Guide pour l’entrepreneuriat après un emploi à l’ONU, comment rester à Genève quand toutes les organisations internationales licencient ?

🇨🇭 Créer son entreprise en Suisse après la perte d’emploi dans une Organisation Internationale : une voie vers le maintien de son statut

La perte d’un poste au sein d’une Organisation Internationale (OI) en Suisse est un moment charnière. Au-delà du défi professionnel, le personnel non affilié aux assurances chômage suisses et titulaire d’une carte de légitimation du DFAE (Département fédéral des affaires étrangères) se retrouve face à une urgence administrative : la potentielle perte du droit de séjour.

Cette urgence administrative est souvent incompatible avec un retour à l’emploi dans des conditions comparables à leurs postes au sein des organisations internationales, surtout dans le cycle économique actuel particulièrement difficile.

La création d’une entreprise ou l’exercice d’une activité indépendante peut alors devenir une stratégie vitale pour obtenir un titre de séjour relevant du droit des étrangers (LEI) et continuer à vivre en Suisse.


Le Défi : Mutation du statut particulier au droit commun

Le personnel des OI bénéficie d’un statut particulier, avec une carte de légitimation qui tient lieu d’autorisation de séjour.

La cessation d’emploi entraîne l’obligation de restituer cette carte et, sauf exceptions (comme la retraite ou le fait de récupérer une autorisation détenue avant l’OI), de quitter le territoire ou de solliciter une nouvelle autorisation de séjour conformément à la Loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI).

Pour les ressortissants de pays tiers (hors UE/AELE), le passage à une activité lucrative en Suisse, qu’elle soit salariée ou indépendante, est soumis à des conditions strictes et à l’obtention d’un permis de séjour.

💡 L’Option de l’Indépendance : Un Plan de Sauvegarde, le plan B qui devient le plan A.

Pour les anciens employés d’OI souhaitant rester, la création d’une entreprise individuelle (raison individuelle) ou d’une société (SARL, SA) en Suisse est l’une des voies possibles pour obtenir un permis de séjour lié à une activité lucrative. Surtout lorsque les entreprises reconnaissent des cycles de recrutement qui peuvent aller jusque 6 mois…

1. L’Examen de l’Intérêt Économique (Non-UE/AELE)

C’est l’étape la plus critique.

Pour un ressortissant de pays tiers, l’autorisation d’exercer une activité indépendante est soumise à l’examen de l’intérêt économique pour la Suisse (ou pour le canton concerné, comme Genève ou Vaud).

  • Démonstration de la valeur ajoutée : Il ne suffit pas de créer une entreprise ; il faut prouver qu’elle apporte un bénéfice mesurable à l’économie locale.
  • Cela peut être démontré par :
    • L’innovation du projet.
    • La création potentielle d’emplois pour des Suisses ou des résidents.
    • Un investissement conséquent.
    • Un marché viable et des perspectives de croissance concrètes.
  • Viabilité financière : L’entrepreneur doit pouvoir démontrer des ressources financières suffisantes pour le lancement et l’exploitation durable de son activité, ainsi que pour subvenir à ses propres besoins sans recourir à l’aide sociale.

2. La procédure de changement de statut

Les démarches sont cruciales et doivent être entamées rapidement après la perte d’emploi, avant l’expiration du délai accordé pour la restitution de la carte de légitimation.

  • Demande d’Autorisation de Séjour : Il faut déposer une demande auprès de l’autorité cantonale des migrations et de l’emploi (OCPM à Genève, SPOP dans le canton de Vaud) pour obtenir une autorisation de séjour avec activité lucrative indépendante.

  • Le Dossier de Demande : Le dossier doit être complet et convaincant. Il inclut généralement :
    • Un Business Plan détaillé (stratégie, marché, prévisions financières).
    • La preuve des qualifications professionnelles (diplômes, licences).
    • La preuve du financement de l’entreprise.
    • Les formulaires de demande de permis.

📝 Conseil : L’anticipation est essentielle. Dès la notification de la fin de contrat, il est impératif de se faire conseiller par un avocat spécialisé en droit des étrangers et par un expert en création d’entreprise.


🔑 Points clés pour un succès durable

Le maintien du permis de séjour est subordonné à la viabilité continue de l’activité indépendante.

  • Le Maintien de la Conformité : L’entreprise doit se conformer à toutes les obligations légales, fiscales et sociales suisses. L’inscription à l’AVS/AI/APG en tant qu’indépendant est obligatoire.
  • Preuve de Revenu : L’activité doit générer des revenus suffisants pour éviter la dépendance à l’aide sociale, condition essentielle au renouvellement du titre de séjour.

La création d’une entreprise offre une opportunité de reconversion professionnelle tout en assurant une transition légale de statut en Suisse. C’est une démarche complexe qui exige de la rigueur, une vision entrepreneuriale claire, et un dossier juridique solide pour convaincre les autorités migratoires de l’intérêt de la présence de l’ancien fonctionnaire international sur le territoire.

1. Rendre le business plan agile : Clé de la Réussite Entrepreneuriale

Dans un environnement caractérisé par la volatilité, l’incertitude, la complexité et l’ambiguïté (monde « VUCA »), Yves Zieba soutient que le Business Plan (BP) traditionnel n’est pas mort, mais qu’il doit impérativement se transformer pour devenir un outil de stratégie adaptative.

Approche Traditionnelle (Statique)Approche Agile (Recommandée)
Document rigide de 50 pages rédigé une seule fois.Document synthétique (10-20 pages) et évolutif.
Basé sur des prévisions linéaires et des chiffres théoriques à 3 ou 5 ans.Basé sur des hypothèses testables et des scénarios (optimiste, réaliste, pessimiste).
Met l’accent sur le détail formel.Privilégie le pragmatisme et la preuve terrain (tests rapides).

Selon M. Yves Zieba, l’exercice de planification du BP reste fondamental pour l’entrepreneur, car il agit comme :

  1. Un outil de réflexion stratégique interne : Il oblige à clarifier la vision, définir le modèle économique (souvent via le Business Model Canvas) et défier les hypothèses clés (marché, clients, concurrence).
  2. Une boussole essentielle : Il permet de guider l’entreprise vers l’agilité et la résilience, à condition d’être constamment mis à jour et confronté à la réalité du terrain.

La finalité n’est plus la prédiction, mais la préparation.

2. Outils et méthodes pour réussir cette transition

Cet article phare s’adresse aux professionnels aguerris, notamment ceux basés à Genève, qui se retrouvent en transition de carrière après avoir quitté des organisations internationales (telles que l’ONU, l’OMS, l’UNICEF) suite à des coupes budgétaires ou des changements de priorité.

Le constat : Le départ de ces organisations n’est pas seulement une perte d’emploi, mais une remise en question de l’identité professionnelle et un passage de la structure institutionnelle à l’incertitude du marché.

L’approche d’Yves Zieba :

  • Humaniser la transition : illustrer comment ces professionnels peuvent transformer leur expertise globale en opportunités locales (consulting, entrepreneuriat, ONG) en traduisant leurs compétences dans un langage connu par les recruteurs et par les investisseurs.
  • Les outils de transition : Il insiste sur la nécessité de :
    • Adopter un état d’esprit agile orienté sur les résultats et la performance du secteur privé suisse.
    • Développer un elevator pitch clair et commercial pour synthétiser leur proposition de valeur.
    • Construire un réseau flexible pour s’intégrer dans la communauté locale.

En bref, l’expertise d’Yves Zieba en création d’entreprise en Suisse combine une approche stratégique moderne (l’agilité) avec une connaissance précise du tissu économique et professionnel genevois et un large réseau local.

Yves Zieba se positionne comme un expert reconnu dans l’accompagnement à la création d’entreprise et au développement stratégique, en particulier en Suisse (Genève).

Une expertise multidisciplinaire pour l’entrepreneuriat

Yves Zieba est un chef d’entreprise, business coach et conférencier qui a fait de l’entrepreneuriat, de la stratégie agile et de l’innovation ses domaines de prédilection.

  • Entrepreneur en Suisse : Il a créé notamment SYNTEZIA Sàrl à Genève en 2022 et exerce également sous forme de raison individuelle (Yves Zieba) depuis 2016, avec pour objectif l’accompagnement dans les domaines de la création d’entreprise et du coaching.
  • Historique de carrière : Après plus de 13 ans d’expérience au sein de grands groupes, notamment pour Reuters (puis Thomson Reuters) en tant que Global Program Manager, Sales Efficiency, il est devenu entrepreneur indépendant.
  • Accompagnement ciblé : Son expertise couvre le coaching individuel pour transformer une vision en réalité entrepreneuriale, l’aide à la clarification de la vision, la structuration de la démarche et le développement du leadership. Il met l’accent sur l’importance de rendre le Business Plan Agile.
  • Focus sur la Transition : Ses publications abordent des sujets spécifiques comme les « Transition Tools for Geneva’s Displaced International Workers » (Outils de Transition pour les Travailleurs Internationaux déplacés de Genève), soulignant sa connaissance des problématiques de reconversion professionnelle dans le contexte genevois.

Ses Domaines d’Intervention

En tant qu’expert en création d’entreprise, il propose des services de conseil et de coaching basés sur :

  • La stratégie agile et le management de l’innovation.
  • Le Design Thinking comme levier d’innovation.
  • L’intégration de l’intelligence artificielle pour les PME.
  • Le développement commercial et la gestion de carrière pour accompagner les créateurs dans leur parcours.
  • L’investment readiness pour démontrer aux investisseurs que l’entreprise sera viable, rentable et performante dans toutes les dimensions.

Il intervient également en tant que conférencier et formateur sur ces sujets, notamment auprès de programmes universitaires (HEG, Université de Genève, EPFL Innovation Park).

En résumé, Yves Zieba est un conseiller de confiance et un coach d’affaires basé à Genève, dont l’expérience et les services sont clairement orientés vers l’aide aux individus et aux organisations souhaitant concrétiser et développer un projet entrepreneurial en Suisse.

Finance Climatique à la COP30 : Bilan et Perspectives

🌍 Le rôle crucial de la finance dans le processus de la COP30 : entre engagements et défis non résolus

La finance climatique est, depuis les débuts des négociations, le moteur essentiel de l’action contre le changement climatique, et son rôle à la COP30 à Belém (Brésil) a été plus que jamais sous les projecteurs, dix ans après l’Accord de Paris. Elle est la clé pour permettre aux pays en développement, particulièrement vulnérables, d’opérer leur transition écologique, de s’adapter aux impacts climatiques et d’atteindre les objectifs d’atténuation.


Ce qui fonctionne : Les avancées notables

Plusieurs aspects du rôle de la finance à la COP30 ont montré une dynamique positive, même si les résultats restent en deçà des besoins.

  • Réaffirmation des Engagements Nationaux : Des pays développés, comme la France, ont communiqué des montants annuels conséquents de financements pour le climat en faveur des pays en développement, illustrant un engagement continu malgré les difficultés.
  • L’Accent mis sur l’Adaptation : L’importance de financer l’adaptation aux impacts climatiques (plutôt que la seule atténuation) est de plus en plus reconnue. La France, par exemple, a continué de consacrer une part importante de ses financements à cet enjeu, se concentrant sur les pays et populations les plus vulnérables.
  • La Montée de la « Transition Juste » : Le mécanisme de la transition juste a reçu un mandat clair pour réfléchir aux évolutions du système économique afin d’assurer un financement équitable de la transition. Cela place l’humain et les enjeux sociaux (emploi, inégalités, droits des communautés) au cœur de l’agenda financier climatique.
  • Le Rôle des Institutions Financières : Il y a une volonté croissante de déplacer la focale des objectifs vers la mise en œuvre concrète, encourageant les institutions financières publiques nationales et infranationales à passer de l’engagement à l’action pour combler le déficit financier.

Ce qui manque : Les lacunes persistantes

Malgré les signaux positifs, la COP30 n’a pas réussi à combler le fossé béant entre l’ambition affichée et l’action réelle, principalement en raison de blocages persistants sur la finance climat.

  • L’Échec du Nouvel Objectif de Financement : La principale attente était la mise en œuvre du nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) pour le financement climatique post-2025, censé succéder à l’objectif des 100 milliards de dollars par an (que les pays développés ont eu du mal à atteindre de manière transparente). La COP30 a lancé un programme de travail procédural, mais sans parvenir à un accord clair et contraignant sur un montant précis, une base de référence, ou un horizon temporel ferme. L’objectif de tripler la finance d’adaptation est resté flou et son horizon a été repoussé.

  • La Crise de la Dette et le Financement Équitable : Malgré les demandes répétées des pays du Sud, la conférence a manqué l’occasion de traiter de la crise de la dette qui empêche les pays les plus vulnérables d’emprunter pour l’action climatique. L’absence de financement clair, rapide et équitable réduit la capacité des pays en développement à rehausser leur ambition climatique.

  • Manque de Clarté et d’Additionnalité : Le manque de clarté sur l’accès aux financements et le faible niveau général de la finance dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) rendent les plans d’action difficiles à réaliser. De plus, la question de savoir si les financements climatiques s’ajoutent réellement à l’aide au développement existante (additionnalité) ou s’y substituent reste une préoccupation majeure.

  • L’Absence de Cadre de Financement des Pertes et Dommages : Bien qu’un fonds pour les pertes et dommages (Loss and Damage Fund) ait été établi lors de la COP précédente, son financement effectif et son fonctionnement concret manquent de clarté et de cadre financier contraignant à l’issue de la COP30.

  • Financement des Fossiles : Le fait que certains pays et institutions continuent de financer massivement les énergies fossiles est en contradiction avec les objectifs climatiques et affaiblit les appels à la solidarité financière internationale.

En conclusion, la COP30 a souligné que le financement climatique est le moteur de l’action climatique, mais les négociations ont été jugées comme un rendez-vous manqué pour livrer un cadre financier véritablement opérationnel, juste et équitable.

L’heure est maintenant à la réflexion sur la manière de rendre les prochaines COP plus concrètes, en quittant le mode des négociations éternelles pour passer à la mise en œuvre réelle de l’Accord de Paris.

L’Intelligence Artificielle au service de la négociation

🤝 L’Art de la Négociation à l’ère de l’Intelligence Artificielle : Devenez un maître de la persuasion

La négociation n’est pas seulement une compétence, c’est une véritable passion pour ceux qui aiment l’interaction, la stratégie et l’art de trouver un terrain d’entente mutuellement bénéfique. Que ce soit pour conclure une vente cruciale, obtenir une augmentation, ou simplement décider du lieu de vacances, la négociation est au cœur de nos vies.

Mais comment transformer cette passion en maîtrise, surtout dans un monde où la complexité des données et la rapidité des échanges ne cessent de croître ? La réponse se trouve dans l’intégration stratégique de l’Intelligence Artificielle (IA).


Pourquoi la négociation nous passionne-t-elle ? 🧠

La négociation est un jeu intellectuel captivant qui fait appel à une multitude de qualités humaines :

  • Stratégie et Préparation : C’est l’excitation de la recherche, de l’anticipation des mouvements de l’autre partie (le fameux BATNABest Alternative To a Negotiated Agreement).
  • Psychologie et Empathie : La capacité à lire les émotions, à comprendre les motivations profondes de l’autre et à établir un rapport de confiance.
  • Créativité : L’art de trouver des solutions « gagnant-gagnant » (win-win) là où les options initiales semblaient limitées.
  • Le Frisson de la Victoire : Le sentiment d’avoir atteint un objectif optimal, non pas au détriment de l’autre, mais grâce à une collaboration réussie.

🚀 L’IA : Le nouveau Co-Pilote du négociateur

L’Intelligence Artificielle n’est pas là pour remplacer l’humain — l’empathie et la finesse psychologique restent vos atouts majeurs. En revanche, elle est un outil d’une puissance inégalée pour augmenter vos capacités.

Voici comment les outils d’IA peuvent vous aider à négocier mieux et de manière plus éclairée :

1. Préparation optimale et analyse des données

La phase de préparation est la plus cruciale, représentant souvent plus de 80 % du succès. L’IA excelle ici :

  • Analyse prédictive : Des outils d’IA peuvent parcourir des milliers de transactions ou de données de marché pour identifier les prix planchers/plafonds réalistes, les clauses contractuelles standard, et même prédire les priorités probables de l’autre partie en fonction de leur profil public et de leur historique.
  • Modélisation du risque : L’IA peut simuler des milliers de scénarios et vous indiquer l’impact financier à long terme de chaque concession que vous envisagez.

2. Décryptage du langage et des émotions

C’est là que la magie du Machine Learning opère :

  • Analyse des Sentiments (Sentiment Analysis) : Lors de négociations par écrit (email, chat), certains outils d’IA peuvent analyser le ton et le choix des mots de votre interlocuteur. Ils peuvent vous alerter en temps réel si un mot semble déclencher une résistance, si le ton devient fermé, ou si une phrase exprime une ouverture inattendue.
  • Synthèse de Documents : Vous devez négocier un contrat de 50 pages ? L’IA peut en résumer les points clés en quelques secondes, assurant que vous n’omettez aucune clause critique.

3. Assistance en temps réel

Imaginez avoir un consultant expert dans votre oreille pendant la négociation :

  • Suggestions de Formulation : Certains chatbots avancés ou assistants virtuels peuvent vous suggérer des reformulations plus persuasives ou moins agressives basées sur les meilleures pratiques et les données d’anciens succès.
  • Rappels de Priorités : L’IA peut afficher sur votre écran un rappel de votre objectif minimal (votre point de rupture) et de la valeur de votre BATNA pour vous empêcher de faire des concessions trop importantes sous la pression.

