clés de la transition écologique

Le programme « Just Transition » vise à promouvoir une transition équitable vers une économie durable, en mettant l’accent sur la création d’emplois « verts » et « bleus ».

Commençons par quelques définitions pour bien comprendre le périmètre et la différence entre ces deux couleurs d’emplois.

1. Green Jobs (Emplois Verts)

Les emplois verts se concentrent sur des secteurs qui contribuent à la protection de l’environnement. Cela inclut :

  • Énergies renouvelables : Installation et maintenance de panneaux solaires, éoliennes.
  • Efficacité énergétique : Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments.
  • Agriculture durable : Pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.
  • Gestion des déchets : Recyclage et réduction des déchets.

2. Blue Jobs (Emplois Bleus)

Les emplois bleus sont liés à la gestion et à la préservation des ressources maritimes et aquatiques. Cela comprend :

  • Pêche durable : Pratiques de pêche qui préservent les stocks et l’écosystème.
  • Tourisme durable : Activités touristiques respectueuses des environnements aquatiques.
  • Gestion des écosystèmes aquatiques : Protection des habitats marins et des rivières.

De façon pragmatique, quel plan d’actions peut se mettre en place pour une région comme Auvergne Rhône Alpes ou un canton comme celui de Genève ?

Auvergne-Rhône-Alpes

  1. Formation et éducation : Développer des programmes de formation axés sur les compétences nécessaires pour les emplois verts (énergies renouvelables, agriculture durable).
  2. Soutien aux startups : Encourager les entreprises innovantes dans le secteur des technologies vertes et durables.
  3. Projets de rénovation énergétique : Lancer des initiatives de rénovation des bâtiments pour améliorer leur efficacité énergétique.

Canton de Genève

  1. Politique de pêche durable : Mettre en place des régulations pour promouvoir des pratiques de pêche durables sur le lac Léman.
  2. Tourisme écoresponsable : Développer des initiatives pour un tourisme qui préserve les ressources naturelles, comme des sentiers écologiques autour du lac.
  3. Collaboration interrégionale : Établir des partenariats avec d’autres régions pour partager des meilleures pratiques en matière d’emplois verts et bleus.

En s’inspirant des principes du programme « Just Transition », ces régions peuvent non seulement favoriser la création d’emplois durables, mais aussi contribuer à la protection de l’environnement et à la résilience économique.

Avec l’entreprise Syntezia Sàrl, et avec nos partenaires qui partagent nos valeurs, nous facilitons cette transition vers des emplois verts et bleus, depuis de nombreuses années, notamment à travers des actions de sensibilisation, information, à travers nos analyses des besoins du marché en terme de compétences et d’emplois, dans le contenu de nos curriculums de formation continue et dans nos activités d’outplacement vers ces métiers de la transition juste.

Nous sommes également très actifs au niveau de l’accompagnement des startups greentech et des projets innovants de l’économie bleue.

Pour découvrir ces nouveaux métiers, identifier les compétences utiles qui permettent d’y accéder ou tout simplement pour en discuter, je vous invite à me contacter.

Excellent week end !

Évolution des relations Franco-Allemande-Suisses depuis 1989

Depuis 1989, de l’eau a coulé sous les ponts

Depuis la chute du mur de Berlin en 1989, les relations entre l’Allemagne, la France et la Suisse ont évolué de manière significative, tant sur le plan économique que culturel.

Ces trois pays, bien que différents par leur histoire et leur culture, partagent des liens étroits qui se sont renforcés dans le cadre de l’Union européenne et de divers accords bilatéraux.

Après avoir vécu à Berlin peu de temps après la chute du mur, je vivais à Berlin de 1997 à 1999, suivre les relations entre ces pays a toujours été un centre d’intérêt fort pour moi.

Désormais à Genève, et alors que l’on célèbre aujourd’hui les 35 ans de la chute du mur, j’observe avec attention l’évolution de ces relations et de ces coopérations.

Quelles ont été les principales transformations de ces relations depuis la fin de la guerre froide ?

Allons-nous vers plus d’intégration et de coopération ?

Quels sont les exemples de réussite entre ces 3 nations ?

