Après UNOC-3, passons à l’action

Les informations issues de l’UNOC-3 ouvrent des perspectives prometteuses pour intensifier la lutte contre la pollution plastique. Pour maximiser l’impact de ces avancées, il est crucial de passer rapidement à des actions concrètes. Voici quelques pistes de projets potentiels :

1. Renforcer la collecte et l’analyse des données de terrain

Malgré les outils numériques sophistiqués, la base de toute action éclairée reste la donnée de terrain.

  • Projet potentiel : Réseau global de capteurs intelligents pour la pollution plastique. Déployer des bouées connectées, des drones équipés de capteurs optiques, et des stations de prélèvement automatisées dans les zones critiques (estuaires, zones côtières, gyres océaniques). Ces capteurs permettraient une collecte continue et en temps réel de données sur la concentration, la taille, le type et la composition des plastiques. Les données devraient être standardisées et agrégées dans une base de données ouverte et accessible aux chercheurs et décideurs du monde entier.
  • Projet potentiel : Cartographie collaborative des points chauds de pollution. Développer des applications mobiles et des plateformes web pour permettre aux citoyens, aux marins, aux pêcheurs et aux touristes de signaler et de documenter les accumulations de déchets plastiques qu’ils rencontrent. Ces données, une fois validées, alimenteraient des cartes interactives permettant d’identifier les zones prioritaires pour les opérations de nettoyage et de prévention.

2. Accélérer le développement et l’implémentation de solutions technologiques

Le Jumeau Numérique de l’Océan est un excellent point de départ, mais il faut aller plus loin dans l’innovation.

  • Projet potentiel : Plateforme open-source pour la modélisation de la dérive des plastiques et l’évaluation d’impact. Développer une version plus accessible et personnalisable du Jumeau Numérique de l’Océan, permettant à des instituts de recherche, des ONG et même des collectivités locales de simuler différents scénarios de réduction de la production plastique ou d’actions de nettoyage, et d’évaluer leur impact potentiel sur les concentrations de plastique à diverses échelles. Cette plateforme devrait intégrer des données météorologiques, océanographiques et socio-économiques.
  • Projet potentiel : Innovation dans les matériaux alternatifs et les processus de recyclage. Financer des programmes de recherche et développement pour explorer des alternatives au plastique à usage unique (matériaux biodégradables, compostables, réutilisables) qui respectent les critères d’essentialité, de non-nocivité et de durabilité. Parallèlement, investir dans des technologies de recyclage avancées (recyclage chimique, pyrolyse) pour transformer les plastiques difficiles à recycler en nouvelles ressources.

3. Amplifier l’engagement citoyen et la sensibilisation

L’implication de la société civile est cruciale pour une transition réussie.

  • Projet potentiel : Programmes éducatifs nationaux et internationaux sur le cycle de vie du plastique. Développer des modules pédagogiques pour tous les niveaux d’enseignement, des campagnes de sensibilisation grand public à travers les médias et les réseaux sociaux, et des ateliers participatifs pour informer sur les enjeux de la pollution plastique, les alternatives durables, et les écogestes. Ces programmes pourraient inclure des visites de centres de tri, des ateliers de fabrication de produits réutilisables, ou des nettoyages de plages organisés.
  • Projet potentiel : Incubation de projets d’économie circulaire à l’échelle locale. Mettre en place des fonds et des programmes d’accompagnement pour soutenir des initiatives locales visant à réduire la consommation de plastique, favoriser le réemploi, le recyclage et la réparation. Cela pourrait inclure la création de magasins en vrac, le développement de systèmes de consigne, ou le soutien à des entreprises de réparation d’objets.

4. Soutenir l’élaboration et l’application du Traité International

Le traité est le pilier d’une action globale, et son succès dépendra de son ambition et de son application rigoureuse.

