Coaching individuel : transformez votre vision en réalité entrepreneuriale

🚀 Propulsez votre vision : Le coaching individuel pour créateurs et créatrices d’entreprise

L’aventure entrepreneuriale est passionnante, mais elle peut aussi être un véritable parcours du combattant, semé d’embûches, de doutes et de solitude.

Vous avez une idée brillante, une énergie débordante, mais vous vous demandez parfois : Comment transformer cette vision en une réalité solide et pérenne ?

La réponse réside souvent dans l’accompagnement sur-mesure : le coaching individuel pour créateurs et créatrices d’entreprise.


Pourquoi le coaching individuel est crucial pour les entrepreneurs ?

Créer une entreprise, c’est bien plus que rédiger un business plan. C’est un voyage de transformation personnelle où l’individu et son projet sont intimement liés. Le coaching individuel offre un espace privilégié et confidentiel pour travailler sur cette double dimension.

1. Sortir de l’isolement et gagner en sérénité 🤝

L’entrepreneuriat rime souvent avec isolement. Les créateurs et créatrices portent seuls le poids des décisions et des incertitudes. Un coach est un partenaire neutre et bienveillant qui :

  • Offre une écoute active et sans jugement.
  • Permet de prendre du recul sur les défis quotidiens et les choix stratégiques.
  • Assure un soutien psychologique pour gérer le stress et les émotions liées à la création.

2. Clarifier la vision et structurer la démarche 🧭

Au milieu du flux d’informations et des multiples tâches, il est facile de perdre le cap. Le coaching vous aide à :

  • Définir clairement votre vision à court, moyen et long terme.
  • Structurer votre plan d’action pour savoir par où commencer et comment procéder efficacement.
  • Assurer l’adéquation entre votre profil (compétences, valeurs) et la nature de votre projet.

3. Développer le leadership et les compétences clés 💪

Le succès d’une entreprise repose avant tout sur son dirigeant. Le coaching est une opportunité de développement personnel et professionnel ciblée :

  • Renforcer votre leadership et votre capacité de prise de décision stratégique.
  • Améliorer des soft skills essentielles comme la communication, la gestion du temps et l’assertivité.
  • Travailler sur la confiance en soi pour s’affirmer face aux partenaires, investisseurs ou clients.

Les thématiques phares du coaching entrepreneurial

Un programme de coaching est toujours sur-mesure, mais il aborde fréquemment des domaines cruciaux pour la réussite du lancement :

DomaineObjectifs Typiques
Stratégie & VisionDéfinition de la proposition de valeur, validation du modèle économique, planification des étapes clés.
Posture & LeadershipGestion du stress, développement de l’équilibre vie pro/vie perso, amélioration des techniques de communication et d’influence.
Action & PerformanceOrganisation et priorisation, gestion du temps, fixation et atteinte des objectifs de croissance.
Ressources PersonnellesIdentification des forces, gestion des peurs et des doutes, renforcement de la résilience et de la capacité de rebond.

💡 Un accompagnement personnalisé pour une progression accélérée

Contrairement à la formation classique, le coaching individuel se concentre sur vos défis uniques et permet une progression accélérée. Le coach ne donne pas la solution, mais vous guide grâce à un questionnement puissant et des outils adaptés pour que vous trouviez vos propres solutions et mettiez en place des actions concrètes et alignées avec qui vous êtes.

Investir dans un coaching, c’est investir dans le premier moteur de votre entreprise : vous-même. C’est le tremplin pour passer de la simple idée au succès durable.


Êtes-vous prêt(e) à transformer votre potentiel en résultats concrets ?

Choisir le bon coach est une décision stratégique qui peut faire la différence entre l’échec et la réussite de votre lancement.

Pour vous assurer que le coach répondra vraiment à vos besoins de créateur/créatrice d’entreprise, voici trois catégories de questions clés à vous poser avant de vous engager :


1. Questions sur l’expertise et le cadre du coach

Ces questions visent à valider la légitimité et la méthodologie du professionnel.

  • Quelle est votre expérience (et si possible, votre réussite) avec des créateurs et créatrices d’entreprise au stade du lancement ou de la première année ?
    • Objectif : S’assurer que le coach comprend les défis spécifiques à la phase de démarrage (incertitude, besoin de validation de marché, gestion du temps limité). Un coach trop axé sur les grandes entreprises pourrait ne pas être pertinent.
  • Quelle est votre approche ou votre méthodologie spécifique pour accompagner la clarté de la vision et la prise de décision stratégique chez vos clients ?
    • Objectif : Comprendre si la méthode (PNL, approche systémique, outils spécifiques, etc.) résonne avec votre manière d’apprendre et de travailler. Demandez des exemples d’outils ou de cadres de travail qu’il utilise.
  • Comment mesurez-vous le succès de l’accompagnement ? Quels sont les indicateurs de succès (objectifs) que nous définirons ensemble ?
    • Objectif : Éviter un coaching trop flou. Un bon coach aidera à définir des objectifs clairs et mesurables (ex: validation du MVP, premier client, structuration du plan d’action).

2. Questions sur la relation et l’alignement personnel

Le coaching est avant tout une relation de confiance. Il est vital que le courant passe.

  • Quelles sont, selon vous, les qualités indispensables que je dois avoir pour réussir mon projet d’entreprise, et comment m’aiderez-vous à les développer ?
    • Objectif : Voir si le coach se concentre sur le développement de vos forces plutôt que seulement sur la correction de vos faiblesses. Cela donne aussi un aperçu de sa philosophie entrepreneuriale.
  • Comment gérez-vous les moments de doute intense ou les situations où je pourrais être tenté(e) d’abandonner mon projet ?
    • Objectif : Tester sa capacité à être un partenaire de résilience et de soutien psychologique, une composante essentielle dans l’entrepreneuriat naissant.
  • Si je devais résumer en trois mots l’état d’esprit que vous cherchez à transmettre à vos clients entrepreneurs, quels seraient-ils ?
    • Objectif : Identifier ses valeurs fondamentales. Vous devez vous sentir aligné(e) avec l’énergie et la philosophie qu’il véhicule.

3. Questions pratiques et logistiques

Ces questions garantissent que l’accompagnement est viable pour vous.

  • Quel est l’investissement total pour l’accompagnement (durée, fréquence des séances, prix) et qu’inclut-il exactement (séances, support inter-séances, ressources) ?
    • Objectif : Avoir une vision claire du budget et de la structure du programme pour éviter les surprises et évaluer le retour sur investissement.
  • Quel est votre engagement et votre disponibilité entre les séances (ex : puis-je vous envoyer un email rapide pour une question bloquante ?) ?
    • Objectif : Déterminer le niveau de soutien continu. Souvent, les blocages surviennent entre les sessions, et un support réactif est très précieux.

Mon conseil : Ne vous arrêtez pas à la première impression.

Idéalement, parlez à deux ou trois coachs différents et choisissez celui avec qui vous ressentez à la fois le plus de confiance personnelle et le plus de rigueur méthodologique pour atteindre vos objectifs d’entreprise.

Et si à la fin de votre processus de sélection, vous souhaitez collaborer avec moi, c’est tant mieux 🙂

2024 Climate Change News: Insights and Engagement Trends

📰 Key Highlights: Climate Change and News Audiences Report 2024

This report analyzes public engagement with climate change news and attitudes in eight countries: Brazil, France, Germany, India, Japan, Pakistan, the UK, and the USA, based on a November 2024 online survey. A central finding is « climate perception inertia »—a stagnation in public views and engagement despite the growing urgency of the crisis.


Consumption of Climate News & Information

  • Overall Weekly Consumption: Half of respondents (50%) see, read, or hear climate change news weekly, virtually unchanged from 2022 (51%).
  • Country Variation: Climate news consumption is highest in France (60%) and lowest in the USA (34%).
    • The USA saw a 16 percentage point (pp) fall from 2023, possibly due to the overlap with the presidential election dominating the news cycle.
  • Primary Source: The news media remains the primary source for climate information, ahead of documentaries and social media.
    • Television news (31%) and online news websites/apps (24%) are the most used media.
    • Video is the preferred format over text.
  • Trust in News Media: Half (50%) trust the news media on climate change, stable since 2022 (52%).
    • Scientists are by far the most trusted source (74%) and the most visible source in news coverage (40%).
  • Interest in Topics: People are most interested in climate news that intersects with weather (54%) and local news (52%), indicating a preference for personal relevance.

Climate Change Misinformation

  • Self-Reported Exposure: 25% of respondents globally think they see false or misleading climate information weekly, largely unchanged from 2022 (27%).
  • Country Variation: Highest self-reported exposure is in India (43%), and lowest in the UK (17%) and Japan (16%).
    • Note: These figures are perceptions and may not reflect the actual prevalence of misinformation.
  • Sources Associated with Misinformation: People most associate misinformation with politicians and political parties (12%), followed by government (11%), celebrities (10%), and activists (10%).

Extreme Weather Events and Risk

  • Lived Experience: A majority in Brazil (76%) and India (65%) report experiencing heatwaves. Severe floods affect over half in India (59%) and Pakistan (54%).
  • Perception of Worsening Trends: Two-thirds of respondents globally (63%) believe heatwaves are becoming more severe, followed by floods (56%).
  • Media Coverage of Extreme Weather: People generally have a favorable view of how news media covers extreme weather, especially on providing information in a timely manner. They are less satisfied with coverage of the underlying causes.

Public Views on Climate Action and Impacts

  • Concern is High but Stable: Over two-thirds of people in every country are concerned about the impact of climate change—a proportion that has remained stable over the past three years.
  • Political Divide: Climate concern remains a politicized issue. Concern among those on the left (91%) is significantly higher than those on the right (77%), widening the left–right gap.
  • Perception of Impacts on Health: Over two-thirds of respondents in Brazil, and more than half in India and Pakistan, think climate change is having a large impact on their and their family’s health.
  • Perception of Insufficient Action: Governments (−33), energy companies (−37), and citizens themselves (−39) are overwhelmingly seen as doing ‘too little’ to address climate change.

Awareness of the Conference of the Parties (COP)

  • Limited Awareness: The survey, which overlapped with COP29, found little evidence the event meaningfully widened access to climate news.
    • An average of 14% had ‘never heard of’ COP, and 21% had ‘heard of it but know nothing about it’.
    • A majority (61%) claim to know at least a little, but only 9% say they know ‘a lot’.
  • Perceptions of COP: Public views are mixed:
    • 62% believe it ensures vulnerable countries’ voices are represented.
    • 60% think it succeeds in shaping climate policy.
    • 59% think it is influenced by big business interests.
  • Demographics: Younger respondents (18–34) are more likely to view COP positively. Men (68%) are significantly more likely than women (59%) to report familiarity with COP.

More info about the source Reuters Institute : https://reutersinstitute.politics.ox.ac.uk/climate-change-and-news-audiences-report-2024-analysis-news-use-and-attitudes-eight-countries

Rendre le Business Plan Agile : Clé de la Réussite Entrepreneuriale

🧭 Le Business Plan : Relique du Passé ou Boussole Indispensable dans la Tempête de l’Incertitude ?

L’ère que nous traversons est marquée par une incertitude chronique : crises sanitaires, bouleversements géopolitiques, accélération technologique vertigineuse. Dans ce contexte « VUCA » (Volatile, Incertain, Complexe, Ambigu), une question brûlante se pose pour tout entrepreneur : le Business Plan traditionnel, ce document figé de prévisions à 3 ou 5 ans, est-il encore pertinent ?

N’est-il pas devenu une relique démodée, aussitôt obsolète qu’achevé ?

La réponse, nuancée, est la suivante : Non, le Business Plan n’est pas mort, mais sa fonction et sa forme doivent absolument évoluer.


Le Verdict des Critiques : Pourquoi le Business Plan est (souvent) Décrié

Les détracteurs du Business Plan ont des arguments percutants, surtout face à l’environnement actuel :

  • L’illusion de la Certitude : Rédiger des projections financières ultra-détaillées sur cinq ans donne une fausse impression de contrôle sur un avenir par nature imprévisible. Les chiffres deviennent vite caducs.
  • La Rigidité : Un plan trop rigide peut entraver l’agilité nécessaire pour pivoter rapidement en cas de changement de marché, de concurrence inattendue ou d’innovation de rupture.
  • Le Temps Perdu : Passer des semaines à peaufiner un document de 50 pages qui sera lu en diagonale par les investisseurs (qui se concentrent souvent sur l’Executive Summary) détourne l’entrepreneur de la seule chose qui compte vraiment : valider son marché et vendre.

La Défense : Les Vertus Indémodables de la Planification

Malgré ses défauts, l’exercice de planification que représente le Business Plan reste fondamental. Ses bénéfices vont bien au-delà de la simple obtention d’un financement :

1. Un Outil de Réflexion Stratégique Interne 💡

Avant d’être un document pour les autres, le Business Plan est un travail de fond pour l’entrepreneur. Il oblige à :

  • Clarifier la Vision : Définir précisément le modèle économique (Business Model), la proposition de valeur unique et la mission de l’entreprise.
  • Défier les Hypothèses : Obliger à se poser les questions clés : Quel est mon marché ? Qui sont mes clients ? Qui sont mes concurrents ? Comment vais-je gagner de l’argent ? Ce processus réduit le risque d’erreurs stratégiques majeures.
  • Structurer la Pensée : Passer de l’idée vague à un plan d’action structuré avec des objectifs clairs à court et long terme.

2. Un Sésame pour les Partenaires Clés 🤝

Malgré l’évolution des pratiques, les banques, les investisseurs et même certains partenaires stratégiques continuent d’exiger une preuve de la viabilité et du sérieux du projet.

Le Business Plan (ou une version allégée et moderne) est la seule carte de visite complète qui :

  • Démontre la faisabilité économique.
  • Rassure sur la solvabilité et la gestion des risques.
  • Présente l’équipe et sa capacité à exécuter.

L’Évolution : Du Business Plan « Ferme » au Business Plan « Agile »

Dans un monde incertain, l’outil ne disparaît pas, il se transforme. L’approche moderne mise sur l’agilité et l’itération :

Ancienne Approche (Statique)Nouvelle Approche (Dynamique et Agile)
Document de 50 pages rédigé une seule fois.Document synthétique (10-20 pages) et évolutif.
Basé sur des prévisions linéaires à 5 ans.Basé sur des hypothèses testables et des scénarios (optimiste, réaliste, pessimiste).
Privilégie le détail formel.Privilégie le pragmatisme et la preuve terrain (tests rapides).
Met l’accent sur les chiffres théoriques.Complété par le Business Model Canvas et des tableaux de bord de suivi régulier.

Le véritable changement est dans l’état d’esprit : il faut voir le Business Plan non pas comme une destination finale, mais comme la première étape d’un cycle continu d’apprentissage et d’ajustement.


Conclusion : La Préparation, non la Prédiction

Face à la tempête de l’incertitude, le Business Plan ne nous permet pas de prédire le temps exact qu’il fera demain, mais il nous oblige à préparer le bateau : vérifier la solidité de la coque (modèle économique), s’assurer d’avoir un bon équipage (l’équipe) et prévoir plusieurs routes possibles (scénarios).

L’ère est à la stratégie adaptative. Le Business Plan n’est pas mort ; il est devenu une boussole essentielle pour guider l’entreprise vers l’agilité et la résilience, à condition d’être mis à jour et confronté sans cesse à la réalité du terrain.

Recherche engagée : vers une science ouverte aux besoins sociétaux

🗃️ Le syndrome du silo : quand les chercheurs s’isolent et le monde en paie le prix

Le monde de la recherche, bien qu’étant le moteur de l’innovation et du progrès des connaissances, est parfois miné par un paradoxe : l’enfermement dans des « silos » disciplinaires et institutionnels. Cet isolement se manifeste par des faiblesses notables en matière de réseautage extra-académique, de transmission des savoirs au grand public, d’approche de « service client » envers les utilisateurs potentiels de la recherche, et d’orientation vers les autres acteurs de la société (entreprises, décideurs politiques, associations, citoyens). Les conséquences de cet enfermement sont loin d’être anodines et peuvent s’avérer désastreuses pour la société dans son ensemble.


🌐 Faiblesse du réseautage et de la transmission

Les chercheurs excellent souvent à tisser des liens au sein de leurs réseaux académiques (collaboration de pairs, co-publications, conférences scientifiques). Cependant, le pont vers les acteurs non-chercheurs reste fragile.