Contexte historique

La chute du mur de Berlin a marqué la fin d’une époque de division en Europe et a ouvert la voie à une intégration plus profonde des pays européens.

Pour l’Allemagne, cela a signifié la réunification, tandis que pour la France, cela a représenté une opportunité de renforcer son influence au sein d’une Europe unie.

La Suisse, tout en restant en dehors de l’Union européenne, a joué un rôle de médiateur et a maintenu des relations étroites avec ses voisins.

Relations économiques

Commerce et investissement

Les échanges commerciaux entre l’Allemagne, la France et la Suisse ont connu une croissance considérable depuis 1989.

L’Allemagne est l’un des principaux partenaires commerciaux de la France et de la Suisse.

En 2022, les exportations françaises vers l’Allemagne et la Suisse ont atteint des sommets, et les investissements directs étrangers ont également augmenté.

Les entreprises allemandes sont particulièrement présentes en France, notamment dans les secteurs de l’automobile, de la chimie et de l’électronique.

Coopération dans les secteurs stratégiques

Les trois pays collaborent dans plusieurs secteurs clés, tels que l’énergie, les technologies de l’information et les transports.

Par exemple, les projets d’infrastructures transfrontalières ont été renforcés, facilitant ainsi le commerce et la mobilité des personnes.

Des initiatives communes, comme le développement d’énergies renouvelables, illustrent également cette coopération.

Relations culturelles et « soft power »

Échanges culturels et éducation

Les relations culturelles entre l’Allemagne, la France et la Suisse se sont intensifiées grâce à divers programmes d’échanges.

Les universités et les institutions culturelles des trois pays ont établi des partenariats, favorisant l’échange d’étudiants et de chercheurs.

Le programme Erasmus, par exemple, a encouragé la mobilité des étudiants entre ces pays, renforçant ainsi les liens culturels.

Influence linguistique et artistique

La diversité linguistique est un trait caractéristique des relations entre ces pays.

En France, l’allemand est enseigné comme langue étrangère, tandis que le français est largement parlé en Suisse, en particulier dans la région romande.

Sur le plan artistique, des festivals, des expositions et des événements culturels communs, tels que la Fête de la musique, témoignent des échanges créatifs entre ces nations.

Défis et perspectives

Questions économiques et politiques

Malgré ces relations fructueuses, des défis subsistent. Les tensions économiques, comme celles liées à la concurrence dans certains secteurs, peuvent parfois créer des frictions. Par ailleurs, les différences de politiques migratoires et environnementales peuvent également poser des obstacles à une coopération plus étroite.

Vers plus de coopération ?

La coopération entre la France, la Suisse et l’Allemagne se manifeste à travers divers domaines, allant de l’économie à la culture.

Voici quelques-uns des meilleurs exemples de cette collaboration :

1. Accords de Schengen et de Dublin

Ces accords facilitent la libre circulation des personnes entre les pays signataires, y compris la France, l’Allemagne et la Suisse. Bien que la Suisse ne soit pas membre de l’UE, elle participe à ces accords, ce qui renforce la coopération en matière de sécurité et de gestion des frontières.

2. Projets d’infrastructure transfrontaliers

Des projets tels que le développement du réseau ferroviaire et routier entre ces pays favorisent le commerce et la mobilité. Par exemple, le projet de liaison ferroviaire entre Strasbourg (France) et Fribourg (Suisse) améliore l’accessibilité et les échanges. A Genève également, de nombreuses initiatives transfrontalières voient le jour.

3. Coopération en matière de recherche et d’innovation

Les universités et les centres de recherche collaborent sur des projets communs.

Des initiatives comme le programme Horizon Europe encouragent les partenariats entre chercheurs français, allemands et suisses dans des domaines tels que la santé, l’énergie et les technologies de l’information.

4. Échanges culturels et linguistiques

Des programmes d’échanges scolaires et universitaires, comme Erasmus+, permettent aux étudiants de vivre et d’étudier dans l’un des trois pays. Cela favorise la compréhension interculturelle et le partage des langues.