  • Projet potentiel : Groupe de travail multidisciplinaire pour l’analyse des additifs plastiques. Créer une équipe d’experts internationaux (chimistes, toxicologues, environnementalistes) chargée d’analyser en profondeur les 16 000 composés recensés dans les plastiques, d’identifier ceux qui sont nocifs et de proposer des listes de substances à interdire ou à réguler strictement. Les résultats de ce groupe de travail alimenteraient directement les discussions sur le traité.
  • Projet potentiel : Cadre de soutien aux pays en développement pour la mise en œuvre du traité. Établir un mécanisme de financement et d’assistance technique pour aider les pays en développement à adopter les législations nécessaires, à mettre en place les infrastructures de gestion des déchets, et à développer des alternatives durables. Cela pourrait inclure des transferts de technologie et des programmes de formation.

En se concentrant sur ces types de projets concrets, la communauté internationale peut transformer les engagements de l’UNOC-3 en actions tangibles, ouvrant la voie à des océans plus propres et à un avenir plus durable.

Engagé depuis de nombreuses années, conscient des enjeux, je serai de ces combats sous une forme ou sous une autre !

Surfer sur la vague Z

Comment s’adapter aux codes de la génération Z ?

La génération Z, née entre 1997 et 2012, bouleverse les codes et les conventions.

Hyper-connectée, engagée et créative, elle impose ses propres règles du jeu dans tous les domaines, de la communication à la consommation.

Pour les marques, les entreprises et les institutions, s’adapter à cette génération est un enjeu crucial pour rester attractif et pertinent.

La génération Z est une force de changement et d’innovation. En s’adaptant à ses codes et à ses attentes, les entreprises et les organisations peuvent non seulement rester attractives et pertinentes, mais aussi tirer parti de sa créativité et de son dynamisme pour construire un avenir meilleur.

1. Décrypter les codes et les usages :

La première étape consiste à comprendre les codes et les usages propres à la génération Z. Quels sont leurs réseaux sociaux préférés ? Comment consomment-ils l’information ? Quels sont leurs modes d’expression ? En menant une veille active et en s’immergeant dans leurs univers numériques, il est possible de décoder leurs attentes et de mieux les cerner.

2. Privilégier l’authenticité et la transparence :

La génération Z est sensible aux discours authentiques et transparents.

Fini le marketing de façade et les messages lisses, place à la sincérité et à l’engagement. Les marques qui assument leurs valeurs et s’engagent sur des causes concrètes ont plus de chances de gagner la confiance de cette génération.

3. Miser sur l’humour et l’autodérision :

La génération Z a le sens de l’humour et n’hésite pas à se moquer d’elle-même. Les marques qui savent utiliser l’humour et l’autodérision avec intelligence se démarquent et créent une connexion plus forte avec cette génération.

4. Favoriser l’interaction et la co-création :

La génération Z est habituée à interagir et à co-créer. Les marques qui leur donnent la possibilité de participer à leur développement, de donner leur avis et de partager leurs idées sont plus à même de les fidéliser.

5. S’adapter aux nouveaux modes de consommation :

La génération Z privilégie l’expérience à la possession et se tourne vers des modes de consommation plus responsables. Les marques qui proposent des produits et services durables, éthiques et personnalisés ont plus de chances de séduire cette génération.

En résumé, s’adapter à la génération Z ne signifie pas renier ses valeurs ou ses fondamentaux. Il s’agit plutôt d’être à l’écoute, de comprendre ses codes et de trouver des moyens de créer une connexion authentique et durable avec elle. C’est en surfant sur la vague Z que les marques et les organisations pourront construire leur avenir avec succès.

En bonus : quelques exemples d’entreprises qui selon moi, s’adaptent déjà aux codes de la génération Z :

  • Nike s’est associé à des influenceurs populaires pour créer des campagnes marketing engageantes.
  • Netflix propose des contenus personnalisés et interactifs pour répondre aux attentes de chaque utilisateur.
  • Lego encourage la co-création en permettant aux fans de créer et de partager leurs propres modèles dans leur plateforme Lego Ideas.
  • Barbie avec la campagne sur le plafond des rêves.

Et vous, comment votre marque compte séduire la nouvelle génération tout en restant fidèle aux valeurs qui ont séduit les précédentes ?