  • Réseautage limité : La participation aux événements et aux plateformes où se trouvent les professionnels de l’industrie, les décideurs ou les acteurs sociaux est souvent insuffisante. Les liens sont essentiellement des « liens forts » (entre pairs) au détriment des « liens faibles » (avec d’autres secteurs) pourtant cruciaux pour l’innovation et la diffusion.
  • Transmission hermétique : Le langage scientifique, précis mais jargonnant, est rarement adapté pour une audience non spécialisée. Le manque de formation à la vulgarisation et au dialogue avec les médias rend la transmission des résultats lente, voire incompréhensible. Le savoir produit reste confiné aux revues spécialisées, invisibles pour ceux qui pourraient l’utiliser concrètement.

🤝 Déficit d’orientation et de « service client »

Un autre défi réside dans la posture des chercheurs vis-à-vis des besoins du monde extérieur. L’excellence scientifique est parfois perçue comme une fin en soi, négligeant l’application et l’impact sociétal.

  • Manque d’orientation vers l’action : La recherche est souvent guidée par des questions fondamentales, ce qui est essentiel, mais elle ne se traduit que rarement en solutions concrètes ou en recommandations claires et utilisables pour les politiques publiques ou le développement industriel. L’approche est souvent purement descriptive plutôt que prescriptive.
  • Absence d’approche « service client » : L’idée que la recherche doive répondre à une « demande » ou offrir un « service » au public ou aux entreprises est parfois mal perçue. Cela conduit à une déconnexion entre les thématiques de recherche et les problèmes urgents auxquels la société est confrontée. Le financement et l’évaluation privilégient trop souvent les indicateurs purement académiques au détriment de l’impact réel.

💥 Les conséquences désastreuses de l’isolement

L’enfermement des chercheurs dans leur tour d’ivoire a des répercussions critiques qui freinent le progrès social et économique.

1. Retard dans l’innovation et l’application

L’absence de transfert de connaissances vers les entreprises et les administrations ralentit l’innovation. Des découvertes majeures restent dans les laboratoires pendant des années, faute de ponts pour les transformer en produits, services ou politiques publiques efficaces. Le retour sur investissement public dans la recherche est ainsi diminué.

2. Décalage avec les besoins sociétaux

L’isolement empêche les chercheurs de capter les signaux faibles et les besoins réels du terrain. Les sujets de recherche peuvent s’éloigner des préoccupations majeures (crise climatique, inégalités sociales, santé publique urgente), conduisant à une recherche déconnectée et moins pertinente pour la société.

3. Perte de confiance et méfiance publique

Lorsque le public ne comprend pas le travail des chercheurs, une méfiance peut s’installer. L’absence de communication claire et proactive laisse le champ libre à la désinformation et aux théories du complot, affaiblissant le rôle de la science comme référence fiable dans le débat public. La légitimité de la recherche, financée par l’impôt, est remise en question.

4. Financement et soutien politique réduits

Le manque d’impact et de visibilité auprès des décideurs politiques et du grand public peut se traduire par une réduction du financement de la recherche. Si la valeur ajoutée du travail scientifique n’est pas clairement démontrée, les budgets alloués à la science sont plus susceptibles d’être coupés en période de contraintes budgétaires.


🚀 Sortir du silo : vers une recherche engagée et connectée

Il est urgent d’encourager les chercheurs à casser les murs des silos. Cela passe par la formation au transfert de technologie et à la vulgarisation, la valorisation des collaborations intersectorielles dans les critères d’évaluation, et la création de plateformes de dialogue régulières avec les acteurs non-académiques. La science ne peut atteindre son plein potentiel que lorsqu’elle est ouverte, dialoguante et orientée vers l’impact sociétal. La responsabilité d’une meilleure connexion incombe à la fois aux chercheurs eux-mêmes et aux institutions qui les forment et les financent.

Voici une sélection d’initiatives concrètes et de modèles de collaboration qui illustrent comment les chercheurs réussissent à sortir de leurs laboratoires pour interagir de manière fructueuse avec le monde extérieur.


🤝 1. La Recherche-Action Participative (RAP) et Communautaire

C’est un modèle qui brise véritablement le silo en impliquant directement les acteurs non-académiques dès la conception de la recherche et non pas seulement à la fin.

ModèleDescriptionImpact sur la connexion
Recherche-Action Participative (RAP)Les chercheurs et les praticiens (associations, employés, citoyens) travaillent ensemble pour identifier un problème, mener l’étude, analyser les résultats et mettre en œuvre les solutions directement sur le terrain.Assure une pertinence immédiate de la recherche. Transforme les sujets de la société civile en questions de recherche.
Exemple : Recherche sur l’itinérance ou l’exclusion sociale.Des chercheurs travaillent main dans la main avec des organisations communautaires pour co-construire des politiques de soutien basées sur les données scientifiques et l’expertise de terrain.Les résultats ne sont pas seulement publiés, ils sont appliqués pour améliorer les services publics et les pratiques.

🌐 2. Les Programmes de Transfert de Technologie et d’Innovation

Ces structures institutionnelles sont créées spécifiquement pour servir de pont entre le laboratoire et le marché.

  • Les Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologie (SATT) et Instituts Carnot (France) / Mitacs (Canada) :
    • Description : Ces entités ont pour mission de maturer les inventions issues de la recherche publique (brevets, prototypes) jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à être transférées vers l’industrie. Elles gèrent la propriété intellectuelle (PI) et négocient les licences.
    • Impact : Elles transforment les découvertes académiques en valeur économique (création de start-ups deep tech et licences d’exploitation), forçant les chercheurs à adopter une approche de « service client » vis-à-vis des besoins des entreprises. Mitacs, par exemple, finance des stages de recherche directement dans des entreprises.
  • Les Centres de Transfert de Technologie (CTT) / Hautes Écoles Spécialisées (HES-SO en Suisse) :
    • Description : Ces structures se concentrent sur la recherche appliquée, collaborant intensément avec les PME et les acteurs régionaux pour résoudre des problèmes concrets.
    • Impact : Elles assurent un ancrage fort dans la pratique, garantissant que la recherche répond aux besoins immédiats de l’économie locale (ex: projets sur l’énergie durable comme GeniLac à Genève).

🏛️ 3. L’Éclairage des Décideurs et l’Expertise Politique

Pour lutter contre la déconnexion avec les politiques publiques, des mécanismes sont mis en place pour traduire la science en recommandations actionnables.

  • Programmes Nationaux de Recherche (PNR) (Suisse, Canada) :
    • Description : Ces programmes de grande envergure sont lancés pour répondre à des défis sociétaux majeurs (ex: COVID-19 et société, transition énergétique, inégalités). Ils exigent une composante de transfert de connaissances explicite.
    • Impact : Ils obligent les chercheurs à travailler en interdisciplinarité et à s’adresser directement aux décideurs politiques, produisant des rapports qui éclairent la prise de décision gouvernementale et les politiques publiques.
  • Les Communautés de Pratique (CdP) (Ex: Santé Publique) :
    • Description : Des réseaux réguliers de chercheurs, de professionnels de la santé publique et d’administrateurs se réunissent pour partager et « traduire » les connaissances scientifiques afin de les intégrer dans les protocoles et les politiques de terrain.
    • Impact : Création d’un apprentissage mutuel continu et garantie que les données probantes sont utilisées pour les meilleures pratiques professionnelles.

📢 4. La Vulgarisation et l’Ouverture au Public

Pour briser l’hermétisme, la science s’ouvre au grand public via de nouveaux formats.

  • Les Événements de « Science-Dating » ou Hackathons ou Innovathons (Ex: Défi Source de Thierry Dagaeff en Suisse) :
    • Description : Des événements courts et intensifs où des chercheurs rencontrent des entrepreneurs, des étudiants ou des citoyens pour co-développer rapidement des idées de projets ou des prototypes basés sur une technologie de laboratoire ou un problème de société.
    • Impact : Ces formats agiles créent des réseaux informels puissants et débouchent souvent sur des projets concrets de courte durée, accélérant l’interaction.
  • Mise en place de formation en « Transfert et Mobilisation des Connaissances » :
    • Description : Programmes universitaires (comme ceux de l’INRS au Québec) qui forment spécifiquement les étudiants et chercheurs aux compétences de communication, de négociation, d’analyse des besoins et de mise en contexte de l’information scientifique pour différents publics.
    • Impact : Professionnalisation de la fonction de transfert, comblant le déficit de compétence identifié.

Ces initiatives montrent que l’isolement n’est pas une fatalité.

En changeant les critères d’évaluation, en créant des structures de liaison dédiées et en formant les chercheurs au dialogue, il est possible de transformer la science en un véritable service au bénéfice de toute la société.

Concentrons-nous sur les initiatives visant le transfert de connaissances et les collaborations spécifiquement orientées vers les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Services Publics, car ces acteurs sont souvent les plus éloignés des grands centres de recherche.


🏭 Transfert vers les Petites et Moyennes Entreprises (PME)

Le principal défi avec les PME est leur manque de ressources (temps, personnel spécialisé) pour intégrer les résultats de la recherche. Les initiatives visent à simplifier l’accès à l’expertise scientifique.

1. Partenariats de Proximité et Chaires Industrielles

  • Dispositifs de stages et d’immersions (ex: Mitacs, CIFRE en France) : Ces programmes financent le placement de chercheurs doctorants ou postdoctoraux directement au sein des PME pour mener des projets de recherche appliquée spécifiques. C’est le chercheur qui se déplace pour combler le déficit d’expertise de l’entreprise.
    • Impact : Intégration directe de l’expertise de pointe dans le tissu entrepreneurial. La PME obtient une solution personnalisée, et le chercheur comprend les contraintes du marché.
  • Plateformes technologiques et Fab Labs universitaires : Les universités ouvrent leurs équipements et plateformes techniques aux PME pour des essais, du prototypage ou de la caractérisation. Des ingénieurs de transfert servent d’intermédiaires pour traduire les besoins de la PME en protocoles scientifiques.

2. Structures Régionales d’Interface

  • Centres Techniques Industriels (CTI) et Hautes Écoles Spécialisées (HES) : Ces structures sont dédiées à la recherche appliquée et au développement (R&D) en partenariat étroit avec le tissu économique local. Elles parlent le langage de l’industrie.
    • Impact : Elles offrent des contrats de recherche courts et ciblés, plus accessibles aux PME que les longs projets de recherche fondamentale. Elles agissent comme un guichet unique pour les questions techniques et d’innovation.
  • Vouchers ou Bons d’Innovation : Les gouvernements offrent de petits financements (vouchers) aux PME pour qu’elles puissent acheter des prestations de recherche ou d’expertise auprès d’une université ou d’un centre de recherche.
    • Impact : Diminution du risque financier pour la PME d’investir dans la recherche, encourageant une première collaboration.

🏛️ Transfert vers les Services Publics (Administrations et Organismes)

Le transfert vers le secteur public vise à éclairer les décisions politiques et à optimiser les services aux citoyens (santé, éducation, environnement) par l’utilisation de données probantes (evidence-based policy).

1. Partenariats Stratégiques et Unités Mixtes

  • Unités de recherche mixtes ou « in-house » : Création d’équipes de recherche permanentes au sein même des administrations publiques (ministères, agences de santé).
    • Exemple : Des économistes ou des sociologues de la recherche travaillant au sein du Ministère de l’Éducation pour évaluer l’efficacité des réformes ou au sein des agences de santé publique pour modéliser l’impact des épidémies.
    • Impact : Les chercheurs comprennent les contraintes réglementaires et budgétaires de l’administration, et les fonctionnaires ont un accès instantané et contextualisé à l’expertise scientifique.

2. Plateformes de Traduction des Connaissances (KT – Knowledge Translation)

  • Synthèses politiques (Policy Briefs) et Notes de Recommandation : Les équipes de transfert des universités ou les think tanks académiques rédigent des documents courts, concis, et non-jargonnants pour les décideurs. Ces policy briefs traduisent les conclusions scientifiques complexes en recommandations opérationnelles claires.
    • Impact : Accessibilité et rapidité de l’information pour les décideurs qui ont peu de temps. Aide à baser les lois et règlements sur des faits vérifiés plutôt que sur des intuitions.

3. Science Citoyenne et Collecte de Données Terrain

  • Projets de Science Citoyenne : Implication directe des citoyens dans la collecte de données (ex: suivi de la qualité de l’eau, recensement d’espèces végétales). Bien que non directement un service public, cela alimente souvent les données utilisées par les services environnementaux.
    • Impact : Sensibilisation du public et production de données massives et géographiquement distribuées qui seraient inaccessibles pour un laboratoire seul, au bénéfice, par exemple, des agences de protection de l’environnement.

Ces modèles montrent que le succès réside dans l’adaptation du format et du rythme de la recherche aux besoins spécifiques des PME et des Services Publics.

Je suis toujours partant pour bâtir des ponts avec les chercheurs et avec les scientifiques, même si je constate souvent que cet enfermement dans des silos isolés est ultra fréquent et malheureusement les habitudes sont difficiles à changer.

Et vous, quelle est votre expérience quand vous souhaitez collaborer avec elles et avec eux ???

Les trouvez vous fermé.e.s et en silo ou ouvert aux collaborations et aux coopérations avec des non-chercheurs ?

Quel modèle de collaboration fonctionne le mieux selon vous pour les motiver à s’ouvrir ?

Financement Climatique et Justice Sociale à la COP30

🌳 COP30 à Belém : L’Amazonie au Cœur d’un Nouveau Pacte Climatique

La 30e Conférence des Parties (COP30) sur les changements climatiques, qui se tiendra à Belém au Brésil du 10 au 21 novembre 2025, est un événement décisif. En plein cœur de l’Amazonie brésilienne, cette COP est bien plus qu’une simple réunion ; elle est l’occasion de forger un nouveau pacte climatique mondial, avec la forêt tropicale et la justice climatique en thèmes centraux.


Les Enjeux Majeurs : Ambition et Financement

La COP30 intervient à un moment crucial, marquant le début du prochain cycle de soumission des Contributions Déterminées au Niveau National (CDN), les plans d’action climatique des pays, avec un horizon fixé à 2035.

  • Hausse de l’Ambition : L’enjeu principal est d’obtenir des CDN plus ambitieuses pour combler le fossé entre les engagements actuels et l’objectif de limiter le réchauffement à $1,5^\circ\text{C}$, conformément à l’Accord de Paris. Le Brésil, en tant que pays hôte, a la responsabilité d’encourager cet élan, en s’appuyant sur les résultats du Bilan Mondial (Global Stocktake) de la COP28.
  • Financement Climatique : Le financement sera un point de friction majeur. Il s’agit de réformer et d’augmenter considérablement l’aide internationale pour l’adaptation et l’atténuation. Des initiatives comme le « Baku to Belém Roadmap » visent à accroître le financement climatique international, avec un objectif de $\$1,3$ trillion par an d’ici 2035. La question de l’alignement des flux financiers mondiaux sur les objectifs climatiques sera également centrale.
  • Amazonie et Biodiversité : La localisation de la COP30 place la protection des forêts tropicales et de la bioéconomie au premier plan. Les discussions porteront sur la valorisation des chaînes de valeur fondées sur le vivant et le rôle des peuples autochtones et des communautés locales dans la conservation.

Risques et Obstacles à Surmonter

Malgré l’urgence, la conférence est confrontée à plusieurs défis qui pourraient entraver le succès des négociations.

  • Contexte Géopolitique Complexe : La montée des tensions internationales et la fragilité du multilatéralisme pourraient compliquer l’atteinte d’un consensus mondial fort. Les frictions commerciales et les incertitudes politiques au Brésil même (élections générales en 2026) peuvent peser sur la diplomatie climatique.
  • Insuffisance des CDN : Le risque de voir les pays soumettre des CDN qui manquent d’ambition, maintenant l’écart avec les objectifs de l’Accord de Paris, est réel. Il faudra un engagement fort des grandes économies pour inverser cette tendance.
  • Défis Logistiques et Sécuritaires : L’organisation d’un événement de cette ampleur dans une ville d’Amazonie soulève des questions de logistique, d’hébergement et de sécurité. Des préoccupations concernant la sécurité personnelle (crimes opportunistes, troubles civils) et les risques environnementaux (inondations, conditions météorologiques extrêmes) ont été soulevées pour les participants.
  • Opacité et Greenwashing : Un enjeu transversal est celui de la transparence et de la mesure de l’impact. Il faudra des outils robustes pour suivre la mise en œuvre des engagements, notamment ceux des acteurs non étatiques et des entreprises, afin d’éviter le greenwashing et d’assurer une responsabilité réelle.

💡 Opportunités : Accélération et Justice Climatique

La tenue de la COP30 en Amazonie offre des opportunités uniques pour transformer l’action climatique.

