Pourquoi s’intéresser aux nouvelles tendances et aux nouvelles formes de travail ?

  • Quelles sont les tendances fortes que nous pouvons observer dans les nouveaux espaces d’innovation ?
  • Peut-on tout faire partout et avec n’importe qui ?
  • Ce style de vie est-il réservé à quelques geeks indépendants et autre doux rêveur ?

 

Nous étions réunis à Thyez, en Haute-Savoie, sur le site économique des lacs, géré par l’association Nuna Développement, pour un café de la Manufacture éphémère. L’occasion pour partager les expériences positives et les freins et les difficultés de chacun des opérateurs de sites de coworking, de site permettant le télétravail, de tiers-lieux, d’organisateurs d’expéditions apprenantes, de gérants de living labs et d’opérateurs de fablabs.

temp_image_20181121_104624_b6686563-25d6-46b3-890d-44543abbddda_7471879265739904679

Parmi les grandes tendances qui émergent, le « corpo-working ». Un néologisme de plus pour indiquer que les entreprises s’intéressent désormais à ces espaces émergents.

Les entreprises se rendent compte de l’intérêt de ces nouveaux espaces d’innovation pour eux, pour leurs employés.

Plusieurs raisons à cela :

– aller prendre l’air ailleurs pour se changer les idées en équipe.

– aller se faire une petite piqure d’esprit entrepreneurial au contact de ceux qui ont fait le choix d’un style de vie d’entrepreneur/slasheurs/makers.

– sortir des murs pour avoir d’autres types de discussion, peut-être plus porteuse de sens, et sans le risque d’être entendu ou écouté par les collègues.

– on peut parfois amener son chat 😉

Parmi les concepteurs, aménageurs et opérateurs d’espace, les challenges sont à peu près les mêmes. Ces nouvelles tendances s’entrecroisent et créent de nouveaux défis.

L’exemple qui revient le plus souvent, c’est celui du besoin de confidentialité ou de concentration dans ces nouveaux espaces, très majoritairement partagés et ouverts.

« C’est vrai que pour certains appels, ou certaines réunions, on ne souhaite pas que tout le monde écoute ou entende ce qui se dit ».

Il faut conjuguer l’aspect convivial de l’espace partagé et la nécessaire confidentialité liée à une activité économique ou sociétale.

On observe également que le secteur public s’y intéresse et y voit une opportunité de localisation ou relocalisation d’une dynamique, l’essor de nouveaux secteurs, l’implantation de nouvelles entreprises et idéalement de nouveaux emplois peu délocalisables.

Les recettes secrètes du succès de ces espaces pour faciliter les rencontres sont finalement très simples:

  • des cafés, des petits déjeunes, des apéros pour créer du lien

Dans un deuxième temps, pour que les duos, ou les équipes projets se forment autour des bonnes idées, cela prend un peu plus de science et de méthode. Les bons projets n’émergent pas tout seul.

Parmi les participants, plusieurs ont indiqué avoir trouvé les compétences qu’elles ou ils cherchaient, en venant rencontrer les usagers de ces espaces.

Enfin, et peut-être surtout, il y a débat sur ce qui constitue l’identité d’un lieu. Pourquoi cela fonctionne, ou pourquoi cela ne fonctionne pas.

Parmi les éléments de réponse pour trouver les clés de succès:

  • la personalité de la personne « source » ou des personnes qui accueillent et animent le lieu (concierge dans les tiers-lieux, « couteau suisse » à la cordée, ou encore « fab manager dans les fablabs)
  • l’ADN et la raison d’être de la communauté qui occupe les lieux. Pourquoi ces personnes se retrouvent à cet endroit.
  • Plus largement, le positionnement stratégique et les valeurs, qui font faire, qu’en cas de choix, et à proximité égale, un usager va opter pour un espace plutôt qu’un autre, parce qu’il lui sera plus facile d’y établir un écosystème de clients, fournisseurs et partenaires.

Dernière tendance très forte, la possibilité de travailler n’importe où et n’importe quand.

Si mon bureau se définit par mon ordinateur portable, connecté tout le temps de façon sécurisé, je peux vivre complètement nomade. On tend en tout cas vers cela.

Cela ouvre de nouvelles opportunités de nomadismes, à travers des expéditions apprenantes, des voyages en quête de sens, des retraites de yoga, de reiki ou de sophrologie, pendant lesquels les rencontres, les affinités se renforceront.

Le choix des destinations devient quasi infini (tout en pensant à son empreinte carbone!).

On peut tout à fait imaginer satisfaire clients et fournisseurs, sans avoir nécessairement à faire de la présence à un endroit unique. Travailler dans une forêt, dans une réserve naturelle, sur une île, dans une station de montagne ou au bord d’un lac, ou encore de parler aux vaches en prenant son petit déjeuner connecté, n’est plus délirant. En tout, c’est possible si il y a une connection haut débit et des personnes agréables avec qui échanger.

Cela permet une fertilisation croisée entre le monde du tourisme et le monde du bureau.

Un grand merci à toute l’équipe de la Manufacture éphémère pour cette invitation, l’accueil chaleureux autour du café, à tous les opérateurs de lieux et à tous les usagers de ces lieux innovants, réunis pour l’occasion. Ravi d’avoir pu échanger avec Laure de la Cordée, avec Sophie Pallandre de Nuna Développement et du Site économique des lacs, avec Mehdi Bouhjar et Jérome Clerc de la Manufacture Ephémère (Merci aussi pour les photos!).

 

temp_image_20181121_104703_efa7797d-e15f-4832-89b0-228dc922947b_1028413968493345846.jpg

 

 

 

Publicités