💡 L’avenir du négociateur augmenté

L’IA ne vole pas le plaisir de la négociation ; elle vous permet de vous concentrer sur ce qui compte le plus : l’interaction humaine.

En déléguant les tâches lourdes de l’analyse et de la préparation à l’IA, vous libérez votre esprit pour la créativité, l’écoute active et la création de valeur pour les deux parties. Les outils d’IA transforment le négociateur passionné en un négociateur augmenté, armé de données, de stratégies testées, et prêt à exceller dans n’importe quelle discussion.

Alors, êtes-vous prêt à laisser l’IA transformer votre passion en une superpuissance de négociation ?


Prochaines étapes pour maîtriser l’IA en négociation

  1. Formez-vous aux Bases de l’Analyse : Même un outil d’IA sophistiqué a besoin d’un utilisateur capable de juger la qualité de ses données.
  2. Expérimentez les Outils de Sentiment Analysis : Commencez par les utiliser pour analyser vos propres communications et identifier vos biais.
  3. Intégrez l’IA dans votre Préparation : Utilisez-la pour faire un audit de vos derniers succès et échecs de négociation.
  4. Consultez mon ebook pour aller plus loin.

Transformer les COP : vers une action climatique concrète

Les Conférences des Parties (COP) sont devenues un rendez-vous annuel crucial pour la lutte contre le changement climatique, mais malgré leur notoriété, elles peinent souvent à produire des avancées concrètes et suffisantes. Pour remédier à cette situation, plusieurs réformes du mécanisme des COP sont nécessaires pour qu’elles aboutissent à des accords contraignants et à des progrès tangibles.

Renforcer la mise en œuvre et la transparence des engagements

L’Accord de Paris, adopté en 2015 lors de la COP 21, lie juridiquement les États à des contributions déterminées au niveau national (CDN) qu’ils doivent réviser et renforcer tous les cinq ans. Cependant, la mise en œuvre est insuffisante, avec un écart important entre les engagements pris et leur application réelle. Pour améliorer cela, il faudrait :

  • Rendre les engagements juridiquement contraignants au-delà de la simple déclaration d’intention
  • Instituer un suivi systématique et rigoureux avec des bilans mondiaux réguliers et transparents, où les progrès sont évalués techniquement par des experts
  • Mettre en place des sanctions ou des mécanismes incitatifs pour les États ne respectant pas leurs engagements
  • Favoriser la transparence avec un cadre de reporting harmonisé et renforcé, ce qui est déjà esquissé dans l’Accord de Paris mais reste à systématiser dans toutes les COP.

Accélérer et garantir le financement climatique

Un autre frein majeur est le sous-financement des mesures d’adaptation et d’atténuation, notamment pour les pays en développement. Il est essentiel de tripler voire de multiplier les financements, en garantissant un accès équitable et rapide. Les COP doivent :

  • Assurer un financement climatique pérenne et prévisible pour permettre aux pays vulnérables de s’adapter et de réduire leurs émissions
  • Mettre en œuvre une plus grande transparence sur l’origine, l’affectation et l’utilisation des fonds
  • Créer des mécanismes simplifiés pour réduire la complexité administrative et accélérer la mobilisation des ressources.

Clarifier et renforcer les mécanismes de marché carbone

Les marchés carbone disposent d’un potentiel pour inciter à la réduction des émissions, mais obèrent la crédibilité des COP s’ils ne sont pas bien régulés. La COP doit définir des règles claires pour éviter les abus, comme la double comptabilisation des crédits carbone, et garantir que ce mécanisme contribue à une réduction réelle des émissions. Cette régulation est indispensable pour que ce levier soutienne réellement la transition énergétique mondiale.

Simplifier le processus décisionnel et promouvoir une coopération équitable

La complexité des négociations, souvent marquée par un grand nombre d’acteurs et des divergences entre pays développés et en développement, ralentit les progrès. Il est proposé de :

  • Limiter la taille des délégations et alléger le processus décisionnel par exemple via des votes majoritaires au lieu de l’unanimité
  • Instauration d’un agenda plus strict pour accélérer les discussions et réduire les blocages
  • Consolider la justice climatique pour que les responsabilités historiques, capacités et vulnérabilités soient mieux prises en compte dans les décisions
  • Favoriser des partenariats inclusifs avec la société civile, les entreprises et les scientifiques pour renforcer la légitimité et l’efficacité des décisions.

L’urgence climatique impose une mise en œuvre rapide et ambitieuse

Les rapports scientifiques montrent que pour rester dans la trajectoire de 1,5 °C, il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 42% d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.

Or, les engagements actuels des pays sont insuffisants, et sans changements profonds dans la dynamique des COP, les résultats concrets restent limités.

La COP 30, comme les précédentes, devait servir de catalyseur pour transformer les promesses en actions rapides et mesurables, avec une attention renforcée à l’adaptation et à la justice climatique.

Ces réformes permettent de passer d’une COP essentiellement déclarative à une COP opérationnelle et capable d’impulser une transition mondiale efficace et solidaire face à la crise climatique.

Pour changer la dynamique des COP et les rendre plus efficaces, plusieurs axes doivent être repensés pour remédier à leurs lenteurs et à leurs limites structurelles.

1. Accélérer la prise de décisions et la mise en œuvre

La dynamique actuelle est largement marquée par des négociations longues et consensuelles qui ralentissent l’action. Pour y remédier, il faudrait :

  • Introduire des mécanismes plus contraignants, qui favorisent des votes à la majorité qualifiée plutôt que l’unanimité, afin de débloquer plus rapidement les décisions.
  • Mettre en place des feuilles de route claires avec des échéances strictes post-COP pour garantir la mise en œuvre rapide des décisions, accompagnées de sanctions ou de mécanismes incitatifs.

2. Renforcer le suivi et la transparence

Imposer des rapports réguliers et standardisés sur la mise en œuvre des engagements nationaux, contrôlés par des instances indépendantes, renforcerait la confiance entre parties et permettrait de corriger rapidement les écarts.

3. Mobiliser davantage le financement climatique

La dynamique avance trop lentement faute de financements suffisants, en particulier pour les pays en développement. La création de mécanismes innovants, mélangeant fonds publics et privés, doit être accélérée et simplifiée pour garantir un soutien effectif.

4. Rendre les COP plus inclusives et intégrées

Engager plus largement les acteurs non étatiques (entreprises, collectivités locales, société civile) dans les négociations aiderait à créer une dynamique plus actionnable.

De plus, intégrer davantage les enjeux de biodiversité, désertification et justice sociale permettrait de répondre aux crises climatiques de manière holistique.

5. Mettre l’accent sur l’urgence climatique et les solutions pratiques

La communication et la pression politique doivent orienter la dynamique vers des actions concrètes, fondées sur les preuves scientifiques de la gravité immédiate de la crise climatique.

Les COP doivent impulser un véritable changement de trajectoire dès leur tenue.

Ces réformes transforment les COP d’un rendez-vous diplomatique souvent perçu comme symbolique en une plateforme opérationnelle capable de piloter une action climatique mondiale efficace, rapide et équitable.

Négociation augmentée : L’IA au service des professionnels

Les cours de négociation enrichis par l’intelligence artificielle s’inscrivent dans un mouvement plus large de transformation des pratiques professionnelles par les technologies numériques avancées.

Ils visent à articuler de manière rigoureuse les apports de la théorie de la négociation avec les possibilités nouvelles offertes par l’analyse de données et l’IA générative, tout en maintenant au centre les compétences proprement humaines que sont le jugement, l’éthique et la relation.

Cadre et enjeux

L’introduction de l’intelligence artificielle dans la formation à la négociation répond à un double enjeu : d’une part, accompagner les professionnels dans un environnement caractérisé par la complexification des interactions et l’abondance d’informations ; d’autre part, développer une capacité réflexive sur l’usage de ces outils dans des contextes à forts enjeux économiques, sociaux et organisationnels.

L’IA n’y est pas conçue comme un substitut au négociateur, mais comme un dispositif d’aide à la décision et de structuration de la réflexion stratégique, dont l’utilisation suppose des compétences critiques et méthodologiques spécifiques.

Objectifs des cours de négociation augmentée

Ces cours poursuivent plusieurs objectifs pédagogiques : renforcer les fondamentaux de la négociation (préparation, clarification des intérêts, gestion des concessions, construction d’accords mutuellement bénéfiques) et développer la capacité à mobiliser l’IA à chacune de ces étapes de façon informée et responsable.

Ils permettent aux apprenants d’apprendre à formuler des requêtes pertinentes, à interpréter des analyses proposées par des systèmes d’IA, et à les intégrer de manière critique dans leurs propres stratégies.

Sur le plan opérationnel, il s’agit notamment de former à l’utilisation de l’IA pour : cartographier les parties prenantes, analyser des dossiers complexes, générer des scénarios de négociation alternatifs, et simuler différents profils d’interlocuteurs afin de préparer les entretiens. Les approches pédagogiques combinent apports théoriques, études de cas, mises en situation et dispositifs d’auto‑diagnostic, de manière à articuler savoirs conceptuels et développement de compétences en situation.

Rôle et contenu de l’ebook

L’ebook associé constitue un prolongement structuré de ces enseignements, sous la forme d’un support de référence mobilisable en autonomie.

Il propose une présentation systématique des concepts clés de la négociation (intérêts, positions, alternatives, zones d’accord possibles) et des principales catégories d’outils d’IA, en explicitant leurs apports, leurs limites et les précautions d’usage nécessaires.

L’ouvrage est conçu comme un guide méthodologique : il décline le processus de négociation en étapes (diagnostic, préparation, conduite, conclusion, suivi) et illustre, pour chacune, des usages types de l’IA (analyse documentaire, génération d’arguments, reformulation, analyse de scénarios) accompagnés de modèles de requêtes et de grilles d’analyse.

Il accorde une place importante aux enjeux éthiques (biais, transparence, confidentialité) et à la responsabilité professionnelle, invitant les lecteurs à adopter une posture réflexive plutôt qu’instrumentale vis‑à‑vis de ces technologies.

Public visé et apport scientifique

Ces dispositifs s’adressent à un public large : cadres et dirigeants, professionnels de la vente et des achats, responsables des ressources humaines, médiateurs et, plus largement, tout acteur impliqué dans des négociations complexes au sein des organisations.

Ils répondent à un besoin identifié de montée en compétences sur les articulations entre compétences relationnelles, capacités d’analyse stratégique et maîtrise des outils numériques avancés.

Sur le plan scientifique et professionnel, l’ensemble cours‑ebook contribue à la diffusion d’une culture de la négociation augmentée, où l’IA est envisagée comme un instrument de structuration de l’action et de soutien au raisonnement plutôt que comme un automatisme de décision.

Il ouvre également des perspectives de recherche et d’évaluation sur l’impact réel de ces outils sur la qualité des accords, l’équilibre des rapports de force et le développement de compétences transférables dans différents contextes de négociation.

​Cette formation propose une approche intégrée de la négociation enrichie par l’intelligence artificielle, articulant les apports de la théorie de la négociation avec l’usage raisonné d’outils numériques avancés. Elle vise à développer chez les participants des compétences à la fois stratégiques, relationnelles et méthodologiques, en les formant à la préparation, la conduite et l’analyse de négociations complexes, tout en mobilisant l’IA comme dispositif d’aide à la décision et de structuration de la réflexion.

À travers des apports conceptuels, des études de cas, des simulations assistées par IA et un ebook méthodologique dédié, la formation permet d’acquérir une maîtrise critique des usages de l’IA en négociation, en intégrant les enjeux éthiques, les limites techniques et les implications organisationnelles de ces outils.

Elle s’adresse à un public de professionnels (cadres, responsables commerciaux et achats, RH, médiateurs, acteurs du dialogue social) souhaitant renforcer leur capacité à concevoir et conduire des négociations dans des environnements incertains, fortement numérisés et à forts enjeux.

Pour en savoir plus, contactez moi.

Pour accéder à l’ebook en anglais : The AI Advantage : Mastering negotiation in the digital age.

Dans la même collection sur l’intelligence artificielle : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

Du même auteur Yves Zieba : https://www.amazon.fr/stores/Yves-Zieba/author/B0FJWXC2XF

Transition Tools for Geneva’s Displaced International Workers

Reinventing Careers in Geneva: Stories, Tools, and Hope After Leaving International Organizations

The Unseen Side of Budget Cuts

In the heart of Geneva, many seasoned professionals are facing a new reality: after years of service at global organizations like WHO and UNICEF, sweeping budget cuts and shifting donor priorities end their missions—sometimes overnight. These aren’t just numbers on a spreadsheet. They are stories of talented project managers, health experts, and innovators who must suddenly find new direction.

Maria’s Leap: From WHO Program Lead to Local Consultant

Maria, who led disease prevention projects for over a decade at WHO, remembers the moment her team was disbanded. “It wasn’t just the job—it was my identity,” she recalls. The path forward felt blank at first, but through consulting for local governments and launching her own podcast, Maria discovered renewed purpose and a sense of autonomy.

Jamal’s Journey: UNICEF Departure Sparks New Advocacy

For Jamal, a specialist in Nairobi, job loss came quietly. All at once, health insurance, routines and institutional support vanished, replaced by uncertainty. “What I valued didn’t die—the system just couldn’t see it,” he shares. Jamal turned his expertise in evaluation into work with local NGOs and education groups, finding meaning beyond his UN title.

Alex’s Flexibility: Pivots From UN Volunteer to Nonprofit Advisor

Alex started as a UN Volunteer and later held consultant contracts. When funding ran out, Alex grappled with doubts—would their experience count outside the UN system? By embracing mentorship, applying to nonprofits, and joining a peer support network, Alex built a more flexible career and community connections.


Methods and Tools to Make the Transition in Geneva

Adapting Your Mindset

Moving from the structure of international organizations to the private sector in Switzerland means embracing performance, agility, and results. Develop a clear, commercial elevator pitch that translates your global experience into business impact. Prepare to reframe your achievements in terms of outcomes relevant to Swiss employers.

Swiss-Style CV and Communication

Swiss companies prefer concise, achievement-focused CVs—usually two pages, with quantifiable results and a professional photo. Translate institutional jargon into familiar business language, and focus on skills like negotiation, project management, and multi-cultural team leadership.

Local Networking is Essential

Geneva has a vibrant ecosystem for business and career development. Join industry associations, attend networking events, and leverage international alumni networks. LinkedIn is a powerful tool, but connecting in-person with recruiters and business leaders is key.

Leveraging Career Coaches and Recruitment Agencies

Geneva-based career coaches and audit services can help refine your CV and interviewing skills. Partner with agencies like Robert Walters, Tiger Recruitment, and Keller Executive Search for local job placement. These organizations value international experience and have strong relationships with Swiss companies.

Knowing Swiss Work Culture and Regulations

Understand local work norms: Swiss businesses prize directness, individual accountability, and quick adaptation. Familiarize yourself with legal aspects such as residency permits, employment contracts, and contributions to social security.


Advice from the Transition Stories

  • Embrace change and uncertainty—it’s rarely a reflection of your competency.
  • Seek out communities of former colleagues and new peers for emotional and practical support.
  • Routinely audit your LinkedIn and CV to align them with Swiss business standards.
  • Trust that your international skills—cross-cultural communication, project management, crisis response—are highly valuable in Swiss companies.
  • Invest in local events, mentorship, and continuous learning. Your career journey is unique, and the Geneva ecosystem offers many springboards for new beginnings.

Final Thoughts

Leaving the WHO, UNICEF, or any global institution is rarely a part of anyone’s plan. But the stories of Maria, Jamal, Alex—and many more—show that transitions, while daunting, are also opportunities for renewal and growth. Geneva is full of resources and professionals who have successfully made the leap from international missions to high-impact private sector roles. With the right mindset, tools, and community, your next chapter is within reach.


If you’re facing the uncertainty of “what’s next” in Geneva, use these stories and strategies as your roadmap. Reinvention is never easy—but it can be the start of true professional fulfillment.

Get in touch if I can assist !!!

Pourquoi votre plan B peut devenir votre plan A

🚀 Quand le Plan B Dépasse le Plan A : De la Recherche d’Emploi à l’Entrepreneuriat

Nous avons tous été là.

Nous élaborons un Plan A, méticuleux, sécurisant, qui représente la voie la plus logique vers le succès.

Le Plan B est souvent l’option de secours, la roue de secours que l’on espère ne jamais avoir à utiliser. Mais que se passe-t-il lorsque ce Plan B, initialement envisagé comme un simple filet de sécurité, se révèle être, non seulement la meilleure option, mais le véritable moteur de votre succès ?

L’histoire de la transition d’une recherche d’emploi à temps plein vers la création d’entreprise illustre parfaitement ce phénomène.


💼 Le Plan A Classique : Le Salariat Sécurisé

Pendant longtemps, le Plan A pour beaucoup de jeunes diplômés ou de professionnels en reconversion est resté le même : décrocher un emploi à temps plein dans une entreprise stable, avec un salaire régulier, des avantages sociaux et une évolution de carrière tracée.

Ce Plan A est séduisant par sa sécurité et sa prévisibilité. Il correspond à un modèle bien établi où le succès se mesure par le titre, l’ancienneté et la fiche de paie. On se lance alors dans le marathon des candidatures, des entretiens, des espoirs et des déceptions, en concentrant toute son énergie sur cet objectif unique.

💡 Le Plan B : L’Étincelle de l’Entrepreneuriat

Face à la difficulté de trouver le « job idéal », ou face à l’incertitude de vouloir retourner dans la « corporate life », au chômage prolongé, ou simplement au désir de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, on esquisse un Plan B : créer sa propre entreprise, lancer un projet parallèle, ou se mettre à son compte.

Au départ, ce Plan B est souvent perçu comme un pis-aller, une occupation en attendant que le Plan A se concrétise.