  • Plaider pour la Justice Climatique : Belém est l’occasion de placer les questions de justice sociale et climatique au cœur de l’agenda. Cela inclut la reconnaissance et le soutien accru aux peuples autochtones, dont les droits sont intrinsèquement liés à la conservation des écosystèmes.
  • Solutions Fondées sur la Nature (SfN) : L’Amazonie, avec son rôle crucial pour le climat et la biodiversité, met en lumière le potentiel des SfN. La COP30 peut encourager le développement d’une agriculture régénératrice et d’une bioéconomie durable, qui répondent aux défis environnementaux tout en soutenant la sécurité alimentaire.
  • Rôle des Acteurs Non-Étatiques : La conférence est une plateforme pour consolider et amplifier les engagements des villes, des entreprises et de la société civile, en reconnaissant leur rôle indispensable dans la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris.
  • Déplacement vers l’Implémentation : Le sommet vise à recentrer les discussions sur l’action et la mise en œuvre des engagements existants, en déplaçant l’accent des négociations formelles vers un « forum de mise en œuvre » avec un plan de suivi robuste.

La COP30 a le potentiel d’être un tournant décisif, non seulement pour l’ambition climatique, mais aussi pour l’établissement d’une feuille de route qui intègre la conservation des écosystèmes et la justice sociale comme piliers d’une transition mondiale durable.

L’espoir réside dans un « mutirão » (action collective au service du bien commun, en portugais) climatique qui place les communautés et la nature au centre de la solution.

🌿 Le Rôle Central de l’Amazonie : Bien Commun Mondial

Le choix de Belém, capitale de l’État du Pará, comme ville hôte est hautement symbolique. Il place l’Amazonie, le plus grand réservoir de biodiversité et régulateur climatique de la planète, au cœur des négociations.

1. Un Enjeu de Survie Climatique

  • Le point de bascule : L’Amazonie approche d’un point de bascule critique. Une déforestation excessive pourrait transformer de larges parties de la forêt en savane, libérant des quantités massives de carbone et aggravant le réchauffement climatique mondial. La COP30 doit aboutir à des engagements fermes et vérifiables pour stopper la déforestation et favoriser la régénération.
  • Biodiversité et services écosystémiques : La conférence met en lumière la nécessité de lier les agendas du climat et de la biodiversité. L’Amazonie fournit des services écosystémiques vitaux, allant de la régulation des pluies à l’absorption de $\text{CO}_2$. Les discussions se concentreront sur la valorisation de ces services.

2. Justice Climatique et Peuples Autochtones

  • Reconnaissance des gardiens : La COP30 est une plateforme pour mettre en avant le rôle essentiel des peuples autochtones et des communautés locales comme les meilleurs gardiens de la forêt. Les scientifiques confirment que les terres gérées par ces communautés affichent des taux de déforestation significativement plus bas.
  • Bioéconomie durable : Le Brésil promeut le concept de la bioéconomie, qui vise à développer des chaînes de valeur fondées sur l’utilisation durable des ressources de la forêt, comme les fruits, les graines ou les médecines traditionnelles, offrant une alternative économique à la déforestation. La justice climatique sera au cœur des débats, insistant sur le fait que ceux qui contribuent le moins au changement climatique (les communautés locales) sont ceux qui en subissent le plus les conséquences.

💰 La Question Cruciale du Financement Climatique

La COP30 sera un moment de vérité pour la finance climatique internationale, avec un accent mis sur la nécessité de passer de la promesse à l’investissement concret.

1. Le « Tropical Forest Forever Facility » (TFFF)

L’initiative phare portée par le Brésil est le Tropical Forest Forever Facility (TFFF).

  • Objectif et mécanisme : Il s’agit d’un fonds d’investissement proposé de $\$125$ milliards (dont $\$25$ milliards de capital initial souverain et $\$100$ milliards d’investissements privés ciblés) qui cherche à rémunérer la conservation active des forêts tropicales. Contrairement aux mécanismes basés uniquement sur la réduction de la déforestation (REDD+), le TFFF propose de verser des paiements annuels aux pays qui maintiennent leurs forêts intactes, à un taux fixé par hectare.
  • Financement innovant : Le TFFF est conçu comme un instrument de finance mixte (blended finance), s’appuyant sur les marchés financiers. Il vise à fournir un financement prévisible et à long terme (sur 20 ans) aux pays et aux communautés (avec un objectif de 20 % des fonds pour les peuples autochtones). Son succès dépendra des engagements initiaux des pays donateurs et des investisseurs privés à Belém.

2. Réforme du Financement Global

Au-delà du TFFF, la COP30 sera le théâtre de négociations intenses sur la réforme de la finance climatique globale.

  • L’objectif des 100 milliards de dollars : Même si les pays développés ont atteint l’objectif de mobiliser $\$100$ milliards par an pour l’action climatique des pays en développement, la COP30 doit redéfinir la prochaine cible de financement (le New Collective Quantified Goal ou NCQG), qui devrait être significativement plus élevée (avec un objectif de $\$1,3$ trillion par an d’ici 2035).
  • Le « Baku to Belém Roadmap » : Cette feuille de route, préparée par les présidences des COP29 et COP30, est axée sur la manière de mobiliser et d’aligner les flux financiers pour soutenir les objectifs de l’Accord de Paris. Elle vise à garantir que les fonds, tant publics que privés, cessent de financer des activités nuisibles au climat et soutiennent la transition.

En résumé, la COP30 à Belém est l’occasion de concrétiser une approche intégrée : celle où la protection de l’Amazonie et le soutien financier aux pays tropicaux ne sont plus des options, mais des investissements essentiels pour la stabilité climatique mondiale.

🤝 Acteurs Non-Étatiques Clés à la COP30

Ces acteurs sont essentiels pour combler le fossé entre les engagements nationaux (CDN) et les besoins réels pour atteindre l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.

🌳 Sur le Thème de l’Amazonie et de la Nature

  • Peuples Autochtones et Communautés Locales (PACL) :
    • Rôle : Ils seront les voix les plus puissantes à Belém, non seulement comme bénéficiaires des politiques, mais comme partenaires décisionnels et détenteurs de connaissances traditionnelles. Ils exigeront la reconnaissance de leurs droits territoriaux comme mesure climatique essentielle.
    • Action : Leurs organisations (comme la COIAB, Coordination des Organisations Indigènes de l’Amazonie Brésilienne) plaideront pour une allocation directe et significative des fonds (notamment via le TFFF) pour leurs projets de conservation et de bioéconomie.
  • ONG Environnementales et Scientifiques :
    • Rôle : Elles feront pression pour la transparence et la responsabilité, en surveillant les taux de déforestation et en évaluant l’intégrité des engagements de financement basés sur la nature.
    • Action : Des groupes comme Greenpeace ou le WWF utiliseront l’attention médiatique de la COP pour mettre en lumière les risques liés au point de bascule amazonien et proposer des modèles de développement forestier durable.
  • Entreprises de la Bioéconomie :
    • Rôle : Les entreprises brésiliennes et internationales qui investissent dans la bioéconomie légale (cosmétiques, produits alimentaires durables, pharmacie) verront la COP30 comme une vitrine pour démontrer qu’un développement économique sans déforestation est possible et rentable.
    • Action : Elles chercheront des partenariats pour sécuriser les chaînes d’approvisionnement sans déforestation et attirer les investissements du secteur privé vers l’innovation verte en Amazonie.

💲 Sur la Question du Financement Climatique

  • Institutions Financières et Banques de Développement (MDBs) :
    • Rôle : Des institutions comme la Banque mondiale (qui a confirmé son rôle d’hôte intérimaire du TFFF), le Fonds Monétaire International (FMI) et les Banques Multilatérales de Développement (MDBs) sont sous pression pour réformer leurs modèles de prêt afin qu’ils soient alignés sur l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.
    • Action : Elles devront annoncer des engagements concrets pour augmenter leur financement en faveur de l’adaptation et du climat. Leur soutien au TFFF et à la feuille de route de Baku à Belém sera un indicateur clé de leur volonté de changement.
  • Investisseurs Institutionnels et Fonds de Pension :
    • Rôle : Ces acteurs gèrent des trillions de dollars et sont de plus en plus influents. Ils chercheront des mécanismes de financement dérisqués pour la nature et les projets de transition dans le Sud Global.
    • Action : Ils pourraient annoncer des engagements de capitaux pour le TFFF ou pour d’autres Solutions fondées sur la Nature (SfN), marquant une transition de la simple exclusion d’actifs polluants à l’investissement actif dans la transition.
  • Villes et Réseaux Infranationalaux :
    • Rôle : Les villes, y compris les capitales amazoniennes, sont en première ligne des impacts climatiques. Elles sont devenues des moteurs de l’action climatique.
    • Action : Des réseaux comme C40 Cities ou ICLEI présenteront leurs plans d’action pour la résilience urbaine et l’adaptation, et plaideront pour un accès direct aux fonds climatiques internationaux, souvent monopolisés par les gouvernements centraux.

La COP30 à Belém sera l’occasion pour ces acteurs de démontrer que l’action climatique est désormais une réalité plurielle et multi-niveaux, nécessitant la collaboration du gouvernement, des entreprises, des investisseurs et des communautés locales pour réussir.

🇧🇷 Les Mesures Concrètes du Brésil pour l’Amazonie

Le gouvernement brésilien, sous la présidence de Lula, a clairement indiqué que la lutte contre la déforestation illégale est sa priorité majeure pour l’Amazonie et un pilier de sa politique climatique en vue de la COP30.

1. Rétablir le Plan d’Action Contre la Déforestation

  • Le PPCDAm relancé : Le Brésil a réactivé le Plan d’action pour la prévention et le contrôle de la déforestation en Amazonie légale (PPCDAm). Ce plan est un ensemble de politiques publiques et de mesures d’application de la loi qui avaient permis de réduire la déforestation de manière drastique entre 2004 et 2012.
  • Objectif Déforestation Zéro : L’engagement est de parvenir à la déforestation nette zéro en Amazonie d’ici 2030. Pour montrer sa bonne volonté avant la COP30, le gouvernement utilise déjà des satellites, des forces de police environnementale et des sanctions pour cibler l’exploitation forestière illégale et l’accaparement de terres.

2. Démontrer une Réduction des Taux de Déforestation

L’indicateur le plus crucial qui sera surveillé à l’approche de la COP30 est la baisse effective des taux de déforestation.

  • Résultats visibles : Après les fortes hausses de déforestation enregistrées durant les années précédentes, le Brésil doit démontrer une inversion claire et soutenue de la courbe. Chaque rapport mensuel et annuel sur la déforestation est analysé comme un baromètre de la crédibilité du Brésil et un signe envoyé à la communauté internationale quant à la faisabilité de ses objectifs.
  • Financement lié aux résultats : Une réduction prouvée est indispensable pour relancer et sécuriser le financement international des fonds de conservation, comme le Fonds Amazonie, qui reçoit des contributions de pays comme la Norvège et l’Allemagne, souvent conditionnées aux résultats anti-déforestation.

3. Délimitation des Terres Autochtones

  • Sécurité des gardiens : Un engagement fort est la délimitation et la protection accrue des terres indigènes. La création de nouvelles réserves et la reconnaissance des droits territoriaux des peuples autochtones sont des mesures concrètes, car ces zones sont statistiquement les mieux préservées. Cela renforce la composante de justice climatique et de droits humains de la présidence brésilienne.
  • Contrôle et surveillance : Ces actions sont accompagnées d’un renforcement des organismes de surveillance (comme l’IBAMA) et d’une militarisation des zones les plus touchées pour dissuader les activités illégales (exploitation minière, agricole et forestière).

4. Le Lancement du TFFF

Même si le Tropical Forest Forever Facility (TFFF) est un appel au financement international, le rôle du Brésil dans son lancement est une mesure concrète de leadership :

  • Capital de départ : Le président Lula a annoncé que le Brésil s’engagerait à investir le premier $\$1$ milliard dans ce fonds. Cet investissement initial vise à débloquer et à sécuriser des fonds souverains et privés supplémentaires de la part d’autres nations et d’acteurs financiers lors de la COP30.
  • Promotion du modèle : Le Brésil utilise tous les forums internationaux, y compris le G20 et les BRICS, pour promouvoir le TFFF comme un modèle de financement innovant et pérenne pour la conservation des forêts.

L’objectif du Brésil est d’arriver à Belém en démontrant des progrès mesurables sur le terrain, transformant ainsi la COP30 en une conférence axée sur l’implémentation et le partenariat pour la conservation, plutôt que sur de simples promesses.

📣 Le Rôle Amplifié de la Société Civile et des Jeunes

La COP30 sera marquée par une forte mobilisation des acteurs non-étatiques, qui chercheront à exercer une pression sur les négociations formelles (Zone Bleue) et à présenter des solutions concrètes.

  • Plaider pour la Justice et les Droits :
    • Les jeunes et les mouvements sociaux (comme les activistes pour la justice climatique) utiliseront Belém pour demander une accélération radicale des efforts d’atténuation. Ils mettront en avant le concept de « transition juste », exigeant que les coûts de la transition ne retombent pas sur les populations les plus vulnérables.
    • Les peuples autochtones (PACL), au cœur de l’Amazonie, joueront un rôle de premier plan. Ils ne se contenteront plus d’être observateurs, mais exigeront d’être partie prenante des décisions, en insistant sur le lien direct entre la protection de leurs droits territoriaux et la préservation de la forêt.
  • Défier le Multilatéralisme :
    • La société civile organisera des contre-sommets et des mobilisations pour dénoncer l’insuffisance des engagements étatiques (CDN) et l’influence des lobbys des énergies fossiles. Leur présence physique à Belém est un rappel constant de l’urgence.
    • Le Brésil a mis en place un « Cercle des Peuples » dans le cadre de sa présidence, une reconnaissance formelle (mais non décisionnelle) de l’importance des communautés traditionnelles et des peuples autochtones dans le dialogue climatique.

🟢 La Zone Verte : Vitrine de l’Action Locale

La Zone Verte est l’espace de la COP ouvert au grand public, aux entreprises, aux scientifiques et à la société civile. À Belém, cet espace revêtira une importance particulière en tant que vitrine de l’innovation amazonienne.

Objectif de la Zone Verte à BelémImplication et Opportunités
Mettre en valeur la BioéconomiePrésenter des produits, technologies et modèles économiques durables basés sur la biodiversité amazonienne (forêts non coupées).
Inclusion des CommunautésServir de plateforme aux communautés autochtones et locales pour présenter leurs savoirs traditionnels et leurs projets de conservation et de développement.
Sensibilisation et ÉducationOffrir un espace de dialogue, de conférences et d’expositions pour sensibiliser le public brésilien et mondial aux défis spécifiques de l’Amazonie.
Financement et PartenariatsPermettre aux entreprises et aux investisseurs de se connecter directement avec des projets locaux concrets nécessitant des financements dans les domaines des Solutions fondées sur la Nature (SfN) et de l’agriculture régénératrice.

La Zone Verte sera essentielle pour traduire les objectifs politiques de la Zone Bleue en actions concrètes et en partenariats tangibles entre le secteur privé, la science et les communautés locales.


En plaçant la Zone Verte en Amazonie, le Brésil cherche à démontrer que l’action climatique est une action collective (mutirão), impliquant tous les niveaux de la société pour une transition juste et verte.

📝 Récapitulatif : Les Clés de la COP30 à Belém

La COP30 de Belém (novembre 2025) est un moment pivot, symboliquement ancré au cœur de l’Amazonie, qui déterminera la crédibilité de l’action climatique mondiale.

I. Les Enjeux Majeurs

  • Ambition des CDN : Lancer le prochain cycle de Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) à horizon 2035, qui doivent être significativement rehaussées pour maintenir l’objectif de $1,5^\circ\text{C}$.
  • Financement : Négocier un nouvel objectif quantifié collectif de financement climat (NCQG) ambitieux et obtenir des engagements concrets pour le Tropical Forest Forever Facility (TFFF).
  • Forêts Tropicales : Placer la déforestation zéro et la protection de la biodiversité amazonienne au sommet de l’agenda, reconnaissant le rôle de l’Amazonie comme bien commun mondial.

II. Les Risques à Surveiller

  • Inertie des Engagements : Le risque que les pays soumettent des CDN insuffisantes, perpétuant l’écart entre les promesses et les besoins scientifiques.
  • Blocages Financiers : L’échec à mobiliser le capital public et privé nécessaire pour le TFFF et la réforme du financement des MDBs, compromettant l’adaptation dans le Sud Global.
  • Dépolitisation de l’Amazonie : Malgré la localisation, le risque que les enjeux de la déforestation et les droits des peuples autochtones soient relégués derrière les négociations techniques, notamment en raison de tensions internes au Brésil.

