En 2027, Genève ne va pas seulement accueillir un sommet de plus sur l’IA : elle va devenir, pour quelques jours, la salle de contrôle mondiale où se discutera très concrètement la manière dont nous voulons déployer l’IA dans l’économie réelle.
Ce qui sera vraiment sur la table
Au‑delà des annonces politiques, le sommet de Genève 2027 s’annonce comme un espace très opérationnel autour de trois grands blocs pour les entreprises.
- Gouvernance & régulation de l’IA
Cadres internationaux, droits fondamentaux, exigences de transparence, conformité avec les futures régulations (AI Act, lignes directrices nationales) : comment transformer ces textes en pratiques concrètes dans les organisations.
- Cas d’usage à impact élevé
Santé, finance, industrie, climat, services publics : les use cases présentés viseront moins le “proof of concept” que le passage à l’échelle, avec un accent sur la robustesse, la sécurité et la valeur business mesurable.
- IA responsable, humaniste et durable
Trust, souveraineté des données, impact social, réduction des inégalités : Genève, capitale du multilatéralisme, veut faire de ce sommet un lieu où la performance technologique est discutée au même niveau que l’éthique et le droit.

Un enjeu business, pas seulement éthique
Pour un comité de direction, ce sommet arrive à un moment charnière : l’IA n’est plus une option, mais son intégration “n’importe comment” devient un risque stratégique majeur.
- Risque de non‑conformité réglementaire
Les cadres se durcissent : privacy, explicabilité, traçabilité, devoir de diligence… Ne pas anticiper, c’est exposer son organisation à des sanctions, à des pertes de contrats et à un déficit de confiance.
- Risque de décrochage concurrentiel
Les entreprises qui structurent aujourd’hui leur feuille de route IA (data, modèles, gouvernance, compétences) prennent plusieurs années d’avance sur leur secteur en productivité, qualité de service et innovation.
- Risque humain et culturel
Sans une approche humaniste, l’IA génère anxiété, rejet, conflits sociaux et désengagement. À l’inverse, une IA pensée avec les équipes devient un formidable levier d’engagement, de développement de compétences et de sens.
Pour un décideur B2B, Genève 2027 est donc un laboratoire stratégique : venir, c’est benchmarker, se positionner et ajuster sa trajectoire avant que le cadre global ne se fige.

Ce que cela change concrètement pour les entreprises
L’après‑sommet ne se jouera pas dans les communiqués, mais dans les plans d’action que chaque organisation décidera d’assumer. Voici, très concrètement, ce qui peut changer.
- Un cadre de gouvernance IA clarifié
S’inspirer des lignes directrices qui émergeront à Genève pour structurer un comité IA, des politiques internes claires, des processus de validation des cas d’usage et un pilotage des risques lisible pour les Boards.
- Des partenariats et coalitions nouvelles
Genève veut se positionner comme pont entre Nord et Sud, public et privé, recherche et industrie : pour les entreprises, c’est une opportunité unique de co‑construire des standards, des alliances sectorielles et des projets multi‑pays.
- Une bascule de l’IA “outil” vers l’IA “infrastructure stratégique”
L’IA cesse d’être un sujet “innovation” isolé pour devenir un pilier de la stratégie d’entreprise, au même titre que la finance ou les RH : investissements ciblés, montée en compétence, nouveaux modèles de revenus, reconfiguration de la chaîne de valeur.
En tant qu’ambassadeur d’une IA responsable, humaniste et durable, je suis convaincu que Genève 2027 peut marquer le moment où nous sortons d’une IA subie pour entrer dans une intelligence réellement partagée – entre États, entreprises, chercheurs et citoyens.

Et vous, quel rôle voulez‑vous jouer à Genève 2027 ?
Si vous êtes dirigeant, membre d’un COMEX, DRH, CIO, CDO ou responsable innovation, la vraie question n’est plus “Faut‑il aller à ce sommet ?”, mais :
- Que voulons‑nous y défendre comme vision de l’IA dans notre secteur ?
- Quelles alliances stratégiques voulons‑nous y nouer ?
- Quel plan d’action voulons‑nous ramener dans nos équipes après Genève ?
Je continuerai, d’ici 2027, à accompagner les organisations qui veulent faire de l’IA un levier de création de valeur responsable, alignée avec les humains, la planète et le long terme.
À Genève, la technologie sera au centre des discussions, mais c’est bien notre capacité collective à en faire un projet de société qui fera la différence.