5. Initiatives environnementales

La coopération dans des projets environnementaux, comme la gestion des ressources en eau du Rhin, illustre l’engagement des trois pays envers la durabilité.

Des accords bilatéraux et multilatéraux portent sur la protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique.

6. Partenariat dans le secteur de la santé

La coopération en matière de santé publique est un autre exemple significatif, notamment pendant la pandémie de COVID-19.

Les pays ont échangé des informations et collaboré sur la recherche de traitements et de vaccins.

7. Événements culturels communs

Des festivals et des événements culturels, comme la Fête de la musique et les marchés de Noël, réunissent les citoyens des trois pays, favorisant l’échange culturel et la convivialité.

8. Commissions mixtes et forums économiques

Des forums tels que le Forum économique franco-allemand ou des commissions mixtes permettent de discuter de questions économiques et politiques d’intérêt commun, renforçant ainsi la coopération régionale.

Ces exemples démontrent que la France, la Suisse et l’Allemagne entretiennent des relations solides et diversifiées.

En travaillant ensemble, ces pays renforcent leur position en Europe et contribuent à un avenir commun basé sur la coopération et le respect mutuel.

Vers une intégration accrue ?

À l’avenir, la coopération entre l’Allemagne, la France et la Suisse pourrait encore se renforcer. Les enjeux mondiaux, tels que le changement climatique et la transition énergétique, nécessitent des réponses collectives. De plus, la nécessité de maintenir la stabilité en Europe face à des défis géopolitiques croissants pourrait inciter ces pays à renforcer leur collaboration.

Conclusion

Depuis la chute du mur de Berlin, les relations économiques et culturelles entre l’Allemagne, la France et la Suisse ont évolué vers une interconnexion plus forte.

Ces trois pays, malgré leurs différences, ont su créer des liens durables qui favorisent la prospérité et l’enrichissement mutuel.

L’avenir me semble donc prometteur, avec des opportunités de coopération accrue face aux défis globaux (évènements climatiques extrêmes, crise des ressources, pollutions, crise de la biodiversité) et à la nécessaire compétitivité, face aux autres blocs qui émergent très fortement.

En continuant à travailler ensemble, l’Allemagne, la France et la Suisse peuvent renforcer leur rôle en tant que piliers d’une Europe unie et dynamique.

Gérer les déchets : une course perdue d’avance ?

Vous a-t-on déjà proposé de :

  • courir un marathon sans entraînement ?
  • sauter à la perche sans course d’élan ?
  • participer à un 1500 mètres avec 1400 mètres de retard au départ ?
  • lancer un javelot 10 fois plus lourd que vos concurrents directs ?
  • participer à un match de football contre une sélection brésilienne avec une équipe de coiffeurs ?
  • se battre à deux contre un ?

Si oui, j’imagine que vous avez évidemment choisi de ne pas participer.

Logiquement, nous savons qu’il faut choisir ses batailles, concentrer ses efforts sur les disciplines que nous maitrisons le mieux et se mobiliser sur les opportunités où l’on a le plus de chances de l’emporter…

Avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris, j’observe que parfois, il y a des exceptions et qu’il existe des courses perdues d’avance, auxquelles il faut participer.

La devise du baron de Coubertin s’applique toujours, et pas uniquement dans les compétitions sportives.

Elle reste vraie pour tous les athlètes qui se battent avant tout contre eux-mêmes, repoussent leurs limites et améliorent leurs propres records. Les images et les parcours des athlètes de ces jeux paralympiques nous donnent de magnifiques illustrations. Pour d’autres causes aussi, il faut parfois courrir une course que l’on est « presque » certain de perdre.

Prenons la qualité de l’eau de la Seine pour exemple.

Les parisiens étaient très sceptiques sur la faisabilité de rendre la Seine baignable. Et pour cause, ils ne savent que trop « tout ce qui a été jeté dedans… ».

Nous savons désormais que le jour où la Ministre s’est baigné, la qualité de l’eau était insuffisante pour y nager en toute sécurité.

Si certaines épreuves ont pu se dérouler comme prévu, d’autres comme le triathlon paralympique doivent être repoussées et risque d’être déplacées.