III. Les Opportunités Uniques

  • Justice et Inclusion : L’opportunité d’intégrer la justice climatique et de donner une voix et un rôle décisionnel de premier plan aux peuples autochtones et aux communautés locales dans la gouvernance climatique.
  • Bioéconomie Verte : Démontrer, via la Zone Verte, la viabilité d’une bioéconomie sans déforestation, en connectant les investisseurs aux projets locaux d’agriculture régénératrice et de conservation.
  • Action Collective : Renforcer le rôle des acteurs non-étatiques (villes, entreprises, jeunes) et transformer l’approche des COP, en mettant l’accent sur la mise en œuvre concrète des solutions sur le terrain.

Conclusion : Belém, l’Heure du Mutirão

La COP30 ne sera pas une conférence de plus si elle parvient à traduire l’urgence climatique en actions localisées, financées et justes.

C’est le moment d’un mutirão climatique—cette action collective chère au Brésil—pour sauver le poumon de la planète et garantir un avenir résilient.

Agents of change

🌍 Climate Education Day 2025: Learning to Prepare

Climate Education Day 2025 #ClimateEdu25 is a flagship event dedicated to highlighting the critical role of education in building a climate-resilient future. Organized by the Education for Climate Coalition, the 2025 event centers on the theme « Learning to Prepare, » focusing on how education can foster a culture of preparedness in the face of climate change.

Held annually, this virtual event brings together a global community of educators, students, policymakers, and innovators to share pioneering research, green inspiration, and transformative learning strategies.


The Theme: Learning to Prepare

The 2025 theme, « Learning to Prepare, » emphasizes the proactive role of education in equipping societies with the necessary knowledge and skills to navigate climate disruptions and uncertainty. Special attention is given to the principles of the EU Preparedness Union Strategy, exploring how they can inform and inspire educational approaches across Europe and beyond. The day explores how formal and informal educational settings can become active hubs for environmental awareness and resilient practices.


Key Goals and Session Highlights

Climate Education Day is a platform for showcasing action and fostering collaboration. The 2025 programme features a variety of sessions designed to inspire and provide actionable strategies:

  • Global Lessons for European Learning: A roundtable discussion on translating international climate policy commitments into practical, resilience-building strategies for education and training systems.
  • Community Action for Future-Ready Learners: A dive into how local actors, from classrooms to communities, can collaborate to help learners build the skills needed to address climate challenges from an early age.
  • Youth Climate LAB Action Outlook: Celebrating youth-led ideas for embedding climate resilience into education, including outcomes and an action package focusing on traditional ecological knowledge.
  • Green Education Projects: Schools as Living Labs: Showcasing winning projects that transform schools into active centers for sustainability, integrating environmental awareness and green practices into everyday life.
  • Green Education Projects: GreenComp Meets STEM: Presentations on projects that successfully combine the GreenComp framework (European framework for sustainability competences) with Science, Technology, Engineering, and Mathematics (STEM) education to foster future-ready learning.
  • Green Education Projects: Citizenship Education: Exploring innovative projects that empower learners to become engaged, climate-conscious, and socially responsible citizens.

Why Climate Education Matters

The need for robust climate education is more urgent than ever. It is essential for:

  • Building Resilience: Providing learners with the knowledge and practical skills to adapt to the environmental changes already underway.
  • Fostering Green Skills: Preparing the next generation for the rapidly growing green economy and the demand for a climate-educated workforce.
  • Addressing Climate Anxiety: Giving young people age-appropriate information, a sense of agency, and the tools to process their emotional responses to the climate crisis.
  • Civic Engagement: Empowering students to become informed decision-makers and active participants in shaping sustainable communities and policies.

How to Get Involved (#ClimateEdu25)

Participation is encouraged from all stakeholders passionate about the intersection of education and climate action:

  1. Register and Attend: The event is primarily online, making it accessible to a wide global audience. Check the official European Commission’s Education for Climate Coalition website for registration details and the full programme.
  2. Showcase Your Work: Educators, researchers, and project coordinators can submit their innovative Green Education Actions for a chance to be featured and present their work during the event’s spotlight sessions.
  3. Join the Conversation Online: Follow the hashtag $\text{\#ClimateEdu25}$ on social media to participate in discussions, share resources, and connect with other members of the climate education community. Share your school’s or organization’s efforts to prepare students for a climate-ready society.
  4. Implement in Your Institution: Use the inspiration and resources from the day to start or enhance your own school’s Climate Action Plan, focusing on turning educational spaces into active hubs for sustainability.

Management Humain : Réinventer les Ressources Humaines

L’Humain au Cœur de la Stratégie : Management Humain et Ressources Humaines

Le Management Humain émerge comme une réponse aux limites de l’approche traditionnelle de la Gestion des Ressources Humaines (GRH), souvent perçue comme trop axée sur l’administration et la performance quantitative.

Le Management Humain : Reconnaissance et Travail Réel

Le Management Humain propose de voir le salarié non comme une simple « ressource », mais comme une personne réflexive, actrice et contributrice à l’établissement des normes d’action collective. Ses piliers sont :

  • Conception de l’Être Humain : Le collaborateur est un être réflexif, capable de jugement et de contribution.
  • Objet : Le travail réel, c’est-à-dire le travail tel qu’il est objectivement, collectivement et subjectivement vécu par les employés.
  • Finalité : La reconnaissance du travail effectué et de la personne.

Cette approche vise à ré-humaniser le travail, favorisant la dignité et l’engagement, ce qui conduit indirectement à une performance durable.

La Gestion des Ressources Humaines (GRH)

La GRH est la fonction stratégique qui assure l’alignement des collaborateurs sur les valeurs et la mission de l’organisation. Elle englobe :

  • Administration du personnel : Paie, droit du travail, gestion des données.
  • Développement des RH : Recrutement, formation, gestion des compétences et des carrières.
  • Dialogue Social et Qualité de Vie au Travail (QVT) : Prévention des risques psychosociaux, amélioration des conditions de travail.

Si la GRH définit le cadre et les outils (politiques de recrutement, plans de formation), le manager est l’acteur clé de l’application sur le terrain, notamment par un management de proximité qui intègre les principes du Management Humain (écoute, autonomie, reconnaissance).


Gérer le Mouvement : Changement Organisationnel

Dans un environnement économique en constante mutation (technologique, concurrentiel, social), le changement est la nouvelle norme. La Gestion du Changement Organisationnel (ou Conduite du Changement) est l’ensemble des démarches visant à accompagner les individus et l’organisation dans la transition d’un état A à un état B, en minimisant les résistances et en maximisant l’adhésion.

Les Enjeux du Changement

Le changement, qu’il soit stratégique (nouveaux marchés), structurel (réorganisation), ou technologique (nouveau SIRH, IA), génère souvent de l’incertitude et des résistances (peur de l’échec, perte de repères).

Le Rôle Central des RH et des Managers

Les professionnels des RH et les managers jouent un rôle fondamental dans ce processus :

  1. Donner du Sens : Expliquer clairement le pourquoi et le comment du changement, ainsi que les bénéfices attendus pour l’entreprise et les collaborateurs.
  2. Communication et Dialogue : Mettre en place des espaces de partage pour que les équipes puissent exprimer leurs craintes et frustrations. La transparence est essentielle.
  3. Formation et Accompagnement : Identifier les lacunes en compétences dues au changement et proposer des plans de formation pour que les employés acquièrent les nouvelles aptitudes nécessaires, les rendant acteurs de la transformation plutôt que de simples exécutants.

L’objectif est de transformer la résistance en adhésion en impliquant les équipes et en reconnaissant leur contribution à la réussite de la transition.


L’Ancrage de l’Avenir : La Gestion des Carrières en Entreprise

La Gestion des Carrières est une démarche RH qui vise à planifier et à accompagner le développement professionnel de chaque collaborateur au sein de l’entreprise, en alignement avec les besoins stratégiques futurs de l’organisation. Elle est le lien direct entre l’individu et la stratégie à long terme.

Objectifs Clés

  • Anticipation des Besoins : Utiliser la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) pour anticiper les compétences futures nécessaires et identifier les écarts à combler.
  • Fidélisation et Motivation : Offrir des parcours d’évolution clairs (promotions, mobilités internes, enrichissement de poste) motive les collaborateurs et fidélise les hauts potentiels, réduisant le turnover.
  • Employabilité : Assurer que les compétences des salariés restent à jour face à l’évolution des métiers (via la formation continue), garantissant leur employabilité interne et externe.

Outils et Démarches

La gestion des carrières repose sur plusieurs outils :

  • Entretiens Professionnels : Échanges réguliers entre manager et salarié pour faire le point sur les aspirations, les compétences acquises et à développer, et les objectifs de carrière à moyen et long terme.
  • Cartographie des Compétences : Visualisation des expertises disponibles et nécessaires au sein de l’entreprise.
  • Plans de Succession et de Mobilité : Identification des futurs potentiels et préparation des transitions pour les postes clés.

En responsabilisant le salarié comme acteur de son propre parcours tout en lui offrant un cadre de développement structuré, l’entreprise investit non seulement dans ses « ressources », mais surtout dans ses talents.


Conclusion : Une Synergie Essentielle

Le Management Humain définit la philosophie (reconnaissance, centrage sur le travail), la GRH apporte le cadre et les outils (recrutement, formation, GPEC), la Gestion du Changement est l’approche dynamique pour naviguer les transitions, et la Gestion des Carrières assure la vision à long terme et la motivation individuelle. En plaçant l’humain — avec ses besoins, son potentiel et sa complexité — au centre de toutes ces fonctions, l’entreprise moderne garantit non seulement sa performance présente, mais aussi sa capacité d’adaptation et sa croissance future.

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Transition écologique : stratégies pour les entreprises

Anticiper et s’adapter – quel plan d’actions volontaires ?

La transition écologique n’est plus une perspective lointaine, mais une réalité qui façonne notre économie et notre société. Les entreprises qui sauront anticiper et s’adapter à ce changement profond seront celles qui prospéreront dans le futur. Au-delà des réglementations, une démarche volontaire en matière de transition écologique offre des avantages considérables : amélioration de l’image de marque, réduction des coûts, accès à de nouveaux marchés et fidélisation des talents.

Cet article explore les actions concrètes que les entreprises peuvent entreprendre pour s’engager activement dans la transition écologique.

1. Comprendre le paysage en évolution : risques et opportunités

Avant de définir une stratégie, il est crucial de comprendre les enjeux de la transition écologique :

  • Risques réglementaires : Les réglementations environnementales se durcissent (taxe carbone, normes d’émissions, interdiction de certains produits).
  • Risques physiques : Les événements climatiques extrêmes (inondations, sécheresses, tempêtes) peuvent perturber les opérations et les chaînes d’approvisionnement.
  • Risques de marché : Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux enjeux environnementaux et privilégient les produits et services durables.
  • Opportunités : Développement de nouveaux produits et services verts, réduction des coûts grâce à l’efficacité énergétique, accès à de nouveaux marchés, amélioration de l’image de marque et attraction des talents.

2. Actions volontaires : un engagement concret

Voici une liste d’actions volontaires que les entreprises peuvent mettre en œuvre :

  • Réduction de l’empreinte carbone :
    • Audit énergétique : Identifier les sources de consommation d’énergie et les opportunités d’amélioration.
    • Efficacité énergétique : Rénover les bâtiments, remplacer les équipements obsolètes, optimiser les processus industriels.
    • Énergies renouvelables : Installer des panneaux solaires, souscrire à des contrats d’électricité verte.
    • Mobilité durable : Encourager le covoiturage, le télétravail, l’utilisation de véhicules électriques.
  • Économie circulaire et régénérative :
    • Éco-conception : Concevoir des produits durables, réparables et recyclables.
    • Réduction des déchets : Mettre en place des programmes de tri et de recyclage, réduire l’utilisation d’emballages.
    • Réutilisation et réparation : Proposer des services de réparation et de remise à neuf.
    • Partenariats : Collaborer avec d’autres entreprises pour créer des circuits de valorisation des déchets.
  • Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) :
    • Intégrer les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) dans la prise de décision.
    • Définir des objectifs de développement durable (ODD) pertinents pour l’entreprise.
    • Impliquer les employés dans la démarche de transition écologique.
    • Communiquer de manière transparente sur les performances environnementales.
  • Innovation et recherche :
    • Investir dans la recherche et le développement de technologies vertes.
    • Collaborer avec des universités et des centres de recherche.
    • Soutenir les start-ups innovantes dans le domaine de l’environnement.

3. L’Importance de la mesure et du reporting

Mesurer l’impact des actions mises en œuvre est essentiel pour évaluer leur efficacité et ajuster la stratégie.

  • Définir des indicateurs clés de performance (KPI) : Réduction des émissions de GES, consommation d’énergie, production de déchets, taux de recyclage.
  • Mettre en place un système de suivi et de reporting : Collecter et analyser les données, publier des rapports de durabilité.
  • Se conformer aux normes de reporting : GRI, SASB, TCFD.

4. Le rôle du leadership et de l’engagement

La transition écologique nécessite un engagement fort de la direction et de l’ensemble des collaborateurs.

  • Désigner un responsable de la transition écologique : Créer un poste dédié pour coordonner les actions et suivre les progrès.
  • Sensibiliser et former les employés : Organiser des sessions de formation sur les enjeux environnementaux et les bonnes pratiques.
  • Encourager l’innovation et la créativité : Mettre en place des programmes d’incitation à la proposition d’idées.

Conclusion :

La transition écologique est un défi majeur, mais aussi une formidable opportunité pour les entreprises. En adoptant une approche proactive et en mettant en œuvre des actions volontaires, vous pouvez non seulement réduire votre impact environnemental, mais aussi renforcer votre compétitivité, attirer les talents et construire un avenir plus durable.

#TransitionEcologique #RSE #Durabilité #EconomieCirculaire #ESG #Environnement #Entreprises #Innovation

Quelles actions volontaires votre entreprise a-t-elle déjà mises en place pour s’engager dans la transition écologique ? Partagez vos expériences et vos bonnes pratiques en commentaires !

Apprendre avec l’IA : Stratégies pour les Étudiants Modernes

Découvrir les différentes formes d’IA pour enrichir son apprentissage

L’Intelligence Artificielle (IA) n’est plus un concept de science-fiction, mais une réalité qui façonne notre quotidien, y compris notre manière d’apprendre.

Comprendre les différentes formes d’IA et savoir les utiliser de manière éclairée est essentiel pour tout apprenant moderne.


1. Les grandes familles d’IA

Il existe plusieurs façons de catégoriser l’IA. Pour l’éducation, il est utile de distinguer les types d’IA basés sur leur fonction :

  • IA Prédictive : Cette forme a pour but de classifier des données ou d’anticiper des événements ou des tendances.
    • Exemples : Les systèmes de recommandation de contenus (Netflix, Spotify), les outils de détection de spam dans les e-mails, ou les systèmes d’analyse de données pour anticiper les résultats scolaires.
  • IA Générative : C’est la forme d’IA qui a récemment connu une popularité massive. Elle est capable de produire du contenu original (texte, image, son, code, vidéo) après avoir été entraînée sur d’immenses ensembles de données.
    • Exemples : ChatGPT (texte), DALL-E ou Midjourney (images), les outils de synthèse vocale avancée.
  • IA Réactive/Limitée à la Mémoire : Bien que moins spectaculaires, elles sont la base de nombreuses applications. Les IA réactives (comme Deep Blue aux échecs) réagissent à la situation actuelle sans mémoire passée. Les IA limitées à la mémoire (comme l’IA générative actuelle) utilisent des données passées pour prendre des décisions, mais ne possèdent pas de conscience d’elles-mêmes.

2. Comment découvrir et interagir avec l’IA ?

Découvrir l’IA ne se limite pas à la consulter, mais à l’expérimenter activement :

A. Expérimenter les outils

  • Utilisation des modèles de langage (IA Générative Texte) : Utilisez des outils comme ChatGPT ou Gemini pour :
    • Générer des synthèses de longs articles ou de concepts complexes.
    • Demander des explications simplifiées sur un sujet (agir comme un tuteur).
    • Créer des plans de cours ou des ébauches d’articles.
    • Faire corriger ou améliorer le style d’un texte.
  • Tester les générateurs d’images et de sons :
    • Entraînez-vous à rédiger des prompts précis pour obtenir les résultats souhaités. C’est un excellent exercice de clarté et de précision dans la communication.
    • Explorez les biais en demandant à l’IA de générer l’image d’un « docteur » ou d’un « PDG » et analysez les stéréotypes de genre ou d’origine.

B. Comprendre les principes

  • Apprentissage Machine (Machine Learning) : Cherchez des ressources pour comprendre les bases de l’apprentissage machine :
    • Apprentissage supervisé (l’IA apprend à partir de données étiquetées, ex. : « ceci est un chat »).
    • Apprentissage non supervisé (l’IA trouve des structures cachées dans des données non étiquetées).
  • Réseaux de Neurones et Deep Learning : Comprenez que l’IA, en particulier l’IA générative, repose sur des réseaux de neurones artificiels qui simulent, de manière très simplifiée, le cerveau humain pour identifier des patterns complexes.