Il est mené avec prudence, avec peu d’investissement initial, et souvent beaucoup de doutes.

C’est l’idée de faire de petites missions en freelance, de tester un concept de produit, ou de monétiser une passion.

🔄 Le Basculement : Quand le plan B prend le dessus

Le moment où le Plan B devient le Plan A est un véritable point de bascule.

  1. La Frustration du Plan A : Le marché de l’emploi peut être rigide, les opportunités rares ou peu satisfaisantes. Les rejets successifs ou le manque d’alignement avec les postes proposés peuvent engendrer une frustration qui pousse à se réinvestir ailleurs.
  2. La Validation du Plan B : À force d’y consacrer du temps « en attendant », le projet entrepreneurial commence à prendre forme. Les premiers clients arrivent, les premières ventes sont réalisées, et, surtout, on reçoit un retour positif et direct du marché. Cette validation externe est incroyablement motivante.
  3. Le Plaisir et la Liberté : Contrairement à la recherche d’emploi qui est souvent perçue comme une contrainte, la construction de son entreprise est intrinsèquement liée à la passion et au sens. La liberté de choisir ses projets, ses horaires, et d’être l’unique maître à bord devient un facteur d’épanouissement personnel bien plus fort que la sécurité perçue du salariat.

🏆 Le Plan B Devient Plan A : Une Nouvelle Définition du Succès

Lorsque le revenu du projet entrepreneurial dépasse les attentes, lorsque la passion se transforme en véritable vocation, et que l’on réalise que l’on n’a plus envie de revenir au Plan A, le basculement est total.

Le Plan B, jadis modeste, est désormais doté d’une vision claire et d’une ambition décuplée. Il est passé de « une source de revenu temporaire » à « mon chemin de carrière ».

  • Le Succès n’est plus la Sécurité, mais l’Autonomie : L’entrepreneuriat révèle qu’une sécurité construite par soi-même (une base de clients fidèles, une marque forte) peut être plus solide et plus satisfaisante que celle déléguée à un employeur.
  • L’Échec est une Leçon, pas une Fin : Les échecs et les pivots, inhérents à la création d’entreprise, deviennent des expériences d’apprentissage cruciales, là où l’échec dans la recherche d’emploi peut être démoralisant.

Conclusion : Oser Voir au-Delà de la Sécurité

L’histoire du Plan B qui devient Plan A est un puissant rappel : les chemins les moins conventionnels sont souvent les plus enrichissants.

Si votre Plan A ne fonctionne pas, ne voyez pas votre Plan B comme un échec, mais comme une opportunité de réévaluer vos priorités et de puiser dans votre créativité. Le marché du travail change, et l’économie moderne valorise de plus en plus l’initiative et la capacité à créer sa propre valeur. Parfois, la meilleure porte à ouvrir est celle que vous construisez vous-même.

Et vous, quel Plan B cache le Plan A de votre futur succès ?

Envie de parler de plaisir, de liberté, de vos passions et de ce qui a du sens ?

Coaching individuel : transformez votre vision en réalité entrepreneuriale

🚀 Propulsez votre vision : Le coaching individuel pour créateurs et créatrices d’entreprise

L’aventure entrepreneuriale est passionnante, mais elle peut aussi être un véritable parcours du combattant, semé d’embûches, de doutes et de solitude.

Vous avez une idée brillante, une énergie débordante, mais vous vous demandez parfois : Comment transformer cette vision en une réalité solide et pérenne ?

La réponse réside souvent dans l’accompagnement sur-mesure : le coaching individuel pour créateurs et créatrices d’entreprise.


Pourquoi le coaching individuel est crucial pour les entrepreneurs ?

Créer une entreprise, c’est bien plus que rédiger un business plan. C’est un voyage de transformation personnelle où l’individu et son projet sont intimement liés. Le coaching individuel offre un espace privilégié et confidentiel pour travailler sur cette double dimension.

1. Sortir de l’isolement et gagner en sérénité 🤝

L’entrepreneuriat rime souvent avec isolement. Les créateurs et créatrices portent seuls le poids des décisions et des incertitudes. Un coach est un partenaire neutre et bienveillant qui :

  • Offre une écoute active et sans jugement.
  • Permet de prendre du recul sur les défis quotidiens et les choix stratégiques.
  • Assure un soutien psychologique pour gérer le stress et les émotions liées à la création.

2. Clarifier la vision et structurer la démarche 🧭

Au milieu du flux d’informations et des multiples tâches, il est facile de perdre le cap. Le coaching vous aide à :

  • Définir clairement votre vision à court, moyen et long terme.
  • Structurer votre plan d’action pour savoir par où commencer et comment procéder efficacement.
  • Assurer l’adéquation entre votre profil (compétences, valeurs) et la nature de votre projet.

3. Développer le leadership et les compétences clés 💪

Le succès d’une entreprise repose avant tout sur son dirigeant. Le coaching est une opportunité de développement personnel et professionnel ciblée :

  • Renforcer votre leadership et votre capacité de prise de décision stratégique.
  • Améliorer des soft skills essentielles comme la communication, la gestion du temps et l’assertivité.
  • Travailler sur la confiance en soi pour s’affirmer face aux partenaires, investisseurs ou clients.

Les thématiques phares du coaching entrepreneurial

Un programme de coaching est toujours sur-mesure, mais il aborde fréquemment des domaines cruciaux pour la réussite du lancement :

DomaineObjectifs Typiques
Stratégie & VisionDéfinition de la proposition de valeur, validation du modèle économique, planification des étapes clés.
Posture & LeadershipGestion du stress, développement de l’équilibre vie pro/vie perso, amélioration des techniques de communication et d’influence.
Action & PerformanceOrganisation et priorisation, gestion du temps, fixation et atteinte des objectifs de croissance.
Ressources PersonnellesIdentification des forces, gestion des peurs et des doutes, renforcement de la résilience et de la capacité de rebond.

💡 Un accompagnement personnalisé pour une progression accélérée

Contrairement à la formation classique, le coaching individuel se concentre sur vos défis uniques et permet une progression accélérée. Le coach ne donne pas la solution, mais vous guide grâce à un questionnement puissant et des outils adaptés pour que vous trouviez vos propres solutions et mettiez en place des actions concrètes et alignées avec qui vous êtes.

Investir dans un coaching, c’est investir dans le premier moteur de votre entreprise : vous-même. C’est le tremplin pour passer de la simple idée au succès durable.


Êtes-vous prêt(e) à transformer votre potentiel en résultats concrets ?

Choisir le bon coach est une décision stratégique qui peut faire la différence entre l’échec et la réussite de votre lancement.

Pour vous assurer que le coach répondra vraiment à vos besoins de créateur/créatrice d’entreprise, voici trois catégories de questions clés à vous poser avant de vous engager :


1. Questions sur l’expertise et le cadre du coach

Ces questions visent à valider la légitimité et la méthodologie du professionnel.

  • Quelle est votre expérience (et si possible, votre réussite) avec des créateurs et créatrices d’entreprise au stade du lancement ou de la première année ?
    • Objectif : S’assurer que le coach comprend les défis spécifiques à la phase de démarrage (incertitude, besoin de validation de marché, gestion du temps limité). Un coach trop axé sur les grandes entreprises pourrait ne pas être pertinent.
  • Quelle est votre approche ou votre méthodologie spécifique pour accompagner la clarté de la vision et la prise de décision stratégique chez vos clients ?
    • Objectif : Comprendre si la méthode (PNL, approche systémique, outils spécifiques, etc.) résonne avec votre manière d’apprendre et de travailler. Demandez des exemples d’outils ou de cadres de travail qu’il utilise.
  • Comment mesurez-vous le succès de l’accompagnement ? Quels sont les indicateurs de succès (objectifs) que nous définirons ensemble ?
    • Objectif : Éviter un coaching trop flou. Un bon coach aidera à définir des objectifs clairs et mesurables (ex: validation du MVP, premier client, structuration du plan d’action).

2. Questions sur la relation et l’alignement personnel

Le coaching est avant tout une relation de confiance. Il est vital que le courant passe.

  • Quelles sont, selon vous, les qualités indispensables que je dois avoir pour réussir mon projet d’entreprise, et comment m’aiderez-vous à les développer ?
    • Objectif : Voir si le coach se concentre sur le développement de vos forces plutôt que seulement sur la correction de vos faiblesses. Cela donne aussi un aperçu de sa philosophie entrepreneuriale.
  • Comment gérez-vous les moments de doute intense ou les situations où je pourrais être tenté(e) d’abandonner mon projet ?
    • Objectif : Tester sa capacité à être un partenaire de résilience et de soutien psychologique, une composante essentielle dans l’entrepreneuriat naissant.
  • Si je devais résumer en trois mots l’état d’esprit que vous cherchez à transmettre à vos clients entrepreneurs, quels seraient-ils ?
    • Objectif : Identifier ses valeurs fondamentales. Vous devez vous sentir aligné(e) avec l’énergie et la philosophie qu’il véhicule.

3. Questions pratiques et logistiques

Ces questions garantissent que l’accompagnement est viable pour vous.

  • Quel est l’investissement total pour l’accompagnement (durée, fréquence des séances, prix) et qu’inclut-il exactement (séances, support inter-séances, ressources) ?
    • Objectif : Avoir une vision claire du budget et de la structure du programme pour éviter les surprises et évaluer le retour sur investissement.
  • Quel est votre engagement et votre disponibilité entre les séances (ex : puis-je vous envoyer un email rapide pour une question bloquante ?) ?
    • Objectif : Déterminer le niveau de soutien continu. Souvent, les blocages surviennent entre les sessions, et un support réactif est très précieux.

Mon conseil : Ne vous arrêtez pas à la première impression.

Idéalement, parlez à deux ou trois coachs différents et choisissez celui avec qui vous ressentez à la fois le plus de confiance personnelle et le plus de rigueur méthodologique pour atteindre vos objectifs d’entreprise.

Et si à la fin de votre processus de sélection, vous souhaitez collaborer avec moi, c’est tant mieux 🙂

Financement Climatique et Justice Sociale à la COP30

🌳 COP30 à Belém : L’Amazonie au Cœur d’un Nouveau Pacte Climatique

La 30e Conférence des Parties (COP30) sur les changements climatiques, qui se tiendra à Belém au Brésil du 10 au 21 novembre 2025, est un événement décisif. En plein cœur de l’Amazonie brésilienne, cette COP est bien plus qu’une simple réunion ; elle est l’occasion de forger un nouveau pacte climatique mondial, avec la forêt tropicale et la justice climatique en thèmes centraux.


Les Enjeux Majeurs : Ambition et Financement

La COP30 intervient à un moment crucial, marquant le début du prochain cycle de soumission des Contributions Déterminées au Niveau National (CDN), les plans d’action climatique des pays, avec un horizon fixé à 2035.

  • Hausse de l’Ambition : L’enjeu principal est d’obtenir des CDN plus ambitieuses pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de limiter le réchauffement à $1,5^\circ\text{C}$, conformément à l’Accord de Paris. Le Brésil, en tant que pays hôte, a la responsabilité d’encourager cet élan, en s’appuyant sur les résultats du Bilan Mondial (Global Stocktake) de la COP28.
  • Financement Climatique : Le financement sera un point de friction majeur. Il s’agit de réformer et d’augmenter considérablement l’aide internationale pour l’adaptation et l’atténuation. Des initiatives comme le « Baku to Belém Roadmap » visent à accroître le financement climatique international, avec un objectif de $\$1,3$ trillion par an d’ici 2035. La question de l’alignement des flux financiers mondiaux sur les objectifs climatiques sera également centrale.
  • Amazonie et Biodiversité : La localisation de la COP30 place la protection des forêts tropicales et de la bioéconomie au premier plan. Les discussions porteront sur la valorisation des chaînes de valeur fondées sur le vivant et le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la conservation.

Risques et Obstacles à Surmonter

Malgré l’urgence, la conférence est confrontée à plusieurs défis qui pourraient entraver le succès des négociations.

  • Contexte Géopolitique Complexe : La montée des tensions internationales et la fragilité du multilatéralisme pourraient compliquer l’atteinte d’un consensus mondial fort. Les frictions commerciales et les incertitudes politiques au Brésil même (élections générales en 2026) peuvent peser sur la diplomatie climatique.
  • Insuffisance des CDN : Le risque de voir les pays soumettre des CDN qui manquent d’ambition, maintenant l’écart avec les objectifs de l’Accord de Paris, est réel. Il faudra un engagement fort des grandes économies pour inverser cette tendance.
  • Défis Logistiques et Sécuritaires : L’organisation d’un événement de cette ampleur dans une ville d’Amazonie soulève des questions de logistique, d’hébergement et de sécurité. Des préoccupations concernant la sécurité personnelle (crimes opportunistes, troubles civils) et les risques environnementaux (inondations, conditions météorologiques extrêmes) ont été soulevées pour les participants.
  • Opacité et Greenwashing : Un enjeu transversal est celui de la transparence et de la mesure de l’impact. Il faudra des outils robustes pour suivre la mise en œuvre des engagements, notamment ceux des acteurs non étatiques et des entreprises, afin d’éviter le greenwashing et d’assurer une responsabilité réelle.

💡 Opportunités : Accélération et Justice Climatique

La tenue de la COP30 en Amazonie offre des opportunités uniques pour transformer l’action climatique.

  • Plaider pour la Justice Climatique : Belém est l’occasion de placer les questions de justice sociale et climatique au cœur de l’agenda. Cela inclut la reconnaissance et le soutien accru aux peuples autochtones, dont les droits sont intrinsèquement liés à la conservation des écosystèmes.
  • Solutions Fondées sur la Nature (SfN) : L’Amazonie, avec son rôle crucial pour le climat et la biodiversité, met en lumière le potentiel des SfN. La COP30 peut encourager le développement d’une agriculture régénératrice et d’une bioéconomie durable, qui répondent aux défis environnementaux tout en soutenant la sécurité alimentaire.
  • Rôle des Acteurs Non-Étatiques : La conférence est une plateforme pour consolider et amplifier les engagements des villes, des entreprises et de la société civile, en reconnaissant leur rôle indispensable dans la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris.
  • Déplacement vers l’Implémentation : Le sommet vise à recentrer les discussions sur l’action et la mise en œuvre des engagements existants, en déplaçant l’accent des négociations formelles vers un « forum de mise en œuvre » avec un plan de suivi robuste.

La COP30 a le potentiel d’être un tournant décisif, non seulement pour l’ambition climatique, mais aussi pour l’établissement d’une feuille de route qui intègre la conservation des écosystèmes et la justice sociale comme piliers d’une transition mondiale durable.

L’espoir réside dans un « mutirão » (action collective au service du bien commun, en portugais) climatique qui place les communautés et la nature au centre de la solution.

🌿 Le Rôle Central de l’Amazonie : Bien Commun Mondial

Le choix de Belém, capitale de l’État du Pará, comme ville hôte est hautement symbolique. Il place l’Amazonie, le plus grand réservoir de biodiversité et régulateur climatique de la planète, au cœur des négociations.

1. Un Enjeu de Survie Climatique

  • Le point de bascule : L’Amazonie approche d’un point de bascule critique. Une déforestation excessive pourrait transformer de larges parties de la forêt en savane, libérant des quantités massives de carbone et aggravant le réchauffement climatique mondial. La COP30 doit aboutir à des engagements fermes et vérifiables pour stopper la déforestation et favoriser la régénération.
  • Biodiversité et services écosystémiques : La conférence met en lumière la nécessité de lier les agendas du climat et de la biodiversité. L’Amazonie fournit des services écosystémiques vitaux, allant de la régulation des pluies à l’absorption de $\text{CO}_2$. Les discussions se concentreront sur la valorisation de ces services.

2. Justice Climatique et Peuples Autochtones

  • Reconnaissance des gardiens : La COP30 est une plateforme pour mettre en avant le rôle essentiel des peuples autochtones et des communautés locales comme les meilleurs gardiens de la forêt. Les scientifiques confirment que les terres gérées par ces communautés affichent des taux de déforestation significativement plus bas.
  • Bioéconomie durable : Le Brésil promeut le concept de la bioéconomie, qui vise à développer des chaînes de valeur fondées sur l’utilisation durable des ressources de la forêt, comme les fruits, les graines ou les médecines traditionnelles, offrant une alternative économique à la déforestation. La justice climatique sera au cœur des débats, insistant sur le fait que ceux qui contribuent le moins au changement climatique (les communautés locales) sont ceux qui en subissent le plus les conséquences.

💰 La Question Cruciale du Financement Climatique

La COP30 sera un moment de vérité pour la finance climatique internationale, avec un accent mis sur la nécessité de passer de la promesse à l’investissement concret.

1. Le « Tropical Forest Forever Facility » (TFFF)

L’initiative phare portée par le Brésil est le Tropical Forest Forever Facility (TFFF).

  • Objectif et mécanisme : Il s’agit d’un fonds d’investissement proposé de $\$125$ milliards (dont $\$25$ milliards de capital initial souverain et $\$100$ milliards d’investissements privés ciblés) qui cherche à rémunérer la conservation active des forêts tropicales. Contrairement aux mécanismes basés uniquement sur la réduction de la déforestation (REDD+), le TFFF propose de verser des paiements annuels aux pays qui maintiennent leurs forêts intactes, à un taux fixé par hectare.
  • Financement innovant : Le TFFF est conçu comme un instrument de finance mixte (blended finance), s’appuyant sur les marchés financiers. Il vise à fournir un financement prévisible et à long terme (sur 20 ans) aux pays et aux communautés (avec un objectif de 20 % des fonds pour les peuples autochtones). Son succès dépendra des engagements initiaux des pays donateurs et des investisseurs privés à Belém.