Nous voyons bien que ce pari un peu fou de rendre la Seine baignable (nous ne parlons pas de potable) était pour le moins très ambitieux, et que c’est en fait probablement une de ces rares courses perdues d’avance à laquelle il faut participer.

Si nous ne parvenons pas à nettoyer convenablement le fleuve de la capitale avec tous les moyens financiers de jeux olympiques et de leurs sponsors, avec toute l’attention des médias du monde, avec tous les intérêts touristiques des 10 prochaines années en jeu, avec toute la motivation et la mobilisation de volontaires, de supporters, quand y parviendrons-nous en tant que société ?

Parfois, la volonté ou le volontarisme ne suffit pas, tellement le défi est colossal.

Ceux qui me connaissent, savent que je ne souhaite pas avoir un récit pessimiste, même si j’ai conscience des défis environnementaux considérables qui nous attendent.

Pour moi, cette course pour nettoyer la Seine, vaut la peine d’être courue, elle est essentielle même. Cette bataille vaut la peine d’être menée et il nous faut trouver une façon de la « reframer » pour que ce soit une victoire. Cette victoire consiste à nous faire prendre conscience de la taille de ce défi, et de la complexité de cette course folle et infinie entre pollution et nettoyage, entre ceux qui polluent et contribuent au problème, et ceux qui nettoient et contribuent à la solution.

C’est un match que nous ne sommes pas certains de gagner, loin de là. Mais il faut le jouer. On ne va quand même pas se défiler.

J’entends souvent dire que les jeunes générations ne sont pas si écolo que cela, qu’ils trainent des pieds pour trier leurs déchets, consommer responsable ou participer aux actions de nettoyage.

Ne faisons-nous pas fausse route collectivement ?

Ne sommes-nous pas en train de leur proposer des courses perdues d’avance ? (et ils le savent).

Si on veut avoir une chance de franchir la ligne d’arrivée, encore faut-il partir dans la bonne direction.

En terme de gestion des déchets et de préservation de la ressource en eau, j’observe que les initiatives pleines de bonne volonté se multiplient.

  • Ici, une journée d’entreprise pour nettoyer une partie de la montagne
  • Là, deux heures un samedi pour mobiliser des bénévoles pour nettoyer les rives d’un lac, en échange d’un verre de vin et d’un sandwich au saucisson
  • ou encore, une classe de neige où on skie le matin et on ramasse les déchets l’après-midi

Le problème avec ces initiatives de bénévolat, c’est celui de la justice.

Déjà que ce n’est pas un thème intrinsèquement sexy ou glamour. Si en plus nous demandons aux bonnes âmes charitables de « nettoyer » les m… et les déchets que d’autres ont jeté sauvagement, allons nous vraiment gagner cette course ?

Est-ce vraiment juste et motivant à long terme pour des bénévoles ? Chaque année, ils reviennent et il y a de plus en plus de déchets.

N’est-ce pas un « appel d’air » pour continuer à avoir toujours plus de pollueurs sauvages impunis et qui ne payent rien ?

Ne sommes nous pas en train d’épuiser et d’écœurer celles et ceux qui se mobilisent pour la protection de la nature ?

Allons-nous sérieusement leur demander de nettoyer tous les ans, puis tous les mois, puis tous les jours jusqu’à se rendre compte que cela reste insuffisant par rapport aux volumes de déchets en jeu ???

L’humanité génère près de deux milliards de tonnes de déchets solides municipaux chaque année, soit suffisamment pour remplir 822 000 piscines olympiques.

Que ce soit pour la Seine, pour les glaciers, les océans, les montagnes, pour la rivière ou pour le lac près de chez vous, comment s’y prendre pour gérer les déchets ?

Se mobiliser chacun à son rythme et à son échelle sera-t-il suffisant ?