3. Apprendre en utilisant l’IA de manière pédagogique et critique

L’IA ne remplace pas l’apprentissage, mais elle le transforme en un partenariat critique.

Rôle de l’IA (en tant qu’outil pédagogique)Votre rôle (en tant qu’apprenant critique)
Assistant à la création : Génère une ébauche de texte, un plan, une image.Éditeur et Valideur : Vérifiez l’exactitude des informations, améliorez et personnalisez la proposition de l’IA. Ne pas copier-coller.
Tuteur Personnalisé : Explique un concept d’une autre manière, crée un quiz.Questionneur Actif : Posez des questions de plus en plus complexes pour approfondir votre compréhension et testez les limites de l’IA.
Outil d’analyse : Résume des textes complexes, traduit, compare des documents.Penseur Critique : Identifiez les biais possibles dans les données générées (stéréotypes, informations incomplètes) et confrontez-les à d’autres sources.
Simulateur : Génère des scénarios de résolution de problèmes.Praticien : Utilisez le scénario comme point de départ pour une réflexion originale et une application concrète.

Un usage responsable et critique est la clé.

L’IA est un outil puissant pour décupler votre efficacité, mais la vérification des sources et le développement de votre propre esprit critique restent des compétences humaines irremplaçables.


En résumé, les IA prédictives et génératives sont les plus utilisées en éducation. Pour les maîtriser, il faut les expérimenter activement (rédiger des prompts précis, analyser les résultats) et adopter une posture de co-créateur critique plutôt que de simple consommateur.

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Les clés du succès pour le changement majeur

🚀 Réussir les changements organisationnels

Le changement est inévitable, la réussite est stratégique.

Dans le paysage économique actuel, les transformations majeures (fusion-acquisition, transformation digitale, refonte de la culture d’entreprise, etc.) sont la norme.

Pourtant, beaucoup échouent, non pas à cause d’un mauvais plan stratégique, mais d’une mauvaise gestion de la dimension humaine.

La meilleure approche pour aborder un changement organisationnel majeur est de suivre un processus éprouvé qui se concentre sur l’accélération du mouvement et l’ancrage des nouvelles pratiques.


💡 Le modèle en 3 phases et 8 étapes pour mobiliser, changer, ancrer

Le modèle de Kotter offre un plan d’action séquentiel pour surmonter l’inertie et la résistance.

Phase 1 : Créer le climat du changement

1. Créer un sentiment d’urgence (🔥)

Il ne s’agit pas de paniquer, mais de convaincre que le statu quo est plus dangereux que le changement. L’urgence motive l’action.

  • Cas d’Usage (Exemple 1) : Transformation Digitale.
    • Présenter des données montrant la perte de parts de marché face à des concurrents plus agiles ou l’obsolescence imminente de la technologie actuelle. Les employés doivent comprendre pourquoi « faire comme d’habitude » n’est plus une option.

2. Former une coalition directrice puissante (🤝)

Le changement doit être mené par une équipe interfonctionnelle de leaders respectés, ayant le pouvoir et la crédibilité nécessaires pour guider l’effort.

  • Cas d’Usage (Exemple 2) : Fusion-Acquisition.
    • Créer une équipe d’intégration composée de dirigeants influents des deux anciennes organisations, assurant une légitimité et une représentation équilibrées dans le processus de prise de décision.

3. Développer une vision et une stratégie (🧭)

La vision doit être claire, inspirante et facile à communiquer. Elle répond à la question : « À quoi ressemblera notre succès dans le futur ? »

  • Astuce : Utiliser des analogies simples : « Nous ne faisons pas que migrer vers le Cloud, nous construisons le système nerveux central de l’entreprise de demain. »

Phase 2 : Engager et habiliter l’organisation

4. Communiquer la vision du changement (🗣️)

La communication doit être fréquente, créative et utiliser tous les canaux. Les leaders doivent incarner la vision dans leurs actions quotidiennes, pas seulement dans les mémos. Répétez, répétez, répétez.

  • Cas d’Usage : Nouvelle Valeur d’Entreprise.
    • Intégrer la nouvelle valeur (« Orientation Client ») dans les réunions de lancement de projet, les revues de performance, et même les cérémonies de reconnaissance pour démontrer son importance pratique.

5. Donner les moyens d’agir (🛠️)

Identifier et éliminer les obstacles qui empêchent les employés de mettre en œuvre la nouvelle vision. Cela peut être des systèmes obsolètes, une bureaucratie excessive, ou des managers réticents.

  • Exemple : Supprimer une couche d’approbation inutile et former le personnel à la prise de décision décentralisée pour accélérer les processus post-restructuration.

6. Générer des victoires à court terme (🏆)

Les grands changements prennent du temps. Les victoires rapides et visibles sont cruciales pour maintenir le moral, prouver que l’effort porte ses fruits et fournir des munitions aux sceptiques.

  • Exemple : Implémentation d’un ERP.
    • Célébrer publiquement la première équipe qui finalise avec succès un module clé (par exemple, la clôture financière du premier mois sur le nouveau système) ou le premier trimestre sans panne critique grâce à la nouvelle infrastructure.

Phase 3 : Ancrer le changement

7. Consolider les gains et produire plus de changement (📈)

Ne vous reposez jamais sur vos lauriers ! Utilisez la crédibilité générée par les premières victoires pour poursuivre la transformation sur d’autres fronts et aborder des problèmes plus complexes.

  • Action Clé : Examiner ce qui a fonctionné (et non fonctionné) lors de la « victoire rapide » pour améliorer la prochaine phase de déploiement.

8. Ancrer les nouvelles approches dans la culture (🔗)

Le changement est réussi uniquement lorsqu’il devient la norme, la façon dont l’organisation « fait les choses » naturellement. Cela implique d’aligner la culture, les systèmes de récompense et les processus de recrutement sur les nouveaux comportements.

  • Exemple : Culture de l’Innovation.
    • Ajouter des critères d’évaluation liés à la « prise de risque calculée » ou à « l’expérimentation » dans les entretiens annuels et promouvoir les employés qui incarnent les nouvelles façons de travailler.

En appliquant ce cadre, vous ne gérez pas seulement un projet ; vous menez une transformation durable qui prépare votre entreprise à l’avenir. Le succès est dans la méthode.

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L’IA au Service de l’Innovation Écologique

La Renaissance de l’Innovation : L’IA au Carrefour de la Transition Écologique et des Métacrises 💡🌱

Nous vivons une époque de bouleversements sans précédent. Les métacrises — ces crises interdépendantes et systémiques (climat, biodiversité, social, sanitaire) — redessinent notre monde, exigeant une réinvention radicale de nos modèles.

Dans ce contexte, l’Intelligence Artificielle (IA) n’est plus seulement un outil d’optimisation, mais une nécessité pour accélérer la transition écologique et forger une résilience face à ces chocs.

La véritable innovation réside aujourd’hui au croisement de ces quatre domaines : l’IA, l’écologie, les méthodes d’innovation et les métacrises.


1. L’IA, Catalyseur d’une Innovation Verte 🍃

L’IA est un moteur puissant pour l’innovation en matière de durabilité. Ses capacités d’analyse de données massives (Big Data) et de modélisation prédictive sont cruciales pour adresser les défis écologiques complexes.

  • Optimisation des Ressources : Des algorithmes de Machine Learning sont déjà utilisés pour optimiser la consommation d’énergie dans les smart grids et les bâtiments, ou pour affiner l’agriculture de précision (irrigation, usage d’intrants), réduisant ainsi les déchets et l’empreinte carbone.
  • Surveillance Environnementale : L’IA analyse les images satellites et les données de capteurs pour la cartographie des écosystèmes, la détection des espèces menacées, et le suivi en temps réel de la pollution (air, eau, CO₂). Des projets comme Wildlife Insights en sont un exemple frappant.
  • Conception Durable : En phase de R&D, l’IA aide à simuler l’impact environnemental des produits et des chaînes d’approvisionnement (approches ESG – Environnementales, Sociales et de Gouvernance), permettant une conception plus durable dès l’origine.

2. Le Défi de l’IA Frugale : Verdir le Numérique 💻🌍

Toutefois, l’IA elle-même n’est pas sans impact. La formation et l’exécution des modèles d’IA, en particulier des Grands Modèles de Langage (LLM), sont énergivores et contribuent à la pollution numérique.

Face à cet « effet rebond » potentiel, une nouvelle exigence s’impose : l’IA frugale.

  • Méthodes d’Optimisation : L’innovation doit se concentrer sur l’optimisation des algorithmes (moins gourmands en calcul), le Data Pruning (élagage des données non essentielles) et le développement de référentiels d’IA Frugale pour mesurer et réduire l’empreinte carbone des systèmes numériques.
  • Transparence et Sobriété : Il est vital de questionner le recours à l’IA et de privilégier des solutions alternatives moins consommatrices, ainsi que d’optimiser l’usage des équipements existants. L’innovation responsable exige de la sobriété numérique.

3. Les Nouvelles Méthodes d’Innovation Face aux Métacrises 🛠️

Les méthodes d’innovation traditionnelles (linéaires et centrées sur le produit) sont insuffisantes face à la complexité des métacrises. Il faut des approches plus systémiques, agiles et centrées sur l’impact.

  • Design Thinking et Systémique : Des méthodes comme le Design Thinking et l’approche Théorie C-K (Concept-Knowledge) sont essentielles. Elles permettent de ne pas seulement résoudre des problèmes existants, mais de co-créer des solutions en profondeur, en intégrant l’utilisateur (humain et environnement) et en explorant des modèles radicalement nouveaux (Océan Bleu). L’itération rapide (Lean Startup) permet d’adapter l’innovation aux réalités changeantes des crises.
  • Innovation pour la Résilience : L’innovation doit désormais viser la résilience des systèmes (villes, chaînes d’approvisionnement, agriculture), plutôt que la simple efficacité économique. L’IA, couplée à ces méthodes, peut modéliser la résilience et tester des scénarios de crise pour identifier les points de rupture et les leviers d’action préventive.

Vers une Innovation Dirigée par la Sagesse 🧭

L’émergence d’innovations à la croisée de l’IA, de l’écologie, des méthodes et des métacrises représente notre meilleure chance de bâtir un avenir durable. L’IA nous donne les outils pour décrypter le monde complexe et optimiser nos actions ; la transition écologique nous donne la direction ; et les méthodes d’innovation nous offrent le cadre pour agir de manière collaborative et itérative.

Le véritable défi est d’aligner la puissance technologique de l’IA avec la sagesse de la sobriété et l’impératif de l’impact positif.

Ce n’est qu’en adoptant une approche d’innovation responsable et frugale que nous pourrons transformer les métacrises en opportunités de régénération.

Pour aller plus loin sur les cas d’usage de l’intelligence artificielle :

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Sur la pensée systémique en action

ou sur les nouveaux métiers de la transition écologique

Prototypage : L’Art de l’Innovation Rapide

Quand le ruban adhésif sauvage rencontre la révolution

Imaginez : vous avez l’Idée du Siècle. Une invention si géniale qu’elle va vous faire gagner un Prix Nobel… ou au moins vous faire passer sur CNews. Vous êtes prêt à engager des ingénieurs, à louer une usine, à commander des tonnes de matériaux brillants.

STOP ! Respirez. Avant de dépenser votre fonds de retraite pour un gadget qui pourrait bien finir comme presse-papier, parlons du prototypage.


Le Prototype : Votre idée en mode brouillon

Le prototype, c’est l’étape où votre idée quitte la chaleur douillette de votre cerveau pour affronter la dure réalité. C’est votre premier essai, votre brouillon en 3D, souvent assemblé avec des bouts de carton, du papier toilette et une bonne dose d’espoir.

Pensez à votre premier vélo : plein de roues d’entraînement, de bosses et de genoux écorchés. Le prototype est pareil, mais pour l’innovation. Il n’a pas besoin d’être beau, il doit juste exister assez longtemps pour que vous puissiez lui hurler dessus (gentiment) et apprendre de ses (nombreux) défauts.


Pourquoi Prototyper est Crucial (et Hilarant)

1. Tuer les idées stupides rapidement (et à faible coût)

Le prototypage, c’est la version « coupe-gorge » de l’innovation.

Il vous permet de découvrir que votre « génial » gant de cuisine-chaussette est en fait une catastrophe ergonomique avant d’en avoir produit 10 000. Mieux vaut gaspiller un rouleau de papier aluminium qu’un million de dollars, n’est-ce pas ? Chaque prototype raté est une victoire masquée.

C’est l’univers qui vous dit : « Non, pas ça. Essaie encore, mon chou. »

2. Parler avec les mains (et éviter les réunions sans fin)

Combien de fois avez-vous assisté à une réunion où tout le monde parlait d’une « interface utilisateur élégante et intuitive » sans jamais se mettre d’accord sur ce que ça signifiait réellement ?

Un prototype met tout le monde d’accord. Même le plus simple des croquis ou un modèle en Lego force la discussion à devenir concrète. Au lieu de parler du « bouton magique », vous le montrez. Et si l’utilisateur essaie de cliquer sur le côté au lieu du centre, c’est une information en or ! Le prototype est le traducteur universel du jargon d’innovation.

3. Célébrer l’échec (avec une petite fête)

L’échec n’est pas une option. C’est la seule option.

Le but du prototypage n’est pas de réussir du premier coup, mais d’échouer le plus rapidement possible. Considérez votre prototype comme un enfant têtu. Vous le testez, il tombe, il se brise, il vous dit que votre idée est « complètement nulle ». Et c’est fantastique ! Vous venez d’apprendre quelque chose.

Alors, la prochaine fois que votre prototype prend feu, se désintègre ou ne fait absolument rien de ce qu’il est censé faire, ne pleurez pas.

Prenez-le en photo, appelez-le « V1.0 – L’Apprentissage » et organisez un petit goûter pour fêter l’échec. Vous êtes sur le point d’innover !


En Conclusion : prototyper est un Art

Le prototypage est un art subtil. Il exige un équilibre parfait entre l’enthousiasme d’un enfant jouant avec de la pâte à modeler et la froide logique d’un scientifique.

Alors, abandonnez la quête de la Perfection Initiale. Prenez ce carton, ce marqueur, cette ficelle et cette punaise. Votre première version sera moche, bizarre et peut-être même dangereuse, mais elle sera réelle.

Et c’est dans ce désordre imparfait que naît la véritable innovation.

Alors, quel bout de scotch allez-vous utiliser pour changer le monde aujourd’hui ?

Pour aller plus passer de l’idée au succès :

Dans la même collection Living Labs et méthodes d’innovation : https://www.amazon.fr/dp/B0FK2X51G4

Du même auteur : https://www.amazon.fr/stores/Yves-Zieba/author/B0FJWXC2XF

Rencontrez Yves Zieba à Pollutec 2025 Lyon : Échanges, partenariats et innovations

Ne manquez pas cette opportunité majeure pour l’innovation environnementale

Nous sommes ravis d’annoncer que Yves Zieba sera présent à Pollutec 2025, le salon international de référence des solutions environnementales et énergétiques, qui se tiendra à Eurexpo Lyon du 7 au 10 octobre 2025.

Pollutec est l’événement incontournable pour tous les professionnels engagés dans la transition écologique, la décarbonation de l’industrie et le développement de solutions durables pour les territoires. C’est l’occasion idéale de rencontrer des acteurs clés et de découvrir les innovations qui façonneront le monde de demain.


Le programme de la semaine : rencontres et expertise

Yves Zieba sera sur place pour partager son expertise et échanger autour des enjeux cruciaux du secteur.

📅 Quand ?

Du mercredi 8 au vendredi 10 octobre 2025

📍 Où ?

Eurexpo Lyon

🤝 Comment le rencontrer ?

Yves Zieba participera notamment aux Green Days Matchmaking, les rencontres d’affaires organisées pendant le salon. Il sera présent pour présenter ses produits, ses services, le projet Ponts Verts, les initiatives Hack Your Style et AgileNetup et l’entreprise Syntezia Sàrl.

N’hésitez pas à consulter la plateforme de l’événement pour planifier un rendez-vous et discuter de vos projets :

  • Que vous soyez intéressé par la gestion de l’eau, l’économie circulaire, les énergies renouvelables ou tout autre thème, venez échanger sur les stratégies d’innovation et les défis à relever.

Pourquoi venir à Pollutec 2025 ?

Pollutec, c’est bien plus qu’un salon. C’est :

  • 2000+ exposants et des milliers de solutions concrètes.
  • 400+ conférences et événements pour décrypter les tendances.
  • Une plateforme unique pour accélérer vos projets d’écologie industrielle et territoriale.