2. Réforme du Financement Global

Au-delà du TFFF, la COP30 sera le théâtre de négociations intenses sur la réforme de la finance climatique globale.

  • L’objectif des 100 milliards de dollars : Même si les pays développés ont atteint l’objectif de mobiliser $\$100$ milliards par an pour l’action climatique des pays en développement, la COP30 doit redéfinir la prochaine cible de financement (le New Collective Quantified Goal ou NCQG), qui devrait être significativement plus élevée (avec un objectif de $\$1,3$ trillion par an d’ici 2035).
  • Le « Baku to Belém Roadmap » : Cette feuille de route, préparée par les présidences des COP29 et COP30, est axée sur la manière de mobiliser et d’aligner les flux financiers pour soutenir les objectifs de l’Accord de Paris. Elle vise à garantir que les fonds, tant publics que privés, cessent de financer des activités nuisibles au climat et soutiennent la transition.

En résumé, la COP30 à Belém est l’occasion de concrétiser une approche intégrée : celle où la protection de l’Amazonie et le soutien financier aux pays tropicaux ne sont plus des options, mais des investissements essentiels pour la stabilité climatique mondiale.

🤝 Acteurs Non-Étatiques Clés à la COP30

Ces acteurs sont essentiels pour combler le fossé entre les engagements nationaux (CDN) et les besoins réels pour atteindre l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.

🌳 Sur le Thème de l’Amazonie et de la Nature

  • Peuples Autochtones et Communautés Locales (PACL) :
    • Rôle : Ils seront les voix les plus puissantes à Belém, non seulement comme bénéficiaires des politiques, mais comme partenaires décisionnels et détenteurs de connaissances traditionnelles. Ils exigeront la reconnaissance de leurs droits territoriaux comme mesure climatique essentielle.
    • Action : Leurs organisations (comme la COIAB, Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne) plaideront pour une allocation directe et significative des fonds (notamment via le TFFF) pour leurs projets de conservation et de bioéconomie.
  • ONG Environnementales et Scientifiques :
    • Rôle : Elles feront pression pour la transparence et la responsabilité, en surveillant les taux de déforestation et en évaluant l’intégrité des engagements de financement basés sur la nature.
    • Action : Des groupes comme Greenpeace ou le WWF utiliseront l’attention médiatique de la COP pour mettre en lumière les risques liés au point de bascule amazonien et proposer des modèles de développement forestier durable.
  • Entreprises de la Bioéconomie :
    • Rôle : Les entreprises brésiliennes et internationales qui investissent dans la bioéconomie légale (cosmétiques, produits alimentaires durables, pharmacie) verront la COP30 comme une vitrine pour démontrer qu’un développement économique sans déforestation est possible et rentable.
    • Action : Elles chercheront des partenariats pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement sans déforestation et attirer les investissements du secteur privé vers l’innovation verte en Amazonie.

💲 Sur la Question du Financement Climatique

  • Institutions Financières et Banques de Développement (MDBs) :
    • Rôle : Des institutions comme la Banque mondiale (qui a confirmé son rôle d’hôte intérimaire du TFFF), le Fonds Monétaire International (FMI) et les Banques Multilatérales de Développement (MDBs) sont sous pression pour réformer leurs modèles de prêt afin qu’ils soient alignés sur l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.
    • Action : Elles devront annoncer des engagements concrets pour augmenter leur financement en faveur de l’adaptation et du climat. Leur soutien au TFFF et à la feuille de route de Baku à Belém sera un indicateur clé de leur volonté de changement.
  • Investisseurs Institutionnels et Fonds de Pension :
    • Rôle : Ces acteurs gèrent des trillions de dollars et sont de plus en plus influents. Ils chercheront des mécanismes de financement dérisqués pour la nature et les projets de transition dans le Sud Global.
    • Action : Ils pourraient annoncer des engagements de capitaux pour le TFFF ou pour d’autres Solutions fondées sur la Nature (SfN), marquant une transition de la simple exclusion d’actifs polluants à l’investissement actif dans la transition.
  • Villes et Réseaux Infranationalaux :
    • Rôle : Les villes, y compris les capitales amazoniennes, sont en première ligne des impacts climatiques. Elles sont devenues des moteurs de l’action climatique.
    • Action : Des réseaux comme C40 Cities ou ICLEI présenteront leurs plans d’action pour la résilience urbaine et l’adaptation, et plaideront pour un accès direct aux fonds climatiques internationaux, souvent monopolisés par les gouvernements centraux.

La COP30 à Belém sera l’occasion pour ces acteurs de démontrer que l’action climatique est désormais une réalité plurielle et multi-niveaux, nécessitant la collaboration du gouvernement, des entreprises, des investisseurs et des communautés locales pour réussir.

🇧🇷 Les Mesures Concrètes du Brésil pour l’Amazonie

Le gouvernement brésilien, sous la présidence de Lula, a clairement indiqué que la lutte contre la déforestation illégale est sa priorité majeure pour l’Amazonie et un pilier de sa politique climatique en vue de la COP30.

1. Rétablir le Plan d’Action Contre la Déforestation

  • Le PPCDAm relancé : Le Brésil a réactivé le Plan d’action pour la prévention et le contrôle de la déforestation en Amazonie légale (PPCDAm). Ce plan est un ensemble de politiques publiques et de mesures d’application de la loi qui avaient permis de réduire la déforestation de manière drastique entre 2004 et 2012.
  • Objectif Déforestation Zéro : L’engagement est de parvenir à la déforestation nette zéro en Amazonie d’ici 2030. Pour montrer sa bonne volonté avant la COP30, le gouvernement utilise déjà des satellites, des forces de police environnementale et des sanctions pour cibler l’exploitation forestière illégale et l’accaparement de terres.

2. Démontrer une Réduction des Taux de Déforestation

L’indicateur le plus crucial qui sera surveillé à l’approche de la COP30 est la baisse effective des taux de déforestation.

  • Résultats visibles : Après les fortes hausses de déforestation enregistrées durant les années précédentes, le Brésil doit démontrer une inversion claire et soutenue de la courbe. Chaque rapport mensuel et annuel sur la déforestation est analysé comme un baromètre de la crédibilité du Brésil et un signe envoyé à la communauté internationale quant à la faisabilité de ses objectifs.
  • Financement lié aux résultats : Une réduction prouvée est indispensable pour relancer et sécuriser le financement international des fonds de conservation, comme le Fonds Amazonie, qui reçoit des contributions de pays comme la Norvège et l’Allemagne, souvent conditionnées aux résultats anti-déforestation.

3. Délimitation des Terres Autochtones

  • Sécurité des gardiens : Un engagement fort est la délimitation et la protection accrue des terres indigènes. La création de nouvelles réserves et la reconnaissance des droits territoriaux des peuples autochtones sont des mesures concrètes, car ces zones sont statistiquement les mieux préservées. Cela renforce la composante de justice climatique et de droits humains de la présidence brésilienne.
  • Contrôle et surveillance : Ces actions sont accompagnées d’un renforcement des organismes de surveillance (comme l’IBAMA) et d’une militarisation des zones les plus touchées pour dissuader les activités illégales (exploitation minière, agricole et forestière).

4. Le Lancement du TFFF

Même si le Tropical Forest Forever Facility (TFFF) est un appel au financement international, le rôle du Brésil dans son lancement est une mesure concrète de leadership :

  • Capital de départ : Le président Lula a annoncé que le Brésil s’engagerait à investir le premier $\$1$ milliard dans ce fonds. Cet investissement initial vise à débloquer et à sécuriser des fonds souverains et privés supplémentaires de la part d’autres nations et d’acteurs financiers lors de la COP30.
  • Promotion du modèle : Le Brésil utilise tous les forums internationaux, y compris le G20 et les BRICS, pour promouvoir le TFFF comme un modèle de financement innovant et pérenne pour la conservation des forêts.

L’objectif du Brésil est d’arriver à Belém en démontrant des progrès mesurables sur le terrain, transformant ainsi la COP30 en une conférence axée sur l’implémentation et le partenariat pour la conservation, plutôt que sur de simples promesses.

📣 Le Rôle Amplifié de la Société Civile et des Jeunes

La COP30 sera marquée par une forte mobilisation des acteurs non-étatiques, qui chercheront à exercer une pression sur les négociations formelles (Zone Bleue) et à présenter des solutions concrètes.

  • Plaider pour la Justice et les Droits :
    • Les jeunes et les mouvements sociaux (comme les activistes pour la justice climatique) utiliseront Belém pour demander une accélération radicale des efforts d’atténuation. Ils mettront en avant le concept de « transition juste », exigeant que les coûts de la transition ne retombent pas sur les populations les plus vulnérables.
    • Les peuples autochtones (PACL), au cœur de l’Amazonie, joueront un rôle de premier plan. Ils ne se contenteront plus d’être observateurs, mais exigeront d’être partie prenante des décisions, en insistant sur le lien direct entre la protection de leurs droits territoriaux et la préservation de la forêt.
  • Défier le Multilatéralisme :
    • La société civile organisera des contre-sommets et des mobilisations pour dénoncer l’insuffisance des engagements étatiques (CDN) et l’influence des lobbys des énergies fossiles. Leur présence physique à Belém est un rappel constant de l’urgence.
    • Le Brésil a mis en place un « Cercle des Peuples » dans le cadre de sa présidence, une reconnaissance formelle (mais non décisionnelle) de l’importance des communautés traditionnelles et des peuples autochtones dans le dialogue climatique.

🟢 La Zone Verte : Vitrine de l’Action Locale

La Zone Verte est l’espace de la COP ouvert au grand public, aux entreprises, aux scientifiques et à la société civile. À Belém, cet espace revêtira une importance particulière en tant que vitrine de l’innovation amazonienne.

Objectif de la Zone Verte à BelémImplication et Opportunités
Mettre en valeur la BioéconomiePrésenter des produits, technologies et modèles économiques durables basés sur la biodiversité amazonienne (forêts non coupées).
Inclusion des CommunautésServir de plateforme aux communautés autochtones et locales pour présenter leurs savoirs traditionnels et leurs projets de conservation et de développement.
Sensibilisation et ÉducationOffrir un espace de dialogue, de conférences et d’expositions pour sensibiliser le public brésilien et mondial aux défis spécifiques de l’Amazonie.
Financement et PartenariatsPermettre aux entreprises et aux investisseurs de se connecter directement avec des projets locaux concrets nécessitant des financements dans les domaines des Solutions fondées sur la Nature (SfN) et de l’agriculture régénératrice.

La Zone Verte sera essentielle pour traduire les objectifs politiques de la Zone Bleue en actions concrètes et en partenariats tangibles entre le secteur privé, la science et les communautés locales.


En plaçant la Zone Verte en Amazonie, le Brésil cherche à démontrer que l’action climatique est une action collective (mutirão), impliquant tous les niveaux de la société pour une transition juste et verte.

📝 Récapitulatif : Les Clés de la COP30 à Belém

La COP30 de Belém (novembre 2025) est un moment pivot, symboliquement ancré au cœur de l’Amazonie, qui déterminera la crédibilité de l’action climatique mondiale.

I. Les Enjeux Majeurs

  • Ambition des CDN : Lancer le prochain cycle de Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) à horizon 2035, qui doivent être significativement rehaussées pour maintenir l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.
  • Financement : Négocier un nouvel objectif quantifié collectif de financement climat (NCQG) ambitieux et obtenir des engagements concrets pour le Tropical Forest Forever Facility (TFFF).
  • Forêts Tropicales : Placer la déforestation zéro et la protection de la biodiversité amazonienne au sommet de l’agenda, reconnaissant le rôle de l’Amazonie comme bien commun mondial.

II. Les Risques à Surveiller

  • Inertie des Engagements : Le risque que les pays soumettent des CDN insuffisantes, perpétuant l’écart entre les promesses et les besoins scientifiques.
  • Blocages Financiers : L’échec à mobiliser le capital public et privé nécessaire pour le TFFF et la réforme du financement des MDBs, compromettant l’adaptation dans le Sud Global.
  • Dépolitisation de l’Amazonie : Malgré la localisation, le risque que les enjeux de la déforestation et les droits des peuples autochtones soient relégués derrière les négociations techniques, notamment en raison de tensions internes au Brésil.

III. Les Opportunités Uniques

  • Justice et Inclusion : L’opportunité d’intégrer la justice climatique et de donner une voix et un rôle décisionnel de premier plan aux peuples autochtones et aux communautés locales dans la gouvernance climatique.
  • Bioéconomie Verte : Démontrer, via la Zone Verte, la viabilité d’une bioéconomie sans déforestation, en connectant les investisseurs aux projets locaux d’agriculture régénératrice et de conservation.
  • Action Collective : Renforcer le rôle des acteurs non-étatiques (villes, entreprises, jeunes) et transformer l’approche des COP, en mettant l’accent sur la mise en œuvre concrète des solutions sur le terrain.

Conclusion : Belém, l’Heure du Mutirão

La COP30 ne sera pas une conférence de plus si elle parvient à traduire l’urgence climatique en actions localisées, financées et justes.

C’est le moment d’un mutirão climatique—cette action collective chère au Brésil—pour sauver le poumon de la planète et garantir un avenir résilient.

Les clés du succès pour le changement majeur

🚀 Réussir les changements organisationnels

Le changement est inévitable, la réussite est stratégique.

Dans le paysage économique actuel, les transformations majeures (fusion-acquisition, transformation digitale, refonte de la culture d’entreprise, etc.) sont la norme.

Pourtant, beaucoup échouent, non pas à cause d’un mauvais plan stratégique, mais d’une mauvaise gestion de la dimension humaine.

La meilleure approche pour aborder un changement organisationnel majeur est de suivre un processus éprouvé qui se concentre sur l’accélération du mouvement et l’ancrage des nouvelles pratiques.


💡 Le modèle en 3 phases et 8 étapes pour mobiliser, changer, ancrer

Le modèle de Kotter offre un plan d’action séquentiel pour surmonter l’inertie et la résistance.

Phase 1 : Créer le climat du changement

1. Créer un sentiment d’urgence (🔥)

Il ne s’agit pas de paniquer, mais de convaincre que le statu quo est plus dangereux que le changement. L’urgence motive l’action.

  • Cas d’Usage (Exemple 1) : Transformation Digitale.
    • Présenter des données montrant la perte de parts de marché face à des concurrents plus agiles ou l’obsolescence imminente de la technologie actuelle. Les employés doivent comprendre pourquoi « faire comme d’habitude » n’est plus une option.

2. Former une coalition directrice puissante (🤝)

Le changement doit être mené par une équipe interfonctionnelle de leaders respectés, ayant le pouvoir et la crédibilité nécessaires pour guider l’effort.

  • Cas d’Usage (Exemple 2) : Fusion-Acquisition.
    • Créer une équipe d’intégration composée de dirigeants influents des deux anciennes organisations, assurant une légitimité et une représentation équilibrées dans le processus de prise de décision.

3. Développer une vision et une stratégie (🧭)

La vision doit être claire, inspirante et facile à communiquer. Elle répond à la question : « À quoi ressemblera notre succès dans le futur ? »

  • Astuce : Utiliser des analogies simples : « Nous ne faisons pas que migrer vers le Cloud, nous construisons le système nerveux central de l’entreprise de demain. »

Phase 2 : Engager et habiliter l’organisation

4. Communiquer la vision du changement (🗣️)

La communication doit être fréquente, créative et utiliser tous les canaux. Les leaders doivent incarner la vision dans leurs actions quotidiennes, pas seulement dans les mémos. Répétez, répétez, répétez.

  • Cas d’Usage : Nouvelle Valeur d’Entreprise.
    • Intégrer la nouvelle valeur (« Orientation Client ») dans les réunions de lancement de projet, les revues de performance, et même les cérémonies de reconnaissance pour démontrer son importance pratique.

5. Donner les moyens d’agir (🛠️)

Identifier et éliminer les obstacles qui empêchent les employés de mettre en œuvre la nouvelle vision. Cela peut être des systèmes obsolètes, une bureaucratie excessive, ou des managers réticents.

  • Exemple : Supprimer une couche d’approbation inutile et former le personnel à la prise de décision décentralisée pour accélérer les processus post-restructuration.

6. Générer des victoires à court terme (🏆)

Les grands changements prennent du temps. Les victoires rapides et visibles sont cruciales pour maintenir le moral, prouver que l’effort porte ses fruits et fournir des munitions aux sceptiques.

  • Exemple : Implémentation d’un ERP.
    • Célébrer publiquement la première équipe qui finalise avec succès un module clé (par exemple, la clôture financière du premier mois sur le nouveau système) ou le premier trimestre sans panne critique grâce à la nouvelle infrastructure.

Phase 3 : Ancrer le changement

7. Consolider les gains et produire plus de changement (📈)

Ne vous reposez jamais sur vos lauriers ! Utilisez la crédibilité générée par les premières victoires pour poursuivre la transformation sur d’autres fronts et aborder des problèmes plus complexes.

  • Action Clé : Examiner ce qui a fonctionné (et non fonctionné) lors de la « victoire rapide » pour améliorer la prochaine phase de déploiement.

8. Ancrer les nouvelles approches dans la culture (🔗)

Le changement est réussi uniquement lorsqu’il devient la norme, la façon dont l’organisation « fait les choses » naturellement. Cela implique d’aligner la culture, les systèmes de récompense et les processus de recrutement sur les nouveaux comportements.

  • Exemple : Culture de l’Innovation.
    • Ajouter des critères d’évaluation liés à la « prise de risque calculée » ou à « l’expérimentation » dans les entretiens annuels et promouvoir les employés qui incarnent les nouvelles façons de travailler.