Comme beaucoup d’autres, je tente de faire plus, plus vite et mieux pour la nature et pour l’environnement. A mon niveau, je cherche des alternatives aux plastiques (en évaluant des projets soumis dans le cadre de « plastic revolution » makeathon), j’investis dans des initiatives comme « Time for the Planet« , je soutiens les projets à impact ESG des amis et des connaissances (Too Good to Go, Zero Waste Switzerland, DIY Zerowaste), je rédige des demandes de financement pour des projets de décarbonation, de réindustrialisation, j’apprends la 3D, je fais la promotion des acteurs de la mode durable avec Hack Your Style, je coache des entreprises innovantes dans l’économie bleue via le dispositif européen BlueInvest, je m’intéresse aux matériaux avancés, aux matériaux immergés, je fais des fresques, je cherche des réponses aux problèmes des îlots de chaleur, mange moins de viande de ruminants, je prends le train plutôt que l’avion, je tente de prendre des engagements et des décisions responsables à chaque occasion…

Tout cela me comble, et c’est super, car je ne me lasse pas de découvrir des coins de nature propre.

Malgré tout, j’entends aussi les pessimistes et les sceptiques me dire « c’est trop tard », « c’est impossible », « on ne peut rien faire pour ces déchets », « les filières sont opaques et mafieuses », « il n’y a que des coups à prendre »… je me dis fréquemment que tout ce qui est fait est très insuffisant par rapport aux enjeux et que seul un changement de paradigme nous permettra d’avoir un impact d’une amplitude qui correspond aux enjeux.

C’est un peu « ma course perdue d’avance que je cours quand même » en ce moment, et j’aimerais beaucoup la gagner, ne serait-ce que pour battre les sceptiques à plate couture lors de la prochaine compét’ !

Et vous, comment vous préparez-vous mentalement quand le défi est colossal, quand la montagne semble insurmontable, quand la partie semble perdue d’avance ?

Pour aller plus loin :

https://www.ladepeche.fr/2024/03/29/huit-chiffres-a-connaitre-sur-notre-production-de-dechets-dans-le-monde-11858852.php

https://fr.statista.com/infographie/27143/quantite-de-dechets-municipaux-generee-par-habitant-par-pays/

Mon offre « vendredi vert »

Pour dénoncer les effets néfastes sur l’environnement occasionnés par le Black Friday (symbole de surconsommation s’il en est) et pour proposer des alternatives francophones et conscientes, je me suis posé la question :

  • Comment agir ?
  • Comment faire plus pour l’environnement ?
  • Que puis-je proposer de pertinent pour être à la hauteur des enjeux climatiques, à mon humble niveau ?
  • Pré-diagnostic
  • Diagnostic
  • Plan d’actions prioritaires

C’est le fameux trio magique des missions d’accompagnement !

Pour faire simple, je vous propose donc un package de 3 heures d’accompagnement par visio conférence (1 heure de pré-diagnostic pour déterminer ce qui est le plus pertinent pour vous, 1 heure de diagnostic pour voir où vous en êtes sur les sujets prioritaires pour votre organisation, et 1 heure pour vous aider à mettre en place votre plan d’action) pour 750 francs suisses.

L’accompagnement pour sur un des six sujets liés à la responsabilité sociétale, i.e.

  • Direction
  • Société
  • Processus internes
  • Environnement
  • Santé, sécurité
  • Economie

Pour profiter de l’offre, et planifier vos séances, je vous invite à prendre rendez-vous avant vendredi 24 novembre 2023 minuit.

https://meetings.hubspot.com/yves-zieba/15-min ou à m’écrire par mail yveszieba@ik.me, en mentionnant comme titre « vendredi vert ».

Le mystère de la petite boite orange enfin élucidé

Depuis quelques jours, quoi que je fasse, où que j’aille, mon oeil est attiré par ces petites boites oranges énigmatiques.

Les avez-vous vu, vous aussi ?

Parfois en bordure de chemin forestier, parfois sous les lampadaires, en abondance dans nos parcs, ici cachées dans un buisson, là visible depuis le tram, ces petites boites ont fait leur apparition, jusqu’en bas de chez moi. Un peu comme les envahisseurs, elles poussent un peu partout comme des champignons. (Bon c’est un peu le début de la saison).