Préparez votre visite et fixons un rendez vous sur place. Son mail : yveszieba@k-net.fr, son profil LinkedIN : Yves Zieba | LinkedIn

Nous avons hâte de vous y retrouver pour un échange passionnant et pour mettre en place de nouveaux partenariats innovants et pour co-organiser des évènements en 2026 !


Comprendre l’objet-frontière pour une collaboration efficace

Un concept clé pour comprendre la collaboration, l’innovation et la gouvernance du savoir


Dans un monde de plus en plus fragmenté, où experts, amateurs, décideurs, chercheurs et citoyens doivent constamment collaborer malgré leurs logiques divergentes, comment parvient-on à se comprendre ?
Comment des groupes aux cultures, langages et objectifs différents peuvent-ils co-construire un projet commun sans renoncer à leur identité ?

La réponse, en partie, réside dans un concept puissant né dans les coulisses d’un musée d’histoire naturelle : l’objet-frontière (boundary object), introduit en 1989 par Susan L. Star et James R. Griesemer dans leur article fondateur « Institutional Ecology, « Translations », and Boundary Objects: Amateurs and Professionals in Berkeley’s Museum of Vertebrate Zoology ».


Qu’est-ce qu’un objet-frontière ?

À l’origine, l’objet-frontière désigne un artefact — concret ou abstrait — capable de circuler entre des mondes sociaux hétérogènes tout en conservant une identité suffisamment stable pour être reconnu, tout en restant suffisamment flexible pour être interprété différemment selon les contextes.

Star et Griesemer l’ont observé dans un musée californien où chercheurs, administrateurs, bénévoles, fondations et politiciens ont collaboré pendant des décennies pour créer une collection scientifique, malgré leurs désaccords fonciers sur les priorités, les classifications ou les méthodes.

Leur découverte ?
La coopération durable ne repose pas sur un consensus absolu, mais sur des objets communs — carnets de terrain, cartes, spécimens naturalisés, répertoires — qui servent de points d’ancrage partagés, tout en permettant à chaque groupe de poursuivre ses propres objectifs.

« Un objet-frontière est à la fois assez robuste pour maintenir une identité commune et assez souple pour s’adapter aux besoins locaux. »
— Susan L. Star


Les quatre formes de l’objet-frontière (selon Étienne Wenger)

Le concept a été enrichi par Étienne Wenger, qui en propose une lecture en quatre dimensions :

  1. Abstraction : l’objet simplifie la réalité pour permettre le dialogue entre spécialistes et non-spécialistes.
  2. Polyvalence : il peut être utilisé de multiples façons par différents groupes.
  3. Modularité : ses composantes peuvent être réutilisées ou adaptées indépendamment.
  4. Standardisation : il incorpore des conventions communes (formats, taxonomies, protocoles) qui rendent l’information interprétable.

Prenons l’exemple d’un plan de site web :

  • Le designer y voit une maquette esthétique,
  • Le développeur une structure technique,
  • Le client un reflet de sa marque.
    Pourtant, tous parlent du même document. C’est un objet-frontière.

Pourquoi ce concept est-il si puissant ?

Parce qu’il refuse la vision hiérarchique de la connaissance.
Contrairement à la Théorie de l’acteur-réseau (ANT) de Latour, où un acteur central (le scientifique, l’innovateur) enrôle les autres autour d’un « point de passage obligé », Star et Griesemer proposent une écologie de la coordination :

  • Pas de domination,
  • Pas d’unique traducteur,
  • Mais une multiplicité de traductions qui coexistent.

L’objet-frontière devient alors un médiateur, un espace de négociation, un lieu de compromis vivant — pas une solution imposée, mais un terrain d’entente en perpétuelle construction.


Où retrouve-t-on des objets-frontières aujourd’hui ?

Le concept a traversé les disciplines et irrigué des domaines aussi variés que :

🔬 La recherche scientifique

  • Une carte écologique qui permet à des biologistes, des géographes et des décideurs locaux de discuter d’un territoire menacé.
  • Un protocole standardisé de prélèvement, utilisé à la fois par des chercheurs universitaires et des citoyens-scientifiques.

🏭 L’innovation et la conception

  • Un schéma technique partagé entre ingénieurs, designers et clients.
  • Un modèle 3D dans un projet de conception assistée par ordinateur (CAO), interprété différemment selon les métiers.

🏢 Le management des connaissances

  • Un tableau de bord qui synthétise des données pour des directions financières, marketing et RH.
  • Un ERP (progiciel de gestion intégré), qui force à la standardisation tout en laissant place à des usages locaux.

🌍 La gouvernance et la participation citoyenne

  • Une carte interactive sur les effets du changement climatique, utilisée par des scientifiques, des journalistes et des collectifs militants.
  • Un récit d’entreprise qui sert de base à l’identité organisationnelle, tout en étant réinterprété par chaque service.

L’objet-frontière comme infrastructure invisible

Ce qui rend le concept encore plus profond, c’est que l’objet-frontière n’existe jamais seul.
Il s’appuie sur une infrastructure invisible : normes, formats, classifications, conventions techniques.
Et cette infrastructure, une fois stabilisée, devient performative : elle façonne les actions, les décisions, parfois même les réalités.

Par exemple :

  • Une classification médicale (comme le CIM-10) ne décrit pas seulement des maladies — elle les crée, en les rendant visibles, finançables, traçables.
  • Une norme ISO ne régule pas seulement des processus — elle structure des organisations entières.

Susan Star insiste sur ce point :

« L’infrastructure ne part pas de rien. Elle se bat avec l’inertie de ce qui existe déjà. »


De l’objet-frontière à l’organisation-frontière

Le concept s’est étendu au-delà des artefacts.
On parle désormais de boundary spanning individuals (individus-relais), de boundary organizations (organisations-frontières), voire de boundary work (travail de frontière) — autant de figures qui négocient entre mondes.

Par exemple :

  • Un chef de projet qui traduit entre la technique et le business,
  • Une ONG qui articule science et action publique,
  • Un modérateur de communauté qui fait le lien entre développeurs et utilisateurs.

Pourquoi ce concept nous concerne tous aujourd’hui ?

Parce que nous vivons dans un monde de frontières :

  • Entre disciplines,
  • Entre secteurs (public/privé/citoyen),
  • Entre expertises et savoirs vernaculaires,
  • Entre numérique et physique.

Et pour avancer, nous avons besoin d’objets qui tiennent le lien — pas des outils neutres, mais des alliés relationnels, capables de transporter du sens sans le trahir.

Dans une ère marquée par la complexité, la fragmentation et la méfiance, l’objet-frontière est une boussole.
Il nous rappelle que la collaboration ne passe pas par l’uniformisation, mais par la reconnaissance de la diversité — à condition d’avoir des points d’appui communs.


Et si votre prochain projet avait besoin d’un objet-frontière ?

Posez-vous ces questions :

  • Quel artefact pourrait servir de terrain d’entente entre les parties prenantes ?
  • Quelle représentation (carte, modèle, document, outil) permettrait à chacun d’y voir son intérêt, sans trahir sa logique propre ?
  • Quelles conventions invisibles soutiennent déjà cette collaboration ?

Car ce n’est pas la convergence des idées qui crée la coopération,
mais la circulation d’objets qui portent à la fois unité et diversité.


En résumé :
L’objet-frontière, né dans un musée, est devenu un outil fondamental pour penser la coordination, l’innovation et la gouvernance collaborative.
Il nous invite à concevoir les outils non pas comme des solutions techniques, mais comme des médiateurs sociaux, capables de tisser du sens entre mondes hétérogènes.

« Ce ne sont pas les gens qui doivent s’adapter aux systèmes. Ce sont les systèmes qui doivent permettre aux gens de coexister. »
— Susan L. Star

Pour aller plus loin sur les objets frontières :

L’évolution stratégique des ressources humaines

Quand la fonction RH devient l’Architecte de l’Humain et de la Stratégie


La fonction des Ressources Humaines est à un point de bascule. Oubliez la simple gestion administrative ; l’avenir de la RH ne réside plus dans l’exécution des tâches, mais dans la stratégie, l’anticipation et le « Care » (le soin apporté aux collaborateurs). Sous la pression de l’Intelligence Artificielle (IA) et des nouvelles attentes des talents, la fonction RH est en pleine réinvention pour devenir un partenaire business indispensable et un véritable architecte de l’humain.

Voici les trois piliers qui définiront le rôle de la RH dans les années à venir.

1. L’Ère de la RH Augmentée : Quand l’IA et la Data libèrent l’Humain

La transformation la plus visible est la prise en charge massive des processus par la technologie. L’IA et le People Analytics ne sont pas là pour remplacer les professionnels RH, mais pour les augmenter.

  • Automatisation des Tâches Opérationnelles : La paie, la gestion administrative, le tri initial des CV et les réponses aux questions de routine (via des chatbots intelligents) seront largement automatisés. Cela libère les équipes RH de la charge de l’exécution pour se concentrer sur des missions à haute valeur ajoutée.
  • La RH Prédictive : Le nouveau pouvoir de la RH réside dans l’anticipation. Grâce à l’analyse de données (taux de rotation, performance, engagement), la fonction peut désormais prédire :
    • Les besoins futurs en compétences (reskilling et upskilling).
    • Les risques de départ et de burn-out (détection des signaux faibles).
    • L’adéquation des talents aux objectifs stratégiques.
  • Expérience Personnalisée : La digitalisation permet l’hyper-personnalisation. Des parcours de formation adaptés à chaque profil aux avantages sociaux sur mesure, l’IA rend possible une gestion des talents véritablement individualisée.

2. Le Nouveau Rôle du DRH : Architecte de Compétences et de Culture

Le Directeur des Ressources Humaines (DRH) de demain ne sera plus un administrateur, mais un stratège du capital humain, directement impliqué dans les décisions de l’instance dirigeante.

  • Gestion Stratégique des Compétences : Face à l’obsolescence rapide des savoir-faire, la fonction RH devient la principale garante de l’employabilité des collaborateurs et de la compétitivité de l’entreprise. Il s’agit de piloter la GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) pour aligner les capacités internes sur les évolutions du marché (IA, RSE, digital).
  • Garant de la Marque Employeur : Dans un marché de l’emploi tendu, la RH est l’ambassadeur et le gardien de la culture d’entreprise. Attirer et fidéliser les talents passe par la construction d’une Proposition de Valeur Employeur (PVE) authentique, reflétant les valeurs de l’organisation et une expérience candidat/collaborateur fluide et engageante.
  • Accélérateur du Changement : Face aux modèles de travail hybrides (télétravail/présentiel) et aux grandes transformations (RSE, digital), la RH devient le chef d’orchestre de l’accompagnement du changement et de l’évolution du management vers plus d’agilité et de confiance.

3. Le Recentrage sur l’Humain : Le Triomphe du « Care »

Ironiquement, c’est en automatisant le transactionnel que la RH retrouve sa mission la plus humaine : prendre soin des équipes.

  • La Santé Mentale, un Impératif Stratégique : La Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) est désormais un levier de performance. La fonction RH est le pivot des initiatives de bien-être, de la prévention des Risques Psycho-Sociaux (RPS) à l’encadrement du droit à la déconnexion. Les managers devront être formés pour devenir des facilitateurs et des soutiens psychologiques.
  • Éthique et Transparence : Avec l’usage croissant de l’IA, la RH est responsable de l’éthique des algorithmes. Elle doit garantir que les décisions assistées par la technologie sont justes, transparentes et ne reproduisent pas de biais discriminatoires.
  • Développement des Compétences Douces : Les compétences clés du RH de demain seront l’intelligence émotionnelle, le leadership d’influence et la capacité à dialoguer avec les équipes de direction sur des sujets financiers et stratégiques. Le rôle s’éloigne de l’autorité pour embrasser celui de coach et de consultant interne.

Conclusion : L’avenir de la fonction RH est celui d’une puissance stratégique qui utilise la technologie pour faire prospérer l’Humain. Elle passe d’une fonction de soutien à une fonction de pilotage, devenant l’acteur clé qui assure l’alignement entre la performance économique de l’entreprise et l’épanouissement de ses collaborateurs. C’est l’ère de la RH comme véritable partenaire de la croissance.

Et vous, comment préparez-vous votre équipe RH à cette profonde mutation ?

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How Ocean Health Impacts Human Well-being

Why the Ocean’s Health is Your Health: The Essential Commitment

The health of humanity and the health of the ocean are not separate issues—they are inseparably linked. While my research didn’t pinpoint a specific organization named « Syntezia, » the global conversation around this vital connection highlights a core commitment that every individual and organization must embrace.

Our planet’s marine environment is not just a scenic backdrop; it is the blue heart of our climate, a source of sustenance, and an essential foundation for human well-being. Any meaningful commitment to a sustainable future must focus on protecting and restoring this resource.

Here is a look at the essential commitments driving the global movement to safeguard our oceans and, in turn, ourselves:

1. Recognizing the Inextricable Link

The first and most fundamental commitment is the recognition that a healthy ocean is a prerequisite for a healthy human population.

  • Food and Medicine: The ocean provides a crucial source of protein for billions of people and is a vast, largely untapped resource for potential new pharmaceuticals and green technologies.
  • Climate Regulation: As the planet’s largest carbon sink, the ocean absorbs vast amounts of CO2​, regulating the global climate system that makes life on Earth possible.
  • Mental and Physical Wellbeing: Access to « blue spaces »—healthy coasts and marine environments—is increasingly recognized by public health professionals for its positive impact on mental and physical health.

2. Addressing the Triple Threat to Marine Life

Protecting our oceans requires a proactive commitment to fight the major pressures they face—often referred to as the « triple planetary crisis »:

  • Climate Change: A commitment involves addressing ocean acidification (caused by absorbing excess CO2​) and ocean warming, which severely threatens biodiversity, particularly vulnerable ecosystems like coral reefs.
  • Biodiversity Loss: This means implementing and enforcing policies that promote sustainable resource use and regulate harvesting to end destructive practices, illegal fishing, and overfishing.
  • Pollution & Waste: A major focus is placed on preventing and significantly reducing all marine pollution, especially plastics and microplastics, which enter the food web and pose a known risk to both marine life and human health.

3. Action Areas for a Healthy Future

To translate commitment into real-world impact, global initiatives focus on these actionable pillars:

Commitment AreaThe ActionThe Human Health Benefit
Ecosystem RestorationInvesting in the protection and restoration of critical habitats like mangroves, seagrass, and coral reefs.These ecosystems act as natural storm buffers, protecting coastal communities from extreme weather and flooding.
Sustainable PracticesPromoting equitable and sustainable management of fisheries and marine tourism.Ensures long-term food security for vulnerable communities and supports stable economic livelihoods.
Scientific AdvancementFunding interdisciplinary research to map, monitor, and predict threats from toxins (e.g., harmful algal blooms) and contaminants.Leads to earlier detection and prevention of seafood-related illnesses and better public health guidelines.
Global CollaborationSupporting international agreements and fostering partnerships among scientists, policymakers, and coastal communities.Creates a holistic governance framework necessary for managing a shared, global resource effectively.

The journey to secure a thriving planet demands that we all recognize our role as stewards of the ocean. By championing the health of the world beneath the water, we are fundamentally investing in the resilience and well-being of every person on Earth.

#WorldMaritimeDay

Comment le Vibe Coding Transforme le Développement avec l’IA

Vibe Coding : quand le flow créatif rencontre l’intelligence artificielle

Le vibe coding est une nouvelle manière de programmer, plus intuitive et spontanée. Inspiré de l’improvisation artistique, il consiste à coder « au feeling » et à expérimenter rapidement, souvent avec le soutien d’une intelligence artificielle. Une tendance émergente qui séduit autant les développeurs que les créatifs.


Qu’est-ce que le vibe coding ?

Contrairement au développement classique, très structuré et planifié, le vibe coding privilégie :

  • une approche exploratoire,
  • l’expérimentation au détriment de la perfection immédiate,
  • la recherche du flow et du plaisir de coder.

Dans ce contexte, l’IA agit comme un copilote qui propose du code, suggère des idées, et permet de rebondir rapidement sur de nouvelles directions.


Pourquoi le vibe coding est-il intéressant pour l’IA ?

L’intelligence artificielle est au cœur du vibe coding. Elle joue plusieurs rôles :

🚀 Accélération du prototypage

En quelques minutes, un développeur peut tester des dizaines de variantes sans repartir de zéro.

🎨 Génération d’idées inédites

L’IA propose des solutions originales, parfois inattendues, qui enrichissent le processus créatif.

🔁 Apprentissage collaboratif

L’humain apprend à mieux formuler ses prompts, tandis que l’IA affine ses suggestions grâce au feedback.