En appliquant ce cadre, vous ne gérez pas seulement un projet ; vous menez une transformation durable qui prépare votre entreprise à l’avenir. Le succès est dans la méthode.

#GestionDuChangement #TransformationOrganisationnelle #Leadership #Kotter #ExcellenceOpérationnelle

Comprendre le workslop : risques et solutions pour les entreprises

Le « Workslop » : Le Contenu IA de Faible Qualité qui Mine la Productivité 📉

Le terme « workslop » (contraction de work – travail – et slop – pâtée ou gâchis) est un concept récent qui désigne le contenu professionnel généré par l’Intelligence Artificielle (IA) qui, bien que poli en apparence, manque de substance réelle, de contexte crucial, ou d’utilité pour faire avancer significativement une tâche donnée. Il s’agit en quelque sorte d’un « travail bâclé par l’IA », où l’employé utilise l’outil d’IA comme un raccourci pour produire un résultat rapide mais superficiel.

Ce phénomène émergent a été mis en lumière par une étude menée par BetterUp Labs en collaboration avec le Stanford Social Media Lab, qui suggère qu’il pourrait expliquer pourquoi un grand nombre d’entreprises ne voient aucun retour sur investissement (ROI) mesurable malgré l’adoption massive de l’IA générative.


Les Conséquences Néfaste du Workslop pour les Entreprises

Le workslop n’est pas un simple désagrément; il a des répercussions tangibles et coûteuses sur l’organisation :

1. Baisse de la Productivité et Augmentation des Coûts

  • Transfert de la Charge Cognitive : L’effet le plus insidieux du workslop est qu’il déplace la charge de travail de l’auteur (qui utilise l’IA pour « déléguer » la pensée) vers le destinataire. Ce dernier doit alors interpréter, corriger, ou carrément refaire le travail.
  • Temps de Retravail Conséquent : Les employés confrontés au workslop estiment devoir passer en moyenne près de deux heures à corriger ou compléter le contenu reçu. Ce temps perdu se traduit par une perte de productivité et un coût financier important pour l’entreprise (estimé à des millions de dollars par an pour les grandes organisations).

2. Érosion de la Confiance et de la Collaboration

3. Obstacle au ROI de l’IA

  • Le workslop est l’incarnation d’une mauvaise utilisation de l’IA. Au lieu d’utiliser l’outil pour polir un travail de qualité ou pour automatiser des tâches sans valeur ajoutée, les employés s’en servent comme une béquille pour produire un contenu qui donne l’illusion de l’efficacité, annulant ainsi les bénéfices de l’investissement dans ces technologies.

Nouveaux besoins et compétences requis

Face à l’émergence du workslop, les entreprises et leurs employés doivent développer de nouvelles compétences et redéfinir les pratiques de travail :

1. L’Intentionnalité dans l’Usage de l’IA

Il ne suffit plus d’utiliser l’IA ; il faut l’utiliser à bon escient.

Les employés ont besoin de comprendre quand l’IA est un outil de collaboration puissant (pour des tâches itératives, la recherche initiale) et quand elle devient un simple raccourci menant à un travail de mauvaise qualité.

2. Renforcement de l’esprit critique et des compétences humaines

L’IA peut générer de longs textes ou des rapports sophistiqués, mais elle peine à y intégrer l’expertise sectorielle, le contexte organisationnel et le jugement critique humain.

Les nouvelles compétences à développer sont :

  • Le Prompting Avancé : Savoir formuler des requêtes précises pour obtenir des résultats de haute qualité et contextualisés.
  • La Synthèse Critique : Savoir évaluer rapidement la pertinence, l’exactitude et l’exhaustivité du contenu généré par l’IA.
  • La Communication Interpersonnelle : Être capable de s’assurer que l’information est complète et claire, même avant d’envisager l’utilisation de l’IA.

3. Clarté sur la propriété et la responsabilité

Avec l’IA, la notion de « propriété » du travail et de responsabilité pour les erreurs devient floue.

Les équipes doivent établir des processus clairs sur qui est responsable de la vérification, de la contextualisation et de l’approbation du contenu généré.


Solutions adaptées pour combattre le workslop

Pour transformer l’IA d’un poison en un catalyseur de productivité, les entreprises doivent agir sur plusieurs fronts :

1. Établir des Garde-fous et des Normes d’Utilisation

  • Lignes Directrices Claires : Les dirigeants doivent définir des règles d’utilisation claires pour l’IA, en spécifiant les types de tâches où son usage est encouragé, et celles où le jugement humain doit rester central.
  • Modélisation par les Leaders : Les managers et les leaders doivent montrer l’exemple en utilisant eux-mêmes l’IA de manière réfléchie et intentionnelle, en insistant sur la qualité finale plutôt que sur la rapidité de production.

2. Investir dans la Formation et les Compétences

  • Formation aux Compétences de l’IA : Proposer des formations non seulement sur le fonctionnement des outils, mais surtout sur le « pilotage » de l’IA, en enseignant comment l’utiliser pour augmenter le travail humain, et non le remplacer de manière paresseuse.
  • Développement de l’Esprit Critique : Mettre l’accent sur la formation aux compétences analytiques, à la résolution de problèmes complexes et à la validation des informations, afin que l’employé redevienne le curateur et le validateur ultime du contenu.

3. Favoriser une Culture du « Pilot Mindset »

L’étude suggère de cultiver un « pilot mindset » (mentalité de pilote) qui encourage :

  • L’Agence et l’Optimisme : Encourager les employés à prendre la responsabilité de leurs résultats tout en restant optimistes quant au potentiel de l’IA.
  • L’IA comme Partenaire : Positionner l’IA comme un outil de collaboration (un copilote) pour augmenter les capacités humaines, plutôt que comme un simple raccourci pour éviter la tâche.

En conclusion, le workslop est un signal d’alarme : l’IA est une technologie formidable, mais son bénéfice dépend entièrement de la qualité de l’intention et de l’effort humain qui la dirige.

Pour réussir leur transformation numérique, les entreprises doivent se concentrer sur l’éducation et la culture, garantissant que l’IA serve la substance plutôt que l’apparence.

Pour aller plus loin sur l’IA :

Dans la même série : https://www.amazon.fr/dp/B0FK3PN2CH

Et aussi :

Comprendre l’objet-frontière pour une collaboration efficace

Un concept clé pour comprendre la collaboration, l’innovation et la gouvernance du savoir


Dans un monde de plus en plus fragmenté, où experts, amateurs, décideurs, chercheurs et citoyens doivent constamment collaborer malgré leurs logiques divergentes, comment parvient-on à se comprendre ?
Comment des groupes aux cultures, langages et objectifs différents peuvent-ils co-construire un projet commun sans renoncer à leur identité ?

La réponse, en partie, réside dans un concept puissant né dans les coulisses d’un musée d’histoire naturelle : l’objet-frontière (boundary object), introduit en 1989 par Susan L. Star et James R. Griesemer dans leur article fondateur « Institutional Ecology, « Translations », and Boundary Objects: Amateurs and Professionals in Berkeley’s Museum of Vertebrate Zoology ».


Qu’est-ce qu’un objet-frontière ?

À l’origine, l’objet-frontière désigne un artefact — concret ou abstrait — capable de circuler entre des mondes sociaux hétérogènes tout en conservant une identité suffisamment stable pour être reconnu, tout en restant suffisamment flexible pour être interprété différemment selon les contextes.

Star et Griesemer l’ont observé dans un musée californien où chercheurs, administrateurs, bénévoles, fondations et politiciens ont collaboré pendant des décennies pour créer une collection scientifique, malgré leurs désaccords fonciers sur les priorités, les classifications ou les méthodes.

Leur découverte ?
La coopération durable ne repose pas sur un consensus absolu, mais sur des objets communs — carnets de terrain, cartes, spécimens naturalisés, répertoires — qui servent de points d’ancrage partagés, tout en permettant à chaque groupe de poursuivre ses propres objectifs.

« Un objet-frontière est à la fois assez robuste pour maintenir une identité commune et assez souple pour s’adapter aux besoins locaux. »
— Susan L. Star


Les quatre formes de l’objet-frontière (selon Étienne Wenger)

Le concept a été enrichi par Étienne Wenger, qui en propose une lecture en quatre dimensions :

  1. Abstraction : l’objet simplifie la réalité pour permettre le dialogue entre spécialistes et non-spécialistes.
  2. Polyvalence : il peut être utilisé de multiples façons par différents groupes.
  3. Modularité : ses composantes peuvent être réutilisées ou adaptées indépendamment.
  4. Standardisation : il incorpore des conventions communes (formats, taxonomies, protocoles) qui rendent l’information interprétable.

Prenons l’exemple d’un plan de site web :

  • Le designer y voit une maquette esthétique,
  • Le développeur une structure technique,
  • Le client un reflet de sa marque.
    Pourtant, tous parlent du même document. C’est un objet-frontière.

Pourquoi ce concept est-il si puissant ?

Parce qu’il refuse la vision hiérarchique de la connaissance.
Contrairement à la Théorie de l’acteur-réseau (ANT) de Latour, où un acteur central (le scientifique, l’innovateur) enrôle les autres autour d’un « point de passage obligé », Star et Griesemer proposent une écologie de la coordination :

  • Pas de domination,
  • Pas d’unique traducteur,
  • Mais une multiplicité de traductions qui coexistent.

L’objet-frontière devient alors un médiateur, un espace de négociation, un lieu de compromis vivant — pas une solution imposée, mais un terrain d’entente en perpétuelle construction.


Où retrouve-t-on des objets-frontières aujourd’hui ?

Le concept a traversé les disciplines et irrigué des domaines aussi variés que :

🔬 La recherche scientifique

  • Une carte écologique qui permet à des biologistes, des géographes et des décideurs locaux de discuter d’un territoire menacé.
  • Un protocole standardisé de prélèvement, utilisé à la fois par des chercheurs universitaires et des citoyens-scientifiques.

🏭 L’innovation et la conception

  • Un schéma technique partagé entre ingénieurs, designers et clients.
  • Un modèle 3D dans un projet de conception assistée par ordinateur (CAO), interprété différemment selon les métiers.

🏢 Le management des connaissances

  • Un tableau de bord qui synthétise des données pour des directions financières, marketing et RH.
  • Un ERP (progiciel de gestion intégré), qui force à la standardisation tout en laissant place à des usages locaux.

🌍 La gouvernance et la participation citoyenne

  • Une carte interactive sur les effets du changement climatique, utilisée par des scientifiques, des journalistes et des collectifs militants.
  • Un récit d’entreprise qui sert de base à l’identité organisationnelle, tout en étant réinterprété par chaque service.

L’objet-frontière comme infrastructure invisible

Ce qui rend le concept encore plus profond, c’est que l’objet-frontière n’existe jamais seul.
Il s’appuie sur une infrastructure invisible : normes, formats, classifications, conventions techniques.
Et cette infrastructure, une fois stabilisée, devient performative : elle façonne les actions, les décisions, parfois même les réalités.

Par exemple :

  • Une classification médicale (comme le CIM-10) ne décrit pas seulement des maladies — elle les crée, en les rendant visibles, finançables, traçables.
  • Une norme ISO ne régule pas seulement des processus — elle structure des organisations entières.

Susan Star insiste sur ce point :

« L’infrastructure ne part pas de rien. Elle se bat avec l’inertie de ce qui existe déjà. »


De l’objet-frontière à l’organisation-frontière

Le concept s’est étendu au-delà des artefacts.
On parle désormais de boundary spanning individuals (individus-relais), de boundary organizations (organisations-frontières), voire de boundary work (travail de frontière) — autant de figures qui négocient entre mondes.

Par exemple :

  • Un chef de projet qui traduit entre la technique et le business,
  • Une ONG qui articule science et action publique,
  • Un modérateur de communauté qui fait le lien entre développeurs et utilisateurs.

Pourquoi ce concept nous concerne tous aujourd’hui ?

Parce que nous vivons dans un monde de frontières :

  • Entre disciplines,
  • Entre secteurs (public/privé/citoyen),
  • Entre expertises et savoirs vernaculaires,
  • Entre numérique et physique.

Et pour avancer, nous avons besoin d’objets qui tiennent le lien — pas des outils neutres, mais des alliés relationnels, capables de transporter du sens sans le trahir.

Dans une ère marquée par la complexité, la fragmentation et la méfiance, l’objet-frontière est une boussole.
Il nous rappelle que la collaboration ne passe pas par l’uniformisation, mais par la reconnaissance de la diversité — à condition d’avoir des points d’appui communs.


Et si votre prochain projet avait besoin d’un objet-frontière ?

Posez-vous ces questions :

  • Quel artefact pourrait servir de terrain d’entente entre les parties prenantes ?
  • Quelle représentation (carte, modèle, document, outil) permettrait à chacun d’y voir son intérêt, sans trahir sa logique propre ?
  • Quelles conventions invisibles soutiennent déjà cette collaboration ?

Car ce n’est pas la convergence des idées qui crée la coopération,
mais la circulation d’objets qui portent à la fois unité et diversité.


En résumé :
L’objet-frontière, né dans un musée, est devenu un outil fondamental pour penser la coordination, l’innovation et la gouvernance collaborative.
Il nous invite à concevoir les outils non pas comme des solutions techniques, mais comme des médiateurs sociaux, capables de tisser du sens entre mondes hétérogènes.

« Ce ne sont pas les gens qui doivent s’adapter aux systèmes. Ce sont les systèmes qui doivent permettre aux gens de coexister. »
— Susan L. Star

Pour aller plus loin sur les objets frontières :

Stratégies IA pour Dirigeants : Vers une Meilleure Performance

L’IA s’invite dans la salle du conseil : comment l’intelligence artificielle redéfinit le leadership

L’intelligence artificielle n’est plus une simple technologie d’automatisation. Elle est en train de devenir un véritable copilote pour les dirigeants, transformant la manière dont les décisions stratégiques sont prises, la performance mesurée, et la culture d’entreprise façonnée. Pour les PDG, cadres et autres décideurs, comprendre l’impact de l’IA n’est plus une option, mais une nécessité.

Au-delà de l’automatisation : l’IA comme catalyseur de performance

Historiquement, l’IA a été perçue comme un outil d’efficacité opérationnelle, reléguant les tâches répétitives et chronophages aux machines. Aujourd’hui, son rôle a radicalement évolué. L’IA apporte une nouvelle dimension au leadership en permettant d’analyser d’immenses volumes de données en temps réel, de détecter des signaux faibles et d’anticiper des tendances avec une précision inégalée.

  • Optimiser la prise de décision : Des tableaux de bord intelligents aux systèmes de prévision, l’IA offre une vision 360° de l’entreprise. En croisant les données financières, opérationnelles et de marché, elle permet de prendre des décisions plus éclairées et de réduire les risques.
  • Renforcer l’engagement des employés : L’IA peut également être utilisée pour comprendre les facteurs de satisfaction et de désengagement des équipes. En analysant les retours d’expérience, les sondages et les indicateurs de performance, elle aide à identifier les problèmes à la source et à proposer des solutions ciblées, renforçant ainsi la cohésion et la motivation.

Placer l’humain au cœur de la stratégie

L’intégration de l’IA dans la salle du conseil n’est pas une question de remplacer l’humain par la machine, mais bien d’augmenter les capacités humaines. L’expertise d’un dirigeant, son intuition et sa créativité demeurent irremplaçables. L’IA est là pour les amplifier.

Pour Yves Zieba, expert en transformation numérique, l’enjeu est de taille : « L’IA doit être un outil au service de l’humain. Elle peut aider à mettre en place un recrutement sans biais, ou encore à anticiper le désengagement d’un collaborateur pour agir de manière proactive. » C’est une approche qui met l’accent sur l’éthique et la durabilité, en veillant à ce que la technologie serve des objectifs alignés sur les valeurs de l’entreprise.

Une feuille de route pour les leaders

L’intégration de l’IA nécessite une stratégie claire et une gestion du changement efficace. La réussite ne se mesure pas uniquement à la performance technologique, mais aussi à la capacité à emmener les équipes dans ce nouveau voyage.

  • Éduquer et former : Il est crucial de former les équipes aux nouvelles technologies et de les sensibiliser à leurs bénéfices.
  • Expérimenter de manière ciblée : Commencez par des projets pilotes à petite échelle pour valider les cas d’usage avant de les généraliser.
  • Prioriser l’éthique : Établissez des principes clairs pour l’utilisation de l’IA afin de garantir la transparence, l’équité et le respect de la vie privée.

Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à découvrir le guide stratégique d’Yves Zieba, un e-book incontournable pour les dirigeants qui souhaitent non seulement suivre la révolution de l’IA, mais la mener.

Découvrez comment l’IA peut propulser la performance, renforcer l’engagement et placer l’humain au cœur de votre stratégie.

Dans la même collection : https://www.amazon.fr/dp/B0FP2THK22

Du même auteur : https://www.amazon.fr/stores/Yves-Zieba/author/B0FJWXC2XF

Leveraging my Strategic Framework for Circular Business Models: Navigating Sustainable Transformation

Je suis ravi de vous annoncer une nouvelle des plus enthousiasmantes : mon article, intitulé

« Leveraging a new strategic framework for Circular Business Models: Navigating Sustainable Transformation »

a été accepté pour une présentation orale à la 8e Conférence internationale sur les technologies et les modèles d’affaires pour l’économie circulaire (TBMCE 2025).

Cet événement prestigieux se tiendra au Grand Hotel Bernardin, à Portorož, en Slovénie, du 3 au 5 septembre 2025.

C’est un honneur immense de pouvoir partager mes recherches et de présenter les cas d’usage les plus pertinents de l’économie circulaire, symbiotique et régénérative et d’échanger avec des experts du monde entier sur l’avenir de l’économie circulaire et sur les solutions de la transition écologique.