Mystère, cela a piqué ma curiosité. C’est quoi le trait bleu ? Cela veut dire quoi DFU ?…

J’ai d’abord pensé, « houra, des stations de recharge pour nos portables, on va pouvoir les recharger quand nous sommes en chemin entre deux rendez-vous, finis, les vidéo-conférences champêtres interrompues par manque de batterie ». Mes espoirs ont été de courte durée (pas la peine d’essayer de plugger vos portables dans la prise même si c’est tentant ! 🙂

Alors c’est quoi cette boite à coucou ?

Quel est l’intérêt d’avoir ces boites orange disséminées partout ?

J’ai alors pensé aux courses d’orientation de mon enfance, je me suis dit « Wow, la classe, ils ont inventé des balises digitales pour les courses d’orientation de nos jeunes », c’est quand même mieux que de poinçonner un papier avec des petits trous (en plus tout le monde triche pour ne pas courir…), quelqu’un a enfin inventé un mécanisme anti-triche pour ces courses.

Mais non, je faisais fausse route (c’est le cas de la dire!).

Ils préparent un concert ? un opéra de plein air ? un théâtre dans le parc ou un feu d’artifice ? La créativité et la culture reprennent enfin leurs droits, en plein air, bien sûr, enfin !!!

Ce serait chouette, mais non, là encore, mauvaise pioche.

Bon, ma patience a des limites, c’est quoi ces boites, qui les a posées là ?

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, je crois que j’ai trouvé ce que c’est (hyper fier, forcément :-).

Vous aussi vous voulez savoir ? Bon, ok je vous aide.

Ces petites boites orange, elles servent à mesurer. J’ai cru au départ que c’était pour compter le nombre de piétons ou de vélos qui passent par là. En fait, ce n’est pas cela.

La bonne réponse, je l’ai trouvé par hasard, en passant devant l’Université de Genève, et en testant la démo VR proposée dans le container devant l’entrée d’Unimail. Elle est très bien d’ailleurs cette démo.

Une fois rentré dans le container, surprise… les envahisseurs étaient là. La petite boite orange était là, couchée sur le flan, exposée comme une star.

Et là, j’ai compris… (oui, je sais, je mets un peu de temps).

Moi, en train de comprendre, je le fais bien, non ? Ah, et le masque, ce n’est pas celui de l’asile des fous, c’est juste le protocole sanitaire pour le casque VR, si jamais vous vous inquiétez pour moi.

Donc mystère élucidé, la petite boite orange, c’est un capteur, qui sert à sonder le sol ou plus exactement les sous-sols. Mission accomplie, j’aurais dû y penser…

Et pourquoi on sonde les sous-sols ?

On sait déjà, que nous n’avons pas de pétrole, non ?

Certes, mais ce n’est pas ce qu’on cherche. Ce qu’on cherche, c’est surtout de l’eau (idéalement chaude) et éventuellement de la vapeur (si on creuse plus profond….)

Donc, vous l’avez deviné, si il y a petite boite orange, c’est qu’il y a capteur, c’est qu’il y a analyse de géophysique, cartographie du sous-sol, et bien entendu recherche de géothermie, estimée à potentiellement 20% de notre énergie en 2030, donc des gros enjeux.

Faut-il avoir peur de ces boites orange ?

Si quand le gros camion qui émet les vibrations pour comprendre notre sous-sol, il trouve de l’eau chaude (même sans l’inventer!) ou de la vapeur (si ils creusent vraiment profond), mon petit appart ne risque-t-il pas de se transformer en centrale de géothermie ? Ces sondages ne vont-ils pas entraînés de risques sismiques, comme on a pu le voir ailleurs.

Bref, la morale de cette histoire, c’est que si toi aussi, tu vois une petite boite orange en bas de chez toi, c’est peut-être le bon moment de te renseigner sur ce qu’est la géothermie, tout son potentiel pour le futur et tous les risques qui y sont associés, histoire de savoir ce qui se passe sous tes pieds 😉

En tout cas, avec Syntezia Energy, nous allons suivre ces petites boites à la trace.

Cela pose quelques questions… ça veut dire quoi DFU (toujours pas trouvé…), mais surtout à qui appartient la carte de nos sous-sols, à qui appartient la donnée, et bien sûr… à qui appartient l’énergie !!!

Bref, cela me passionne. Et vous, avez vous des informations ?