Exemples d’applications concrètes

  • Design d’interfaces web : tester plusieurs versions d’une même maquette avec l’aide d’une IA générative.
  • Jeux vidéo expérimentaux : créer des mécaniques surprenantes en improvisant avec du code généré.
  • Musique et art numérique : coder en direct avec une IA qui enrichit la performance artistique.

Une nouvelle culture du code en marche

Le vibe coding ouvre la porte à une nouvelle génération de programmeurs : moins obsédés par la perfection syntaxique, plus curieux, plus créatifs.

Avec l’IA, le code devient :

  • plus accessible aux non-experts,
  • plus ludique,
  • et plus propice à l’innovation.

Le vibe coding n’est donc pas seulement une tendance : c’est une façon de repenser notre relation au code et à l’intelligence artificielle.


👉 Et vous, seriez-vous prêt·e à tenter le vibe coding avec une IA comme copilote ?

Pour aller plus loin sur le code créatif :

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7 Actions Clés pour la Transition Écologique en PME

Transition écologique en entreprise : 7 actions concrètes + plan d’action pour une PME

Publié le par Euria, IA d’Infomaniak | Catégorie : Durabilité, Transition écologique, Management

Transition écologique en entreprise : 7 actions concrètes pour une PME
Une transition écologique bien menée améliore à la fois l’empreinte carbone, la performance et l’engagement des équipes.

Face à l’urgence climatique, les entreprises ne peuvent plus se contenter de discours vertueux. La Cour des comptes le rappelle régulièrement : sans mesures concrètes, les objectifs de transition écologique restent lettre morte.

Dans cet article, nous vous proposons un plan d’action clair, pragmatique et réalisable pour une PME de 250 collaborateurs, aligné sur les recommandations des institutions publiques, et inspiré par les engagements d’Infomaniak : un cloud 100 % suisse, 100 % renouvelable, 100 % éthique.

7 actions concrètes pour engager la transition écologique (selon la Cour des comptes)

Avant d’élaborer un plan stratégique, voici les 7 priorités identifiées par la Cour des comptes pour que les entreprises passent du discours à l’action :

  1. Mesurer précisément son empreinte carbone – scopes 1, 2 et 3 inclus. Sans données fiables, pas de stratégie efficace.
  2. Réduire la consommation énergétique des bâtiments via rénovation, pilotage intelligent et énergies renouvelables.
  3. Optimiser la logistique : mutualisation, flotte électrique, suppression des trajets inutiles.
  4. Maîtriser l’impact du numérique – souvent sous-estimé, il représente 4 % des émissions en France.
  5. Passer à l’économie circulaire : réparer, réutiliser, recycler, surtout en informatique.
  6. Intégrer la transition dans la gouvernance – pas seulement un sujet RSE, mais une priorité stratégique.
  7. Communiquer avec transparence – sans greenwashing, avec des données vérifiées.

Plan d’action sur 3 ans pour une PME de 250 personnes

Ce plan est conçu pour être progressif, réaliste et rentable. Objectif : réduire l’empreinte carbone de 40 % d’ici 2027, tout en améliorant l’efficacité opérationnelle.

📍 Année 1 (2025) : Poser les bases

  • ✅ Réaliser un bilan carbone initial (scopes 1 à 3) avec un cabinet certifié ou l’ADEME.
  • Migrer vers un cloud vert (ex : Infomaniak) pour réduire l’empreinte numérique de 80 %.
  • ✅ Lancer un forfait mobilités durables et interdire les vols intérieurs < 4h.
  • ✅ Prolonger la durée de vie du matériel IT à 5 ans minimum.
  • ✅ Nommer un référent transition écologique au sein de l’entreprise.

📍 Année 2 (2026) : Accélérer

  • ✅ Réaliser un audit énergétique et installer des pompes à chaleur.
  • ✅ Mettre en place un système de réparation/reconditionnement du matériel informatique.
  • ✅ Créer un comité de transition écologique avec des représentants par service.
  • ✅ Organiser des ateliers pratiques (sobriété numérique, tri, compost).
  • ✅ Préférer les fournisseurs locaux et durables dans les achats.

📍 Année 3 (2027) : Pérenniser

  • ✅ Publier un rapport extra-financier (CSRD ou modèle simplifié).
  • ✅ Faire vérifier les données environnementales par un tiers.
  • ✅ Fixer un objectif de neutralité carbone d’ici 2030.
  • ✅ Viser l’autonomie numérique européenne : données hébergées localement, énergies renouvelables.

Pourquoi ce plan fonctionne ?

Parce qu’il allie ambition, pragmatisme et rentabilité :

  • 📉 Réduction des coûts : énergie, matériel, déplacements.
  • 👥 Engagement des collaborateurs : sens, participation, fierté d’appartenir à une entreprise engagée.
  • 🌱 Transparence et crédibilité : communication honnête, sans greenwashing.
  • Compétitivité : répond aux exigences des marchés publics, des clients B2B et des talents.

Le numérique, un levier trop souvent oublié

Le numérique représente 4 % des émissions de CO₂ en France – autant que l’aviation intérieure. Pourtant, il est rarement intégré dans les plans de transition.

Retrouvez la collection d’e-books sur les nouveaux métiers de la transition écologique :

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Management et Droit : Clés de la Transformation Durable

Pourquoi management et droit sont au cœur de la transition

La transformation durable des entreprises ne repose pas uniquement sur l’innovation technologique ou la finance verte. Deux métiers, souvent perçus comme des fonctions de support, se révèlent aujourd’hui stratégiques : le management et le droit.
Ces disciplines, en apparence traditionnelles, deviennent de véritables leviers de changement capables de bâtir des modèles économiques plus résilients, éthiques et respectueux de l’environnement.

Le rôle central du responsable RSE

Parmi les figures clés de cette transformation se trouve le Responsable RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).
Véritable chef d’orchestre, il intègre les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans l’ensemble des activités de l’entreprise.
Parmi ses outils phares :

  • Le Bilan Carbone, qui permet de mesurer et réduire l’empreinte environnementale.
  • Le Reporting Extra-Financier, qui élargit la notion de performance au-delà des seuls indicateurs financiers.

Ces instruments transforment la RSE en une stratégie globale de durabilité, impactant la culture, la gouvernance et les résultats de l’entreprise.

Le droit de la transition : bien plus que de la conformité

Le droit joue un rôle fondamental dans la transformation durable.
Les juristes en droit de l’environnement et les avocats spécialisés ne se limitent plus à garantir la conformité. Ils deviennent de véritables conseillers stratégiques.
Leur mission :

  • Aider les organisations à naviguer dans un cadre réglementaire de plus en plus dense et complexe.
  • Transformer le droit en outil de protection de l’environnement.
  • Utiliser la contrainte réglementaire comme levier d’innovation et de compétitivité.

Ainsi, le droit s’impose comme un accélérateur de transition, au même titre que les innovations managériales.

Des compétences hybrides pour des métiers d’avenir

Pour réussir dans ces domaines, l’e-book met en avant l’importance de l’hybridation des compétences :

  • Techniques : comptabilité carbone, droit environnemental, gestion des données extra-financières.
  • Humaines : leadership, communication, gestion du changement, capacité d’influence.

Cette alliance de savoirs “durs” et de soft skills est la clé pour devenir un acteur du changement.

Pour qui est cet ouvrage ?

  • Jeunes diplômés en quête de sens et d’impact.
  • Professionnels en reconversion désireux de rejoindre les métiers du futur.
  • Managers qui veulent intégrer la durabilité dans leurs pratiques.

Cet e-book est un guide inspirant et pragmatique pour comprendre les enjeux, découvrir les outils et s’inspirer de ceux qui sont déjà à l’avant-garde de la transition.

S’inspirer pour agir

Le management et le droit ne sont pas de simples supports, mais les piliers invisibles de la transformation durable.
Cet ouvrage vous donnera les clés pour comprendre, agir et impulser le changement.
En explorant ces métiers stratégiques, vous découvrirez comment ils deviennent les véritables catalyseurs de la résilience et de l’innovation au sein des organisations.

Pour aller plus loin : https://www.amazon.fr/dp/B0FR2GTGB8

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L’Économie Circulaire : Vers un Avenir Durable

L’économie circulaire vise à rompre avec le modèle linéaire « extraire, fabriquer, consommer, jeter » en créant un système plus durable qui minimise le gaspillage et maximise la valeur des ressources. Plutôt que de voir les produits en fin de vie comme des déchets, elle les considère comme des ressources pour de nouveaux cycles de production. Cette approche se matérialise à travers plusieurs modèles économiques distincts, chacun ayant ses propres spécificités. 🔄


Qu’est-ce qui rend ces modèles uniques ?

Ce qui rend les modèles de l’économie circulaire si singuliers, c’est leur capacité à créer de la valeur tout en réduisant l’impact environnemental. Ils ne se contentent pas d’améliorer l’efficacité, ils changent les règles du jeu. Voici ce qui les distingue fondamentalement du modèle linéaire traditionnel :

  • De la propriété à l’usage : On passe de la vente d’un produit à la vente de son service. L’entreprise reste propriétaire du bien et est donc incitée à concevoir des produits plus durables et réparables. Cela prolonge la durée de vie des produits et réduit la nécessité de produire de nouveaux articles.
  • La boucle fermée des matériaux : Au lieu de jeter les produits, les entreprises s’organisent pour les récupérer en fin de vie afin de réutiliser, réparer, reconditionner ou recycler leurs composants. Cela crée des boucles de matériaux qui réduisent la dépendance aux matières premières vierges.
  • La création de valeur multiple : Les modèles circulaires ne se limitent pas à la valeur économique. Ils génèrent aussi une valeur environnementale (moins de déchets, moins de pollution) et sociale (création d’emplois locaux, développement de nouvelles compétences). Cette vision holistique du profit est au cœur de l’économie circulaire.
  • La collaboration et la relocalisation : Ces modèles favorisent la collaboration entre les acteurs économiques (écologie industrielle et territoriale) et encouragent les circuits courts. Cela renforce la résilience des économies locales et réduit les coûts logistiques et l’empreinte carbone liés au transport.

Les principaux modèles économiques circulaires

L’économie circulaire ne repose pas sur un modèle unique, mais sur une panoplie de stratégies qui peuvent être combinées.

1. L’économie de la fonctionnalité (ou de service)

Ce modèle est sans doute l’un des plus emblématiques. L’entreprise ne vend plus un produit, mais un service associé à son usage. Par exemple, au lieu de vendre des ampoules, une entreprise vend de la lumière. Cela l’incite à produire des ampoules plus durables, car elle est responsable de leur entretien et de leur remplacement. C’est un changement de paradigme complet qui aligne les intérêts de l’entreprise avec ceux de l’environnement et du consommateur.

2. L’éco-conception

Ce modèle se concentre sur la phase de conception des produits. Il s’agit de penser l’ensemble du cycle de vie d’un produit dès le départ pour minimiser son impact. Cela inclut le choix de matériaux durables, recyclables ou biodégradables, la facilité de démontage pour la réparation et le recyclage, et la réduction de l’énergie et des ressources nécessaires à la fabrication. L’éco-conception rend les autres modèles circulaires possibles.

3. L’écologie industrielle et territoriale (EIT)

Ce modèle s’inspire des écosystèmes naturels. Les entreprises d’un même territoire partagent leurs ressources et leurs « déchets » pour les valoriser. Les rejets d’une usine deviennent les matières premières d’une autre. L’exemple de Kalundborg au Danemark est souvent cité : la chaleur résiduelle d’une centrale électrique chauffe les maisons de la ville voisine, tandis que les sous-produits d’une entreprise pharmaceutique servent d’engrais à des fermes locales.

4. Le réemploi, la réparation et le reconditionnement

Ces modèles visent à prolonger la durée de vie des produits et des composants. Ils incluent la vente d’articles d’occasion, les services de réparation (pour lutter contre l’obsolescence programmée) et le reconditionnement de produits usagés pour les remettre sur le marché comme neufs. Ces activités créent souvent des emplois locaux non délocalisables et offrent aux consommateurs des alternatives plus abordables et durables.

5. Le recyclage

Bien que le recyclage soit le pilier le plus connu, il est considéré comme la dernière boucle de la circularité. Il permet de récupérer la matière des produits en fin de vie pour en fabriquer de nouveaux. Cependant, l’économie circulaire vise à privilégier les boucles plus courtes (réemploi, réparation) qui préservent davantage la valeur des produits et nécessitent moins d’énergie.

Ces modèles ne sont pas des solutions isolées, mais des stratégies complémentaires qui, ensemble, peuvent transformer radicalement nos modes de production et de consommation pour un avenir plus durable. 🌱

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Réduire la dette française : stratégies et perspectives économiques

La quadrature du cercle : comment la France peut-elle réduire sa dette et relancer son économie ?

La France se trouve face à un défi économique majeur : réduire une dette publique massive sans étouffer la croissance. C’est une équation complexe, qui nécessite une approche équilibrée combinant la maîtrise des dépenses publiques et la relance de l’économie. Voici les leviers d’action pour relever ce défi.


Réduire la dépense publique : l’art de la sobriété budgétaire

Pour commencer, la France doit faire preuve de discipline budgétaire. Cela ne signifie pas simplement couper dans les dépenses au hasard, mais rendre la dépense publique plus efficace et ciblée.

Le gouvernement a déjà commencé à identifier des pistes dans des secteurs clés comme l’État, les opérateurs publics et la Sécurité sociale.

L’objectif est de s’assurer que chaque euro dépensé crée de la valeur.

Cela passe également par une rationalisation de l’État. Des réformes pourraient inclure une simplification des administrations locales et une mutualisation des services publics.

En d’autres termes, il s’agit de faire mieux avec moins de structures, en évitant les doublons et les inefficacités.

Enfin, une révision des transferts sociaux peut être envisagée. L’idée n’est pas de pénaliser les plus fragiles, mais d’encourager le travail.

En réorientant certaines aides, on peut inciter les individus à s’insérer sur le marché du travail, ce qui génère à la fois de la richesse individuelle et des recettes fiscales pour l’État.


Stimuler la croissance : le pari des investissements d’avenir

Si la réduction des dépenses est essentielle, elle n’est qu’une partie de la solution.

Le véritable moteur de la réduction de la dette est la croissance économique.

Une économie en bonne santé génère plus de revenus fiscaux, ce qui permet de rembourser la dette plus facilement.

Pour cela, il est plus pertinent de favoriser le travail plutôt que d’augmenter les impôts.

C’est un principe simple : plus de personnes qui travaillent et consomment, c’est plus de TVA et d’impôts sur le revenu qui entrent dans les caisses de l’État.

Des réformes qui encouragent l’emploi et l’activité sont donc au cœur de la stratégie.

La dette elle-même peut devenir un outil de croissance si elle est utilisée à bon escient.

C’est le principe des investissements ciblés.

Au lieu d’emprunter pour des dépenses courantes, la France peut s’endetter pour financer des projets d’avenir : la transition écologique, la numérisation de l’économie, l’innovation technologique.

Ces investissements sont des paris sur l’avenir qui, à long terme, renforcent la compétitivité et la résilience du pays.

Enfin, une gestion saine de la dette est cruciale pour attirer les investisseurs étrangers.

Une politique économique crédible rassure les marchés financiers et maintient le coût d’emprunt à un niveau bas pour l’État.

C’est une condition indispensable pour financer les grands projets sans alourdir le fardeau de la dette.

En résumé, l’avenir économique de la France repose sur un subtil équilibre.

Il s’agit de réduire les dépenses inefficaces tout en investissant dans les secteurs porteurs de croissance.

C’est en faisant preuve de rigueur budgétaire et d’ambition économique que la France pourra s’affranchir de sa dette tout en se construisant un avenir prospère.

La notion d’investissements ciblés, parfois appelés investissements productifs, est cruciale pour la France. Il s’agit d’utiliser l’emprunt public non pas pour financer des dépenses courantes, mais pour des projets qui vont générer de la richesse, de la croissance et des revenus fiscaux à long terme.

La dette devient alors un levier, et non un simple fardeau.


Les investissements publics ciblés : des paris sur l’avenir

Un investissement public ciblé est une dépense qui augmente la capacité de production d’une économie.

Il améliore la compétitivité d’un pays en créant un effet « multiplicateur » : chaque euro investi génère plus d’un euro de richesse.

Ces investissements sont la clé pour une croissance durable et pour le remboursement de la dette.

  • Exemples d’investissements ciblés :
    • Infrastructures stratégiques : Des projets comme la construction de réseaux de transport modernes (TGV, ports, aéroports), l’extension de la fibre optique ou la modernisation des réseaux électriques. Ces infrastructures sont essentielles pour le bon fonctionnement de l’économie.
    • Recherche et développement (R&D) : Financer la recherche publique, les universités et les pôles d’innovation. Ces investissements stimulent les découvertes et les technologies de demain.
    • Capital humain : Des dépenses dans l’éducation, la formation professionnelle et la santé publique sont des investissements dans le capital humain. Une population mieux formée et en meilleure santé est plus productive.