Une opportunité unique en Slovénie

La Slovénie est un lieu idéal pour discuter de ce sujet crucial.

En effet, elle se positionne comme un acteur clé dans le développement de solutions durables et innovantes.

Je suis impatient de découvrir les initiatives locales, de tisser de nouveaux liens et de contribuer aux discussions sur la manière dont nous pouvons tous travailler à une transformation plus durable.

Je me réjouis de vous tenir au courant de cette formidable expérience et des découvertes que je ferai lors de cette conférence.

Pour en savoir plus sur la conférence TBMCE 2025 : https://tbmce.um.si/ et sur le programme de la conférence : https://tbmce.um.si/wp-content/uploads/2025/08/V1_PROGRAM_TBMCE_2025-1.pdf

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux organisateurs de la conférence ainsi qu’aux évaluateurs qui ont examiné mon article.

Votre soutien et votre reconnaissance sont une source d’encouragement inestimable.

C’est un grand honneur d’être sélectionné pour présenter mon travail devant un public aussi distingué.

La pensée systémique en action

De la théorie à l’application concrète en entreprise 🚀

Dans le monde des affaires d’aujourd’hui, l’approche traditionnelle, qui consiste à diviser les problèmes en petites parties pour les résoudre, montre ses limites. Les crises financières, les ruptures technologiques et les défis organisationnels ne sont pas des événements isolés ; ce sont les symptômes d’un système complexe et interconnecté. C’est ici qu’intervient la pensée systémique, une discipline qui nous apprend à voir la forêt et non plus seulement les arbres.

Cet article explore ce concept puissant, en le rendant accessible et applicable à votre quotidien professionnel. Nous plongerons dans des exemples concrets et des cas d’usage en entreprise pour vous montrer comment la pensée systémique peut révolutionner votre manière de diriger, de résoudre des problèmes et de créer des organisations résilientes.


1. Qu’est-ce que la Pensée Systémique ?

La pensée systémique est un changement de paradigme. Au lieu de se concentrer sur les composants individuels d’un système, elle se focalise sur les relations et les interdépendances entre eux. Elle nous invite à nous poser des questions fondamentales :

  • Comment les actions d’un département affectent-elles les autres ?
  • Quels sont les boucles de rétroaction qui renforcent ou stabilisent un phénomène ?
  • Où se situent les points de levier, ces endroits où une petite intervention peut produire un grand effet sur le système ?

La clé est de comprendre que le comportement d’un système n’est pas la simple somme de ses parties, mais un phénomène émergent qui découle de leurs interactions.


2. Le Cœur de la Pensée Systémique : Les Boucles de Rétroaction

Le concept le plus important de la pensée systémique est celui des boucles de rétroaction (feedback loops). Elles décrivent comment une action à un endroit du système finit par revenir sur elle-même pour influencer son point de départ. Il en existe deux types :

  • Boucles de Renforcement (Cercles Vertueux ou Vicieux) : Elles amplifient une tendance. Par exemple, une bonne réputation (A) attire de nouveaux clients (B), ce qui améliore les résultats financiers (C), ce qui permet d’investir dans le marketing (D), renforçant ainsi la bonne réputation (A). C’est un cercle vertueux. À l’inverse, une mauvaise qualité de produit peut entraîner une perte de clients, ce qui réduit les revenus et la capacité à investir dans l’amélioration, créant un cercle vicieux.
  • Boucles d’Équilibrage : Elles cherchent à maintenir la stabilité et à ramener un système à son état d’équilibre. L’exemple le plus simple est un thermostat : si la température baisse, le chauffage s’allume pour la faire remonter, et vice-versa. Dans une entreprise, une équipe qui a du retard sur un projet peut être amenée à faire des heures supplémentaires pour rattraper son retard.

Un penseur systémique sait identifier ces boucles pour les activer (dans le cas des cercles vertueux) ou les briser (dans le cas des cercles vicieux).


3. Études de Cas Concrètes en Entreprise

La pensée systémique n’est pas une théorie abstraite. Elle se révèle particulièrement puissante lorsqu’elle est appliquée à des problèmes réels.

Cas d’usage n°1 : Résoudre des Retards de Production Chroniques

Une entreprise de fabrication subit des retards de production récurrents. La direction a d’abord blâmé les ouvriers, puis les machines, avant d’envisager des recrutements massifs. En utilisant la pensée systémique, ils ont dessiné un diagramme de causalité qui a révélé une boucle vicieuse cachée.

  • Problème initial : Pression sur les équipes pour respecter des délais serrés.
  • Conséquence : Les ouvriers, sous pression, réduisent le temps alloué à la maintenance préventive pour gagner du temps.
  • Conséquence inattendue : Le manque de maintenance entraîne une augmentation des pannes des machines.
  • Conséquence finale : Les pannes génèrent des retards de production, ce qui augmente encore la pression sur les équipes, et la boucle se referme.

Le point de levier : La solution n’était pas de recruter, mais de modifier la politique de rémunération pour valoriser non pas la vitesse de production, mais le respect du plan de maintenance et la qualité. En agissant sur ce point de levier, l’entreprise a brisé le cercle vicieux et a restauré un équilibre sain.

Cas d’usage n°2 : Améliorer la Satisfaction Client

Un éditeur de logiciels fait face à une augmentation des appels à son service client. La première réaction a été de recruter de nouveaux agents. L’analyse systémique a révélé une boucle d’équilibrage qui masquait le problème réel.

  • Problème initial : Les clients ne trouvent pas l’information sur le site web.
  • Symptôme : Ils appellent le service client, qui est submergé.
  • Conséquence : Les agents n’ont pas le temps de documenter les problèmes récurrents ou de les remonter à l’équipe de développement.
  • Conséquence finale : Le site web reste inchangé, ce qui pousse de nouveaux clients à appeler. Le recrutement d’agents aurait simplement ajouté de la capacité à un système défectueux.

Le point de levier : La solution a été de créer un canal de communication direct et rapide entre le service client et l’équipe web. Les agents ont pu signaler en un clic les informations manquantes sur le site, permettant à l’équipe de développement d’agir directement sur la cause. En quelques mois, le nombre d’appels a chuté de 60%.


4. Le Leadership Systémique : Un Rôle de « Jardinier »

Le leader systémique n’est pas un « manager-héros » qui a toutes les réponses, mais un « leader-jardinier » qui crée les conditions pour que son organisation prospère. Il ne cherche pas à contrôler les individus, mais à concevoir un environnement où l’intelligence collective peut s’épanouir.

Ses compétences clés sont :

  • La vision holistique : Voir les connexions invisibles.
  • L’art de la question : Poser des questions comme « Quelles sont les dynamiques à l’œuvre ? » plutôt que « Qui est responsable ? ».
  • La culture de l’expérimentation : Tester des petites interventions pour observer leurs effets sur le système.

En conclusion, la pensée systémique est bien plus qu’une théorie ; c’est un cadre d’action pour le 21e siècle. Elle nous invite à passer d’une logique de la réparation à une logique de la conception, pour construire des organisations qui non seulement résolvent les problèmes, mais sont aussi capables de s’adapter, d’apprendre et de prospérer durablement dans un monde complexe.

Pour aller plus loin :

Du même auteur : https://www.amazon.com/stores/Yves-Zieba/author/B0FJWXC2XF

De la même collection : https://www.amazon.com/dp/B0FK2X51G4

Achieving Sustainability with FLAG and Certifications

Unlocking a Sustainable Future with FLAG and Certifications

In the vast, interconnected world of food, every meal tells a story. It’s a story of soil, water, farmers, and supply chains that stretch across continents. But as consumers, we’re becoming more aware of another, more urgent part of that story: its impact on our planet.

The global food system is at a critical turning point. It’s not just about what we eat, but how it’s grown, processed, and delivered. This is where two powerful concepts are leading the charge for change: the FLAG emissions framework and sustainability certifications. Together, they are helping the food industry navigate its journey toward a truly green plate.


Why Sustainability is No Longer Optional

For decades, the environmental footprint of our food went largely uncounted. But the numbers are now impossible to ignore. Agriculture, forestry, and other land use activities are a major source of global greenhouse gas (GHG) emissions—think of methane from livestock, nitrous oxide from fertilizers, and vast amounts of carbon released by deforestation for farmland.

This isn’t just an abstract environmental concern; it’s a business imperative. Consumers are demanding transparency, investors are scrutinizing climate risk, and new regulations are making companies accountable for their entire supply chain. For any food business aiming for long-term success, sustainability is no longer a « nice-to-have » but a strategic necessity.


Decoding FLAG: The New Standard for Emissions

To tackle the problem, you first have to measure it. That’s the core idea behind the Forest, Land and Agriculture (FLAG) emissions framework. Developed by the Science Based Targets initiative (SBTi), FLAG provides a specialized, science-based methodology for companies in land-intensive sectors to measure and reduce their emissions.

FLAG is so important because it separates land-based emissions from other sources, giving a much clearer picture of a company’s true climate impact. It focuses on three key areas:

  • Land Use Change (LUC) Emissions: The big one. This is the carbon released when forests or wetlands are converted into farmland. Think of deforestation for cattle ranching or soy production.
  • Land Management Emissions: The day-to-day. This includes the potent GHG emissions from farming practices like fertilizer use and livestock’s digestive processes (enteric fermentation).
  • Carbon Removals: The good news. This accounts for activities that actively pull carbon from the atmosphere, such as regenerative farming practices and reforestation.

For food companies, FLAG is a game-changer. It forces them to look beyond their factories and measure their impact all the way back to the farm, addressing what is often their largest source of emissions.


Certifications: Your Guide to Verified Action

While FLAG provides the « what » (the data and targets), sustainability certifications provide the « how » (the roadmap for action). These are independent, third-party seals that verify a product or company meets specific environmental, social, and ethical standards.

Think of them as shortcuts for trust. Instead of just taking a company’s word for it, you can look for labels like:

  • Organic: Verifies farming practices that prohibit synthetic pesticides, herbicides, and GMOs.
  • Fair Trade: Guarantees fair prices and working conditions for producers in developing countries.
  • Rainforest Alliance: Focuses on biodiversity conservation and sustainable livelihoods.
  • Regenerative Organic Certified (ROC): The gold standard for practices that go beyond sustainability to actively improve soil health and sequester carbon.
  • Certified Humane: Ensures the ethical and humane treatment of farm animals.

These certifications provide a structured, verifiable way for companies to implement sustainable practices and communicate their efforts to you, the consumer.


The Power of Working Together

The magic happens when FLAG and certifications work in synergy. FLAG provides the data that helps a company understand where its biggest impacts are, and certifications offer the pre-vetted, on-the-ground solutions to address them. A company using FLAG might find that its biggest emissions come from fertilizer use; it could then choose to pursue an Organic certification as a verifiable way to reduce those emissions.

This combined approach is the most powerful tool we have for meaningful change. It offers the rigor of science-based measurement alongside the transparency of third-party verification, helping to combat greenwashing and build genuine trust with everyone in the food system.

The challenges are real—from collecting granular data across complex supply chains to providing financial support for farmers to transition to new practices.

But the future is bright with innovation. From precision agriculture and alternative proteins to blockchain for traceability and new carbon farming markets, the food industry is ripe for a sustainable revolution.

More info in my latest ebook

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Living Labs et Objets Frontières : Un Duo Gagnant

Dans l’environnement de recherche dynamique d’aujourd’hui, notamment en ce qui concerne les ateliers interactifs et les Living Labs, la notion d’« objets frontières » joue un rôle de plus en plus crucial.

Il s’agit d’un concept qui peut sembler académique à première vue, mais dont l’application pratique est profonde. Cet article de blog explore ce que sont les objets frontières et comment ils facilitent la collaboration et l’innovation dans ces espaces.

Objets frontières : des catalyseurs pour la collaboration

Que sont les objets frontières ?

Le concept d’objets frontières a été introduit pour la première fois par la sociologue des sciences Susan Leigh Star. Essentiellement, un objet frontière est quelque chose qui est à la fois assez robuste pour maintenir son identité à travers différents mondes sociaux et suffisamment malléable pour être adaptable aux besoins locaux de chacun. En d’autres termes, ce sont des artefacts qui peuvent être interprétés différemment par divers groupes, tout en conservant une signification ou une structure centrale qui permet la communication et la coordination entre ces groupes.

Pensez-y comme à un langage commun ou un point de référence partagé qui transcende les jargons spécifiques à une discipline, les hypothèses et les objectifs. Il peut s’agir de :

  • Représentations visuelles : cartes, diagrammes, prototypes, modèles 3D.
  • Documents : rapports, plans de projet, fiches techniques.
  • Objets physiques : maquettes, outils, spécimens.
  • Systèmes numériques : tableaux de bord, bases de données, plateformes logicielles.

Pourquoi sont-ils si importants dans les ateliers interactifs ?

Les ateliers interactifs, par leur nature même, réunissent des personnes issues de diverses disciplines, avec des expertises variées et des perspectives différentes. Qu’il s’agisse de concepteurs, d’ingénieurs, de scientifiques, d’utilisateurs finaux ou de décideurs, chacun arrive avec son propre « monde » de compréhension. Sans un mécanisme pour combler ces lacunes, la communication peut s’enliser dans des malentendus ou des impasses.

C’est là que les objets frontières brillent :

  • Faciliter la compréhension mutuelle : Un prototype physique, par exemple, permet à un ingénieur de discuter de sa faisabilité technique, à un concepteur d’évaluer son ergonomie, et à un utilisateur potentiel de visualiser son application, le tout à partir du même point de référence.
  • Ancrer la discussion : Au lieu de débats abstraits, les objets frontières offrent un point d’ancrage concret. Ils aident à concentrer la conversation, à identifier les points d’accord et de désaccord, et à faire avancer le travail.
  • Favoriser la co-création : Les objets frontières sont souvent des outils que les participants peuvent manipuler, modifier ou annoter ensemble, favorisant ainsi un sentiment de propriété et de co-création.
  • Documenter le processus : Ils servent également de documentation vivante du processus de collaboration, enregistrant l’évolution des idées et des décisions.

Le rôle des objets frontières dans les Living Labs

Les Living Labs sont des environnements de recherche et d’innovation réels, où les utilisateurs finaux sont impliqués dans tout le cycle d’innovation, de la co-création à l’expérimentation et à l’évaluation. La complexité des Living Labs réside dans la multiplicité des acteurs (entreprises, universités, organismes publics, citoyens) et la nature évolutive des problèmes abordés.

Dans ce contexte, les objets frontières deviennent encore plus critiques :

  • Naviguer la complexité et l’incertitude : Les Living Labs opèrent souvent dans des situations floues et complexes. Un objet frontière, comme une carte de flux de services ou un scénario d’utilisation, peut aider à visualiser les interdépendances et à gérer l’incertitude.
  • Construire des ponts entre la recherche et la pratique : Ils permettent aux chercheurs de traduire leurs découvertes en quelque chose de compréhensible et d’utilisable par les praticiens, et aux praticiens de communiquer leurs besoins et leurs observations aux chercheurs.
  • Engager les utilisateurs : En Living Labs, les objets frontières peuvent être des outils d’engagement puissants. Des maquettes interactives ou des prototypes à petite échelle peuvent permettre aux utilisateurs finaux de tester, de commenter et de façonner activement les solutions.
  • Soutenir l’expérimentation itérative : Les objets frontières sont parfaits pour les cycles d’expérimentation rapides et itératifs. Un prototype peut être rapidement modifié en fonction des retours d’expérience, puis testé à nouveau, alimentant ainsi un processus d’amélioration continue.

Mettre en œuvre les objets frontières dans votre pratique

Pour tirer parti de la puissance des objets frontières dans vos ateliers et Living Labs, considérez les points suivants :

  • Identifiez les lacunes de communication : Où les différents groupes ont-ils du mal à se comprendre ? C’est là qu’un objet frontière pourrait être le plus utile.
  • Concevez l’objet frontière avec soin : Il doit être suffisamment flexible pour différentes interprétations, mais assez stable pour maintenir sa signification centrale.
  • Encouragez l’interaction : Les objets frontières ne sont pas statiques ; ils sont destinés à être manipulés, discutés et modifiés.
  • Soyez conscient de leurs limites : Si les objets frontières sont de puissants facilitateurs, ils ne remplacent pas une communication claire et une confiance mutuelle.

En conclusion, les objets frontières sont des outils indispensables pour naviguer dans la complexité de la collaboration multidisciplinaire. En les utilisant stratégiquement dans les ateliers interactifs et les Living Labs, nous pouvons non seulement améliorer la communication, mais aussi stimuler une innovation plus significative et plus pertinente. C’est en reconnaissant et en exploitant le pouvoir de ces artefacts partagés que nous pouvons véritablement construire des ponts entre les idées, les personnes et les mondes.

Pour aller plus loin :

Réduire son empreinte carbone : Scope 3 simplifié pour TPE/PME/ETI

Décarbonation du Scope 3 pour les TPE/PME/ETI : Un guide pratique pour agir

Votre TPE ou PME dans le secteur des services souhaite s’engager concrètement pour le climat ? Le Scope 3 vous semble complexe et intimidant ? Vous n’êtes pas seul ! La majorité de votre empreinte carbone est indirecte, provenant de vos achats, de vos déplacements et de vos activités numériques. Heureusement, nous avons une solution pour vous : l’e-book « Décarbonation du Scope 3 pour les TPE/PME ».

Pourquoi le Scope 3 est-il si important ?

Le Scope 3 inclut toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par les activités de votre entreprise, mais qui ne sont pas directement sous votre contrôle. Cela englobe :

  • Les achats : matières premières et services que vous acquérez.
  • Les déplacements professionnels : voyages d’affaires, transports de vos employés.
  • La gestion des déchets : comment vous traitez vos produits en fin de vie.
  • La consommation numérique : le poids carbone de vos activités en ligne.

En comprenant et en mesurant ces émissions, vous pouvez agir de manière significative pour réduire votre impact environnemental.

Ce que vous allez découvrir dans cet E-Book

Une compréhension simplifiée du Scope 3

Cet e-book démystifie le concept de Scope 3, en le rendant accessible et pertinent pour les TPE/PME. Vous apprendrez :

  • Les enjeux spécifiques à votre secteur.
  • Comment identifier d’où proviennent vos émissions indirectes.

50 idées concrètes pour mesurer vos émissions

Vous trouverez des méthodes pratiques pour :

  • Collecter des données sur vos achats et vos déplacements.
  • Évaluer les trajets domicile-travail de vos employés.
  • Analyser votre gestion des déchets et votre consommation numérique.

Ces outils vous aideront à identifier vos « points chauds » carbone, avec des exemples adaptés à votre réalité.

50 Actions pratiques pour atteindre le « Net Zéro »

Le guide propose également des stratégies éprouvées pour réduire vos émissions, telles que :

  • Achats responsables : privilégier des fournisseurs locaux et écoresponsables.
  • Mobilité durable : encourager le télétravail et les transports en commun.
  • Gestion des déchets : mettre en place des solutions de recyclage efficaces.
  • Numérique sobre : optimiser vos outils numériques pour réduire leur empreinte.

Chaque action est détaillée pour faciliter son implémentation, avec une attention particulière portée aux initiatives locales et transparentes.

Pourquoi agir sur le Scope 3 ?

Atteindre le net zéro n’est plus une option, mais une nécessité. En agissant sur votre Scope 3, vous :

  • Renforcez votre image de marque.
  • Attirez de nouveaux talents.
  • Fidélisez vos clients.
  • Devenez un acteur clé de la transition écologique dans votre région.

Pour qui est cet e-book ?

Ce guide est destiné à tous les dirigeants, managers et employés de TPE/PME qui souhaitent passer de l’intention à l’action.

Avec des conseils pratiques et une vision claire, il vous permettra de générer un impact positif sur votre entreprise et l’environnement.

Conclusion

Ne laissez pas la complexité du Scope 3 vous freiner.

Téléchargez dès maintenant l’e-book « Décarbonation du Scope 3 pour les TPE/PME » et préparez votre entreprise pour un avenir plus durable et résilient.

Chaque petite action compte et peut contribuer à un changement significatif. Ensemble, agissons pour un climat meilleur !

Les objets frontières : catalyseurs de l’innovation collaborative

Dans un monde où l’innovation collaborative devient une nécessité, je vous invite à explorer une approche fascinante dans son ouvrage unique : le rôle des objets frontières.

Ces artefacts, qu’ils soient concrets ou symboliques, ont le pouvoir de connecter des mondes différents, de faciliter la collaboration et de donner vie à des idées au sein des Living Labs.

Voici pourquoi ce livre est un incontournable pour quiconque souhaite repenser ses pratiques de co-création et de codesign.

Pourquoi ce livre est-il utile ?

Collaborer pour innover n’est pas une mince affaire. Entre visions divergentes, langages variés et objectifs parfois flous, les projets collaboratifs peuvent vite devenir complexes.

Ce guide pratique et inspirant propose une solution : les objets frontières, des outils capables de structurer, clarifier et dynamiser les démarches de co-création.

Que vous soyez facilitateur, chercheur, designer, élu ou citoyen engagé, ce livre vous équipe pour transformer vos pratiques et maximiser l’impact de vos collaborations.

Ce que vous allez découvrir dans cet ouvrage est bien plus qu’un simple manuel : c’est une véritable boîte à outils pour les acteurs de l’innovation.

Voici un aperçu de ce qui vous attend :

  • 100 objets frontières : Classés par phase du processus d’innovation (vision, prototypage, évaluation, engagement), ces artefacts sont des leviers pour structurer et enrichir vos projets.
  • Exemples concrets : Des outils visuels, cartes, prototypes, rituels d’animation et méthodes d’expérimentation, tous issus de pratiques réelles en Living Labs. Comme celui-ci.
  • Conseils pratiques : Des techniques d’animation éprouvées, accompagnées de questions puissantes pour stimuler le dialogue et approfondir la compréhension mutuelle.
  • Approche inspirante : Une méthodologie nourrie par des années d’expérience terrain, à la croisée de la théorie et de la pratique.

À qui s’adresse ce livre ? Ce livre-outil s’adresse à un large public, notamment :

  • Animateurs de communautés d’innovation cherchant à dynamiser leurs ateliers.
  • Designers de politiques publiques ou de services souhaitant intégrer des méthodes collaboratives.
  • Acteurs de l’innovation sociale, durable ou technologique en quête d’outils pour fédérer des équipes pluridisciplinaires.
  • Formateurs, enseignants et chercheurs en co-construction, désireux d’enrichir leurs approches pédagogiques.

Un livre, trois dimensions. Ce livre se distingue par sa polyvalence. Il est à la fois :

  • Un livre-outil : Pratique, il propose des solutions directement applicables pour structurer vos démarches.
  • Un livre-miroir : Il invite à réfléchir sur vos pratiques et à identifier les leviers d’amélioration.
  • Un livre-passerelle : Il crée des ponts entre disciplines, cultures et perspectives pour une collaboration fluide et créative.

Pour faciliter son utilisation, le livre inclut :

  • Une table des matières interactive pour naviguer facilement entre les sections.
  • Des fiches de synthèse prêtes à l’emploi pour appliquer les concepts dans vos projets.

Prêt à transformer vos espaces de co-création ?

Avec cet ouvrage, Yves Zieba vous donne les clés pour donner forme à l’invisible et faire dialoguer les mondes.

Que vous souhaitiez activer la créativité collective, clarifier des idées complexes ou engager des parties prenantes variées, ce livre sera votre allié.

Commandez dès maintenant.

L’IA pour un maintien à domicile sécurisé et autonome

Le maintien à domicile représente un enjeu crucial pour de nombreuses personnes âgées ou en situation de dépendance, leur permettant de préserver autonomie et qualité de vie.

Cependant, cette aspiration est souvent confrontée à des défis de taille pour les aidants familiaux et les professionnels de santé, notamment en matière de sécurité, de surveillance et de coordination des soins.

Et si l’intelligence artificielle (IA) était la solution pour surmonter ces obstacles et offrir un soutien sans précédent ?


L’IA au service d’un maintien à domicile serein et épanoui

Imaginez un quotidien où la technologie travaille de concert avec l’humain pour garantir sécurité, autonomie et bien-être.

C’est précisément la promesse de l’IA appliquée au maintien à domicile.

Loin des spéculations futuristes, l’IA déploie déjà des solutions concrètes et éprouvées qui révolutionnent le soutien aux personnes âgées et dépendantes.


Comment l’IA transforme le soutien aux personnes âgées et dépendantes

Je suis ravi d’annoncer le lancement de mon nouvel eBook, « Découvrez comment l’IA transforme le soutien aux personnes âgées et dépendantes ». Cet ouvrage vous plonge au cœur des innovations les plus prometteuses qui redéfinissent le maintien à domicile.

Vous y explorerez les applications concrètes de l’IA, de la domotique intelligente aux assistants vocaux personnalisés, en passant par les systèmes de détection de chutes et les plateformes de télémédecine.

Dans cet eBook, vous découvrirez en détail :

  • Comprendre les fondamentaux : Qu’est-ce que l’IA et comment ses différentes branches (apprentissage automatique, vision par ordinateur, traitement du langage naturel) sont-elles appliquées au maintien à domicile ?
  • Sécurité renforcée : Explorez les solutions d’IA qui préviennent les accidents domestiques, détectent les situations d’urgence et alertent instantanément les aidants, offrant une tranquillité d’esprit inégalée.
  • Autonomie accrue : Découvrez comment l’IA aide à gérer les tâches quotidiennes, à suivre les traitements médicamenteux et à faciliter la communication, permettant aux individus de conserver leur indépendance plus longtemps.
  • Santé et bien-être connectés : Apprenez comment les dispositifs portables et les capteurs intelligents, alimentés par l’IA, surveillent les signes vitaux, analysent les habitudes de sommeil et identifient les changements subtils dans l’état de santé, permettant une intervention rapide.
  • Soutien aux aidants : Comprenez comment l’IA peut alléger le fardeau des aidants en fournissant des informations précieuses, en automatisant certaines tâches et en offrant un soutien émotionnel.
  • Les défis et perspectives : Abordez les questions éthiques, de confidentialité et d’accessibilité liées à l’intégration de l’IA dans les soins à domicile, et projetez-vous dans l’avenir de cette technologie révolutionnaire.

Cet eBook est une ressource essentielle pour toute personne souhaitant mieux comprendre le potentiel de l’IA pour améliorer la qualité de vie et le bien-être des personnes âgées et dépendantes, ainsi que le quotidien de leurs aidants.

Téléchargez dès aujourd’hui votre exemplaire et découvrez comment l’IA ouvre de nouvelles perspectives pour un maintien à domicile digne et sécurisé !

Comment l’intelligence artificielle aide les médias traditionnels à se réinventer

À l’heure où le numérique redéfinit nos usages, les médias traditionnels (presse écrite, radio, télévision) sont confrontés à un double défi : garder leur audience tout en adaptant leurs formats, leur vitesse de traitement de l’information et leurs modèles économiques. L’intelligence artificielle (IA) apparaît aujourd’hui comme un levier puissant pour opérer cette transformation. Loin de remplacer les journalistes, elle les assiste, accélère les processus et ouvre la voie à de nouveaux récits.

1. Une rédaction augmentée : l’IA au service du journaliste

L’IA transforme le travail rédactionnel en automatisant certaines tâches répétitives. Grâce à des outils de traitement du langage naturel (NLP), les rédactions peuvent :

  • Générer des dépêches automatiquement (résultats sportifs, données boursières, météo) à partir de bases de données structurées.
  • Traduire et résumer des textes pour gagner du temps lors de la veille internationale.
  • Reformuler ou réécrire des contenus pour les adapter à différents canaux (site web, réseaux sociaux, newsletters).

Des médias comme The Washington Post ou Associated Press utilisent déjà des algorithmes pour publier plus rapidement, tout en laissant aux journalistes humains le soin de produire des enquêtes, des analyses et des récits à forte valeur ajoutée.

2. Une meilleure compréhension de l’audience

Grâce au machine learning, les médias peuvent analyser finement les comportements de leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs :

  • Quels sujets génèrent le plus d’engagement ?
  • À quel moment publier pour maximiser l’audience ?
  • Quelles thématiques fidélisent ou font fuir ?

Ces données permettent de personnaliser les contenus proposés à chaque lecteur, à la manière d’un Netflix de l’information. L’IA joue ici un rôle d’assistant marketing, permettant d’optimiser les titres, les formats et même les angles éditoriaux.

3. L’innovation dans les formats narratifs

L’IA permet aussi d’explorer de nouveaux types de narration :

  • Podcasts enrichis par synthèse vocale, avec des voix générées automatiquement.
  • Reportages immersifs en réalité virtuelle, construits à partir de modèles 3D créés par IA.
  • Infographies et visualisations de données dynamiques et interactives, générées à partir de grandes bases d’informations.

Ces innovations offrent aux médias la possibilité de se différencier, en rendant l’information plus vivante, plus immersive et plus accessible.

4. La lutte contre la désinformation

Paradoxalement, alors que l’IA peut être utilisée pour générer de faux contenus (deepfakes, fake news), elle constitue aussi une réponse puissante pour les détecter :

  • Détection automatisée des incohérences factuelles
  • Analyse de la source et de la propagation d’un contenu
  • Vérification croisée des citations, images et vidéos

De nombreux médias collaborent aujourd’hui avec des startups spécialisées dans la vérification automatisée des faits, pour rétablir la confiance avec leur public.

5. Un nouveau modèle économique en construction

Enfin, l’IA aide les médias à identifier de nouvelles sources de revenus :

  • Paywalls dynamiques qui adaptent l’offre d’abonnement en fonction du profil du lecteur.
  • Publicité programmatique intelligente, plus ciblée et plus rentable.
  • Production de contenus sponsorisés assistée par IA, avec un meilleur équilibre entre valeur éditoriale et impératifs commerciaux.

Ces pistes permettent de sortir du modèle unique basé sur la publicité, aujourd’hui fragilisé, pour construire des sources de revenus diversifiées et durables.


Conclusion

L’intelligence artificielle ne signe pas la fin des médias traditionnels, bien au contraire : elle leur offre une opportunité unique de se réinventer, en réconciliant rigueur journalistique et agilité technologique.

Dans cette nouvelle ère, le rôle du journaliste évolue vers celui d’un curateur, d’un analyste, d’un conteur augmenté. L’IA est un outil, pas un substitut — et c’est dans l’alliance entre intelligence humaine et artificielle que réside l’avenir du journalisme.

Comment l’IA transforme notre vie professionnelle

L’IA, bien plus qu’un levier de productivité : un impact profond sur la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT)

L’intelligence artificielle (IA) est sans conteste l’une des révolutions technologiques majeures de notre époque, promettant des gains de productivité inédits pour nos organisations.

Cependant, au-delà de cette métrique économique souvent mise en avant, un enjeu fondamental mérite toute notre attention : quel est l’impact réel de l’IA sur la qualité du travail et la qualité de vie au travail (QVCT) de nos collaborateurs ?

Cette question, trop souvent inexplorée, est pourtant cruciale pour construire un avenir professionnel durable et humain.

Nous devons collectivement nous interroger : comment l’IA modifie-t-elle les conditions de travail au quotidien ?

Quels effets concrets a-t-elle sur l’engagement, le sens du travail et la charge mentale ?

Comment les directions des Ressources Humaines (DRH) et des Systèmes d’Information (DSI) peuvent-elles accompagner ces transformations de manière responsable et durable ?


L’IA au quotidien : entre opportunités et défis pour les conditions de travail

L’intégration de l’IA dans nos processus de travail se manifeste sous diverses formes : automatisation des tâches répétitives, aide à la décision, analyse prédictive, interfaces conversationnelles… Ces évolutions ont des répercussions directes sur le quotidien des salariés.

  • Libération des tâches à faible valeur ajoutée : L’automatisation peut permettre aux collaborateurs de se décharger des tâches chronophages et répétitives, leur offrant ainsi la possibilité de se concentrer sur des activités à plus forte valeur ajoutée, nécessitant créativité, analyse critique et interaction humaine. C’est une opportunité d’enrichir le contenu du travail et de stimuler le développement de nouvelles compétences.
  • Aide à la décision et performance accrue : Les outils basés sur l’IA peuvent fournir des analyses de données complexes en temps réel, facilitant des prises de décision plus éclairées et plus rapides. Cela peut renforcer l’efficacité individuelle et collective, et potentiellement réduire certaines sources de stress liées à l’incertitude.
  • L’émergence de nouvelles formes de collaboration : L’IA peut devenir un véritable « assistant intelligent », optimisant les flux de travail et la communication. Des outils de planification intelligents aux plateformes collaboratives augmentées, l’IA peut fluidifier les interactions et améliorer la coordination.

Cependant, il est impératif de ne pas ignorer les défis :

  • Risque de déqualification et de perte de sens : Si l’IA est déployée sans réflexion sur l’évolution des métiers, elle peut mener à une parcellisation des tâches restantes et à une perte de sens pour les collaborateurs dont le cœur de métier est repris par la machine. La question de l’employabilité et de la requalification est centrale.
  • Intensification du travail et « uberisation » : L’IA peut aussi conduire à une intensification du travail par une surveillance accrue des performances, des objectifs plus ambitieux ou une pression constante à la productivité. Dans certains secteurs, elle peut favoriser des modèles de travail fragmentés et précarisés.
  • Charge mentale et hyper-connexion : L’interaction constante avec des systèmes IA peut générer une nouvelle forme de charge mentale, liée à la nécessité de comprendre et de vérifier les résultats produits par la machine, ou à la peur d’être remplacé. L’hyper-connexion, facilitée par l’IA, peut également brouiller les frontières entre vie professionnelle et vie personnelle.

L’IA et l’humain : engagement, sens du travail et charge mentale

L’impact de l’IA sur l’engagement, le sens du travail et la charge mentale est multifactoriel et dépend fortement de la manière dont elle est intégrée dans l’organisation.

  • Engagement : L’IA peut potentiellement renforcer l’engagement en rendant le travail plus intéressant et moins répétitif. Si les collaborateurs se sentent accompagnés et voient l’IA comme un outil d’aide plutôt qu’une menace, leur sentiment d’autonomie et de compétence peut être accru. À l’inverse, un déploiement perçu comme opaque, menaçant l’emploi ou déshumanisant le travail, mènera inévitablement à une baisse de l’engagement.
  • Sens du travail : La question du sens est au cœur des préoccupations actuelles. Si l’IA permet aux individus de se concentrer sur des tâches à forte valeur ajoutée, où leur expertise et leur créativité sont sollicitées, le sens du travail peut être renforcé. En revanche, si l’IA réduit le travail à une simple exécution ou à un contrôle de machine, le sens risque de s’éroder, entraînant démotivation et aliénation. Il est crucial de veiller à ce que l’IA ne dilue pas la dimension relationnelle et éthique de nombreux métiers.
  • Charge mentale : L’IA peut, dans le meilleur des cas, réduire la charge mentale liée aux tâches routinières ou complexes. Cependant, elle peut aussi en créer de nouvelles :
    • Charge cognitive : Nécessité d’apprendre à interagir avec de nouveaux systèmes, de comprendre leurs logiques, de vérifier leurs résultats.
    • Charge émotionnelle : Peur du remplacement, sentiment de déshumanisation des interactions (notamment avec les chatbots), ou stress lié à une surveillance algorithmique perçue comme intrusive.
    • Charge informationnelle : Flux constant d’informations générées par l’IA, nécessitant un tri et une analyse accrus.