Les dépenses publiques qui ne sont pas des investissements productifs

À l’opposé, il y a les dépenses publiques qui, bien que nécessaires, ne sont pas des investissements productifs au sens strict, car elles ne génèrent pas directement de la richesse future.

Celles-ci doivent être gérées avec une grande rigueur pour éviter d’alourdir la dette sans retour sur investissement suffisant.

  • Exemples de dépenses non productives :
    • Dépenses de fonctionnement : Les salaires de la fonction publique, les dépenses administratives courantes ou l’entretien d’un parc de véhicules de l’État sont des dépenses de fonctionnement. Elles sont indispensables, mais ne créent pas de nouvelles richesses.
    • Transferts sociaux non ciblés : Certaines aides ou subventions qui ne sont pas conditionnées à une amélioration de la productivité ou à une insertion professionnelle.
    • Grands projets sans rentabilité avérée : La construction d’un bâtiment ou d’une infrastructure coûteuse dont la rentabilité économique ou l’utilité sociale sont discutables. Ces projets peuvent être des gouffres financiers sans réelle contribution à la croissance.

La distinction est parfois difficile. Par exemple, la construction d’un hôpital est à la fois un investissement (il crée un capital physique) et une dépense de fonctionnement (il faut le faire fonctionner).

Cependant, l’approche générale est que les investissements qui renforcent le potentiel de croissance future sont à privilégier, tandis que les dépenses courantes et les transferts qui ne génèrent pas de retombées économiques claires doivent être maîtrisés.

Cercle de Médiation : L’Art de Se Connecter

La nouvelle ère du réseautage : au-delà des cartes de visite


Si l’art de la réussite consiste à s’entourer des meilleur.e.s, alors le réseautage ne se limite plus à une simple accumulation de contacts. L’art de se connecter évolue. Aujourd’hui, on ne cherche plus seulement un réseau, mais une communauté. Une tribu. Et au cœur de cette transformation se trouvent les concepts de cercles de médiation, de communautés d’usage, d’intérêt et de valeur.

Ces notions ne sont pas de simples mots à la mode. Elles représentent un changement profond dans la manière dont nous bâtissons nos relations professionnelles et personnelles.

Qu’est-ce qu’un cercle de médiation ?

C’est un espace, physique ou virtuel, où les interactions ne sont pas directes. Elles passent par une tierce personne ou un sujet commun. La plateforme d’innovation ouverte de Syntezia Sàrl en est un excellent exemple avec ses 9 cercles de médiation. C’est l’activité partagée qui crée le lien, qui permet aux participants de se découvrir, de se connecter et de s’entraider naturellement, sans la pression d’un « réseautage » classique où chacun.e se présente avec un pitch.

Ces cercles sont d’une puissance incroyable pour des entrepreneurs ou des créateurs. C’est l’endroit parfait pour des collaborations inattendues, parce que les échanges se font de manière authentique, sans masque. On ne se présente pas comme « directeur de » ou « fondatrice de », mais simplement comme un être humain qui partage une passion.

Au-delà de l’usage : créer du lien et des valeurs

Le réseautage tel qu’on le connaît se concentre souvent sur l’usage. Je me connecte à cette personne parce que j’ai besoin de son expertise, ou parce qu’elle peut m’ouvrir une porte. C’est transactionnel. Utile, certes, mais limité.

Mais la véritable magie opère quand on passe aux communautés d’intérêt et de valeur.

  • Une communauté d’intérêt est construite autour d’un sujet commun. La communauté AgileNetup et ses groupes technologiques en sont une parfaite illustration. C’est un groupe d’individus qui partagent un même intérêt, le désir de s’entraider et d’évoluer ensemble.
  • Et au sommet se trouve la communauté de valeur. Là, ce n’est plus seulement l’intérêt qui nous unit, mais un ensemble de valeurs et de principes fondamentaux. C’est le sens que l’on donne à nos activités professionnelles. Dans un monde qui bouge vite, ces communautés de valeur offrent un ancrage, une raison d’être qui dépasse les succès individuels, comme c’est le cas pour la communauté des sustainable shapers de Hack Your Style qui promeut la mode et le luxe durable.

Êtes-vous prêt.e à passer du réseautage transactionnel à la connexion authentique ?

Et vous, qu’avez vous détruit cette année ?

Exnovation : La face cachée de l’innovation

On parle souvent d’innovation : de nouvelles technologies, de produits révolutionnaires, d’idées qui changent le monde. Mais pour qu’une nouveauté émerge, il faut souvent qu’autre chose disparaisse. C’est ce qu’on appelle l’exnovation, un terme encore peu connu mais essentiel pour comprendre les dynamiques de notre société.


Qu’est-ce que l’exnovation ?

L’exnovation est le processus délibéré ou non de mise à l’écart, de démantèlement ou d’abandon de technologies, de produits, de pratiques ou de systèmes obsolètes. C’est l’inverse de l’innovation. Alors que l’innovation crée, l’exnovation supprime. Elle est souvent une condition nécessaire à l’adoption de nouvelles solutions. Pensez au remplacement des cassettes VHS par les DVD, puis par les plateformes de streaming. Chaque nouvelle technologie a poussé la précédente vers l’obsolescence.


Pourquoi l’exnovation est-elle si importante ?

L’exnovation n’est pas qu’une simple conséquence de l’innovation ; c’est un moteur à part entière.

  • Libérer des ressources : En abandonnant une technologie ou une pratique, une entreprise peut réaffecter des ressources (financières, humaines, matérielles) vers des projets plus prometteurs. C’est ce qui a permis à Nokia, après l’échec de ses téléphones, de se concentrer sur ses infrastructures réseau.
  • Réduire les coûts et l’impact environnemental : Les vieilles technologies peuvent être énergivores et générer des déchets. L’exnovation permet de les remplacer par des solutions plus efficaces et plus durables. Le passage de l’éclairage traditionnel aux LED en est un excellent exemple.
  • Favoriser l’adoption : Un marché n’est pas infini. Pour qu’un nouveau produit perce, il faut souvent que les consommateurs et les entreprises arrêtent d’acheter l’ancienne version. L’exnovation est donc la clé pour ouvrir la voie aux nouveautés.

Les défis de l’exnovation

L’exnovation n’est pas un processus simple. Elle peut se heurter à de fortes résistances :

  • Inertie et résistance au changement : Il est difficile de convaincre les gens d’abandonner une pratique ou un produit qu’ils connaissent et apprécient.
  • Coûts initiaux élevés : Le démantèlement d’anciennes infrastructures et l’investissement dans de nouvelles technologies peuvent être très coûteux à court terme.
  • Impact social : L’abandon d’une technologie peut entraîner la perte d’emplois ou la disparition de savoir-faire spécifiques. C’est un enjeu majeur, notamment dans l’industrie.

L’exnovation dans notre quotidien

Ce concept ne se limite pas aux grandes entreprises. Nous l’appliquons sans nous en rendre compte : quand nous arrêtons d’utiliser un vieux logiciel pour en adopter un nouveau, quand nous recyclons nos anciens téléphones, ou quand une administration dématérialise ses services. L’exnovation est partout, façonnant le monde de demain en libérant les ressources d’hier.

Comprendre l’exnovation, c’est comprendre que le progrès n’est pas seulement une question de création, mais aussi de destruction créative.

C’est une étape nécessaire et complexe pour un avenir plus innovant et plus durable.

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Stratégies IA pour Dirigeants : Vers une Meilleure Performance

L’IA s’invite dans la salle du conseil : comment l’intelligence artificielle redéfinit le leadership

L’intelligence artificielle n’est plus une simple technologie d’automatisation. Elle est en train de devenir un véritable copilote pour les dirigeants, transformant la manière dont les décisions stratégiques sont prises, la performance mesurée, et la culture d’entreprise façonnée. Pour les PDG, cadres et autres décideurs, comprendre l’impact de l’IA n’est plus une option, mais une nécessité.

Au-delà de l’automatisation : l’IA comme catalyseur de performance

Historiquement, l’IA a été perçue comme un outil d’efficacité opérationnelle, reléguant les tâches répétitives et chronophages aux machines. Aujourd’hui, son rôle a radicalement évolué. L’IA apporte une nouvelle dimension au leadership en permettant d’analyser d’immenses volumes de données en temps réel, de détecter des signaux faibles et d’anticiper des tendances avec une précision inégalée.

  • Optimiser la prise de décision : Des tableaux de bord intelligents aux systèmes de prévision, l’IA offre une vision 360° de l’entreprise. En croisant les données financières, opérationnelles et de marché, elle permet de prendre des décisions plus éclairées et de réduire les risques.
  • Renforcer l’engagement des employés : L’IA peut également être utilisée pour comprendre les facteurs de satisfaction et de désengagement des équipes. En analysant les retours d’expérience, les sondages et les indicateurs de performance, elle aide à identifier les problèmes à la source et à proposer des solutions ciblées, renforçant ainsi la cohésion et la motivation.

Placer l’humain au cœur de la stratégie

L’intégration de l’IA dans la salle du conseil n’est pas une question de remplacer l’humain par la machine, mais bien d’augmenter les capacités humaines. L’expertise d’un dirigeant, son intuition et sa créativité demeurent irremplaçables. L’IA est là pour les amplifier.

Pour Yves Zieba, expert en transformation numérique, l’enjeu est de taille : « L’IA doit être un outil au service de l’humain. Elle peut aider à mettre en place un recrutement sans biais, ou encore à anticiper le désengagement d’un collaborateur pour agir de manière proactive. » C’est une approche qui met l’accent sur l’éthique et la durabilité, en veillant à ce que la technologie serve des objectifs alignés sur les valeurs de l’entreprise.

Une feuille de route pour les leaders

L’intégration de l’IA nécessite une stratégie claire et une gestion du changement efficace. La réussite ne se mesure pas uniquement à la performance technologique, mais aussi à la capacité à emmener les équipes dans ce nouveau voyage.

  • Éduquer et former : Il est crucial de former les équipes aux nouvelles technologies et de les sensibiliser à leurs bénéfices.
  • Expérimenter de manière ciblée : Commencez par des projets pilotes à petite échelle pour valider les cas d’usage avant de les généraliser.
  • Prioriser l’éthique : Établissez des principes clairs pour l’utilisation de l’IA afin de garantir la transparence, l’équité et le respect de la vie privée.

Pour approfondir le sujet, nous vous invitons à découvrir le guide stratégique d’Yves Zieba, un e-book incontournable pour les dirigeants qui souhaitent non seulement suivre la révolution de l’IA, mais la mener.

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7 leviers pour retenir vos talents à l’ère de l’IA

Rétention des talents à l’ère de l’intelligence artificielle : données, cas concrets et mode d’emploi pour dirigeants

Pourquoi agir maintenant ?

L’intelligence artificielle (IA) transforme radicalement le monde du travail. Selon McKinsey, d’ici 2030, jusqu’à 30 % des heures de travail pourraient être automatisées. Cela oblige les entreprises à réinventer leurs stratégies de gestion des compétences et de fidélisation des talents.
Parallèlement, LinkedIn a montré que les entreprises avec une forte culture d’apprentissage enregistrent +57 % de rétention et +23 % de mobilité interne. Or, 40 % des dirigeants estiment que leurs équipes devront être requalifiées d’ici 3 ans pour rester compétitives.

Dans ce contexte, la rétention des talents ne consiste plus seulement à proposer de bons salaires, mais à bâtir un écosystème d’apprentissage, de mobilité et de sens, où l’IA devient un allié.


Exemples concrets d’entreprises

Unilever – Un marché interne des talents alimenté par l’IA

L’entreprise a déployé « Flex Experiences », une plateforme interne de talents basée sur l’IA. Résultat : des milliers d’heures « libérées », une mobilité accrue, et un engagement renforcé des 65 000 collaboratrices et collaborateurs concernés.

Schneider Electric – Former massivement à l’IA

En 2024, Schneider a formé 48 000 employé·e·s via sa Data & AI School, avec plus de 138 000 cours complétés. L’objectif : démocratiser l’IA, développer la « data literacy » et favoriser la mobilité interne.

Amazon – « Upskilling 2025 »

Avec un investissement de 700 millions de dollars, Amazon a entrepris de requalifier 100 000 employé·e·s vers des métiers d’avenir (IA, robotique, santé). Ce programme d’upskilling massif a permis de retenir des talents qui, autrement, auraient quitté l’entreprise.


7 leviers de rétention à l’ère de l’IA

  1. Cartographier les compétences
    Identifier les compétences critiques et « adjacentes » pour créer des passerelles de carrière.
  2. Institutionnaliser l’apprentissage continu
    Proposer du micro-learning, des droits formation « always-on », et du temps dédié.
  3. Activer un marché interne de talents
    Déployer une plateforme IA qui recommande des missions, mentors et opportunités internes.
  4. Re-designer les rôles « homme–IA »
    Délester les tâches répétitives pour laisser place à la créativité et à la collaboration humaine.
  5. Leadership & gouvernance IA
    Mettre en place un comité IA, assurer transparence et éthique dans les usages.
  6. Carrières et rémunérations basées sur les compétences
    Valoriser les compétences rares (IA, data), prévoir des primes de certification.
  7. Donner du sens et de l’impact
    Communiquer clairement l’utilité de l’IA pour l’entreprise, les clients et la société.

Checklists pratiques pour dirigeantes et dirigeants

A. Diagnostic « Rétention & IA »

  • Cartographie des compétences critiques/adjacentes
  • Inventaire des tâches (automatisables, augmentables, humaines)
  • Mesure des mobilités internes et des raisons de départ
  • Parcours de formation IA différenciés (initiation, métier, expert)
  • Plateforme ou process de marché interne de talents
  • Gouvernance IA RH (éthique, conformité, transparence)

B. Mise en place d’un marché interne de talents

  • Plateforme adaptée + matching IA
  • Rituels (revue de talents trimestrielle, vitrines de projets)
  • Indicateurs (mobilité, temps de staffing, satisfaction)

C. Parcours d’upskilling IA

  • Fondations (2–4 h) : IA responsable et sécurité des données
  • Métier-spécifique (8–20 h) : cas d’usage, prompts/outils
  • Expertise (40–120 h) : MLOps, évaluation modèles
  • Reconnaissance : badges, certifications, primes

Outils pratiques

1) Gabarit de fiche « rôle homme–IA »

  • Rôle : …
  • Tâches : {Automatisables / Assistées / 100 % humaines}
  • Compétences actuelles : …
  • Compétences cibles (adjacentes) : …
  • Passerelles : Rôle A → Rôle B
  • Indicateurs : % tâches automatisées ; score d’expérience employé ; taux de rétention

2) KPI de rétention à suivre

  • Taux de rétention global et par équipe
  • Mobilité interne (12 mois)
  • % postes pourvus en interne
  • Temps moyen de transition rôle A → rôle B
  • Taux d’usage et NPS des formations IA

3) Politique IA RH (exemple simplifié)

  • Finalités : productivité, qualité, sécurité
  • Principes : transparence, explicabilité, droit à la révision humaine
  • Données : confidentialité, minimisation, traçabilité
  • Éthique : non-discrimination, gouvernance IA trimestrielle

Feuille de route 90 jours

J0–30 : Poser les bases

  • Diagnostic des compétences et des tâches
  • Définition de la politique IA RH
  • Lancement d’un pilote sur 1 ou 2 BU

J31–60 : Former et expérimenter

  • Déploiement des parcours IA (fondations + métiers)
  • Premiers projets internes via le marché de talents
  • Mise en place du tableau de bord KPI

J61–90 : Mesurer et étendre

  • Rétroaction et ajustement des rôles « homme–IA »
  • Extension progressive à plusieurs entités
  • Modèle de financement via gains de turnover évités

Points de vigilance

  • Expérience employé : prévenir l’isolement et la surcharge numérique.
  • Conformité et équité : surveiller les biais dans les outils IA, garantir la transparence.
  • Pragmatisme : toutes les tâches ne sont pas automatisables – prioriser celles à forte valeur.

En résumé

La rétention des talents à l’ère de l’IA repose sur une équation claire :

Rétention = (Apprentissage continu × Mobilité interne) × Gouvernance IA × Sens

Les preuves sont là : +57 % de rétention avec une culture d’apprentissage, 40 % des effectifs à requalifier, et des primes de marché déjà visibles sur les compétences IA.

Les entreprises qui réussiront seront celles capables de transformer l’IA en levier d’engagement et de développement humain, plutôt qu’en simple outil de productivité.

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