Accompagner la transformation : le rôle clé des DRH et DSI

Face à ces enjeux, les directions RH et IT ont un rôle pivot à jouer pour que l’intégration de l’IA soit une réussite humaine et organisationnelle.

Anticipation et gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) :

  • Cartographier les impacts : Identifier précisément les métiers et les compétences qui seront transformés par l’IA.
  • Développer les compétences de demain : Mettre en place des programmes massifs de formation et de reconversion, axés sur les compétences « humaines » (créativité, pensée critique, intelligence émotionnelle, collaboration) et les compétences spécifiques à l’interaction avec l’IA.
  • Co-construire les évolutions : Associer les collaborateurs et leurs représentants à la réflexion sur l’évolution des métiers et des processus.

    Conception centrée sur l’humain (Human-Centered Design) :

    • Impliquer les utilisateurs : Ne pas se contenter de déployer des outils, mais impliquer les futurs utilisateurs dès la phase de conception et de test pour s’assurer que les solutions IA répondent à leurs besoins et améliorent réellement leurs conditions de travail.
    • Transparence et explicabilité : Les systèmes d’IA doivent être compréhensibles par les utilisateurs. Expliquer pourquoi et comment une décision est prise par un algorithme est essentiel pour la confiance et l’acceptation.
    • Contrôle humain : Veiller à ce que l’humain garde le contrôle final et la capacité d’intervenir ou de corriger les actions de l’IA. L’IA doit être un assistant, non un substitut.

      Renforcer le dialogue social et l’éthique de l’IA :

      • Cadre éthique : Définir une charte d’utilisation de l’IA, encadrant les principes de non-discrimination, de protection des données, de respect de l’autonomie et de la dignité humaine.
      • Dialogue social renforcé : Engager un dialogue constant avec les partenaires sociaux sur les modalités de déploiement de l’IA et ses impacts sur les conditions de travail, la santé et la sécurité.
      • Accompagnement psychologique : Être attentif aux risques psychosociaux liés à l’IA (stress, anxiété, sentiment de déshumanisation) et proposer des dispositifs d’écoute et d’accompagnement.

        Adoption d’une culture de l’expérimentation et de l’apprentissage continu :

        • Tester et ajuster : Déployer l’IA par étapes, en privilégiant des pilotes et en évaluant régulièrement les impacts sur la QVCT.
        • Retour d’expérience : Mettre en place des boucles de feedback pour ajuster les usages et les outils en fonction de l’expérience des collaborateurs.
        • Culture de l’innovation responsable : Encourager une culture où l’innovation technologique est systématiquement évaluée à l’aune de son impact humain et social.

          Conclusion

          L’intelligence artificielle est une force de transformation inévitable.

          Notre responsabilité, en tant que leaders des organisations, est de veiller à ce que cette transformation soit au service de l’humain et non l’inverse.

          L’IA ne doit pas être perçue uniquement comme un outil de productivité, mais comme un levier pour améliorer fondamentalement la qualité du travail et la qualité de vie au travail.

          En adoptant une approche proactive, éthique et centrée sur l’humain, les DRH et les DSI, en collaboration étroite avec les responsables des relations sociales et de la QVCT, ont l’opportunité unique de façonner un futur où l’IA enrichit le travail, développe les compétences et renforce l’engagement.

          Il ne s’agit plus de savoir si nous devons intégrer l’IA, mais comment nous allons le faire pour maximiser ses bénéfices tout en protégeant et en valorisant notre capital humain le plus précieux.

          Un écosystème en pleine effervescence

          La French Tech à VivaTech 2025

          Paris accueillait du 11 au 14 juin 2025 l’édition tant attendue de VivaTechnology, le rendez-vous incontournable de l’innovation et de la tech en Europe.

          Au cœur de cet événement mondial, la French Tech, l’écosystème français des startups, a brillé de mille feux, témoignant de son dynamisme, de son ambition et de sa contribution croissante aux défis technologiques et sociétaux.

          La French Tech : Un écosystème soutenu et structuré

          Née en 2013, la Mission French Tech est l’administration d’État chargée de déployer les politiques publiques en faveur des startups et de fédérer un écosystème qui compte aujourd’hui près de 25 000 entreprises françaises, tant en France qu’à l’international.

          Son objectif principal est de soutenir la structuration et la croissance de cet écosystème, en offrant un cadre propice à l’innovation et au développement.

          Les activités de la French Tech s’articulent autour de plusieurs axes majeurs :

          • Accompagnement des startups : À travers des programmes phares comme le French Tech Next40/120, qui réunit les 120 scale-up françaises les plus performantes, la Mission French Tech offre un accompagnement individualisé et collectif sur des enjeux stratégiques tels que le développement international, le financement, le développement commercial (achats publics et privés), le recrutement, l’implantation territoriale, la propriété intellectuelle et les enjeux réglementaires. Le programme French Tech 2030, quant à lui, met l’accent sur les solutions répondant aux grands défis industriels et technologiques, de la transition écologique à la souveraineté numérique.

          • Promotion de l’écosystème : La French Tech œuvre activement à valoriser la « marque France » dans le domaine de la technologie, en mettant en lumière le fait que les startups françaises constituent un atout majeur sur la scène économique internationale. Elle organise ou participe à de nombreux événements nationaux et internationaux (comme le CES de Las Vegas ou le Web Summit) pour favoriser les rencontres entre startups, investisseurs et grands groupes.

          • Engagement pour une tech plus inclusive et durable : La Mission French Tech s’est engagée pour un écosystème plus vertueux, paritaire, inclusif et respectueux de l’environnement. Des initiatives comme le Pacte Parité visent à réduire les inégalités et à promouvoir une meilleure représentation des femmes dans la tech.

          • Le programme French Tech Tremplin, quant à lui, favorise l’égalité des chances en accompagnant les entrepreneurs issus de milieux sous-représentés.

          La French Tech à VivaTech 2025 : Un coup de projecteur sur l’innovation française

          VivaTech 2025 représente un temps fort pour la French Tech, qui y déploie une présence significative pour mettre en avant ses champions et ses initiatives. Du 11 au 14 juin, la Mission French Tech était présente avec son propre stand, véritable vitrine de l’innovation française.

          De nombreuses régions et communautés French Tech, telles que la French Tech Grand Paris, la French Tech Nouvelle-Aquitaine ou la French Tech Bourgogne-Franche-Comté, avaient également leurs propres pavillons et événements. Ces espaces offrent aux startups locales une visibilité unique, des opportunités de rencontrer des investisseurs et des clients potentiels, et d’accélérer leur développement.

          Mes amis acteurs clés de l’innovation d’Auvergne Rhône Alpes étaient également présents en force.

          L’intelligence artificielle (IA) était l’une des thématiques centrales de cette édition 2025.

          La French Tech, avec sa forte proportion d’entreprises œuvrant dans la chaîne de valeur de l’IA (35% des entreprises du French Tech Next40/120), y a joué un rôle de premier plan. Des conférences, des démonstrations de solutions innovantes et des présentations sur l’impact de l’IA sur les grandes organisations étaient au programme.

          J’ai pu découvrir notamment des startups développant des plateformes de Data Quality alimentées par l’IA, des solutions de transformation de processus métier via l’IA générative ou encore des outils de gouvernance, risques et conformité augmentés par l’IA.

          VivaTech 2025 a été l’occasion pour la French Tech de réaffirmer son leadership en matière d’innovation, de démontrer sa capacité à relever les défis de demain et de renforcer son positionnement comme un acteur majeur de la scène technologique mondiale.

          Grâce à la FrenchTech, j’avais pu présenté quelques unes de nos innovations « smart » et « objets connectés » à Bratislava lors de la présidence européenne de la Slovaquie il y a de cela 10 ans déjà.

          10 ans plus tard, c’est toujours un plaisir de vous revoir !!! A la prochaine donc 🙂

          How Artificial Intelligence will transform Human Resources

          AI in HR : 100 transformative use cases

          In today’s rapidly evolving business landscape, artificial intelligence (AI) is not just a buzzword; it’s a powerful tool reshaping various sectors, including Human Resources (HR).

          The integration of AI into HR processes is set to revolutionize how organizations attract, hire, and manage talent. Let’s explore how AI is changing the HR landscape and why you should consider reading our comprehensive e-book on the various use cases of AI in HR.

          The Impact of AI on Human Resources

          1. Streamlined Recruitment Processes

          AI-powered tools can significantly enhance the recruitment process. By automating resume screening and shortlisting candidates based on predefined criteria, HR professionals can save time and focus on engaging with top talent. Machine learning algorithms can analyze historical hiring data to identify patterns and predict the success of candidates in specific roles.

          2. Enhanced candidate experience

          Chatbots and virtual assistants are becoming commonplace in HR. These AI-driven tools can answer candidate queries in real-time, provide updates on application statuses, and even schedule interviews. This not only improves the candidate experience but also allows HR teams to manage multiple applicants efficiently.

          3. Data-Driven Decision Making

          AI enables HR teams to gather and analyze vast amounts of data related to employee performance, engagement, and turnover. By leveraging these insights, organizations can make informed decisions about employee development, retention strategies, and workforce planning.

          4. Personalized learning and development

          AI can help tailor learning and development programs to individual employee needs. By analyzing skills gaps and career aspirations, AI systems can recommend personalized training resources, ensuring employees receive the support they need to grow within the organization.

          5. Improved employee engagement

          AI tools can measure employee engagement levels through sentiment analysis and feedback collection. This allows HR teams to identify areas of concern and take proactive measures to foster a positive workplace culture.

          6. Predictive analytics for retention

          By leveraging predictive analytics, AI can help HR professionals identify employees who may be at risk of leaving the organization. This insight allows for timely interventions, such as career development discussions or improved workplace conditions, to enhance retention rates.

          Discover more in my e-book

          These are just a few examples of how AI is transforming HR practices. To dive deeper into the myriad of use cases and learn how your organization can benefit from AI in HR, we invite you to read our detailed e-book.

          In this e-book, you’ll find:

          • In-depth case studies of successful AI implementations in HR
          • Practical tips for integrating AI into your HR processes
          • Insights from industry experts on the future of HR with AI

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          By understanding and utilizing AI in HR, organizations can not only enhance their operational efficiency but also create a more engaging and productive work environment.

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          Garantir la confiance : Principes de transparence de l’IA

          Commençons par définir les principes de transparence de l’IA.

          Ensuite, nous aborderons la mise en place de ces principes dans le contexte de l’administration publique.

          Enfin, nous discuterons de la manière dont cela garantit des bases saines pour l’utilisation de l’IA dans notre société.

          La transparence de l’IA au cœur de l’action publique : Bâtir la confiance pour une société éclairée

          L’intelligence artificielle (IA) est devenue un moteur de transformation pour de nombreux secteurs, y compris l’administration publique. De l’optimisation des services à la prise de décisions complexes, l’IA offre des opportunités inédites. Cependant, son déploiement, en particulier lorsqu’il affecte directement les citoyens, soulève des questions fondamentales quant à la confiance, l’équité et la légitimité. C’est ici que les principes de transparence de l’IA prennent toute leur importance, en fournissant un cadre essentiel pour garantir des bases saines à ces usages dans notre société.

          Les principes fondamentaux de la transparence de l’IA

          La transparence de l’IA ne se limite pas à « ouvrir la boîte noire » des algorithmes. Elle englobe un ensemble de principes interdépendants visant à rendre les systèmes d’IA compréhensibles, prévisibles et responsables :

          • Explicabilité (XAI) : Il s’agit de la capacité d’un système d’IA à expliquer ses décisions et ses actions de manière compréhensible pour les êtres humains. Cela implique de pouvoir justifier pourquoi une décision spécifique a été prise, quels facteurs ont été pris en compte et quelle a été leur importance relative.
          • Interprétabilité : Ce principe se concentre sur la compréhension humaine du fonctionnement et du comportement général d’un modèle d’IA. Il s’agit de savoir comment le modèle apprend, quelles sont ses forces et ses faiblesses, et comment il réagit à différentes données d’entrée.
          • Responsabilité (Accountability) : La transparence doit permettre d’identifier clairement qui est responsable des décisions prises par un système d’IA, et de prévoir des mécanismes de recours en cas d’erreur ou de préjudice. Cela inclut la traçabilité des processus et des acteurs impliqués.
          • Traçabilité : Il doit être possible de retracer l’ensemble du cycle de vie d’un système d’IA, depuis la collecte des données d’entraînement jusqu’à son déploiement et son utilisation. Cela permet de comprendre l’origine des biais potentiels et d’assurer une gestion appropriée.
          • Communication claire et accessible : Les informations relatives au fonctionnement des systèmes d’IA doivent être communiquées de manière simple, concise et adaptée au public visé, qu’il s’agisse d’experts ou de citoyens non-initiés.

          Ces principes sont cruciaux pour instaurer la confiance, garantir l’équité, réduire les biais algorithmiques et assurer le respect des réglementations et des directives éthiques.

          La transparence de l’IA dans l’Administration Publique : Un enjeu démocratique

          Lorsque l’administration publique utilise l’IA pour prendre des décisions qui impactent directement la vie des citoyens (par exemple, pour l’attribution d’aides sociales, la gestion des impôts, l’orientation scolaire, ou les décisions judiciaires), la mise en œuvre de la transparence devient un impératif démocratique. Le Règlement Européen sur l’Intelligence Artificielle (IA Act), entré en vigueur au 1er août 2024, constitue un cadre réglementaire majeur en la matière, en classifiant les systèmes d’IA par niveau de risque et en imposant des obligations spécifiques pour les systèmes à haut risque.

          Pour garantir des bases saines, l’administration doit s’engager sur plusieurs fronts :

          1. Identifier et encadrer les systèmes d’IA à haut risque : Les systèmes d’IA qui peuvent avoir un impact significatif sur les droits fondamentaux ou la sécurité des individus doivent être soumis à des exigences de transparence et de supervision renforcées. Cela inclut des tests rigoureux avant la mise sur le marché et une surveillance continue.
          2. Explicitation des processus décisionnels : Lorsque l’IA est impliquée dans une décision, les citoyens doivent être informés de sa présence. L’administration doit être en mesure d’expliquer comment la décision a été prise, quels critères ont été utilisés par l’IA et quel rôle l’intervention humaine a joué. Il doit exister un droit à la non-numérisation ou à l’examen humain de la décision.
          3. Gestion des données et des biais : La transparence implique une communication claire sur les données utilisées pour entraîner les modèles d’IA, ainsi que sur les méthodes mises en œuvre pour identifier et corriger les biais potentiels. L’utilisation de données sensibles ou discriminatoires doit être évitée.
          4. Supervision humaine : Même pour les systèmes d’IA les plus sophistiqués, une supervision humaine doit être maintenue. Les agents publics doivent comprendre le fonctionnement des outils d’IA qu’ils utilisent et être en mesure d’intervenir, de corriger et de contester les décisions automatisées si nécessaire.
          5. Auditabilité et redevabilité : Les systèmes d’IA doivent être conçus de manière à permettre des audits réguliers pour vérifier leur conformité aux principes de transparence et d’équité. Des mécanismes de redevabilité clairs doivent être établis pour déterminer la responsabilité en cas de dysfonctionnement ou de préjudice.
          6. Information et sensibilisation des citoyens : L’administration a un rôle crucial à jouer dans l’éducation des citoyens sur l’utilisation de l’IA, ses avantages et ses limites. Des plateformes d’information et de retour d’expérience peuvent contribuer à renforcer la confiance et la compréhension.
          7. Coopération intersectorielle et recherche : Promouvoir la recherche sur l’IA explicable et éthique, et encourager la collaboration entre le secteur public, le monde universitaire et le secteur privé, est essentiel pour développer des solutions transparentes et fiables.

          Garantir des bases saines pour l’IA dans notre société

          La mise en place rigoureuse des principes de transparence dans l’utilisation de l’IA par l’administration publique est une pierre angulaire pour bâtir une société où l’IA est un atout, et non une menace. Cela permet de :

          • Renforcer la confiance citoyenne : Lorsque les citoyens comprennent comment les décisions sont prises, même avec l’aide de l’IA, ils sont plus enclins à faire confiance aux institutions.
          • Assurer l’équité et prévenir la discrimination : La transparence permet de détecter et de corriger les biais algorithmiques qui pourraient conduire à des traitements inéquitables de certains groupes de personnes.
          • Protéger les droits fondamentaux : En garantissant l’explicabilité et la redevabilité, la transparence assure que l’IA respecte des principes essentiels comme le droit à un procès équitable, le droit à la vie privée et le droit à la non-discrimination.
          • Favoriser l’innovation responsable : Un cadre clair et transparent encourage les développeurs d’IA à concevoir des systèmes éthiques dès la conception, favorisant ainsi une innovation durable et bénéfique pour tous.
          • Permettre un débat public éclairé : Une meilleure compréhension de l’IA facilite un dialogue constructif sur son rôle dans la société, permettant d’ajuster les politiques et les réglementations en fonction des besoins et des valeurs collectives.

          En conclusion, la transparence de l’IA n’est pas un simple ajout technique, mais un pilier fondamental d’une IA responsable et digne de confiance. Pour l’administration publique, c’est une obligation éthique et démocratique, essentielle pour garantir que l’IA serve l’intérêt général et contribue à une société plus juste et plus éclairée.